Questions pratiques
Lois des bénédictions du Chema
Réponse
Lorsqu’on dit « Yotser Or » dans la berakha de Yotser, certains disent qu’il convient de toucher uniquement les tefiline du bras. Il existe une coutume de toucher les tefiline du bras et de les embrasser en disant « Yotser Or », puis, en disant « Ouvoré Hochekh », de toucher et d’embrasser les tefiline de la tête. Ceux qui suivent cette coutume ont sur quoi s’appuyer, et il n’est pas nécessaire d’annuler leur pratique.
Réponse
Celui qui prie avec l’assemblée la prière d’Arvit ne doit pas répondre Amen après la berakha « Yotser Hameorot » récitée par le chaliah tsibour, ni après la berakha « Habokher Beamo Israël Beahava », ni après « Maariv Aravim », ni après « Ohev Et Amo Israël ». Il ne faut pas répondre Amen à ces berakhot, même entre les paragraphes du Chema et de ses berakhot.
Réponse
Dans la formulation des bénédictions du Kriat Chema, certains ont l’habitude de dire : « BeSafa Beroura OuVeneima », puis de faire une pause, puis « Kedoucha Koulam KeEhad », etc. Il convient de faire une pause entre « OuVeneima » et « Kedoucha », car le mot « Kedoucha » se rapporte à « Koulam KeEhad ». Dans le mot « Kedoucha », la lettre dalet doit être vocalisée avec un shourouk. C’est aussi l’avis de nos maîtres kabbalistes. D’autres, suivant l’avis de Maran le Beit Yossef, disent : « BeSafa Beroura OuVeneima Kedoucha », puis font une pause, puis poursuivent « Koulam », etc. Dans cette version, le mot « Kedoucha » se rapporte à « BeSafa Beroura OuVeneima ». Celui qui agit selon l’une ou l’autre de ces coutumes agit correctement.
Réponse
Il faut dire dans la berakha de Yotser : « Retson Konéhem », et non « Retson Konam ». De même, dans la berakha de la lune, on dit : « Sissim Ousmehim Laassot Retson Konéhem ».
Réponse
Certains disent qu’il faut inclure dans le texte de la berakha de Yotser la phrase : « Mitnass’im Leoumatam, Meshab’him Oumefa’arim, etc. ». Cependant, ce n’est pas la coutume, et il convient de laisser les gens d’Israël suivre leur habitude, car s’ils ne sont pas prophètes, ils sont les fils de prophètes.
Réponse
Il convient de prononcer la phrase « le El Baroukh Neimot Yitenou » avec un kamats sous la lettre lamed du mot « le El », et non avec un cheva. Pour le mot « le Melekh El Hai », il faut prononcer la lamed avec un patah. Ce que les élèves de Rabbénou HaAri ont écrit de le dire avec un kamats, c'est selon la prononciation séfarade où la différence entre kamats et patah n'est pas très marquée.
Réponse
La deuxième berakha, qui est la berakha « Ahavat Olam », ne commence pas par « Baroukh », car elle est liée à la berakha précédente, « Yotser Or ».
Réponse
La coutume séfarade est de dire « Ahavat Olam ». La coutume ashkénaze est de dire « Ahava Rabba ». Tout cela concerne la tefila du matin. Mais pour la tefila du soir, tout le monde dit « Ahavat Olam ». Quoi qu'il en soit, si l'on s'est trompé et que l'on a dit « Ahavat Olam » ou « Ahava Rabba », on est quitte de son obligation.
Réponse
Celui qui s'est trompé et a récité la berakha « Ahavat Olam » avant la berakha « Yotser Or », même s'il n'a pas encore conclu par « Habokher Beamo Israël Beahava », doit terminer la berakha puis dire ensuite la berakha « Yotser Or » et lire le Kriat Chema. L'ordre des berakhot n'est pas indispensable. De même, pour la tefila du soir, si l'on a dit par erreur la berakha « Ahavat Olam » avant la berakha « Asher Bidvaro », après avoir terminé « Ahavat Olam », on dira la berakha « Asher Bidvaro ». De même, si l'on a dit « Hashkivenu » avant, on dira ensuite la berakha « Emet Veemouna ». Et si quelqu'un a prié Arvit et a lu avec la communauté le Kriat Chema et ses berakhot qui suivent, puis a prié avec eux la Amida, il ne devra pas réciter les berakhot qui précèdent après la Amida.
Réponse
Si l'on s'est trompé le matin et que l'on a dit « Asher Bidvaro Ma'ariv Aravim » puis s'est immédiatement rappelé et a dit « Yotser Or » et a aussi conclu par « Yotser Hameorot », on est quitte. Mais si l'on a dit « Asher Bidvaro Ma'ariv Aravim » sans dire « Yotser Or » ou sans conclure par « Yotser Hameorot », selon Maran le Choulhan Aroukh, on n'est pas quitte. De même, si l'on a dit « Yotser Or » et « Boreh Hoshekh Asher Bidvaro Ma'ariv Aravim » et a conclu par « Ma'ariv Aravim », on n'est pas quitte. Mais si l'on a conclu par « Yotser Hameorot », puisque l'on a commencé par « Yotser Or », on est quitte même si l'on a interrompu avec « Ma'ariv Aravim ». Certains disent que dès lors que l'on a conclu correctement, on est quitte. En cas de doute sur les berakhot, on adopte la position indulgente.
