Questions pratiques
Celui qui mange moins qu’un kazayit
Réponse
La règle concernant la beria s'applique également aux fruits qui ne font pas partie des sept espèces. Ainsi, celui qui mange un quartier d'orange est dans la même situation que celui qui mange un grain entier de grenade, et il convient, a priori, de ne pas manger un quartier entier.
Réponse
A priori, il convient de faire attention à ne pas manger un gâteau ou des fruits d'environ 18 grammes, afin d'éviter un doute concernant la berakha finale. Il vaut mieux en manger moins de 18 grammes, ou plus de 27 grammes. Si l'on a mangé environ 18 grammes, il est conseillé de compléter jusqu'à 27 grammes, puis de réciter la berakha finale. Si l'on ne peut pas en manger davantage, on ne récitera pas la berakha finale.
Réponse
Si l'on trempe un biscuit dans une tasse de thé ou de café, et que le poids total du biscuit atteint environ 27 grammes après trempage, puis qu'on le mange, on ne récitera pas la berakha finale, car le thé ne s'ajoute pas au calcul de la quantité requise pour la berakha finale.
Réponse
Si quelqu'un a mangé un demi-kazit, puis l'a vomi, et a ensuite mangé un autre demi-kazit, il y a un doute quant à savoir si les deux moitiés se combinent pour la berakha finale. Par conséquent, si la personne ne peut pas manger à nouveau un kazit, elle ne récitera pas la berakha finale.
Réponse
Il est bon, a priori, de faire attention à ne pas boire du vin ou d'autres boissons dans une quantité équivalente à un kazit, mais soit de boire une quantité d'un reviit pour pouvoir réciter la berakha finale, soit moins qu'un kazit. Si, après coup, on a bu plus qu'un kazit mais moins qu'un reviit, on ne récitera pas la berakha finale.
La femme qui goûte les plats
Réponse
Celui qui goûte un plat pour vérifier s'il est trop salé ou pas assez salé, ou pour une raison similaire, même s'il avale, tant que la quantité n'atteint pas un kazayit, il n'a pas besoin de réciter de berakha du tout, car son intention est simplement de goûter, même s'il avale. Mais si son intention est de manger, il doit réciter la berakha même sur une quantité minime.
Réponse
Si quelqu'un goûte un plat avec l'intention à la fois de goûter et de profiter, il y a un doute s'il doit réciter une berakha. Il semble toutefois qu'il faille réciter la berakha, et il est préférable d'avoir explicitement l'intention de profiter de la consommation, afin de pouvoir réciter la berakha selon tous les avis.
Réponse
Celui qui a récité une berakha sur un aliment, l'a mis dans sa bouche pour le manger puis l'a recraché, sa berakha n'est pas considérée comme vaine, car il en a tiré un certain plaisir par le palais. Cependant, si l'aliment est encore devant lui, il est préférable, a priori, d'en prendre un peu et d'en avaler une petite quantité.
Regles de priorité dans les berakhot
Réponse
Lorsqu'on a devant soi plusieurs sortes de fruits dont la berakha est identique, et qu'il y a parmi eux une des sept espèces pour lesquelles la terre d'Israël a été louée, il faut privilégier l'espèce des sept espèces. Ces sept espèces sont : blé, orge, vigne, figue, grenade, olive et datte (le "d'vash" mentionné dans le verset fait référence à la datte). Les fruits des sept espèces ont priorité pour la berakha sur tous les autres fruits de l'arbre. Même si l'on préfère un autre fruit qui ne fait pas partie des sept espèces, il faut commencer par la berakha sur un fruit des sept espèces.
Réponse
La règle de priorité dans les berakhot ne s'applique que lorsque les deux aliments sont posés devant soi et que l'on souhaite manger des deux. Il n'est pas nécessaire d'attendre qu'on apporte l'aliment qui aurait la priorité pour la berakha.
Réponse
Parmi les sept espèces elles-mêmes, la priorité pour la berakha est déterminée par l'ordre dans lequel elles apparaissent dans le verset. Ainsi, la datte précède le raisin, car la datte est la deuxième espèce mentionnée après le mot "erets" à la fin du verset, tandis que la vigne est la troisième après le premier "erets". Certains affirment que le vin a priorité sur la datte, car le vin est important au point d'avoir une berakha spécifique, "boré peri hagefen", et il rassasie et réjouit. D'autres contestent et estiment que le vin n'a pas priorité sur la datte. En pratique, il faut privilégier la datte avant le vin, conformément à l'avis du Beit Yossef. Et selon tous les avis, un plat à base des cinq céréales précède le vin. Ainsi, l'ordre de priorité dans les berakhot est le suivant : la berakha "hamotsi" précède tout. Ensuite vient la berakha "boré minei mezonot". Le pain de blé précède celui d'orge. Ensuite viennent l'olive, puis la datte, puis le raisin, puis la figue, puis la grenade, et enfin les autres fruits de l'arbre.
Réponse
Une seule berakha "boré peri haets" acquitte tous les fruits de l'arbre présents devant soi. Si l'on s'est trompé et qu'on a commencé par un fruit mentionné plus tard dans le verset, comme la grenade, ou même par un fruit qui n'est pas des chivat haminim, et qu'on a fait la berakha "boré peri haets" en ayant l'intention d'acquitter les autres fruits, on est quitte. L'ordre de priorité des chivat haminim n'est requis que lekhatehila (a priori), mais n'empêche pas de s'acquitter bedieved (a posteriori).
