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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Roch Hachana

Lois des dix jours de pénitence

Existe-t-il une opinion selon laquelle il ne faut pas dormir pendant la journée durant les dix jours de Asséret Yemei Techouva ?
Est-il obligatoire de s'abstenir de dormir pendant la journée durant Asséret Yemei Techouva ?
Réponse

Certains disent qu'il ne faut pas dormir pendant la journée durant les dix jours de Asséret Yemei Techouva, tout comme il ne faut pas dormir pendant la journée de Roch Hachana. Cependant, cette opinion n'est pas obligatoire.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 21)
Est-il permis de célébrer un mariage pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva ?
Que faire si le fiancé a déjà vingt ans et souhaite se marier pendant Asséret Yemei Techouva ?
Pourquoi est-il recommandé de hâter le mariage pendant Asséret Yemei Techouva ?
Réponse

Certains s'abstiennent de célébrer des mariages pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva. Toutefois, ceux qui souhaitent se marier durant cette période ont le mérite de hâter la mitsva autant que possible, car il est recommandé de se presser pour accomplir une mitsva. Si le fiancé a atteint l'âge de vingt ans, il ne faut pas du tout être strict à ce sujet, mais il fera le mariage pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva et recevra la bénédiction d'Hachem.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 22)
Quand doit-on dire Avinou Malkénou pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva ?
Celui qui prie seul pendant Asséret Yemei Techouva doit-il dire Avinou Malkénou ?
A quel moment dit-on le vidouy et la nefilat apayim par rapport à Avinou Malkénou pendant Asséret Yemei Techouva ?
Récite-t-on Avinou Malkénou à Arvit durant Asséret Yemei Techouva ?
Réponse

Après la répétition de la tefila pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva, on dit « Avinou Malkénou », et même celui qui prie seul le récite. Ce n'est qu'après « Avinou Malkénou » que l'on dit le vidouy et la nefilat apayim. Il en est de même pour Min'ha. En revanche, à Arvit, on ne dit pas « Avinou Malkénou ».

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 23)
Que fait-on concernant Avinou Malkénou lorsque Roch Hachana tombe un Chabbat dans la coutume séfarade de Jérusalem ?
Quels passages d'Avinou Malkénou saute-t-on lorsque Roch Hachana tombe Chabbat ?
Si une communauté a la coutume de ne pas dire Avinou Malkénou à Roch Hachana qui tombe Chabbat, doit-elle changer de pratique ?
Quelle est la coutume ashkénaze concernant Avinou Malkénou à Roch Hachana qui tombe Chabbat ?
Réponse

Lorsque Roch Hachana tombe un Chabbat, certains ont l'habitude de ne pas dire « Avinou Malkénou », tandis que d'autres le récitent même dans ce cas, ainsi que pendant le Chabbat Chouva. C'est ainsi que l'on agit à la synagogue Beit El à Jérusalem, et cette coutume s'est répandue dans la majorité des synagogues séfarades et des communautés orientales de Jérusalem. Cependant, on saute les passages concernant la faute et la transgression, comme « Avinou Malkénou hatanou lefanecha » ou « Avinou Malkénou me'hol veselach lekol avonoténou », et autres similaires. Il est souhaitable d'adopter cette coutume dans toutes les villes d'Israël, suivant l'usage de Jérusalem, car « de Sion sortira la Torah et la parole d'Hachem de Jérusalem ». Toutefois, si une communauté a une coutume claire de ne pas dire « Avinou Malkénou » lorsque Roch Hachana tombe Chabbat, elle doit conserver sa coutume. C'est également la coutume des Ashkénazim de ne pas dire « Avinou Malkénou » lorsque Roch Hachana tombe Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 24)
Que faire si l’on a oublié de dire Retse vehahlitsenu dans le Birkat Hamazon pendant le Chabbat Chouva et que l’on s’en souvient après avoir commencé la bénédiction de Hatov vehametiv ?
Faut-il recommencer le Birkat Hamazon si l’on a oublié Retse vehahlitsenu le soir de Chabbat ?
Si l’on se souvient d’avoir oublié Retse vehahlitsenu après Baroukh Ata Hachem Bone Yerouchalayim, que doit-on faire ?
Réponse

