Questions pratiques
Mitsva du mariage et lois des fiançailles
Réponse
Il est permis à un kohen d'épouser une bat Israël, à condition qu'ils observent la Torah et les mitsvot, et qu'ils construisent leur foyer sur les fondements des mitsvot de notre sainte Torah, que l'homme doit accomplir et vivre par elles.
Réponse
Même à notre époque, il convient qu'un homme vende tout ce qu'il possède afin d'épouser la fille d'un talmid hakham.
Réponse
Il est permis, selon la halakha, d'épouser la fille d'un apostat à l'idolâtrie, si elle est craignant Hachem et possède de bonnes qualités. Car même s'il a changé de religion pour l'idolâtrie, il reste un Juif. Cependant, a priori, il n'est pas approprié d'épouser la fille d'un apostat à l'idolâtrie, et si quelqu'un vient demander conseil, il est certain qu'il faut lui donner le bon conseil de s'éloigner d'une telle union, de peur que sa réputation ne soit pas conforme à la voie qu'il suit. Ce n'est pas moins grave que ce que la Guemara dit : qu'un homme ne doit pas épouser la fille d'un am haaretz. La Guemara enseigne aussi : qu'un homme doit toujours s'attacher aux gens de bien.
Réponse
Il est également permis d'épouser la fille d'un homme qui profane publiquement le Chabbat, si elle-même craint Hachem et possède de bonnes qualités, et qu'elle ne suit pas la voie de ses parents. Ceci est d'autant plus vrai si ses parents ont respecté la pureté familiale, même s'ils sont considérés comme "laïcs".
Réponse
Si un jeune homme estime qu'il aura davantage de sérénité d'esprit et que son cœur sera plus libre pour l'étude de la Torah et le service divin en épousant une femme simple, craignant Hachem, plutôt qu'en épousant la fille d'un grand érudit, il doit choisir l'épouse convenable vers laquelle son cœur penche afin d'avoir l'esprit tranquille et le cœur libre pour la Torah.
Réponse
Quiconque a la possibilité d'aider ses proches ou ses amis à leur proposer un bon chiddoukh accomplit une grande mitsva, et sa grandeur est très grande.
Réponse
Lorsque les parents s'opposent au chiddoukh de leur fils, si la fiancée n'est pas convenable en ce qui concerne les qualités et la crainte d'Hachem, il est obligé d'écouter leurs conseils. A plus forte raison si ce mariage causerait une grande peine ou humiliation à son père. Mais si la fiancée possède de bonnes qualités et la crainte d'Hachem, mais ne plaît pas aux parents, il n'est pas obligé d'écouter leur opposition. Toutefois, il devra multiplier les démarches auprès d'amis pour qu'ils parlent au cœur des parents afin de les convaincre et de permettre ce mariage. Il doit s'efforcer de ne pas se marier contre leur volonté, sauf si tous ses efforts restent vains, auquel cas il n'est pas tenu d'obéir à leurs souhaits.
Réponse
Il convient d'avertir le fiancé qu'après avoir rencontré la fiancée et accompli ce que nos Sages ont dit : qu'il est interdit à un homme de se fiancer sans avoir vu la femme, il lui est interdit de contempler sa fiancée. Les sages de la génération recommandent à ceux qui, de toute façon, se rencontrent entre les fiançailles et le mariage, de ne pas se retrouver à la maison, mais plutôt de marcher dans la rue, afin de se préserver d'un regard interdit.
Réponse
A plus forte raison, il faut avertir le fiancé et la fiancée de veiller scrupuleusement à ne pas trébucher, à Dieu ne plaise, dans des contacts physiques, ce qui est fréquent lorsque le fiancé et la fiancée se promènent alors qu'ils sont fiancés. Les anciens rabbins ont déjà élevé la voix à ce sujet. Il incombe aux rabbins et aux dirigeants communautaires de mettre en garde avec la plus grande fermeté sur ce point et d'expliquer à ceux qui se sont fiancés la gravité de l'interdit. De même, il est interdit à la fiancée de toucher son fiancé, car elle le fait trébucher dans l'interdit de contact physique. En effet, même avec une femme célibataire, il existe l'interdit de nida.
Réponse
Il faut également avertir le fiancé et la fiancée de ne pas se retrouver en situation de yihoud avant le mariage. Il est approprié au fiancé de ne pas multiplier les visites chez sa fiancée pour rendre visite ou manger, et a fortiori de ne pas y dormir la nuit, de peur d'en venir à des pensées interdites, qui sont plus graves que la faute elle-même. Même le Chabbat, lorsque le fiancé est invité chez la fiancée, il est approprié et correct d'être strict pour que le fiancé ne dorme pas dans la même maison que la fiancée. Il est correct que le fiancé et la fiancée soient stricts durant les fiançailles et ne montent pas seuls dans un ascenseur, bien que selon la stricte halakha, il n'y ait généralement pas d'interdit de yihoud dans un ascenseur.
Réponse
Il ne faut pas retarder longtemps entre les eroussin et le mariage, afin d'éviter tout risque, à Dieu ne plaise, de faute liée au contact ou au regard interdit. Il convient de s'efforcer de célébrer le mariage dans un délai de trois mois maximum après les eroussin.