Réponse
Si l'on a devant soi différents fruits, certains provenant de l'arbre et d'autres de la terre, il est permis selon la halakha de commencer par la berakha sur un fruit de la terre, même s'il n'est pas préféré, et même si le fruit de l'arbre est un des chivat haminim. La règle de priorité des chivat haminim ne s'applique que lorsque les berakhot sont identiques. Toutefois, il est préférable de commencer par le fruit de l'arbre avant celui de la terre, sauf si le fruit de la terre est celui que l'on préfère, auquel cas on commence par celui qu'on aime le plus.
Réponse
La berakha "boré peri haets" ou "boré peri haadama" a priorité sur la berakha "cheakol nihya bidvaro", car elles sont plus spécifiques que "cheakol", qui est une berakha générale. Toutefois, si l'on a commencé par "cheakol", cela n'acquitte pas les autres aliments devant soi de la berakha "boré peri haets" ou "boré peri haadama", sauf si l'on a eu explicitement l'intention d'acquitter le fruit de l'arbre ou de la terre avec "cheakol". De même, si l'on a fait "boré peri haadama" sur un fruit de la terre alors qu'il y avait aussi un fruit de l'arbre devant soi, ce dernier n'est pas acquitté par cette berakha, à moins d'avoir eu explicitement l'intention de l'acquitter. Mais si l'on a eu cette intention, on est quitte.
Le principal acquitte l’accessoire
Réponse
Lorsqu'un aliment principal est accompagné d'un aliment secondaire, on récite la berakha uniquement sur l'aliment principal, ce qui acquitte également l'aliment secondaire, aussi bien pour la berakha d'avant qu'après la consommation. Ainsi, on ne récite pas de berakha sur le fromage ou la confiture présents dans un gâteau, même si on les mange séparément. Même si l'on goûte du gâteau puis du fromage posé à part dans une assiette, dans l'intention d'accompagner le gâteau, ou si l'on trempe le gâteau dans la confiture, puisque ces aliments sont secondaires au gâteau et servent à l'accompagner, on ne récite pas de berakha sur le fromage ou la confiture.
Réponse
Si l'on mange un peu de pain uniquement pour atténuer le goût salé du poisson ou le piquant du concombre, et que le poisson est l'aliment principal, si l'on a mangé du pain en quantité d'un kezayit, et du poisson moins que la quantité requise, il faut réciter le Birkat Hamazon sur le pain consommé, ce qui acquitte le poisson de la berakha finale. A plus forte raison, si l'on a mangé du pain en quantité suffisante pour être rassasié, on est tenu de réciter le Birkat Hamazon selon la Torah.
Réponse
Ceux qui mangent des fruits après du fromage, pendant le repas et sans pain, afin d'adoucir la bouche du goût du fromage, il est préférable de consommer d'abord les fruits sans pain afin de pouvoir réciter une berakha sur eux. Il est encore mieux d'avoir l'intention, lors de la berakha du motsi, de ne pas acquitter les fruits, car chaque fois qu'il y a une divergence d'opinion, il est bon d'avoir explicitement l'intention de ne pas s'acquitter par la berakha.
Réponse
Celui qui mange un "krembo" a intérêt à consommer le biscuit avec la crème, et il récitera alors uniquement la berakha de shehakol. De même, celui qui mange une glace dans un cornet ne récite pas de berakha sur le cornet, car il est acquitté par la berakha de shehakol sur la glace, qui est l'aliment principal. Même si l'on mange le biscuit ou le cornet après avoir terminé la crème ou la glace, on ne récite pas la berakha de mezonot.
Réponse
Certains disent que l'aliment principal acquitte l'aliment secondaire, que l'on consomme l'aliment secondaire avant ou après l'aliment principal. D'autres estiment que si l'on mange l'aliment secondaire avant le principal, il faut réciter la berakha de shehakol sur l'aliment secondaire. D'autres encore pensent qu'il faut réciter sur l'aliment secondaire la berakha qui lui correspond. C'est cette dernière opinion qui est la principale.
Réponse
Pour une glace prise entre deux biscuits, appelée "kaseta", si l'on souhaite ne manger que la garniture et que l'on mange les biscuits uniquement parce qu'ils sont là, et que pour la personne les biscuits servent seulement à tenir la glace au milieu, la glace étant l'aliment principal, on récitera shehakol sur la glace, ce qui acquitte les biscuits, comme expliqué dans le Yalkout Yossef. Mais si l'on a l'intention et l'objectif de manger aussi les biscuits, même, par exemple, s'il a un peu faim, il faut réciter bore mine mezonot sur les biscuits, ce qui acquitte la glace. De même, si l'on souhaite manger le biscuit séparément, il est permis de réciter d'abord bore mine mezonot, puis ensuite shehakol sur la glace. Et si le cornet est fait de farine de maïs ou de farine de pomme de terre, la bénédiction shehakol acquitte tout dans tous les cas. Il convient donc de vérifier avant la bénédiction de quoi est fait le cornet, afin de connaître sa bénédiction.

