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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Yom Kippour

Pratique des kaparot

Faut-il faire abattre les volailles des kaparot uniquement par un chohet expert et craignant Hachem ?
Quels sont les risques liés à la shehita des kaparot la veille de Yom Kippour ?
Pourquoi est-il recommandé d'avancer la shehita des kaparot avant la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Il est d'une obligation sacrée de ne faire abattre les volailles que par un chohet expert, craignant Hachem et très rigoureux dans la vérification du couteau selon la halakha. Cela s'applique toute l'année, et a fortiori la veille de Yom Kippour où l'affluence est grande. Plusieurs grands Aharonim ont souligné que, du fait du grand nombre de volailles à abattre la veille de Yom Kippour et de la foule qui se presse chez les chohatim, de nombreux incidents et fautes se produisent lors de la shehita des volailles. Il est arrivé que des rabbins contrôlent les couteaux des chohatim et les trouvent défectueux, ou que des volailles devenues nevelot lors de l'abattage soient mélangées à des volailles cachères. De plus, de nombreux chohatim restent éveillés jusqu'à tard dans la nuit pour abattre toutes les kaparot, et à cause de la fatigue et de la précipitation, ils négligent la vérification du couteau et ne sentent pas ses défauts, comme l'expérience l'a montré. Ainsi, il arrive que l'on fasse manger des nevelot à des Juifs à la veille du jour saint. C'est pourquoi plusieurs grands de nos derniers maîtres ont donné la directive d'avancer l'abattage des volailles avant la veille de Yom Kippour, afin de réduire la forte affluence qui règne chez les chohatim, ce qui leur permet de vérifier le couteau avec sérieux, et ainsi l'abattage se fait avec calme et réflexion, comme il convient pour une telle tâche. Il est d'une obligation sacrée pour les rabbins gardiens de la sainteté dans chaque endroit de surveiller avec vigilance les chohatim au moment de la shehita des kaparot pendant les dix jours de téchouva, et de retirer les obstacles autant que possible.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 10)
Est-il préférable qu'il y ait deux chohatim lors de la shehita des kaparot ?
Quel est l'avantage d'avoir deux chohatim ensemble pendant la shehita ?
Réponse

Il est souhaitable qu'il y ait toujours deux chohatim ensemble, car deux valent mieux qu'un, chacun pouvant aider et encourager l'autre.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 11)
Quelle est la coutume concernant la vérification des couteaux des chohatim avant Yom Kippour ?
Que doivent faire les rabbins s'ils constatent une négligence d'un chohet lors de la shehita des kaparot ?
Réponse

La coutume est que les chohatim présentent leurs couteaux au rav de la ville entre Rosh Hashana et Yom Kippour, et se soumettent à son examen. Il est d'une obligation sacrée pour les rabbins de chaque endroit de surveiller attentivement les chohatim la veille de Yom Kippour et de faire tout leur possible pour éviter les fautes. Si un manque de sensibilité à une défectuosité du couteau est constaté, il faut écarter le chohet lorsque l'on constate qu'il y a eu négligence de sa part ou autre raison similaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 12)
Est-il préférable de donner la volaille des kaparot ou sa valeur monétaire aux pauvres ?
Pourquoi est-il conseillé de donner l'argent des kaparot plutôt que la volaille elle-même aux nécessiteux ?
Réponse

Certaines personnes ont l'habitude de donner les volailles utilisées pour les kaparot aux pauvres. Toutefois, il est préférable de leur remettre la valeur monétaire des kaparot, afin que le pauvre ne ressente pas de honte ni ne pense qu'il est méprisé par celui qui donne, du fait qu'après avoir symboliquement transféré ses fautes sur la volaille, on la lui donne.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 13)
Faut-il refaire la kapara si la volaille s'avère terefah après la shehita ?
Que faire si la volaille est abîmée pendant la shehita lors des kaparot ?
Réponse

Si, après la shehita de la volaille, il s'avère qu'elle est terefah, il n'est pas nécessaire de procéder à une autre kapara. En revanche, si la volaille a été abîmée pendant la shehita, il est recommandé de prendre un autre coq pour une nouvelle kapara.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 14)
Est-il permis de tenir les volailles près du lieu de la shehita pour qu'elles soient abattues immédiatement après les précédentes lors des kaparot ?
Pourquoi ne faut-il pas que les volailles voient l'abattage d'autres volailles lors des kaparot ?
Réponse

