Questions pratiques
Regle de l’erreur dans la priere
Réponse
Celui qui s'est trompé lors de la prière d'Arvit la veille de Roch Hodech et n'a pas mentionné « Yaale véyavo », et qui s'en rend compte après avoir dit « Baroukh ata Hachem » à la fin de « Retse », n'a pas le droit de conclure par « Lamdeni houkecha » afin de pouvoir revenir et dire « Yaale véyavo », mais doit conclure par « Hamakhzir chekhinato letsion ». Il n'est pas non plus permis de dire « Yaale véyavo » même sans conclusion, entre « Hamakhzir chekhinato letsion » et « Modim », car cela constituerait une interruption ; il doit donc terminer toute sa prière sans mentionner « Yaale véyavo ». Toutefois, il est permis de mentionner « Yaale véyavo » sans conclusion à la fin de « Elohai netsor », sous forme de supplication. Si l'on s'est trompé dans Chaharit et qu'on n'a pas mentionné « Yaale véyavo », et qu'on s'en rend compte après « Baroukh ata Hachem », on conclura par « Lamdeni houkecha » et on reviendra à « Retse » pour mentionner « Yaale véyavo ». Si l'on ne s'en rend compte qu'après avoir terminé « Hamakhzir chekhinato letsion », mais avant de commencer le mot « Modim », on dira alors « Yaale véyavo » jusqu'à « Ki El melekh hanoun verakhoum ata » (sans conclusion), puis on poursuivra avec « Modim » etc. Mais si l'on ne s'en rend compte qu'après avoir commencé « Modim », même si l'on n'a dit que le mot « Modim », on revient au début de « Retse » pour mentionner « Yaale véyavo », puis on continue « Veata berakhamekha harabim... Baroukh ata Hachem hamakhzir chekhinato letsion », puis on termine « Modim » etc. Il en va de même si l'on s'en rend compte au milieu de « Sim shalom » ou de « Elohai netsor » : on revient à « Retse » et on continue à partir de là. Mais si l'on a terminé le dernier « Yihyou leratson imrei fi », même si l'on n'a pas encore reculé de trois pas, on recommence la prière depuis le début.
Réponse
Celui qui s'est trompé la nuit de Roch Hachana et a conclu par « Hael hakadosh », s'il s'en rend compte dans le laps de temps de « tokh kedé dibour », il rectifie immédiatement et dit « Hamelekh hakadosh ». Si ce laps de temps est dépassé, il recommence la prière depuis le début. S'il a dit « Ouvkhen tsadikim » etc. et qu'il doute s'il a conclu par « Hael hakadosh » ou « Hamelekh hakadosh », on considère qu'il a conclu par « Hamelekh hakadosh ».
Réponse
Celui qui s'est trompé dans sa prière pendant Hanouka ou Pourim et n'a pas mentionné « Al hanissim » après « Modim », et qui s'en rend compte en disant « Baroukh ata Hachem » pour conclure « Hatov shimkha oulekha naeh lehodot », n'a pas le droit de conclure par « Lamdeni houkecha » afin de pouvoir revenir et dire « Al hanissim », et il n'est pas non plus permis de dire « Al hanissim » après avoir conclu « Hatov shimkha oulekha naeh lehodot ». Puisqu'on n'oblige pas à recommencer la prière pour l'oubli de « Al hanissim », il n'est pas permis d'interrompre entre la bénédiction de « Hatov shimkha » et celle de « Sim shalom ». Si l'on souhaite dire « Al hanissim » après « Elohai netsor », on en a la permission.
Réponse
Si quelqu'un se trompe dans les prières du Chabbat et échange l'une avec l'autre, par exemple s'il dit "Ata Ehad" à la prière du matin, ou s'il dit "Yismah Moché" à la prière de Min'ha ou du soir, il est quitte de la prière et n'a pas besoin de recommencer. Mais s'il s'est trompé à Moussaf et a récité la prière du matin, et s'en rend compte avant de commencer "Retse", il doit reprendre et dire "Tikanta Chabbat", conclure par "Baroukh Ata Hachem Mekadesh HaChabbat", puis poursuivre avec "Retse". S'il ne s'en rend compte qu'après avoir terminé sa prière, il doit demander au chaliah tsibour d'avoir l'intention de l'acquitter lors de la répétition, et il devra écouter toute la répétition avec attention, sans répondre "Baroukh Hou ouBaroukh Chemo", mais uniquement "Amen" à la fin des bénédictions.
