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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Lois de la priere de rattrapage

Jusqu'à quand peut-on accomplir la tefila de rattrapage si l'on a manqué Arvit et que l'on a prié Chaharit après quatre heures ?
Est-il permis de retarder la tefila de rattrapage après avoir terminé la tefila obligatoire et être allé à ses occupations ?
Faut-il formuler une condition de nedava lorsqu'on accomplit la tefila de rattrapage après une interruption importante ?
Peut-on retarder la tefila de rattrapage pour Minha afin d'entendre les kaddichim après la Amida de Arvit ?
Réponse

Il n'est possible d'accomplir la prière de rattrapage (tachloumin) que durant la période de la prière suivante, qui lui est immédiatement adjacente. Par exemple, si quelqu'un n'a pas prié Arvit et que, le lendemain, il a tardé à prier Chaharit jusqu'à ce que quatre heures soient passées, il peut encore accomplir la prière de rattrapage jusqu'à midi. Idéalement, il faut veiller à ce que la prière de rattrapage soit accomplie immédiatement après la prière obligatoire, en ne faisant qu'une courte pause équivalente à la marche de quatre coudées. Si, après avoir accompli la prière obligatoire, la personne est partie à ses occupations, ou a mangé et bu, puis souhaite ensuite accomplir la prière de rattrapage, si le temps de cette prière n'est pas encore écoulé (par exemple, il n'a pas prié Minha, a prié Arvit au début de la nuit, et souhaite ensuite, après plusieurs heures dans la nuit, accomplir la prière de rattrapage pour Minha), il devra alors prier la prière de rattrapage en formulant au préalable une condition de prière volontaire (nedava) : il dira « Si je suis tenu de rattraper, que cette prière soit considérée comme obligatoire, sinon qu'elle soit considérée comme une prière volontaire. » Cependant, si la personne est encore engagée dans la prière et les supplications, comme dans le cas où elle n'a pas prié Minha et qu'à Arvit elle officie comme chaliah tsibour et, pour ne pas faire attendre l'assemblée, souhaite terminer toute la prière et les kaddichim avant d'accomplir la prière de rattrapage pour Minha, il lui est permis de procéder ainsi même a priori, sans avoir à formuler la condition de prière volontaire. Il en va de même pour tout particulier qui retarde la prière de rattrapage pour Minha afin d'entendre les kaddichim qui suivent la Amida de Arvit : il est autorisé à agir ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 14)
Peut-on rattraper plusieurs prières manquées en une seule fois, comme Chaharit et Minha, lors de la prière de Arvit ?
Que doit-on faire si l'on a déjà prié Arvit mais pas encore accompli le rattrapage de Minha et que l'on a commencé à manger ?
Est-il possible de compléter des prières plus anciennes à titre de nedava après avoir accompli la prière de rattrapage de la prière la plus proche ?
Réponse

Certains avis estiment que la prière de rattrapage (tachloumin) ne s'applique qu'à la prière immédiatement précédente. Ainsi, si quelqu'un a été empêché et n'a pas prié ni Chaharit ni Minha, il priera seulement deux fois lors de Arvit : la première pour Arvit et la seconde en rattrapage de Minha. Mais il ne pourra pas rattraper Chaharit, car son temps est déjà passé. Il en va de même pour les autres prières. D'autres opinions divergent. En pratique, il est recommandé, après avoir prié la prière de rattrapage de la prière la plus proche, de compléter également les prières plus anciennes à titre de nedava, et d'y introduire un élément nouveau. Si quelqu'un a déjà prié Arvit mais n'a pas encore fait le rattrapage de Minha et a commencé à manger, il est correct d'interrompre son repas et de prier la prière de rattrapage à titre de nedava, afin de rapprocher autant que possible la prière de rattrapage de la prière principale.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 15)
Que doit faire une personne qui a oublié de prier la minha la veille de Chabbat pour rattraper cette prière ?
Un chaliah tsibour peut-il s'acquitter de la prière de rattrapage de minha par la berakha me'en cheva lors de la arvit de Chabbat ?
Est-ce qu'un particulier peut s'acquitter a posteriori de la prière de rattrapage de minha par la berakha me'en cheva entendue du chaliah tsibour ?
Réponse

