Questions pratiques
Conduite du père envers ses enfants
Réponse
Il est interdit à un père de frapper son fils devenu grand, de peur que celui-ci ne se rebelle contre lui et ne lui rende la pareille, ce qui entraînerait la transgression de l’interdit de « devant un aveugle, tu ne mettras pas d’obstacle ». Celui qui frappe son fils ou sa fille devenus grands est passible de nidouï selon les Sages. Même de nos jours, où l’on ne prononce plus de nidouï, il ne faut pas frapper, maudire ou réprimander un fils ou une fille grands, s’il y a un risque qu’ils se rebellent. Il ne s’agit pas uniquement d’un enfant majeur, mais tout dépend du caractère de l’enfant : dès qu’il y a à craindre une rébellion, que ce soit par la parole ou par l’acte, même s’il n’a pas encore atteint l’âge de la bar mitsva, il ne convient pas de le mettre dans une situation où il pourrait frapper ou maudire son père. Il faut plutôt le convaincre par des paroles. Un homme avisé saura anticiper ces situations.
Réponse
Il est permis à une personne de donner une légère tape à son jeune enfant pour l’éduquer, mais il ne doit pas le faire lorsqu’il est en colère, afin de ne pas dépasser la mesure appropriée sous l’effet de la colère. Il ne doit pas non plus frapper avec un fouet ou un bâton, ni donner un coup violent ou cruel, mais seulement avec une petite lanière. Un bon conseil pour celui qui a tendance à la colère est de ne pas frapper son enfant immédiatement après une faute, mais d’attendre que sa colère retombe, puis de lui donner une légère tape dans un but éducatif. Si l’on craint que même un jeune enfant se rebelle par la parole ou par l’acte, il ne faut pas non plus le frapper. Il convient alors de multiplier les paroles douces, les remontrances et de le complimenter sur une qualité qu’il possède. En tout état de cause, il est interdit de frapper un enfant de moins de cinq ans pour quelque raison que ce soit, et celui qui le fait commet une faute. Toutefois, si l’enfant touche à des objets précieux de la maison ou autres, et que le père craint que l’objet se casse ou que l’enfant se blesse, il est permis de lui donner une légère tape sur la main à titre de dissuasion ; cela fait partie des méthodes éducatives.
Réponse
Certains affirment que même si un enfant obéit totalement à ses parents, il faudrait trouver un prétexte pour le frapper afin d’instaurer la crainte. Cependant, en pratique, il ne faut pas s’appuyer sur cette opinion, car frapper son enfant sans nécessité est une faute très grave.
Réponse
Lorsqu’un jeune enfant perturbe la prière à la synagogue, il est permis à son père de le faire taire par un geste, même au milieu de la lecture du Chema et de ses bénédictions ou au milieu de la Amida. Si le geste ne suffit pas, il est permis de lui donner une légère tape sur la main pour le faire taire. Cependant, il est interdit de parler pour le faire taire, même si cela dérange la prière. Seuls un geste, un coup léger sur la table ou une petite tape sur la main de l’enfant sont permis. Si le geste ne suffit pas, on peut faire un mouvement sonore pour le faire taire, mais il ne faut pas interrompre par la parole.
Réponse
Lorsqu’un enfant ayant atteint l’âge de l’éducation transgresse le Chabbat par inadvertance, il convient de fixer avec lui un moment, d’environ un quart d’heure, pour étudier régulièrement des ouvrages de moussar, afin d’ancrer en lui la crainte du Ciel, la crainte de la punition et la conscience de la récompense de la mitsva dans le monde de la vérité. Il faut également lui expliquer que l’homme n’est pas éternel en ce monde. Il est certain que si cet enseignement est maintenu, l’enfant progressera et s’élèvera dans la crainte du Ciel. Il est nécessaire de prier constamment Hachem pour que les enfants réussissent dans la crainte du Ciel.
Honorer son père de son vivant et après sa mort
Réponse
Voir également plus loin dans les lois du deuil pour des détails supplémentaires concernant ces règles.
Réponse
Il est obligatoire d’honorer son père et sa mère même après leur décès. Certains avis estiment que cette obligation n’est que d’ordre rabbinique, tandis que d’autres considèrent que même après la mort, l’obligation d’honorer les parents est d’origine toranique. C’est ce dernier avis qui fait autorité.
