Aller au contenu

Choisir une ville

Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

Lien copié
Lois du respect des parents

Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression

Est-on obligé de restituer un objet perdu si l'on est déjà occupé à accomplir la mitsva de kiboud av vaem ?
L'ordre du père a-t-il une influence sur l'obligation de restituer un objet perdu lorsqu'on est occupé à une autre mitsva ?
Réponse

Si quelqu'un est occupé à accomplir la mitsva de kiboud av vaem dans un domaine, et qu'il se présente à lui la mitsva de hachavat aveda, il est exempté de la restitution, car celui qui est occupé par une mitsva est dispensé d'une autre mitsva. Dans ce cas, l'ordre du père n'a aucune incidence, car il n'est tout simplement pas soumis à l'obligation de restitution.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 5)
Doit-on écouter sa mère si elle demande de ne plus louer sa maison à un talmid hakham, alors que ce n'est pas une obligation de le faire ?
Existe-t-il une obligation de kiboud av vaem lorsqu'il n'y a pas de bénéfice direct pour le parent ?
Si le fils a besoin de l'argent du loyer, doit-il écouter sa mère qui lui demande de ne plus louer la maison ?
Réponse

Si un parent ordonne à son enfant de ne pas accomplir une mitsva qui n'est pas obligatoire, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'obligation de la réaliser mais que celui qui la fait accomplit une mitsva, par exemple si une mère demande à son fils de ne plus louer sa maison à personne, alors qu'auparavant un talmid hakham et homme de bien y a résidé en location pendant un an, certains estiment qu'il est tenu d'obéir à sa mère, car il n'y a pas ici d'ordre de transgresser la Torah. Même s'il est bon et juste de louer la maison à un talmid hakham pour qu'il puisse y étudier assidûment, ce n'est pas une obligation. D'autres pensent qu'il n'est pas tenu d'écouter sa mère pour annuler une mitsva, même si elle n'est pas obligatoire mais seulement une mitsva d'accomplissement. De toute façon, la majorité des décisionnaires estiment que lorsqu'il n'y a pas de bénéfice direct pour le parent, il n'y a pas de mitsva de kiboud av vaem. Et dans tous les cas, si le fils a besoin de l'argent du loyer, il n'est pas tenu d'écouter sa mère, car la mitsva de kiboud av vaem doit être accomplie avec les biens du parent et non avec ceux du fils, et même lorsqu'il n'y a pas de bénéfice direct pour le parent, il n'y a pas d'obligation de kiboud av vaem.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 6)
Un fils doit-il écouter sa mère si elle lui demande de ne pas louer son appartement à quelqu'un ?
Réponse

Si une femme ordonne à son fils de ne pas louer son appartement à qui que ce soit, et qu'une personne souhaite louer ce logement, le fils n'est pas tenu de l'écouter.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 7)
Si un père demande à son fils de ne pas devenir tuteur d'orphelins, le fils doit-il l'écouter selon la halakha ?
Est-ce que le fait de s'occuper d'orphelins est considéré comme une obligation personnelle qui empêcherait d'écouter son père ?
Réponse

Si un père ordonne à son fils de ne pas être tuteur d'orphelins, certains estiment qu'il doit l'écouter, car s'occuper des besoins des orphelins relève certes de la guemilout hesed, mais ce n'est pas une obligation qui lui incombe spécifiquement. D'autres ne sont pas de cet avis. En pratique, il semble que, selon la halakha, puisque le père n'a aucun bénéfice direct de cette affaire, le fils n'est pas tenu de l'écouter au titre du kiboud av vaem.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 8)
Faut-il écouter son père qui demande de ne pas porter de vêtements noirs lors du décès de sa mère ?
Quelle est la coutume d'Erets Israël concernant le port de vêtements noirs lors du décès d'un parent ?
Réponse

Si un père demande à son fils de ne pas porter de vêtements noirs lors du décès de sa mère, il doit l'écouter, d'autant plus qu'il est de toute façon approprié et correct de ne pas changer la coutume d'Erets Israël, qui est de ne pas porter de noir lors du décès d'un père ou d'une mère. Cela est d'autant plus vrai si le père souffre du fait que son fils porte du noir pour le décès de sa mère.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 9)
Que doit faire un fils si son père lui demande de l'eau alors qu'il doit accomplir une mitsva urgente comme un enterrement ?
Si la mitsva peut être accomplie par d'autres, le fils doit-il donner la priorité à la demande de son père ?
Doit-on écouter son père si sa demande vise à mépriser les mitsvot ?
Réponse