Réponse
Si l'on s'est trompé et a dit « Veemouna Kol Zot » à la place de « Veyatsiv Venakhon » et a conclu par « Gaal Israël », on ne recommence pas. Si l'on a dit « Baroukh Ata Hachem » pour conclure « Gaal Israël » et que l'on se rend compte que l'on a dit « Emet Veemouna » à la place de « Veyatsiv Venakhon », certains disent qu'il faut conclure par « Lamedeni Houkecha » et recommencer « Veyatsiv Venakhon ». D'autres disent qu'il faut conclure et terminer par « Gaal Israël », car il n'est pas nécessaire de faire une interruption inutile, puisque a posteriori on est quitte.
Réponse
Dans le texte de la berakha Ahavat Olam, il convient de dire « velo nevosh velo nikhalem » avec la conjonction « ve ». On dit également « me'arba kanfot haaretz » sans ajouter le mot « kol ».
Réponse
Dans la berakha Ahavat Olam, certains habitants d'Israël ont l'habitude de dire : « veholikhenu mehera komemiyut be'artzenu » et non « le'artzenu », car ils résident déjà en Israël de façon permanente. Cependant, il n'est pas nécessaire d'être pointilleux à ce sujet, car l'intention de ceux qui disent « veholikhenu mehera komemiyut le'artzenu » concerne l'ensemble du peuple juif se trouvant en dehors d'Israël, afin qu'eux aussi méritent de venir en Israël. D'ailleurs, les habitants d'Israël disent dans la Amida de Moussaf du Chabbat et de Roch Hodech : « Yehi ratson milfanecha Hachem Eloheinu veElohei avotenu sheta'alenu besimha le'artzenu ». De même, les habitants de Jérusalem disent dans la Amida de Moussaf des jours de fête : « vehavi'enu Hachem Eloheinu leTsion irecha berina veliroushalayim ir mikdashecha besimhat olam ». Là aussi, l'intention concerne l'ensemble du peuple juif.
Réponse
Celui qui a récité le Chema sans ses bénédictions s'est acquitté de son obligation d'après la Torah. Malgré tout, il doit réciter les bénédictions du Chema et relire également le Chema.
Réponse
Celui qui se trouve au milieu du Chema ou de ses bénédictions et qui entend la Birkat Cohanim doit répondre Amen après celle-ci, que ce soit après la bénédiction « acher kideshanu bekedushato shel Aharon » ou après les versets de la bénédiction, car la Nessiat Kapayim n'a lieu qu'en présence de dix personnes et est donc considérée comme une chose de sainteté. À plus forte raison, il en est ainsi pendant les Pessoukei Dezimra.
Réponse
Il en va de même pour celui qui entend les bénédictions de la Torah lors de la lecture publique, alors qu'il est au milieu du Chema ou de ses bénédictions : il doit répondre Amen après ces bénédictions.
Réponse
Si la communauté a sorti un Sefer Torah pour la lecture et qu'il n'y a pas d'autre Cohen disponible que celui qui est au milieu du Chema avec ses bénédictions, il ne doit pas interrompre pour monter à la Torah, même s'il est appelé par son nom. À la place, un Israël montera à la Torah, et le Cohen sortira. Si le quorum est juste, on dira malgré la présence d'un Cohen que c'est un Israël qui montera à sa place. Si le Cohen se trouve dans les bénédictions du Chema, il lui est permis d'interrompre pour monter à la Torah. Si la communauté n'a personne d'autre pour lire dans la Torah que ce Cohen qui récite le Chema, il ne faut pas faire attendre la communauté jusqu'à ce qu'il termine tout le Chema : il interrompra et lira pour eux dans la Torah. À plus forte raison, il interrompra au milieu des bénédictions du Chema ou au milieu des Pessoukei Dezimra. En effet, Maran du Choulhan Aroukh n'a été rigoureux à ce sujet que pour la montée à la Torah, et non pour la lecture elle-même.
Réponse
Si l’on se trouve au milieu de la Kriat Chema ou de ses bénédictions et que l’on voit quelqu’un transgresser une interdiction, il est permis de lui faire un signe pour l’éloigner de la faute, et même d’interrompre la lecture. Cela n’est pas moins important que d’interrompre pour la crainte ou l’honneur, car l’honneur du Ciel prime.
Réponse
Certains disent que si quelqu’un a prononcé une berakha inutilement au milieu de la Kriat Chema ou de ses bénédictions, il peut interrompre pour dire « Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed » afin de réparer en partie la faute d’avoir prononcé une berakha en vain. D’autres émettent des réserves à ce sujet, car, après tout, il a mentionné le Nom de Hachem dans un contexte de louange et de bénédiction, et dire « Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed » n’apporte pas une grande réparation, puisque cela revient à ajouter une louange à une autre.
Réponse
Si l’on entend le Kaddich au milieu de la Kriat Chema ou de ses bénédictions, on répond « Amen, yehé shemé rabba mevorakh lealam oulealmei almaya yitbarakh », et pas plus. En effet, la coutume de répondre jusqu’à « daamiran bealma » n’est qu’un minhag basé sur la Kabbala, mais la majorité des décisionnaires écrivent qu’il y a obligation de répondre seulement jusqu’au mot « almaya », ou au maximum jusqu’à « yitbarakh », et pas davantage. Ainsi, lorsqu’on se trouve dans la Kriat Chema ou ses bénédictions, où il est interdit d’interrompre sans nécessité absolue, il ne faut pas répondre plus que ce qui a été dit, c’est-à-dire jusqu’à « almaya » ou « yitbarakh ».