Si quelqu'un a commis une erreur ou a été empêché et n'a pas prié la minha la veille de Chabbat, il devra prier deux fois la arvit de Chabbat : la première pour la arvit et la seconde en rattrapage pour la minha. Si cette personne est chaliah tsibour pour la arvit de la nuit de Chabbat, il devra avoir l'intention de s'acquitter de l'obligation de rattrapage de la minha lors de la berakha me'en cheva, et il sera ainsi quitte de son obligation. Mais un particulier qui a oublié de prier la minha la veille de Chabbat, a priori, ne devra pas avoir l'intention de s'acquitter par la berakha me'en cheva qu'il entend du chaliah tsibour, mais devra prier une seconde fois la arvit de la nuit de Chabbat en rattrapage pour la minha. Toutefois, a posteriori, s'il a eu l'intention de s'acquitter par la berakha me'en cheva, et que le chaliah tsibour a également eu cette intention de l'acquitter, il est quitte de son obligation de rattrapage de la minha, car la règle du rattrapage est comme celle de la arvit qui est facultative, et il est valable de s'acquitter par la berakha me'en cheva.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 16)
Que doit faire une personne qui n'a pas prié Arvit le vendredi soir en ce qui concerne la Amida de Chaharit du Chabbat ?
Si quelqu'un a dit par erreur "Ata Kidashta" au lieu de "Yismah Moché" dans l'une des deux Amida de rattrapage à Chaharit du Chabbat, est-il quitte ?
Lorsqu'on rattrape la prière de Chaharit du Chabbat à Minha, que doit-on dire dans les deux Amida et que se passe-t-il si on se trompe dans la formulation ?
Réponse

Si quelqu'un a omis ou a été empêché de prier Arvit le vendredi soir, il devra réciter deux Amida lors de Chaharit du Chabbat, et dans les deux il dira "Yismah Moché". Si, par erreur, il a dit dans l'une d'elles, que ce soit la première ou la seconde, "Ata Kidashta", il est quitte. A plus forte raison, s'il a dit "Ata Kidashta" dans les deux, car celui qui se trompe dans les prières du Chabbat et échange l'une avec l'autre est quitte. De même, si quelqu'un a omis ou a été empêché de prier Chaharit du Chabbat, il devra réciter deux Amida lors de Minha et dire dans les deux "Ata Ehad". S'il s'est trompé et a dit dans l'une ou dans les deux "Yismah Moché" ou "Ata Kidashta", il est quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 17)
Que doit faire une personne qui n'a pas prié Minha le Chabbat concernant la prière de Arvit après Chabbat ?
Dans quelle prière de Arvit après Chabbat doit-on dire le passage Ata honantanu lorsqu'on rattrape Minha de Chabbat ?
Si quelqu'un a inversé et a dit Ata honantanu dans la seconde prière au lieu de la première lors du rattrapage de Minha de Chabbat, doit-il recommencer une prière ?
Réponse