Il existe une coutume selon laquelle, en arrivant chez le shohet, on tient les volailles à proximité du lieu de la shehita afin que, dès que le shohet termine de procéder à la shehita pour le client précédent, il commence immédiatement celle du client suivant qui se trouve à côté. Il n'est pas correct d'agir ainsi, car cela cause de la souffrance aux animaux et il y a également un risque concernant la règle de "tsamka hareya" par la main de l'homme, chaque fois qu'on abat une volaille devant une autre, comme mentionné dans le Choulhan Aroukh. C'est pourquoi il faut tout faire avec sagesse afin qu'une volaille ne voie pas l'abattage d'une autre.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 15)
Faut-il réciter une berakha lors de la couverture du sang de la volaille après la shehita ?
Le propriétaire de la volaille peut-il accomplir la mitsva de la couverture du sang à la place du shohet ?
Comment associer le propriétaire de la volaille à la shehita et à la couverture du sang ?
Réponse

Il est une mitsva de rechercher l'accomplissement de la mitsva de la couverture du sang de la volaille, et il faut réciter la berakha "al kisouy hadam beafar". Tel est l'usage en Erets Israël. Si le propriétaire des volailles est un homme pieux, désireux d'accomplir les mitsvot, le shohet peut lui céder la mitsva de la couverture du sang, afin qu'il la réalise en tant que son délégué. Il prendra de la terre préparée à cet effet, récitera la berakha "al kisouy hadam beafar" et couvrira le sang avec la terre. Par mesure de précaution, il est bon que les propriétaires disent au shohet d'abattre la volaille en leur nom, de sorte que celui qui couvre le sang soit également associé à la shehita.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 16)
Comment doit-on préparer la terre pour la couverture du sang lors de la shehita des kaparot ?
Faut-il mettre de la terre à la fois sous et sur le sang lors de la couverture du sang de la volaille ?
Réponse

Là où le shohet souhaite abattre les volailles des kaparot, il doit préparer de la terre meuble, apte à la couverture du sang, sur le sol, et déclarer verbalement que cette terre servira à la couverture du sang des volailles. Comme il est enseigné dans la Guemara Houlin, le shohet doit placer de la terre en dessous et au-dessus du sang, car il est écrit "vekhisahu beafar" et non "khisahu afar", ce qui enseigne qu'il faut mettre de la terre en dessous et au-dessus. Tel est également le psak du Tour et du Choulhan Aroukh.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 17)
Quand faut-il réciter la berakha et procéder à la couverture du sang après la shehita de la volaille ?
Réponse

La berakha et la couverture du sang doivent être faites après que le shohet a vérifié calmement le couteau et s'est assuré que la shehita a été réalisée de manière cachère.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 605 - Pratique des kaparot, Halakha 18)
Lois de Yom Kippour

Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour

Yom Kippour permet-il d’obtenir le pardon pour une faute envers autrui sans avoir apaisé la personne lésée ?
Que doit faire celui qui a volé ou blessé son prochain pour que sa faute soit pardonnée à Yom Kippour ?
Est-il nécessaire de demander pardon même si l’on n’a offensé autrui que par des paroles ?
Réponse

Les fautes commises envers autrui ne sont pas pardonnées par Yom Kippour tant que l’on n’a pas apaisé la personne lésée. Ainsi, celui qui a blessé son prochain, ou l’a volé, ou l’a spolié, Yom Kippour ne lui apporte jamais l’expiation tant qu’il n’a pas restitué ce qu’il doit, ou rendu la tromperie ou les intérêts perçus de manière illicite. Les Sages ont enseigné que le vol est la première des fautes à accuser l’homme. Même après avoir restitué l’argent dû, la faute n’est pas effacée tant qu’il n’a pas cherché à se réconcilier et à demander pardon à la personne lésée. Même si l’on n’a offensé son prochain que par des paroles, il faut l’apaiser et insister pour obtenir son pardon.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 1)
Que doit faire celui qui a obtenu une part d’héritage contraire à la loi de la Torah en passant par un tribunal civil ?
Est-il permis de garder une part d’héritage reçue selon la loi civile mais interdite par la Torah ?
Réponse