Réponse
Celui qui, un Roch Hodech, s'est trompé et a récité la Amida de Moussaf à Chaharit, pensant avoir déjà prié Chaharit, et se rend compte ensuite qu'il ne l'a pas faite, certains disent qu'il ne devra prier que Chaharit, et ne refera pas Moussaf, car il est déjà quitte. Mais si, lorsqu'il a prié Moussaf, il avait l'intention de prier Chaharit, mais s'est trompé et c'est la prière de Moussaf qui est sortie de sa bouche, il devra refaire Chaharit et Moussaf. D'autres estiment que dans tous les cas, il faut refaire Chaharit. En pratique, soit il dira au chaliah tsibour d'avoir l'intention de l'acquitter lors de la répétition, et il se tiendra debout, écoutera et répondra Amen aux bénédictions du chaliah tsibour, soit il refera la Amida en disant avant : si je suis tenu de prier Chaharit, que ce soit une prière obligatoire, sinon que ce soit une prière de nedava, et il pensera à bien se concentrer dans cette prière. Il en est de même si l'on a récité la Amida à la place de Moussaf et mentionné Yaale Veyavo dans la bénédiction de Avoda : il fera comme précédemment.
Réponse
Celui qui a oublié de dire "Yaalé Véyavo" à Chaharit de Roch Hodech, et s'en rend compte au milieu de "Modim", puis le dit à l'endroit où l'on dit "Al Hanissim", et vient demander après Moussaf s'il doit recommencer Chaharit avec "Yaalé Véyavo" à la bonne place, il faut lui dire de recommencer Chaharit en insérant "Yaalé Véyavo" à l'endroit approprié. De même, si l'on a dit "Yaalé Véyavo" entre "Choméa Tefila" et "Retse" lors de la prière de Hol Hamoed, ou à Chaharit et Min'ha de Roch Hodech, ou si l'on a dit des supplications dans "Choméa Tefila" en mentionnant Roch Hodech, puis terminé la prière, il faut recommencer et dire "Yaalé Véyavo" à sa place, avant "Veata Berahamekha Harabim". Toutefois, il est préférable de faire une condition : si je ne suis pas obligé de recommencer, que cette prière soit considérée comme une prière de nedava.
Réponse
Lorsqu'on prie Chaharit de Chabbat ou de Hol Hamoed et que l'on dit "Ata Behartanu" en mentionnant Chabbat, on est quitte de son obligation.
Lois de la priere de rattrapage
Réponse
Celui qui s'est trompé ou a été empêché et n'a pas prié la Chaharit doit prier deux fois la Minha : la première en tant que Minha, la seconde en tant que prière de rattrapage (tachloumin). Il faut attendre entre les deux Amida le temps nécessaire pour marcher quatre coudées. Si l'on a inversé l'ordre d'intention, pensant que la première était pour le rattrapage et la seconde pour Minha, on n'est pas quitte de l'obligation de rattrapage et il faut recommencer la prière de rattrapage de Chaharit. Cette règle s'applique dans tous les cas où il faut prier une prière de rattrapage. Toutefois, il est recommandé de refaire la prière avec la condition suivante : dire que si l'on est tenu de recommencer, cette prière sera une obligation, sinon elle sera considérée comme une prière volontaire (nedava). Il est écrit dans le Biour Halakha que si l'on a prié les deux sans préciser l'intention, on est quitte selon tous les avis.
Réponse
Si quelqu'un a commis une erreur et n'a pas prié la minha, il devra prier deux fois la arvit : la première pour arvit et la seconde en rattrapage pour minha. Il ne dira pas achré le soir, mais attendra d'entendre les kaddichim qui suivent la prière de arvit, puis il accomplira la prière de rattrapage pour minha. Si quelqu'un a commis une erreur et n'a pas prié arvit, il devra prier deux fois la chaharit : la première pour chaharit et la seconde en rattrapage pour arvit. Après avoir prié yotsér et la amida, il dira achré, puis il accomplira la amida en rattrapage pour la prière de arvit. Il est évident qu'il n'est pas nécessaire d'enlever les tefiline lorsqu'on accomplit la seconde prière en rattrapage pour arvit, même s'il n'est pas d'usage de mettre les tefiline lors de la prière de arvit.
Réponse
La tefila de Moussaf ne comporte pas de rattrapage. Si la journée est passée sans avoir prié Moussaf, le temps est révolu et le korban correspondant est annulé.
Réponse
De même, une personne qui a été empêchée de prier la Neïla le jour de Yom Kippour, et dont l'empêchement a pris fin après le temps de la prière, ne peut pas rattraper cette prière. La Neïla a le même statut que la prière de Moussaf, pour laquelle il n'existe pas de prière de rattrapage.
Réponse
Si une personne a oublié ou a été empêchée de prier Arvit et s'en souvient après l'aube mais avant le lever du soleil, certains estiment qu'elle ne peut prier Arvit qu'en tant que rattrapage, après avoir prié Chaharit. D'autres pensent qu'il est possible de prier Arvit jusqu'au lever du soleil. En pratique, si l'aube est déjà passée mais avant le lever du soleil, il priera Arvit en formulant la condition suivante : "Si j'ai le droit de prier maintenant, que ce soit à titre d'obligation du moment ou de rattrapage, j'accomplis la prière ; sinon, que ce soit une prière volontaire." La prière de Chaharit sera faite après le lever du soleil afin d'éviter une contradiction. Tout cela ne concerne que le cas d'une contrainte totale, comme une maladie ou une situation similaire. Mais s'il s'agit d'une erreur ou d'un oubli sans contrainte, il attendra et priera deux fois Chaharit.
