Questions pratiques
Endroits soumis à l’obligation de mezouza
Réponse
Une porte qui n'a qu'un seul montant, par exemple lorsqu'il y a un mur de l'autre côté, si le montant se trouve à droite de celui qui entre, on fixera une mezouza sans bénédiction. Si le montant est à gauche de celui qui entre, il est dispensé de mezouza. Selon l'avis du Ben Ich Haï, on fixera une mezouza sans bénédiction.
Réponse
Une ouverture dont la hauteur n’atteint pas dix tefahim, soit quatre-vingts centimètres, est dispensée de mezouza. De plus, la largeur de l’ouverture doit être d’au moins quatre tefahim, soit trente-deux centimètres. Si l’ouverture atteint dix tefahim de hauteur mais n’a pas quatre tefahim de largeur, on fixera la mezouza sans réciter de berakha.
Réponse
Une pièce qui ne mesure pas quatre amot sur quatre amot est dispensée de mezouza. La mesure de quatre amot pour une pièce soumise à la mezouza correspond à cent quatre-vingt-seize centimètres carrés. Si la pièce mesure seulement cent quatre-vingt-douze centimètres carrés, jusqu’à atteindre cent quatre-vingt-seize centimètres carrés, il faut fixer la mezouza sans réciter de berakha.
Réponse
Si la pièce est étroite et longue, et que sa longueur dépasse quatre amot mais que sa largeur n’atteint pas quatre amot, mais qu’en combinant l’excédent de longueur il est possible de former un carré de quatre amot sur quatre amot, il faut y fixer une mezouza sans réciter de berakha. Il en va de même si la pièce est ronde ou à cinq angles. Cependant, on ne récitera pas la berakha lors de la pose de cette mezouza, en raison du principe de doute sur les bénédictions.
Réponse
Dans une petite pièce qui ne permet pas de former un carré de quatre amot sur quatre amot, et qui donne accès à de grandes pièces, il ne faut pas y fixer la mezouza avec berakha. Si l’on souhaite être rigoureux, on peut y placer une mezouza sans réciter de berakha.
Réponse
Une maison qui mesure quatre amot sur quatre amot, même si elle contient un grand poêle d’hiver ou un grand réfrigérateur dont la hauteur dépasse dix tefahim et la largeur quatre tefahim, cela ne diminue pas la mesure requise, et la maison reste soumise à la mezouza.
Réponse
Une maison sans portes, mais avec des montants et un linteau, selon le Rambam, est dispensée de mezouza, tandis que le Roch l’y oblige. L’avis du Maran du Choulhan Aroukh suit celle du Roch, il faut donc y fixer une mezouza, mais sans réciter de berakha, en raison du doute sur les bénédictions. Si, après avoir fixé la mezouza, on installe des portes, il faut retirer la mezouza et la prendre pour la vérifier afin de savoir si elle est cachère ou non, et alors, même si elle est trouvée cachère, il faut la refixer avec berakha. Si la maison avait des portes, et que la mezouza y a été fixée avec berakha comme il se doit, puis que les portes ont été retirées pour une raison quelconque et ensuite remises, puisque la pose initiale de la mezouza était valide, il n’est pas nécessaire de retirer la mezouza pour la refixer.
Réponse
Tous les portails sont soumis à l'obligation de mezouza, qu'il s'agisse de portails de maisons, de cours ou de villes. Un entrepôt privé de bois, d'huile ou de vin est également soumis à la mezouza. De même, un entrepôt appartenant à tous les résidents, puisque l'on y entre et sort et qu'on l'utilise, est considéré comme une habitation et est donc soumis à la mezouza. Un sous-sol qui n'est pas utilisé pour y habiter, mais dans lequel on descend seulement de temps en temps, est aussi soumis à la mezouza. Dans tous ces cas, on placera la mezouza sans réciter de bénédiction.
Réponse
Un abri qui sert aussi de débarras est soumis à la mezouza. On récitera la bénédiction lors de la pose de la première mezouza dans la maison, ce qui couvrira également le débarras ou l'abri. Un abri qui n'est utilisé à aucun autre usage est totalement exempt de mezouza.
Réponse
Concernant la grange à foin et l'étable, les décisionnaires divergent sur l'obligation de mezouza : selon le Roch, ils y sont soumis, tandis que selon le Rambam, ils en sont exempts. L'opinion de Maran est de les soumettre à la mezouza. Par conséquent, il convient d'y fixer une mezouza sans bénédiction, car en cas de doute sur une bénédiction, on adopte la position indulgente.
