Questions pratiques
Lois du yom tov de la fete de Pessah
Réponse
Celui qui a lu le Halel les jours où l’on doit le terminer, et qui doute ensuite s’il a sauté des passages comme on le fait à Roch Hodech, n’a pas besoin de recommencer tout le Halel, car en cas de doute sur une obligation rabbinique, on est indulgent. Même s’il a récité la berakha "ligmor et haHalel", qui implique de terminer, on peut expliquer que cela signifie simplement finir le Halel à l’aube. Cependant, s’il est certain d’avoir sauté, il doit recommencer et terminer tout le Halel. Il ne récitera pas de nouvelle berakha avant ou après, car la première berakha couvre aussi cette lecture.
Réponse
Un Séfarade qui ne récite pas la berakha sur le Halel à Roch Hodech, et qui, par erreur, pendant un jour où l’on doit terminer le Halel, l’a lu comme à Roch Hodech, sans berakha et en omettant "Lo lanou" et "Ahavti", puis s’en est souvenu, doit recommencer et terminer tout le Halel selon l’institution des Hakhamim. Lorsqu’il recommence, il récitera la berakha au début et à la fin, puisqu’il ne l’a pas du tout récitée la première fois.
Réponse
Si l’on s’interrompt au milieu du Halel, même pour une raison profane, et même si l’on a fait une pause suffisamment longue pour pouvoir terminer tout le Halel, il n’est pas nécessaire de reprendre depuis le début, mais on reprend à l’endroit où l’on s’est arrêté, que l’interruption ait été involontaire ou volontaire.
Réponse
En cas de doute si l’on a récité le Halel ou non, selon la règle stricte, on ne recommence pas la lecture. Cependant, il est préférable de le relire sans réciter la berakha.
Réponse
Si l’on a récité le Halel et terminé sa lecture, par exemple en disant "Lo lanou", "Ahavti", etc., mais que l’on n’a pas récité la berakha, on est tout de même quitte, car l’absence de la berakha n’empêche pas d’accomplir la mitsva.
Réponse
On peut réciter le Halel pendant toute la journée, depuis le lever du soleil jusqu’au coucher, comme il est dit : "Du lever du soleil jusqu’à son coucher, le nom d’Hachem est loué". A posteriori, si l’on a récité le Halel après l’aube mais avant le lever du soleil, on est quitte. Si la journée de Yom Tov est passée, il n’y a pas de rattrapage pour le Halel, car seuls la tefila qui est une demande de miséricorde peut être rattrapée, ce qui n’est pas le cas pour la lecture du Chema, du Halel ou de la Meguila.
Réponse
Lors de la sortie du Sefer Torah, certains ont l’habitude que le chaliah tsibour commence par la récitation des treize attributs de miséricorde (Youd guimel middot) avec la cantillation comme lorsqu’on lit la Torah, et l’assemblée répond après lui. Cependant, certains contestent cette pratique, estimant qu’il ne faut en aucun cas dire les treize attributs pendant Yom Tov. Il est donc préférable de s’abstenir, et ainsi, la coutume est de ne pas dire les treize attributs, ni pendant les fêtes, ni pendant les jours redoutables, sauf à Yom Kippour.
Réponse
L’ordre de lecture des parachiot pendant les sept jours de Pessah est le suivant : "Machakh tora kadesh bekaspa pasoul bemidbara shalakh boukhra". Le premier jour de Yom Tov, on lit dans la paracha Bo : "Machkou oukhou lakhem tson le-mishpehotekhem ve-shahato ha-Pessah". Le deuxième jour, dans la paracha Emor : "Shor o khesev o ez ki youlad". Le troisième jour, à la fin de la paracha Bo : "Kadesh li kol bekhor". Le quatrième jour, dans la paracha Michpatim : "Im kesef talveh et ami". Le cinquième jour, dans la paracha Ki Tissa : "Pasoul lekha shnei louhot avanim". Le sixième jour, dans la paracha Behaalotekha : "Vayedaber Hachem el Moshe bemidbar Sinai". Le septième jour de Pessah, dans la paracha Beshalah : "Vayehi beshalah Paro", avec la paracha de la Chira. En dehors d’Israël, le huitième jour, dans la paracha Reé : "Kol habekhor asher youlad". Pendant tous les jours de la fête, on sort également un second Sefer Torah pour lire la paracha de Pessah concernant les korbanot du jour.
Réponse
Il est permis d'ajouter des personnes appelées à la Torah pendant Yom Tov au-delà du nombre obligatoire du jour, et l'on peut faire monter à la Torah plus de cinq personnes.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé le premier jour de Pessah et a terminé avec le cinquième appelé à la Torah la paracha de Mashkhou au verset « Véyaassou kol bene Israël », sans finir le verset suivant qui se termine par « Hotsi Hachem et bene Israël mérets Mitsraïm al tsevaotam », on est tout de même quitte. Il n'est pas nécessaire de recommencer la lecture.
Réponse
De même, si le chaliah tsibour s'est trompé et a lu le premier jour de Pessah la section « Chor o kessev o ez » au lieu de la paracha de Mashkhou, il n'est pas nécessaire de recommencer la lecture de Mashkhou, car l'ordre mentionné n'est pas indispensable.