Celui qui a omis ou a été empêché de prier Minha le Chabbat doit prier deux fois la Amida de semaine lors de la sortie de Chabbat, c'est-à-dire à Arvit. Il doit dire la havdala (le passage "Ata honantanu") dans la bénédiction de "Honen hadaat" lors de la première prière, qui est la prière principale d'Arvit. Dans la seconde prière, qui est celle de rattrapage pour Minha, il ne dira pas "Ata honantanu". Si toutefois il a mentionné la havdala dans les deux prières, ou s'il ne l'a pas dite dans aucune des deux, il est quitte, et il pourra compter sur la havdala qu'il fera sur le verre de vin. Ainsi, s'il a oublié de mentionner la havdala dans la première prière, il ne devra pas la mentionner dans la seconde. Si, par erreur, il n'a pas dit la havdala dans la première prière et l'a dite dans la seconde, cela montre qu'il considère la première comme la prière de rattrapage et la seconde comme la prière principale d'Arvit. Dans ce cas, puisqu'il a inversé l'ordre, il n'est pas quitte de la prière de rattrapage et devra prier une troisième fois pour rattraper Minha. Cependant, s'il a eu explicitement l'intention que la première prière soit Arvit et la seconde la prière de rattrapage, mais qu'il s'est trompé en ne disant pas la havdala dans la première et l'a dite dans la seconde, il n'a pas besoin de recommencer à prier.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 18)
Que doit faire une personne qui a oublié de dire Ata Honantanu dans la tefila et a goûté avant de faire la havdala sur le vin ?
Faut-il refaire la prière de rattrapage si l'on a oublié Ata Honantanu dans la première Arvit du samedi soir et goûté avant la havdala ?
Est-il recommandé de formuler une condition de nedava lorsqu'on recommence la tefila après avoir oublié Ata Honantanu ?
Réponse

Si quelqu'un a oublié de dire Ata Honantanu dans la tefila et a goûté à quelque chose avant de faire la havdala sur le vin, certains estiment qu'il doit recommencer la tefila afin d'inclure la havdala dans la prière. C'est également l'avis du Choulhan Aroukh. D'autres sont en désaccord, et il est possible que ce soit aussi l'opinion du Rambam. Même s'il ne faut pas s'écarter de la décision du Choulhan Aroukh, lorsqu'on recommence la prière, il est préférable de formuler une condition de nedava : si la répétition n'est pas nécessaire, la prière sera considérée comme une prière volontaire. Il semble que si quelqu'un n'a pas prié Minha le Chabbat, et qu'il vient prier deux Arvit le samedi soir, mais qu'il a oublié de dire Ata Honantanu dans la première prière (qui correspond à Arvit), puis a fait la prière de rattrapage sans dire Ata Honantanu, et ensuite a goûté à quelque chose avant de faire la havdala sur le vin, il devra seulement recommencer la prière de Arvit en y incluant Ata Honantanu, sans avoir besoin de refaire également la prière de rattrapage. Même si, rétrospectivement, il s'avère qu'il a fait la prière de rattrapage avant la prière de Arvit, du moment qu'au moment où il a fait la prière de rattrapage il aurait pu s'acquitter de la havdala en la faisant sur le vin, mais qu'il s'est trompé et a goûté avant, il n'a pas à refaire la prière de rattrapage.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 19)
Que doit faire une personne qui a manqué la prière d'Arvit à la sortie de Chabbat ?
Faut-il inclure la mention de la Havdala dans la Amida de rattrapage si on a déjà fait la Havdala sur une coupe de vin ?
Si la Havdala sur la coupe n'a pas encore été faite, que doit-on ajouter dans la prière de rattrapage d'Arvit ?
Réponse

Si quelqu'un a omis ou a été empêché de prier Arvit à la sortie de Chabbat, il devra réciter deux fois la Chaharit. Il n'est pas nécessaire d'inclure la mention de la Havdala dans la Amida, ni dans la première ni dans la seconde, à condition qu'il ait déjà fait la Havdala sur une coupe de vin. Cependant, s'il n'a pas encore fait la Havdala sur la coupe, il devra dire "Ata Honantanu" dans la prière de rattrapage d'Arvit.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 20)
Que doit faire une personne qui a oublié de prier Minha la veille de Roch Hodech concernant la mention de Yaale véyavo dans Arvit ?
Si l'on n'a pas mentionné Yaale véyavo dans la seconde prière de rattrapage à Arvit de Roch Hodech, est-on quitte de son obligation ?
Est-il nécessaire de recommencer la prière si Yaale véyavo a été mentionné dans la seconde prière de rattrapage à Arvit de Roch Hodech mais pas dans la première ?
Réponse