Réponse
La cuisine est soumise à l'obligation de mezouza, que l'on y mange régulièrement ou non.
Réponse
Les balcons et terrasses non couverts et n'ayant d'accès que par l'intérieur de l'habitation, s'ils ne mesurent pas quatre coudées de long sur quatre coudées de large, ne nécessitent pas de mezouza selon la loi. A fortiori, si le balcon n'est pas couvert. Même si le balcon est très long et que la somme de la longueur et de la largeur atteint la surface de quatre coudées sur quatre, il n'est pas nécessaire d'y fixer une mezouza. Toutefois, celui qui souhaite être rigoureux et fixer une mezouza sans bénédiction sera digne d'éloge. La mezouza doit être placée à droite de l'entrée depuis l'habitation vers le balcon, et non l'inverse. Cependant, pour un balcon au rez-de-chaussée où l'on entre dans la maison par le balcon depuis la rue, on placera la mezouza à droite en entrant de la terrasse vers la maison.
Réponse
Une maison sans toit est exemptée de mezouza. Si une partie est couverte et une autre non, et que la couverture se trouve en face de l'entrée et mesure au moins quatre coudées sur quatre, la maison est soumise à la mezouza.
Réponse
Si une maison possédait un toit et que l’on y a fixé une mezouza conformément à la halakha, puis que le toit a été retiré pour une raison quelconque et ensuite remis en place, il n’est pas nécessaire d’enlever la mezouza et de la refixer. Bien qu’il existe un avis selon lequel, si on ne l’enlève pas, cela relèverait du principe de « taassé vélo min haassouy », car au moment où le toit a été retiré, la maison était dispensée de mezouza, et il en résulte que la mezouza était fixée dans une maison qui était alors exemptée, et lorsque l’obligation revient, cela serait considéré comme « taassé vélo min haassouy » et il faudrait donc l’enlever et la refixer. Malgré tout, plusieurs des premiers décisionnaires ont écrit que tant que la mezouza a été initialement fixée de manière valable, à un moment où la maison était soumise à l’obligation, il n’y a pas lieu de l’invalider pour ce motif. Ce sont des arguments qui soutiennent l’avis du Gaon auteur du Arba’a Tourim Even, qui a tranché de permettre dans ce cas, et il est permis de s’appuyer sur eux.
Réponse
Bien qu’il faille que la toiture soit proche de l’entrée, si la toiture n’est pas éloignée de trois tefahim du seuil, la maison est soumise à l’obligation de mezouza, car la halakha admise est que moins de trois tefahim est considéré comme lavoud. Cependant, il faut que la partie couverte ait une superficie d’au moins quatre amot sur quatre amot, et il n’est pas permis d’additionner à cette mesure la partie non couverte.
Réponse
Les échoppes installées dans les marchés, qui ne servent que pendant les jours de marché ou de foire et sont ensuite démontées, sont exemptées de mezouza. En revanche, les boutiques permanentes sont soumises à l’obligation de mezouza. Selon la halakha stricte, il faut y fixer une mezouza avec bénédiction, mais celui qui souhaite la fixer sans bénédiction a sur qui s’appuyer. Il est aussi possible de fixer une mezouza avec bénédiction à la maison, puis d’aller immédiatement en fixer une à la boutique.
Réponse
Il en va de même pour les usines où les ouvriers travaillent sans y dormir, et où le lieu n’est pas destiné à l’habitation : ces endroits, ainsi que les bureaux et les banques, sont soumis à l’obligation de fixer une mezouza. Il est possible de réciter la bénédiction lors de la pose de la mezouza, mais celui qui souhaite la fixer sans bénédiction, comme l’a écrit le Ben Ich Haï, a sur qui s’appuyer.
Réponse
Les écoles où l’on étudie, même si le lieu n’est pas destiné à l’habitation ou au sommeil, doivent être dotées d’une mezouza. Celui qui souhaite la fixer sans bénédiction a sur qui s’appuyer.
Réponse
Il en est de même pour les bureaux, les centres médicaux et similaires : même s’ils ne servent pas d’habitation, ils sont soumis à l’obligation de mezouza. Celui qui souhaite fixer la mezouza sans bénédiction a sur qui s’appuyer.
Réponse
Les chambres d’hôpital où se trouvent des malades qui font leurs besoins dans un récipient sont soumises à l’obligation de placer une mezouza à leur entrée. Il faut placer la mezouza dans un étui, elle-même protégée par du plastique.