De même, celui qui s’est adressé à un tribunal civil pour réclamer une part d’héritage au nom de sa femme, qui est la sœur des héritiers, alors que selon la Torah la fille n’hérite pas avec le fils, et qu’il a reçu une part d’héritage sur la base des lois civiles, tout ce qu’il a pris est contraire à la Torah et constitue un vol manifeste. Il est donc tenu de restituer l’intégralité de la part prise et d’apaiser les héritiers.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 2)
Comment doit agir une personne impliquée dans un litige financier avec autrui ?
Est-il nécessaire de restituer un vol même si la victime n’en a pas connaissance ?
Faut-il consulter un rav même si l’autre partie ne réclame rien dans un différend financier ?
Réponse

Toute personne ayant un litige financier avec autrui ne doit pas se permettre de trancher elle-même en sa faveur, car nul ne voit sa propre faute objectivement. Il convient d’exposer ses arguments avec sincérité devant un rav reconnu, afin qu’il décide s’il doit restituer l’argent ou non. Même si l’autre partie ne réclame rien, il est obligé de s’acquitter envers le Ciel en consultant un talmid hakham compétent pour trancher la halakha, afin de savoir s’il doit restituer ou non, comme il est enseigné : « Fais-toi un rav et écarte-toi du doute. » Même si la personne lésée ignore le vol dont elle a été victime, il faut obligatoirement lui restituer ce qui lui revient et également l’apaiser.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 3)
Faut-il demander pardon même si l’on a seulement offensé autrui par des paroles ?
Quelle est la gravité d’humilier quelqu’un en public selon la halakha ?
Est-il permis d’humilier publiquement une personne pour une faute envers Hachem si elle ne s’est pas repentie en privé ?
Réponse

Même si l’on n’a offensé autrui que par des paroles, il faut l’apaiser, car on a transgressé l’interdit d’humilier par la parole, qui est plus grave que l’atteinte matérielle : l’un touche à la personne, l’autre à ses biens. A fortiori, si l’on a humilié son prochain en public, cela est considéré comme un meurtre symbolique. Il est enseigné qu’il vaut mieux se jeter dans une fournaise que d’humilier autrui en public. Même si celui qui humilie autrui n’est pas passible de flagellation, la faute est très grave, et celui qui fait honte à son prochain en public n’a pas de part au monde futur. Il faut donc veiller à ne jamais humilier autrui en public, qu’il soit jeune ou âgé, ni l’appeler par un nom qui le gêne. Tout cela concerne les relations entre personnes. En revanche, pour les fautes envers Dieu, si la personne ne s’est pas repentie en privé, on l’humilie en public, on publie sa faute, on l’insulte, on l’humilie et on la maudit, comme l’ont fait tous les prophètes d’Israël. Mais à notre époque, il convient de les rapprocher de la Torah uniquement avec douceur, en les attirant par des liens d’amour vers la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 4)
Combien de fois doit-on demander pardon à une personne qui refuse de pardonner ?
Que doit-on faire si la personne offensée est son rav et refuse de pardonner ?
Réponse

Si la personne offensée ne se laisse pas apaiser la première fois, il faut retourner la voir une deuxième et une troisième fois, chaque fois accompagné de trois personnes. Si, après trois tentatives, elle ne pardonne toujours pas, on n’est plus tenu d’insister. Mais s’il s’agit de son rav, même s’il n’est pas un rav reconnu, mais qu’on a reçu de lui des enseignements de Torah, il faut retourner le voir même mille fois jusqu’à obtenir son pardon.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 5)
Est-il permis de refuser de pardonner à quelqu’un qui demande pardon ?
Comment doit-on réagir lorsqu’on nous demande pardon pour une faute, même grave ou répétée ?
Dans quels cas est-il permis de ne pas pardonner immédiatement à celui qui demande pardon ?
Réponse