Si un père demande à son fils de lui donner à boire, et qu'il a devant lui une mitsva qui ne peut être accomplie que maintenant, comme l'enterrement ou l'accompagnement d'un défunt, si la mitsva peut être réalisée par d'autres, il devra s'occuper de l'honneur de son père. Mais s'il n'y a personne d'autre pour accomplir la mitsva, il devra s'occuper de la mitsva et laisser de côté l'honneur de son père. Si le père cherche par là à mépriser les mitsvot, il ne devra en aucun cas l'écouter.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 10)
Un fils doit-il écouter son père qui lui demande de ne pas jeûner lors des jeûnes obligatoires, s'il pense pouvoir supporter le jeûne ?
Réponse

Si un père ordonne à son fils de ne pas jeûner lors des jeûnes obligatoires, comme le 17 Tamouz ou le 10 Tevet, parce qu'il estime que son fils est faible, mais que le fils pense qu'il peut jeûner, il n'est pas tenu d'écouter son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 11)
Un fils doit-il écouter son père qui lui demande de ne pas étudier la Torah avec une certaine personne ?
Dans quel cas un fils doit-il écouter son père concernant le choix de son partenaire d'étude en Torah ?
Réponse

Si un père demande à son fils de ne pas étudier la Torah avec une certaine personne, le fils ne doit pas l'écouter. Cependant, si le père craint que ce camarade ne le détourne de l'étude ou lui fasse perdre en crainte du Ciel et en bonnes qualités, et que cela cause une grande peine au père, il faudra l'écouter, à condition qu'il y ait un fondement réel à ses propos et qu'il ne décide pas ainsi sur la base de ses propres suppositions.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 12)
Un fils doit-il écouter son père qui lui interdit de parler à son beau-père ou d'aller chez lui à cause d'un conflit concernant une dot ?
Comment un fils doit-il agir pour ne pas irriter son père lorsqu'il refuse d'obéir à un ordre qui entraîne une transgression de la Torah ?
Réponse

Si un père a du ressentiment et de la colère contre son beau-père au sujet d'une dot ou d'une question similaire, et qu'il ordonne à son fils de ne pas parler à son beau-père ou à sa belle-mère, ni d'aller chez eux, le fils ne doit pas écouter son père et ne doit pas entretenir la discorde ni manquer de respect envers son beau-père, car il s'agirait d'une injonction de transgresser la Torah, en particulier lorsqu'il y a un risque de porter atteinte à la paix dans le foyer. Toutefois, il devra agir de manière à ne pas irriter son père, et il multipliera les amis proches pour expliquer au père qu'il n'est pas possible d'obéir à son ordre dans ce cas.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 13)
Est-il permis à un fils d'accompagner sa mère malade qui sort dans la rue la tête découverte, bien que cela constitue une transgression ?
Réponse

Dans le cas d'une femme malade qui sort dans la rue la tête découverte et qui demande à son fils de l'accompagner pour une promenade dans le jardin, certains avis permettent au fils de l'accompagner, même si elle transgresse l'interdiction de sortir ainsi dans l'espace public.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 14)
Un fils peut-il emmener sa mère malade chez sa sœur, sachant que cela entraînera une profanation du Chabbat par la mère ?
Réponse

Si une femme malade demande à son fils de l'emmener chez sa fille pour s'y rétablir, et que le fils sait que cela entraînera une profanation du Chabbat par la mère, notamment pour le trajet aller et retour en voiture pendant Chabbat, certains avis permettent malgré tout au fils de l'emmener chez sa sœur.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 15)
Un médecin doit-il écouter ses parents qui lui interdisent d'aller porter secours dans une localité proche de la frontière où il y a un léger risque ?
Réponse

Un médecin appelé à porter secours dans une localité proche de la frontière où il existe un léger risque, et dont les parents craignent pour sa sécurité et lui ordonnent de ne pas s'y rendre, n'est pas tenu de leur obéir si le danger est minime.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Mitsva d’honorer père et mère en cas de transgression, Halakha 16)
Lois du respect des parents

Conduite du père envers ses enfants

Est-il permis à un père d’exiger de ses enfants un respect strict et de leur imposer des tâches difficiles ?
Comment un père doit-il demander un service à son fils s’il craint que celui-ci ne lui obéisse pas ?
Si un père a renoncé à son honneur puis change d’avis, le fils est-il encore dispensé de le respecter ?
Réponse