Certains avisent que si l’on a oublié de dire Retse vehahlitsenu dans le Birkat Hamazon pendant le Chabbat Chouva, et que l’on s’en souvient après avoir commencé la bénédiction de Hatov vehametiv, il n’est pas nécessaire de recommencer. Certains estiment qu’il est une mitsva de jeûner ce jour-là. D’autres ne sont pas d’accord. En tout cas, si l’on se souvient après avoir dit « Baroukh Ata Hachem Bone Yerouchalayim », selon tous, il faut dire la bénédiction « Asher natan… ». De même, le soir de Chabbat, si l’on a oublié de dire Retse vehahlitsenu, selon tous, il faut recommencer.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 25)
Que doit-on faire si, pendant Aseret Yemei Techouva à Minha, le temps est trop court pour dire Avinou Malkenou et Nefilat Apayim avant la fin de Ben Hachmachot ?
Combien de minutes relatives dure Ben Hachmachot après le coucher du soleil pendant les Aseret Yemei Techouva pour pouvoir réciter Vidouy et Nefilat Apayim à Minha ?
Réponse

Durant les Aseret Yemei Techouva, lorsque le temps est court à l’office de Minha et que, si l’on dit Avinou Malkenou, on ne pourra pas faire Nefilat Apayim avant la fin du temps de Ben Hachmachot, il faut sauter la récitation de Avinou Malkenou afin de pouvoir dire le Vidouy et Nefilat Apayim avant la fin de ce temps.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 26)
Comment doit-on prononcer la phrase « zekhôr ki afar anahnou » dans Avinou Malkenou selon la halakha ?
Quelle est la différence de vocalisation entre la version de Tehilim et celle recommandée pour la prière Avinou Malkenou ?
Réponse

Dans le texte de Avinou Malkenou, certains disent qu’il faut prononcer « zakour ki afar anahnou », avec la lettre zayin en kamats et la lettre kaf en shourouk, comme il est écrit dans Tehilim : « ki hou yada yetserénou zakour ki afar anahnou ». Mais le Pri Hadach écrit que dans la prière de Avinou Malkenou, il faut dire « zekhôr ki afar anahnou », avec la lettre zayin en shva na et la lettre kaf en holam, car l’intention de notre prière devant Hachem est qu’Il se souvienne que nous sommes poussière, l’homme étant semblable à la vanité, et qu’Il nous pardonne tous nos péchés. C’est ainsi qu’il convient d’agir.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 27)
Quelle est la formulation habituelle dans Avinou Malkenou concernant la demande de pardon des fautes ?
Pourquoi certains préfèrent-ils dire « selakh umehol » plutôt que « mehol veselakh » dans Avinou Malkenou ?
Est-il permis de conserver la formulation « mehol veselakh » dans Avinou Malkenou ?
Réponse

Dans le texte de Avinou Malkenou, notre coutume est de dire : « mehol veselakh lekhol avonoténou ». Le Maguen Avraham écrit qu’il faudrait dire « selakh umehol », car la me’hila est plus grande que la selikha, et il convient de commencer par la demande la plus petite. Certains contestent, car dans la prière « El Melekh yoshev al kise rachamim », on dit « marbé me’hila le’hataïm veselicha lefosh’im », ce qui montre que la selikha est plus grande, ou qu’elles sont équivalentes. Ainsi, dans la conclusion de la bénédiction de Yom Kippour, on dit « Melekh mohel vesoleakh », et auparavant « oumevaladekha en lanou melekh mohel vesoleakh ». De plus, dans tous les sidourim, on trouve dans Avinou Malkenou : « me’hila veselicha vekapara ». On peut donc conserver la formulation « mehol veselakh ».