Si quelqu'un a oublié de prier Minha la veille de Roch Hodech, il devra prier deux fois Arvit le soir de Roch Hodech, et il devra mentionner "Yaale véyavo" dans les deux prières. Si "Yaale véyavo" n'a pas été mentionné dans les deux prières, ou s'il ne l'a pas mentionné dans la seconde prière, il est quitte de son obligation. Mais si "Yaale véyavo" a été mentionné dans la seconde prière et non dans la première, selon la stricte loi il n'est pas nécessaire de recommencer la prière. Toutefois, il est préférable de refaire la prière de rattrapage en formulant une condition de nedava : il dira "si je suis tenu de recommencer, que cette prière soit pour l'obligation, sinon qu'elle soit considérée comme une prière volontaire".

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 21)
Que doit faire une personne qui a oublié de dire Yaale Véyavo dans la prière de rattrapage d'Arvit après avoir manqué Arvit de la veille de Roch Hodech ?
Si quelqu'un a oublié de prier Minha le premier jour de Roch Hodech et a omis de mentionner Roch Hodech dans la prière de rattrapage lors de la deuxième Arvit, doit-il recommencer la prière ?
Réponse

Si quelqu'un a été empêché et n'a pas prié Arvit la veille de Roch Hodech, puis a rattrapé la Arvit manquée lors de Chaharit en récitant une deuxième Amida, mais a oublié d'y dire Yaale Véyavo, il convient de recommencer la prière à condition de nedava (prière facultative). Si Roch Hodech dure deux jours, et que l'on a oublié de prier Minha le premier jour, puis a récité deux Arvit le soir suivant pour rattraper, mais a omis de mentionner Roch Hodech dans la prière de rattrapage, on ne recommence pas, même s'il s'agit d'une prière de rattrapage pour Minha où, en cas d'oubli, on aurait dû recommencer. En effet, la prière de rattrapage ne peut pas être plus exigeante que la prière principale, et donc on ne recommence pas.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 22)
Que doit faire une personne qui a oublié de demander tal ou matar dans la birkat hachanim lors de la première Arvit, après avoir oublié Min'ha et prié Arvit deux fois ?
Faut-il recommencer la première Amida d'Arvit si l'on a oublié de demander tal ou matar dans la bénédiction des années lors de cette première prière, alors qu'on priait deux fois Arvit pour rattraper Minha ?
Peut-on prier une deuxième fois Arvit à titre de nedava si l'on a déjà accompli la prière de rattrapage ?
Réponse

Si quelqu'un a oublié ou a été empêché de prier Minha, puis a prié Arvit deux fois, et qu'après avoir terminé la deuxième prière il se souvient qu'il a oublié de demander tal ou matar dans la bénédiction des années (birkat hachanim) lors de la première prière, il doit recommencer la prière. Certains disent que même la deuxième prière, qui était pour rattraper, ne compte pas, car s'il ne recommence que la première prière, il se trouve qu'il a précédé la prière de rattrapage à la prière obligatoire du moment. D'autres pensent qu'il n'a besoin de recommencer que la première prière dans laquelle il s'est trompé. Et c'est cela la règle principale. Toutefois, il peut aussi prier la prière de rattrapage en posant explicitement une condition de nedava.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 23)
Que doit faire une personne qui a oublié de dire Yaale véyavo dans la prière de Min'ha de Roch Hodech et ne s'en rend compte qu'après la sortie de Roch Hodech ?
Faut-il réciter la Amida de Arvit deux fois si l'on a oublié de mentionner Chabbat dans la prière de Min'ha de Chabbat et qu'on ne s'en rend compte qu'après la sortie de Chabbat ?
Comment doit-on formuler l'intention lors d'une prière de rattrapage dans le doute, selon la halakha ?
Réponse