Il est interdit à une personne d’imposer un fardeau excessif à ses enfants, d’être trop pointilleux sur le respect qui lui est dû, ou de leur demander trop d’efforts, afin de ne pas les amener à trébucher. Il convient plutôt de renoncer à son honneur, même sans qu’ils le sachent, et de détourner son regard de leurs manquements pour ne pas qu’ils soient punis par le Ciel, car lorsqu’un père renonce à son honneur, son honneur est effectivement annulé. Les parents doivent veiller à ne pas exiger de leurs enfants des choses difficiles à accomplir, risquant ainsi de les faire fauter. Ainsi, si un père a besoin d’un service de la part de son fils et craint que celui-ci ne l’écoute pas, il ne devra pas s’exprimer sous forme d’ordre, mais plutôt comme un conseil bienveillant. Toutefois, le père doit prendre garde à ne pas renoncer à son honneur dans une situation où cela risquerait d’enseigner le mépris du respect dû au père. Il est évident que si, après avoir renoncé à son honneur, le père revient sur sa décision, le fils est à nouveau tenu de le respecter.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 1)
Est-il permis à un père d’imposer une crainte excessive dans sa maison ?
De quelle manière un père doit-il s’adresser à ses enfants selon la halakha ?
Réponse

Il ne convient pas à une personne d’instaurer une crainte excessive dans son foyer. Il faut s’adresser à ses fils et filles avec douceur et sans colère, car rien ne détériore autant la relation entre un père et son fils qu’une autorité trop marquée.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 2)
Est-il permis à un père de favoriser un de ses enfants dans l’héritage ou les cadeaux ?
Un père peut-il léguer la majorité de ses biens à un fils talmid hakham ?
Est-il recommandé pour un père de soutenir financièrement son fils qui étudie la Torah avec assiduité ?
Réponse

Il ne faut jamais qu’une personne fasse de différence entre ses enfants, mais il doit les traiter de façon égale en ce qui concerne la nourriture, la boisson, l’argent, les cadeaux et l’héritage. Toutefois, il est permis à un père de rédiger un testament léguant la majorité de ses biens à son fils qui est talmid hakham, et le reste à ses autres héritiers qui ne sont pas talmide hakhamim. Il est d’ailleurs recommandé que le père soutienne son fils qui étudie la Torah avec assiduité, car c’est un grand mérite pour lui d’aider un fils qui se consacre à l’étude de la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 3)
Est-il approprié pour un parent de traiter ses enfants comme des amis afin de les rendre indépendants ?
Comment un parent doit-il éduquer son enfant concernant le respect envers les parents et les frères aînés ?
Quelle attitude un père doit-il adopter envers ses fils adultes ?
Réponse

Ceux qui se comportent avec leurs enfants comme avec des amis, pensant ainsi les rendre indépendants, n’agissent pas correctement. Il faut enseigner à l’enfant la soumission envers ses parents et envers ses frères aînés. Cependant, il doit considérer ses fils adultes comme ses frères.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 4)
Est-il permis à un parent de maudire son enfant en cas de colère ou de dispute ?
Quels sont les risques pour un parent qui maudit son enfant ?
Réponse

Les parents doivent prendre garde de ne pas maudire leurs enfants, même dans un moment de colère ou de dispute, car cela peut leur nuire à eux-mêmes et à leurs enfants.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 5)
Est-il permis à une mère de dire à son fils « que je sois une expiation pour toi » ?
Faut-il empêcher une femme qui a l’habitude de dire à son fils « que je sois une expiation pour toi » ?
Réponse

Certains estiment qu’une mère ne doit pas dire à son fils « que je sois une expiation pour toi », car cela pourrait ouvrir la bouche à l’accusateur. D’autres ont justifié la pratique des femmes qui s’expriment ainsi, considérant qu’il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Par conséquent, celui qui entend sa femme dire cette phrase n’a pas besoin de l’en empêcher.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 6)
Est-il permis d'effrayer un enfant en lui disant qu'un chat ou un chien va le prendre ?
Pourquoi ne doit-on pas utiliser des paroles effrayantes envers un enfant concernant des animaux impurs ?
Réponse

Il ne faut pas effrayer un enfant en évoquant une chose impure, par exemple en lui disant qu’un chat ou un chien viendra le prendre, car il existe une force dans les paroles prononcées.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 7)
Faut-il éviter de se disputer ou d'insulter ses frères et sœurs pour ne pas causer de peine aux parents ?
Est-il nécessaire de continuer à éviter les disputes entre frères et sœurs même après le décès des parents ?
Réponse

Un enfant doit faire très attention à ne pas se disputer ni insulter ses frères et sœurs, car cela cause de la peine à ses parents. Même après le décès des parents, il faut continuer à veiller à ce comportement.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Conduite du père envers ses enfants, Halakha 8)