Réponse
L’essentiel de l’honneur envers les parents après leur décès consiste à élever leur dignité, par exemple en les appelant "Aba Mari" ou de manière similaire, et à leur procurer du mérite après leur disparition, notamment en récitant le Kaddich, en allumant une bougie de souvenir le jour de l’anniversaire du décès, en organisant une azkara à cette date, en montant à la Torah ce jour-là, et d’autres actes semblables.
Réponse
Durant les douze mois suivant le décès de son père, lorsqu’on rapporte une halakha au nom de son père, on doit dire : "Hareini kaparat michkavo".
Réponse
La nuit de Yom Kippour, il est de coutume, lors de la sortie des Sifrei Torah, de réciter des prières pour les défunts, ainsi que pour les parents dont l’âme est au Gan Eden.
Réponse
Si le père a demandé à ses enfants d’accomplir une action en son honneur après son décès, et que cela implique des dépenses, certains estiment que les enfants sont tenus d’exécuter sa volonté et de financer ces dépenses à partir de l’héritage. En effet, bien que le respect des parents doive être financé par les biens du père, dans ce cas, les enfants ayant hérité, l’argent leur appartient, mais ils doivent tout de même utiliser l’héritage pour accomplir la volonté du père.
Réponse
Le devoir de respecter son père et sa mère après leur décès inclut de veiller à la récitation du Kaddich durant les douze mois qui suivent leur disparition, ainsi que lors de l'anniversaire du décès. Voir plus de détails dans les lois du deuil.
Réponse
Certains affirment que toutes les lois du deuil observées pour un père ou une mère relèvent du respect dû aux parents, et que, par conséquent, le père pourrait demander à ses enfants de ne pas observer la chiva ni les coutumes de deuil pour lui. Cependant, la halakha ne suit pas cet avis. Ainsi, si un père a demandé à ses enfants de ne pas s'asseoir en chiva ou de ne pas observer les lois de deuil, il est interdit aux enfants de l'écouter, et ils sont tenus d'appliquer toutes les lois de deuil telles qu'enseignées dans la halakha. Toutefois, concernant l'écoute de musique et la participation à des réjouissances pendant les douze mois suivant le décès d'un père ou d'une mère, certains estiment que si le père a renoncé à son honneur et a permis à son enfant de ne pas s'abstenir de joie durant cette période, ou de porter un vêtement blanc neuf, l'enfant est autorisé à agir ainsi.
Réponse
Si une personne a demandé à ses enfants, avant sa mort, de ne pas réciter le Kaddich pour elle après son décès, il ne faut pas écouter cette demande.
Réponse
Si les parents d'une personne sont en vie et qu'elle souhaite réciter le Kaddich des orphelins pour un proche ou une connaissance décédée sans enfants, et que ses parents s'y opposent, voir les lois du deuil pour la conduite à adopter.
Réponse
Si le jour de l'anniversaire du décès tombe un Chabbat, on commence à réciter le Kaddich dès l'Arvit du vendredi soir précédent, c'est-à-dire le Kaddich pour Israël que l'on dit après "Bame Madlikin". On récite le Kaddich jusqu'à la fin du deuxième Chabbat, qui est le jour même du yahrzeit.
Réponse
Un fils dont les parents sont en vie a le droit de passer devant l'assemblée pour être chaliah tsibour, et il n'a pas à craindre que ses parents lui en veuillent pour cela.
Réponse
Il est d'usage de monter sur la tombe le jour du septième, le trentième jour, après onze mois, ainsi que le jour de l'anniversaire du décès.
Réponse
Si le fils a l'obligation d'être chaliah tsibour durant l'année de deuil, il convient de se référer aux lois du deuil, siman 31, seif 1, ainsi qu'au Yalkout Yossef sur les lois du respect des parents, chapitre 13, seif 38.
Réponse
Il est approprié et recommandé que l'endeuillé pour son père ou sa mère, même pendant les sept premiers jours de deuil, officie comme chaliah tsibour, bien qu'il soit encore dans la période des sept jours.