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 28)
Comment doit-on dire la phrase « kera ro’a gezar dinénou » dans Avinou Malkenou ?
Est-il d’usage d’omettre le mot « ro’a » dans la phrase « kera ro’a gezar dinénou » selon la coutume séfarade ?
Réponse

Dans le texte de Avinou Malkenou, lorsqu’on dit « kera ro’a gezar dinénou », il faut le prononcer en une seule respiration. Certains ont l’usage d’omettre le mot « ro’a », mais ce n’est pas notre coutume, car l’expression « gezar din » peut aussi s’appliquer à une sentence favorable.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 582 - Lois des dix jours de pénitence, Halakha 29)
Lois de Roch Hachana

Conduite pendant les dix jours de pénitence

Quelles sont les pratiques recommandées pendant les Aseret Yemei Techouva selon la halakha séfarade ?
Pourquoi la techouva et la tsedaka sont-elles particulièrement importantes entre Roch Hachana et Yom Kippour ?
Est-il d'usage de se lever tôt pour dire les selihot durant les Aseret Yemei Techouva ?
Réponse

Durant les Aseret Yemei Techouva, il convient d'examiner ses actions afin de revenir en techouva de ses mauvaises conduites, et de multiplier les mitsvot, la tsedaka et les bonnes actions. Comme l'a écrit le Rambam, l'ensemble du peuple d'Israël a l'habitude d'augmenter la tsedaka, les bonnes actions, l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot depuis Roch Hachana jusqu'à Yom Kippour, plus que durant le reste de l'année. Il est également d'usage que tous se lèvent avant l'aube pendant ces dix jours pour prier avec des selihot et des supplications jusqu'à ce que le jour se lève. Même durant le reste de l'année, nos Sages ont enseigné qu'une personne doit toujours se considérer comme si elle était à moitié méritante et à moitié coupable : s'il accomplit une mitsva, heureux est-il car il s'est penché du côté du mérite ; s'il commet une faute, malheur à lui car il s'est penché du côté de la culpabilité. Et à plus forte raison durant ces jours où les balances du jugement sont entre les mains d'Hachem. Nos Sages ont dit que les "moyens" sont en suspens de Roch Hachana à Yom Kippour : s'ils méritent, ils sont inscrits pour la vie ; s'ils ne méritent pas, ils sont inscrits pour la mort. C'est pourquoi il faut se hâter de revenir vers Hachem avant que ne s'obscurcissent les étoiles de notre vie. Bien que la techouva et la supplication soient toujours belles, elles le sont particulièrement durant les Aseret Yemei Techouva et sont immédiatement acceptées. Ainsi, nos Sages ont dit : "Cherchez Hachem lorsqu'Il se trouve", cela fait référence aux dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 1)
Comment doit-on orienter sa techouva pendant les sept jours entre Roch Hachana et Yom Kippour ?
A quoi correspondent les sept jours entre Roch Hachana et Yom Kippour dans la pratique de la techouva ?
Réponse

Les sept jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour correspondent aux sept jours de la semaine. Chaque jour, il convient de faire techouva selon ses capacités et d'avoir l'intention d'expier tout ce qu'on a pu fauter durant cette année lors de ce même jour de la semaine. Par exemple, le dimanche, on pensera à réparer toutes les fautes commises les dimanches de l'année, le lundi pour les lundis, et ainsi de suite.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 2)
Quelles précautions particulières doit-on prendre pendant le Chabbat Chouva concernant les lois du Chabbat ?
Est-il permis de demander à un non-juif de faire une mélakha pendant le Chabbat Chouva ?
Réponse

Il faut être très vigilant durant le Chabbat Chouva sur tous les détails des lois du Chabbat, car elles sont nombreuses et parfois subtiles. Il faut aussi faire très attention à l'interdiction de demander à un non-juif d'accomplir une mélakha, une faute dans laquelle beaucoup trébuchent et se montrent indulgents le reste de l'année. Il acceptera sur lui-même de faire attention à tous les interdits du Chabbat durant toute l'année.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 3)
La techouva concerne-t-elle uniquement les fautes commises par action ou aussi les mauvaises attitudes et traits de caractère ?
Pourquoi est-il difficile de se détacher des mauvaises midot comme l'orgueil ou la jalousie selon la halakha séfarade ?
Réponse