Réponse
On récite le Tikoun Hatal le premier jour de Pessah, en commençant par le piyout « Leshoni konanta ». Il est préférable d'omettre la formule « Lech leshalom geshem ouva beshalom tal », car il arrive souvent que l'on ait encore besoin de pluies bénéfiques. À partir de la prière de Moussaf du premier jour de Pessah, on cesse de dire « Machiv harouah oumorid hagueshem » et on dit « Morid hatal ». Si l'on s'est trompé et que l'on a dit « Morid hagueshem » à la place de « Morid hatal », et que l'on a terminé la berakha en disant « Baroukh Ata Hachem mehayé hametim », il faut reprendre la téfila depuis le début. Et même dans un endroit où l'on a besoin de pluie même pendant la saison sèche, si l'on a mentionné la pluie au lieu de la rosée, on doit recommencer.
Réponse
Si, le premier jour de Pessah, on a répété quatre-vingt-dix fois la phrase « Mehayé metim ata rav lehoshia morid hatal », correspondant aux prières de trente jours, alors par la suite, en cas de doute si l'on a dit « Gueshem » ou « Tal », on considère qu'on n'a pas mentionné la pluie et il n'est pas nécessaire de recommencer. Il est bon de répéter cette phrase cent une fois, comme il est dit dans la Guemara Hagiga : « Il n'est pas comparable celui qui révise son étude cent fois à celui qui la révise cent une fois ». Cela permet aussi d'inclure la prière de Moussaf de Pessah, du Chabbat et de Roch Hodech Iyar qui se trouvent dans les trente jours.
Réponse
Lors de Hol Hamoed, qui correspond au deuxième jour de Pessah, le 16 Nissan, ainsi que les autres jours de Hol Hamoed, il faut dire « Yaale véyavo » à Arvit, Chaharit et Min'ha. Si on a oublié de le dire et terminé la téfila, il faut recommencer depuis le début. On lit le Hallel en sautant certains passages. Le minhag d'Erets Israël et de ses environs est de lire le Hallel sans berakha. On fait la téfila de Moussaf comme le premier jour de Yom Tov, sauf que pendant Yom Tov on dit « Yom Tov mikra kodesh hazé », et pendant Hol Hamoed on dit « Et yom mikra kodesh hazé ». Toutefois, si on a dit pendant Hol Hamoed « Yom Tov mikra kodesh hazé », on ne recommence pas. Il est bon de faire quelque chose de particulier lors du repas du 16 Nissan, en souvenir du repas d'Esther, jour où Haman a été pendu, comme il est suggéré dans le verset « Vayishbot haman mimaharat haPessah ».
Regles de la havdala a la sortie de yom tov
Réponse
Celui qui n'a pas fait la havdala à la sortie de Yom Tov dispose d'une possibilité de rattrapage et peut faire la havdala même à la sortie de Isrou Hag.
Réponse
Un habitant d'Israël qui se trouve en dehors d'Israël, qui a l'intention d'y retourner, et qui n'a pas pu obtenir de vin pour la havdala à la sortie de Yom Tov, peut rattraper et faire la havdala à la sortie du second jour de Yom Tov observé en diaspora.
Travaux interdits et permis pendant yom tov
Réponse
La Torah enseigne qu'il est interdit d'accomplir toute melakha pendant les jours de Yom Tov, à l'exception de ce qui est nécessaire pour la consommation alimentaire. La raison de cette mitsva de repos pendant Yom Tov est que le peuple d'Israël se souvienne des grands miracles accomplis par Hachem pour eux et leurs ancêtres, et qu'ils les transmettent à leurs descendants. Si la melakha était permise, chacun serait absorbé par ses affaires et l'honneur de la fête ainsi que la joie du Yom Tov seraient oubliés. Grâce au repos, les gens sont disponibles pour se rassembler dans les synagogues et les maisons d'étude afin d'écouter des paroles de Torah. Lorsque les chefs du peuple et les tribus d'Israël se réunissent, ils reçoivent des enseignements de sagesse et de compréhension de la part des sages d'Israël, concernant les halakhot et les agadot. Comme il est dit : Moché a institué pour Israël d'étudier les halakhot de Pessa'h à Pessa'h, celles de Chavouot à Chavouot, et celles de Soukkot à Soukkot, comme il est écrit : "Moché parla des fêtes de Hachem aux enfants d'Israël". De même, les Hakhamim ont enseigné que les Chabbatot et les Yom Tov n'ont été donnés que pour s'y consacrer à l'étude de la Torah. C'est pourquoi il nous a été ordonné un repos complet, à l'exception des melakhot liées à la préparation de la nourriture. Les Hakhamim ont également enseigné qu'il n'y a de différence entre Yom Tov et Chabbat que pour les melakhot nécessaires à la consommation alimentaire. Toutefois, il convient de partager le temps du Yom Tov : une moitié pour la synagogue et la maison d'étude, et l'autre moitié pour la nourriture, la boisson et la joie de la fête.
Réponse
Toute melakha interdite par la Torah le Chabbat est également interdite par la Torah pendant Yom Tov. De même, toute interdiction rabbinique (chvout) en vigueur le Chabbat s'applique aussi à Yom Tov. Ainsi, tout comme il est interdit de demander à un non-juif d'accomplir une melakha le Chabbat, il en est de même à Yom Tov.
Réponse
Il est permis d'accomplir une double interdiction rabbinique (chvout dechvout) à Yom Tov lorsqu'il s'agit d'une mitsva, tout comme cela est permis le Chabbat.
Réponse
La Torah a ordonné que les animaux se reposent le Chabbat, comme il est dit : "Afin que ton bœuf et ton âne se reposent". Il en va de même pour Yom Tov, car la seule différence entre Yom Tov et Chabbat concerne les melakhot liées à la consommation alimentaire.