Si quelqu'un a oublié de mentionner "Yaale véyavo" lors de la prière de Min'ha de Roch Hodech et ne s'en rend compte que le soir, après la sortie de Roch Hodech, il existe une divergence parmi les décisionnaires. Certains estiment qu'il est considéré comme s'il n'avait pas du tout prié et qu'il doit donc réciter la Amida de Arvit deux fois. D'autres pensent que, puisqu'il a prié mais a simplement omis la mention de l'événement, la prière supplémentaire du soir ne servirait à rien et il n'y a donc pas de rattrapage à faire. En pratique, il convient de faire une condition de nedava : il dira que si je suis tenu de refaire la prière, celle-ci sera pour m'acquitter de mon obligation, et sinon, elle sera considérée comme une prière volontaire (nedava). De même, si quelqu'un s'est trompé lors de la prière de Min'ha de Chabbat et a récité la prière des jours de semaine sans mentionner Chabbat, puis s'en rend compte après la sortie de Chabbat, il récitera la Amida de Arvit deux fois, en mentionnant la havdala dans la première et pas dans la seconde, et il fera également la condition de nedava.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 24)
Que doit-on faire si l’on a oublié de dire Yaale véyavo à Minha du premier jour de Roch Hodech lorsque Roch Hodech dure deux jours ?
Faut-il mentionner Yaale véyavo dans les deux prières de Arvit en cas de rattrapage pour un oubli à Minha du premier jour de Roch Hodech ?
Réponse

Si Roch Hodech dure deux jours et que l’on a oublié de mentionner Yaale véyavo lors de la prière de Minha du premier jour de Roch Hodech, selon tous les avis, il faut alors prier deux fois Arvit du Roch Hodech, en disant Yaale véyavo dans les deux prières.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 25)
Que doit faire une personne qui a oublié de dire Yaale véyavo à Min’ha de Roch Hodech tombant un vendredi et qui s’en souvient après l’entrée de Chabbat ?
Est-il permis de réciter une prière de rattrapage pour Min’ha de Roch Hodech sous forme de nedava le soir de Chabbat ?
Pourquoi ne récite-t-on pas de prière volontaire (nedava) les jours de Chabbat et de fête ?
Réponse

Si Roch Hodech tombe un vendredi et que l’on a oublié de dire Yaale véyavo à Min’ha, puis que l’on s’en souvient le soir de Chabbat, ou après avoir répondu Barékhou lors de l’acceptation de Chabbat, il n’est pas possible de réciter la prière de rattrapage (tefilat tachloumin) pour Min’ha de Roch Hodech après la sortie de Roch Hodech, sauf à la condition de la considérer comme une prière volontaire (nedava), comme cela a été expliqué plus haut. Or, il est établi dans les propos du Rambam au nom des Gueonim qu’il est interdit de réciter une prière volontaire les jours de Chabbat et de fête, car on n’y offre que les sacrifices obligatoires du jour. C’est également la décision du Maran dans le Choulhan Aroukh. Par conséquent, on ne fera pas de prière de rattrapage, mais il orientera son intention lors de la bénédiction Me’ein Chéva qu’il entend du chalia’h tsibour, et cela suffira.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 26)
Que doit faire une personne qui a oublié de demander tal oumatar dans la bénédiction des années à minha la veille de Chabbat et s'en souvient le soir de Chabbat ?
Est-il permis de réciter deux fois la arvit de Chabbat pour rattraper un oubli de tal oumatar à minha la veille de Chabbat ?
Peut-on prier une amida supplémentaire à titre de nedava pendant Chabbat ?
Réponse

