Questions pratiques
Chaliah Tsibour qui s’est trompe
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé dans la répétition de la tefila de Chaharit et a oublié de dire Yaale véyavo à Roch Hodech ou pendant Hol Hamoed, et qu'il a terminé sa tefila, on ne lui demande pas de recommencer à cause du désagrément pour l'assemblée, car la tefila de Moussaf est encore à venir et il y mentionnera Roch Hodech. Mais s'il se rend compte qu'il a oublié Yaale véyavo juste après avoir conclu la bénédiction "Hamakhzir chekhinato létsion", il dira Yaale véyavo à cet endroit. S'il a déjà commencé le mot "Modim" et se rend compte de l'oubli, ou s'il a poursuivi avec les bénédictions suivantes et se souvient avant d'avoir terminé la tefila, il revient à "Retse" et il n'y a pas là de désagrément pour l'assemblée.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé dans sa tefila silencieuse d'une manière qui l'obligeait à recommencer, par exemple s'il n'a pas demandé tal oumatar pendant la saison des pluies ou n'a pas mentionné Yaale véyavo à Roch Hodech, et qu'il a terminé sa tefila sans se rendre compte de son erreur jusqu'à ce qu'il arrive, lors de la répétition, à l'endroit où il s'était trompé, et qu'il a alors l'intention de s'acquitter de son obligation de tefila, il est quitte et n'a pas besoin de recommencer la tefila.
Réponse
Il a déjà été expliqué que si le chaliah tsibour s'est trompé lors d'un jeûne public et n'a pas dit "Anénou" entre la bénédiction "Goel Israël" et la bénédiction "Refaénou", et qu'il a terminé la bénédiction "Refaénou", il ne doit pas revenir pour dire "Anénou" ; s'il le fait, la bénédiction serait vaine. Il dira plutôt "Anénou" sans conclusion au milieu de "Choméa tefila", comme le fait un particulier. Mais s'il se souvient au milieu de la bénédiction "Refaénou", même s'il a déjà mentionné le nom de Hachem au début de la bénédiction en disant "Refaénou Hachem vénérafé", il est permis de revenir en arrière, et il n'y a pas à craindre une mention vaine du nom de Hachem, car cela reste dans le cadre d'une demande et de supplications.
Réponse
Si le chaliah tsibour a prié à la sortie de Chabbat et se rend compte à la fin de sa tefila qu'il a oublié de demander tal oumatar, afin de ne pas causer de désagrément à l'assemblée, il peut poursuivre et faire la havdala sur le vin, puis il priera de nouveau pour demander tal oumatar. De même, un chaliah tsibour qui n'a pas prié Minha ne fera pas immédiatement la tefila de rattrapage (tachloumin) à Arvit à cause du désagrément pour l'assemblée, mais il fera la tefila de rattrapage seulement après Barhou. Et de toute façon, même les autres personnes doivent attendre jusqu'à Barhou, sauf s'ils savent qu'ils termineront la tefila de rattrapage avant les Kaddichim. De même, celui qui se rend compte qu'il n'a pas prié après avoir dit Alénou léchabéah fera la tefila de rattrapage.
Réponse
Si un chaliah tsibour a été empêché et n'a pas prié Arvit, le lendemain il priera Chaharit et aura l'intention, lors de la répétition dite à voix haute, de s'acquitter de l'obligation de rattrapage (tachloumin) pour Arvit, et cela suffit ; il n'est pas nécessaire de prier trois tefilot. Même s'il dit dans la répétition la Kedoucha et la berakha des Cohanim, qui ne concernent pas Arvit, cela n'est pas considéré comme une interruption dans la tefila de rattrapage, car cela fait partie du sujet de la tefila du jour.