Le Rambam enseigne qu'il ne faut pas dire que la techouva ne concerne que les fautes impliquant une action, comme la profanation du Chabbat, le vol ou les relations interdites. De la même manière qu'il faut faire techouva pour ces fautes, il faut aussi examiner ses mauvaises attitudes et revenir de l'orgueil, de la colère, de la haine, de la jalousie, de la moquerie, de la recherche de l'argent, de la recherche de l'honneur, de la recherche de la nourriture et de tout ce qui y ressemble. Il faut faire techouva sur tout cela. Ces fautes sont même plus difficiles à corriger que celles qui impliquent une action, car lorsqu'une personne s'enfonce dans ces mauvais traits de caractère, il est difficile de s'en détacher. Il est dit : "Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées, qu'il revienne vers Hachem qui aura pitié de lui, et vers notre D.ieu qui pardonne abondamment." Le Rav Migdol Oz précise que toutes ces fautes liées à l'orgueil, la colère, la jalousie, etc., qui dépendent de la pensée de l'homme, sont incluses dans ce que nos Sages ont dit : "Les pensées de faute sont plus graves que la faute elle-même."

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 4)
Comment la halakha séfarade considère-t-elle la valeur d'une personne qui fait techouva par rapport à un tsadik ?
Une personne ayant fauté dans le passé peut-elle être aimée d'Hachem comme si elle n'avait jamais fauté ?
Réponse

Une personne qui fait techouva ne doit pas penser qu'elle est éloignée du niveau des tsadikim à cause de ses fautes passées. Ce n'est pas le cas : elle est aimée et précieuse aux yeux d'Hachem comme si elle n'avait jamais fauté. De plus, sa récompense est très grande, car elle a goûté à la faute, s'en est détournée et a maîtrisé son yetser.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 5)
Selon la halakha séfarade, quelle est la supériorité des baalei techouva par rapport aux tsadikim parfaits ?
Pourquoi le niveau des baalei techouva est-il considéré comme plus élevé que celui de ceux qui n'ont jamais fauté ?
Réponse

Nos Sages ont enseigné : "Là où se tiennent les baalei techouva, même les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir." Cela signifie que le niveau des baalei techouva est supérieur à celui de ceux qui n'ont jamais fauté, car ils maîtrisent leur yetser davantage que les autres.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 6)
En quoi la techouva rapproche-t-elle l'homme de la Chekhina selon la tradition juive ?
Quel changement de statut la techouva opère-t-elle pour une personne fautive ?
Selon la halakha, par quel moyen Israël sera-t-il délivré ?
Réponse

La techouva est d'une grande importance, car elle rapproche l'homme de la Chekhina. Comme il est dit : "Reviens, Israël, jusqu'à Hachem ton Dieu". La techouva rapproche même ceux qui étaient éloignés : hier, la personne était détestée, abominée, éloignée et répugnante devant Hachem, et aujourd'hui, elle est aimée, agréable, proche et amie. De même, le langage utilisé pour éloigner les fauteurs est celui qui sert à rapprocher ceux qui reviennent, que ce soit un individu ou une collectivité. Ainsi, il est dit : "Au lieu qu'il leur ait été dit : 'Vous n'êtes pas Mon peuple', il leur sera dit : 'Fils du Dieu vivant'". Concernant Yekhonia dans sa faute, il est écrit : "Inscrivez cet homme comme sans descendance, un homme qui ne réussira pas en ses jours" et "Même si Yekhonia, fils de Yehoyakim, roi de Juda, était un sceau sur ma main droite, de là je t'arracherais". Mais lorsqu'il fit techouva en exil, il est dit à propos de son fils Zorobabel : "En ce jour-là, dit Hachem, je te prendrai, Zorobabel, fils de Shealtiel, mon serviteur, et je te placerai comme un sceau". Israël ne sera délivré que par la techouva, comme il est dit : "Le rédempteur viendra à Sion et à ceux de Jacob qui se détournent de la faute, dit Hachem".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 7)
Est-il suffisant d'abandonner la faute pour accomplir la techouva selon la halakha ?
Quelles précautions une personne en techouva peut-elle prendre pendant les dix jours de techouva ?
Réponse