Si quelqu'un a oublié de demander la pluie et la rosée (tal oumatar) dans la bénédiction des années lors de la prière de minha la veille de Chabbat, et qu'il s'en souvient le soir de Chabbat, il ne peut pas réciter deux fois la arvit de Chabbat. En effet, on ne mentionne pas tal oumatar dans les prières de Chabbat, et il ne gagnerait donc rien à prier deux fois arvit. De plus, il n'est pas possible de prier une prière supplémentaire à titre de don volontaire (nedava) pendant Chabbat. Par conséquent, il devra se concentrer lors de la bénédiction "me'ein cheva" que le chaliah tsibour récite, et cela suffira.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 27)
Si l'on a oublié de dire Yaale Véyavo à minha du dernier jour de Hol Hamoed Soukot, peut-on faire la tefila de rattrapage à la nuit de Chemini Atseret ?
Pourquoi la tefila de rattrapage n'est-elle pas faite à la nuit de Yom Tov après avoir oublié Yaale Véyavo à minha de Hol Hamoed Soukot ?
Dans quel cas peut-on réciter la tefila de rattrapage à Arvit de Yom Tov après avoir oublié Yaale Véyavo à Minha du dernier jour de Hol Hamoed ?
Réponse

Celui qui a oublié de dire Yaale Véyavo lors de la minha du dernier jour de Hol Hamoed Soukot, alors que la nuit suivante est Chemini Atseret, ne doit pas réciter la tefila de rattrapage (tachloumin) pour minha pendant la nuit de Yom Tov, car il n'y a pas de nedava le jour de fête. Cependant, la veille du septième jour de Pessah, puisque dans la tefila de Yom Tov on mentionne "ce jour de la fête des matsot" dans Yaale Véyavo, il y a un intérêt à réciter la tefila de rattrapage la nuit de Yom Tov, car cela permet de réparer l'omission de la mention de Yaale Véyavo à minha, en rapport avec l'événement du jour.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 28)
Que doit-on faire si l'on a mentionné Yaale véyavo dans la tefila un jour de semaine en pensant à tort que c'est Roch Hodech ?
Doit-on recommencer la tefila de rattrapage si l'on a mentionné Yaale Véyavo dans la Amida d'un jour de semaine en pensant à tort que c'était Roch Hodech ?
Peut-on refaire la tefila à titre de nedava en cas de doute sur la validité de la Amida après avoir mentionné Yaale Véyavo un jour de semaine par erreur ?
Réponse

Si quelqu'un se trompe dans sa tefila et mentionne un événement propre à d'autres jours à un moment inapproprié, par exemple s'il pense que Roch Hodech dure deux jours alors qu'il n'y en a qu'un, et qu'il dit "Yaale véyavo" le deuxième jour qui est en réalité un jour de semaine, puis termine sa tefila, certains estiment que cela constitue une interruption et qu'il doit recommencer la tefila. D'autres pensent que ce n'est pas considéré comme une interruption, que ce soit dans la tefila habituelle ou dans la tefila de rattrapage (tefilat tachloumin). En pratique, s'il s'en rend compte après, par exemple au milieu de "Modim" ou "Sim Chalom", il terminera sa tefila, et s'il souhaite satisfaire tous les avis, il pourra recommencer la tefila à condition de la faire à titre volontaire (nedava). En cas de doute parmi les décisionnaires sur la validité de la tefila, il est permis même de nos jours de refaire la tefila à titre de nedava sous condition. De même, s'il s'en rend compte après avoir terminé la tefila et qu'il a mentionné "Yaale véyavo" un jour de semaine, il recommencera la tefila à titre de nedava sous condition, comme expliqué plus haut. Si cela s'est produit dans la tefilat tachloumin, où il a mentionné un événement d'autres jours, il ne recommencera pas la tefila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 29)
Si l’on a mentionné Al Hanissim pendant Hanouka ou Pourim dans la bénédiction de Avoda au lieu de l’endroit habituel, doit-on recommencer la prière ?
Que doit-on faire si l’on se souvient pendant Modim que l’on a oublié de dire Al Hanissim à sa place ?
Si l’on a dit Yaalé Véyavo dans Choméa Tefila lors de Chaharit ou Minha de Roch Hodech, est-on quitte de son obligation ?
Réponse