Réponse
La fiancée doit veiller à ne pas sortir dans la rue alors qu'elle est parfumée et que son odeur se répand. Il va de soi qu'elle ne doit pas se faire coiffer par un homme.
Réponse
Il est approprié et correct que les parents aident les jeunes mariés, en particulier un ben yeshiva qui poursuit ses études après le mariage dans un kollel, et au fil des années, ils peuvent économiser pour le fils à partir des fonds du maasser kesafim. [Cependant, il ne convient pas de donner la totalité du maasser au fils, mais il faut en distribuer une partie à la tsedaka.] Il est également approprié d'aider la fille qui se marie avec un homme craignant le Ciel, en particulier avec un ben Torah. Pour la fille aussi, il est possible d'économiser à partir du maasser kesafim de la manière mentionnée. Cependant, il ne faut pas faire pression sur les parents pour qu'ils donnent au-delà de leurs moyens, et il convient d'agir avec sagesse et prudence.
Réponse
Il est préférable et recommandé d'imprimer les invitations de mariage en écriture hébraïque ronde, et non en écriture achourit, car les invitations sont jetées à la poubelle. Toutefois, selon la halakha, il n'y a pas d'interdiction à ce sujet.
Réponse
Il faut indiquer la date du mariage sur les invitations, en date hébraïque, par exemple "Or le 1er du mois". Ceux qui souhaitent également inscrire la date civile ne doivent pas écrire le numéro du mois (comme "premier mois", "deuxième mois", etc.), mais plutôt écrire le nom du mois (janvier, février, etc.), ce qui est préférable.
Réponse
Si le frère d'une personne se marie lors d'une cérémonie célébrée par un rabbin réformé, et que le père demande à son fils d'assister à la fête de son frère, il est évident qu'il n'y a aucune obligation pour le fils, au titre du respect des parents, d'obéir à son père et d'assister au mariage. Il expliquera à ses parents qu'il y a là un hiloul Hachem lorsqu'un Juif pieux participe à un tel mariage. Il ne faut pas permettre à un rabbin réformé de réciter une seule des bénédictions du mariage sous la houppa ou lors des repas des cheva berakhot. Si toutefois il a récité une bénédiction, celle-ci n'a aucune valeur et il ne faut pas répondre amen, car il est considéré comme un renégat envers Hachem.
Moment approprié pour fixer le mariage
Réponse
Il est permis de se marier pendant le mois de Eloul ou durant les dix jours de Techouva, sans aucune crainte ni du point de vue de la halakha, ni du point de vue du minhag. Les rabbanim ne doivent pas interdire à leurs élèves de se marier pendant les dix jours de Techouva, surtout à notre époque où la dépravation dans les rues est très grande, et il convient d’encourager les jeunes hommes à se marier même durant les dix jours de Techouva. Cependant, lorsqu’il est possible de repousser la date du mariage à après le 9 Av, afin de ne pas perturber l’organisation des études à la yeshiva pendant le mois de Eloul, il est certainement préférable d’agir ainsi, et celui qui le fait bénéficiera du mérite de la Torah de la communauté pour fonder un foyer fidèle en Israël.
Réponse
Il est certain qu’il ne faut pas retarder la célébration du mariage dans le but de le fixer précisément au début du mois. Ceci est d’autant plus vrai pour celui qui a atteint l’âge de vingt ans, qui doit se hâter de fixer la date du mariage. En tout cas, ceux qui ont l’habitude d’agir ainsi n’ont pas à craindre un quelconque mauvais présage, et il n’y a pas d’interdiction à ce sujet.
Réponse
Le fait que certains aient pris l’habitude de ne pas célébrer de mariage pendant le mois de Hechvan, ou le 20 Kislev qui est un jeûne de tsadikim, n’a aucune raison d’être prise en compte.
Réponse
Il est permis à tout le monde de célébrer un mariage à Roch Hodech, même avant le molad. Durant le mois de Adar, c’est encore plus facile. Certains ont l’habitude de ne pas fixer de date de mariage pendant les mois de Tamouz, Av et Tevet, mais il ne faut pas agir ainsi. Selon la halakha, il est permis de célébrer la houppa le 10 Tevet, même le matin, mais il est préférable de la faire la nuit du jeûne ou à la sortie du jeûne après la tombée de la nuit. Il est aussi permis de célébrer un mariage la nuit du Nital. Il existe des jours dans l’année où certaines communautés ont l’habitude de ne pas célébrer de mariage, comme le 7 Chevat, le 7 Adar, le 7 Tamouz, le 7 Eloul, ainsi que pendant la première moitié du mois de Chevat, à la fin du mois de Adar, au mois de Sivan pendant les trois jours de Hagbala, le 20 Sivan, au mois de Eloul et pendant les dix jours de Techouva. À notre époque, il n’y a pas lieu de tenir compte de tout cela, et il vaut mieux avancer le mariage. Au mois de Tamouz, notre coutume est de se marier jusqu’à la nuit de Roch Hodech Av, et à partir de la nuit de Roch Hodech Av jusqu’à la sortie du 9 Av, on ne célèbre pas de mariage. Pendant Hol Hamoed, on ne célèbre pas de mariage, mais il est permis de reprendre son ex-femme divorcée pendant Hol Hamoed, et il est permis de faire un chidoukh (vort) pendant Hol Hamoed, ainsi que de rédiger les tenaïm pendant Hol Hamoed.