Même si l'essentiel de la techouva consiste à abandonner la faute, il est néanmoins approprié que celui qui fait techouva prenne sur lui des actions réparatrices pour expier ses fautes. Il convient également de se fixer des barrières et des précautions durant ces jours, selon ses capacités, par exemple décider de ne pas effectuer de travail le samedi soir jusqu'à une heure et un cinquième d'heure temporaires, ou d'autres mesures similaires.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 8)
Quelles sont les étapes essentielles de la techouva selon la halakha ?
Pourquoi la confession verbale sans intention d'abandonner la faute n'est-elle pas suffisante ?
Réponse

L'essentiel de la techouva est que le fauteur abandonne sa faute, l'écarte totalement de sa pensée et décide dans son cœur de ne plus la commettre, comme il est dit : "Que le méchant abandonne sa voie et l'homme d'iniquité ses pensées, et qu'il revienne vers Hachem qui aura pitié de lui". Il doit également éprouver un regret sincère pour le passé, comme il est dit : "Après mon retour, j'ai regretté". Il faut que Celui qui connaît les secrets des cœurs puisse témoigner qu'il ne retournera jamais à cette faute, comme il est dit : "Nous ne dirons plus à l'œuvre de nos mains : 'notre Dieu'". Il est nécessaire de confesser verbalement et d'exprimer ces résolutions prises dans son cœur. Mais celui qui se confesse verbalement sans avoir décidé d'abandonner la faute ressemble à quelqu'un qui se trempe au mikvé tout en tenant un reptile impur dans sa main : l'immersion ne lui sert à rien tant qu'il ne s'en débarrasse pas. Comme il est dit : "Celui qui avoue et abandonne sera pris en miséricorde".

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 9)
Comment l'étude de la Torah contribue-t-elle à l'expiation des fautes selon la halakha ?
Quelles alternatives sont proposées à celui qui ne peut pas étudier la Torah pour obtenir l'expiation ?
Une personne dont l'étude de la Torah est l'occupation principale doit-elle jeûner pour expier ses fautes graves ?
Réponse

La Torah expie la faute. Heureux celui qui veille aux portes de la Torah jour et nuit, car même les fautes graves sont expiées par son étude. Comme l'ont dit nos Sages, Hachem a déclaré que l'étude de la Torah est plus précieuse à Ses yeux que tous les sacrifices de la Torah et que tous les sacrifices offerts par Salomon, comme il est dit : "Un jour dans Tes parvis vaut mieux que mille", et il est écrit que Salomon a offert mille holocaustes. Il est aussi enseigné que le sacrifice et l'offrande n'expient pas, mais la Torah expie. Heureux celui qui s'investit dans la Torah et procure de la satisfaction à son Créateur. Nos Sages ont également dit : "La Torah est un arbre de vie pour ceux qui s'y attachent". Rav Houna a enseigné : si quelqu'un a fauté gravement et encourt la mort par le Ciel, que doit-il faire pour vivre ? S'il avait l'habitude d'étudier une page, qu'il en étudie deux ; s'il étudiait un chapitre de Michna, qu'il en étudie deux ; s'il n'a pas l'habitude d'étudier, qu'il devienne collecteur de tsedaka et il vivra. De même, Rabbénou Yona a écrit que si quelqu'un a transgressé des fautes passibles de retranchement ou de mort par le tribunal, et qu'il fait techouva, bien qu'il ne soit pas totalement absous sans souffrances, la tsedaka protège des souffrances, et l'étude de la Torah surpasse tout, comme il est dit : "Par la bonté et la vérité la faute est expiée" ; la vérité, c'est la Torah, comme il est dit : "Acquiers la vérité et ne la vends pas."

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 10)
Que doit faire une personne qui a envoyé quelqu'un en voyage et que celui-ci a été tué ?
Quelle attitude la halakha recommande-t-elle aujourd'hui envers ceux qui font techouva après avoir envoyé quelqu'un en voyage et que cette personne a été tuée ?
Réponse

Si une personne a engagé son prochain pour voyager et que ce dernier a été tué, il est approprié que celui qui l'a envoyé prenne sur lui la techouva à travers la Torah et de bonnes actions. À notre époque, il convient d'être indulgent envers ceux qui font techouva.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Halakha 11)