Tout ce qui a été dit concerne le cas où l’on a mentionné l’événement particulier d’un autre jour dans la prière. Mais si l’on a mentionné l’événement du jour même à un autre endroit de la prière, par exemple si l’on a dit Al Hanissim pendant Hanouka ou Pourim dans la bénédiction de Avoda au lieu de l’endroit habituel, et que l’on a terminé la prière, selon tous les avis cela n’est pas considéré comme une interruption et il n’est pas nécessaire de recommencer la prière. Si l’on s’en souvient pendant Modim, on doit alors redire Al Hanissim à sa place. Si l’on s’est trompé à Chaharit ou à Minha de Roch Hodech et que l’on a dit Yaalé Véyavo dans Choméa Tefila, ou que l’on a dit Yaalé Véyavo à la place où l’on dit Al Hanissim, on n’est pas quitte et il faut recommencer et dire Yaalé Véyavo à l’endroit fixé par les Hakhamim, avant Retse.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 108 - Lois de la priere de rattrapage, Halakha 30)
Lois de la prière

Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour

Quand une personne récite la Amida en même temps que la répétition de l'officiant, doit-elle dire la Kedoucha avec l'officiant ?
Si quelqu'un prie la Amida en individuel et entend la Kedoucha d'un autre minyan, doit-il s'interrompre pour la dire avec eux ?
Est-il nécessaire de répondre à la Kedoucha avec l'assemblée même si on l'a déjà dite ou qu'on va la dire plus tard dans la répétition de l'officiant ?
Réponse

Celui qui récite la Amida en même temps que la répétition de l'officiant, lorsqu'il arrive à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », dit avec l'officiant tout le texte de la Kedoucha, « Nekadishakh ve-na'aritsakh » et ainsi de suite, jusqu'à la fin de la Kedoucha. Il en est de même pour celui qui prie Mousaf en même temps que la répétition de l'officiant : il dira avec lui « Keter yitnou lekha » jusqu'à la fin. Il en est de même pour celui qui prie la Amida avec un autre minyan, et qui, en arrivant à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », entend la Kedoucha d'un autre minyan, il répondra avec eux, même s'il va dire la Kedoucha plus tard lors de la répétition de l'officiant, ou s'il l'a déjà dite auparavant. Malgré tout, il doit s'interrompre et dire la Kedoucha avec l'assemblée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 1)
Lorsqu'on prie Chaharit et qu'on entend la Kedoucha de Mousaf d'un autre minyan, peut-on s'interrompre pour la dire avec eux ?
Faut-il s'interrompre pour répondre à la Kedoucha de Yotser ou de Ouva leTsion lorsqu'on prie la Amida ?
Que doit faire celui qui entend une Kedoucha différente de celle de sa propre prière pendant la Amida ?
Réponse

En revanche, si l'on prie Chaharit et qu'à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim » on entend d'un autre minyan la Kedoucha de Mousaf, « Keter yitnou lekha » et ainsi de suite, il n'est pas permis de s'interrompre pour la dire avec eux, car toutes les Kedoucha ne sont pas identiques. Il faut alors se taire et avoir l'intention sur ce que dit l'officiant, car écouter équivaut à répondre. A plus forte raison, si l'on entend la Kedoucha de Yotser ou celle de « Ouva leTsion », il n'est pas permis de s'interrompre pour répondre avec l'assemblée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 2)
Si une personne prie Arvit après le plag haminha et entend la Kedoucha de Minha, peut-elle s'interrompre pour répondre avec l'assemblée ?
Que doit faire celui qui entend la Kedoucha de Minha alors qu'il est à la fin de la bénédiction Mehayé hametim dans Arvit ?
Réponse

De même, celui qui prie Arvit avant la nuit, après le plag haminha, et qui, en arrivant à la fin de la bénédiction « Mehayé hametim », entend la Kedoucha de Minha, n'est pas autorisé à s'interrompre pour répondre avec eux. Il doit se taire, écouter et avoir l'intention sur ce que dit l'officiant.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 109 - Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour, Halakha 3)