Réponse
Lorsqu'une personne a oublié ou a été empêchée de prier la Arvit, elle peut, lors de la Chaharit en communauté, avoir l'intention de s'acquitter de la prière de rattrapage pendant la répétition de l'Amida par le chaliah tsibour, du début à la fin, et ainsi remplir son obligation de tachloumin. Il est nécessaire que le chaliah tsibour ait également l'intention de l'acquitter de son obligation de prière. Il faut répondre à la Kedoucha, écouter la Birkat Cohanim et répondre Amen après celle-ci. Il ne faut pas répondre « Baroukh Hou ouvaroukh Chemo » lors de la mention du Nom divin dans les bénédictions. A plus forte raison, si la personne elle-même est chaliah tsibour pour la Chaharit et récite la répétition de l'Amida, elle s'acquitte ainsi de la prière de rattrapage de Arvit. Il est d'ailleurs préférable que la personne elle-même fasse la répétition de l'Amida à Chaharit et ait l'intention que cette répétition compte pour le rattrapage de Arvit.
Réponse
Celui qui a délibérément omis de faire une prière obligatoire ne peut pas la rattraper par une prière de rattrapage, et il n'est pas non plus autorisé à la réciter même à titre de prière facultative (nedava).
Réponse
On ne considère une personne comme ayant délibérément négligé la tefila que si elle l’a annulée volontairement, sans aucune contrainte. Mais si quelqu’un était occupé et n’a pas annulé la tefila de façon délibérée, pensant qu’il aurait encore le temps de prier après avoir terminé son activité, puis a finalement oublié de prier, il est considéré comme ayant agi par inadvertance et non volontairement. Ainsi, celui qui n’a pas prié Minha ou Arvit alors qu’il lui restait du temps pour prier, parce qu’il pensait qu’il lui resterait du temps après avoir fini ce qu’il faisait, et que le temps est passé entre-temps, est considéré comme contraint (oness) et il a droit à la prière de rattrapage, même s’il était occupé par un travail simplement pour gagner davantage. A plus forte raison, s’il travaillait pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Malgré tout, il convient d’être vigilant sur ce point dès le départ, et par mesure de piété, il fera une condition de nedava avant sa tefila, en disant : « Si je suis tenu de prier, que cette prière soit considérée comme une obligation, sinon, qu’elle soit considérée comme une prière volontaire (nedava). »
Réponse
Celui qui a été préoccupé par ses affaires financières afin d'éviter une perte, et qui, de ce fait, a laissé passer le temps de la tefila et a manqué la prière, peut accomplir la tefila de rattrapage (tefilat tachloumin). Toutefois, il convient, a priori, de veiller à ne pas laisser passer le temps de la tefila, même pour éviter une perte financière.
Réponse
De même, une personne en état d'ivresse, à qui il est interdit de prier, est considérée comme un anous pour ce sujet, et elle a droit à la prière de rattrapage (tefilat tachloumin).
Réponse
Si quelqu'un était occupé à clarifier une décision de halakha la veille de Chabbat et que l'heure de la minha est arrivée, certains estiment qu'il lui est permis d'annuler la prière de minha et de prier deux fois arvit. D'autres pensent qu'il n'est même pas nécessaire de prier deux fois arvit en rattrapage, car au moment de son obligation, il était exempt selon la loi. En pratique, a priori, il n'aurait pas dû continuer son étude lorsque l'heure de la prière de minha est arrivée ; il doit interrompre et prier minha, et il ne faut pas se reposer sur la prière de rattrapage.
Réponse
Une femme qui a l'habitude de prier trois fois par jour, et qui s'est trompée ou a été empêchée et n'a pas prié une des prières, peut accomplir la prière de rattrapage lors de la prière suivante, comme c'est le cas pour un homme, même si, selon la règle stricte, elle n'est tenue de prier qu'une seule fois par jour.
Réponse
Lorsqu'un enfant a oublié ou a été empêché de prier Min'ha ou Arvit, il est bon et approprié de l'éduquer à accomplir la prière de rattrapage (tachloumin), en vertu de l'obligation d'éducation (hinoukh). Si un enfant n'a pas prié Min'ha et qu'il atteint l'âge de la Bar Mitsva le soir même, il est recommandé qu'il récite deux fois Arvit. Avant de commencer la seconde prière, il devra préciser que si, selon la halakha, il est tenu de faire une prière de rattrapage, alors cette prière est destinée à remplacer Min'ha ; et si ce n'est pas une obligation, cette prière sera considérée comme une prière volontaire (nedava).