Il est interdit d’être cruel et inflexible au point de refuser de se laisser apaiser. Chacun doit être prompt à se laisser convaincre et, lorsqu’on lui demande pardon, il doit pardonner de tout cœur et avec bonne volonté. Même si la peine subie a été grande et la faute répétée, il ne faut ni garder rancune ni se venger. Tel est le comportement attendu du peuple d’Israël, alors que les non-juifs sont réputés pour garder rancune. À propos des Guivonim qui n’ont pas voulu pardonner, il est dit qu’ils ne faisaient pas partie d’Israël. Celui qui pardonne facilement verra ses propres fautes pardonnées, tandis que celui qui refuse de pardonner ne verra pas ses fautes pardonnées non plus. Certains estiment toutefois que si l’on agit pour le bien de celui qui demande pardon, afin qu’il ne recommence pas, ou si un rav agit ainsi envers son élève pour l’éduquer, cela est permis.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 6)
Est-on obligé de pardonner à quelqu’un qui a répandu une mauvaise réputation sur soi ?
Est-il recommandé de pardonner à celui qui a propagé une mauvaise réputation ?
Un talmid hakham doit-il pardonner facilement à celui qui lui a fait du tort en répandant une mauvaise réputation ?
Réponse

Si quelqu’un a répandu une mauvaise réputation sur son prochain, il n’est pas obligé de lui pardonner, car il se peut que certains aient entendu l’accusation mais pas la réconciliation, et la mauvaise réputation demeure. Toutefois, il est bon d’adopter une attitude d’humilité et de pardonner même dans ce cas. Cependant, il convient qu’un talmid hakham ne pardonne pas trop rapidement, surtout s’il souhaite éduquer l’autre.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 7)
Si quelqu’un a insulté son prochain, ses fautes envers Hachem sont-elles pardonnées tant qu’il n’a pas apaisé la personne offensée ?
Existe-t-il une opinion selon laquelle la techouva suffit pour obtenir le pardon des fautes envers Hachem, même si l’on n’a pas apaisé son prochain ?
Réponse

Certains disent que si une personne a insulté son prochain et transgressé l’interdit de « Veahavta lereakha kamokha », tant qu’elle ne l’a pas apaisé, même ses fautes envers Hachem ne sont pas pardonnées. D’autres estiment qu’au moins pour les mitsvot entre l’homme et Hachem, s’il a fait techouva, il lui sera pardonné.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 8)
Faut-il demander pardon au père d’une personne que l’on a traitée de mamzer fils de mamzer ?
Est-il nécessaire de demander pardon au père d’une personne que l’on a traitée de voleur fils de voleur ou de méchant fils de méchant ?
Réponse

Si quelqu’un a traité son prochain de mamzer fils de mamzer, il est bon de demander pardon aussi à son père. Mais s’il l’a traité de voleur fils de voleur, ou de méchant fils de méchant, il n’est pas nécessaire d’apaiser son père.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 9)
Comment doit-on demander pardon à quelqu’un envers qui on a fauté : en personne, par messager ou par lettre ?
Dans quel cas est-il préférable d’envoyer d’abord une personne honorable pour apaiser la personne offensée avant d’y aller soi-même ?
Réponse

Celui qui a fauté envers son prochain doit aller l’apaiser lui-même, et non par l’intermédiaire d’un messager ou par une lettre. Toutefois, tout dépend de la situation : si l’on sait que la personne offensée est facile à apaiser, il est préférable d’aller en personne lui demander pardon. Mais si elle est difficile à apaiser et que l’on pense qu’il sera plus facile de la calmer en envoyant d’abord une personne honorable parmi ses amis, on agira ainsi, puis on viendra ensuite soi-même compléter la demande de pardon comme il se doit, et il sera pardonné.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 10)
Faut-il demander pardon à ses parents la veille de Yom Kippour pour des manquements à leur égard ?
Comment les parents doivent-ils agir si leur enfant ne leur a pas demandé pardon avant Yom Kippour ?
Le mari et la femme doivent-ils se pardonner mutuellement avant Yom Kippour ?
Réponse

Il est un devoir sacré pour chacun de demander pardon à son père et à sa mère la veille de Yom Kippour pour toute atteinte ou manque de respect envers eux, car certains considèrent que la mitsva de kiboud av vaem est une mitsva entre l’homme et son prochain, et il faut donc leur demander pardon. Celui qui ne le fait pas est considéré comme fautif et méprise l’honneur de ses parents. Toutefois, si le fils ne l’a pas fait, les parents doivent lui pardonner dans leur cœur et dire explicitement qu’ils lui pardonnent tout ce qu’il a pu commettre contre eux. De même, le mari et la femme doivent se pardonner mutuellement pour tout ce qu’ils se sont dit ou fait dans la colère au cours de l’année. Tout élève ayant un rav dans sa ville doit également lui demander pardon avant Yom Kippour, de peur de lui avoir causé du tort sans le savoir.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 11)