Regle de l’erreur dans la priere
Réponse
Celui qui s'est trompé dans sa tefila sur un point qui ne nécessite pas de recommencer, comme s'il a oublié la havdala dans honen hadaat, ou yaale veyavo lors du soir de roch hodech, ou al hanissim à Hanouka et Pourim, ou des cas similaires, et qu'il a terminé sa tefila, il n'est pas permis de recommencer la tefila même à titre de nedava, sauf s'il sait de lui-même qu'il est très attentif et capable de se concentrer parfaitement du début à la fin de la tefila de nedava. Or, de nos jours, il n'existe personne capable d'une telle concentration, même pas un sur mille. Par conséquent, il vaut mieux s'abstenir et ne pas recommencer la tefila, même à titre de nedava.
Réponse
Celui qui s'est trompé dans sa tefila sur un point qui ne nécessite pas de recommencer, comme mentionné précédemment, et qui, après avoir terminé sa tefila, a cru à tort qu'il devait recommencer et a entamé une seconde tefila, puis se rappelle en cours de route que la halakha ne l'oblige pas à recommencer, doit immédiatement interrompre sa prière, même au milieu d'une berakha (et il dira "Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed"). Il n'est pas permis de poursuivre cette seconde tefila à titre de nedava, car une tefila ne peut être à moitié obligatoire et à moitié volontaire. Toutefois, si cela s'est produit lors de la tefila d'arvit, il est permis de continuer la prière en ayant l'intention qu'il s'agit d'une tefila de nedava, à condition d'y ajouter un élément nouveau dans shomea tefila.
Réponse
Celui qui s'est assoupi ou s'est embrouillé au milieu de sa tefila et ne sait plus à quelle berakha il en est, doit reprendre la tefila à partir de la dernière berakha dont il est certain de l'avoir dite, puis continuer dans l'ordre à partir de là. Dans ce cas, on n'applique pas le principe de "safek berakhot lehakel".
Réponse
Celui qui, en pleine tefila, se retrouve à dire "bimhera beyamenou" et doute s'il se trouve à la fin de la berakha des minim (où l'on dit : "vetakhalem vetakhniem bimhera beyamenou", et il devrait conclure : "Baroukh ata Hachem shover oyvim umakhniya zedim") ou à la fin de la berakha "tishkon betokh yeroushalayim" (où l'on dit : "oubne ota binyan olam bimhera beyamenou", et il devrait conclure : "Baroukh ata Hachem bone Yeroushalayim"), doit revenir à la berakha des minim, conclure "shover oyvim umakhniya zedim" et poursuivre la tefila dans l'ordre à partir de là. On n'applique pas ici le principe de "safek berakhot lehakel" dans la tefila.
Réponse
De même, si quelqu'un, pendant la tefila des dix jours de techouva, dit "Baroukh ata Hachem hamelekh" et doute s'il doit conclure "hamelekh hakadosh" ou "hamelekh hamishpat", il doit conclure "hamelekh hakadosh" et poursuivre la tefila dans l'ordre à partir de là.
Réponse
Si quelqu'un prie pendant Hanouka et dit "veata berahamekha harabim", puis doute s'il se trouve dans sa prière avant Modim (où l'on dit : "veata berahamekha harabim tekhpotz banu vetirtseinu") ou au milieu de Al Hanissim (où l'on dit : "veata berahamekha harabim amadta lahem be'et tsaratam"), il doit poursuivre avec "tekhpotz banu vetirtseinu", etc. Si, à la fin de la bénédiction de Modim, il s'est trompé et a conclu "Baroukh ata Hachem magen Avraham", puis a continué avec "ata gibor", et s'est rendu compte au milieu ou dans le laps de temps de "tokh kedei dibur" après avoir terminé "hatov shimkha", cela n'a aucune validité et il doit revenir à Modim.
Réponse
Celui qui a sauté par erreur une des bénédictions intermédiaires de la Amida et s'en rend compte au milieu de la prière, après avoir déjà récité plusieurs autres bénédictions, ne peut pas poursuivre sa prière et inclure la bénédiction omise dans la bénédiction de Chomea Tefila. Ce n'est pas comparable au cas où l'on a oublié de demander la pluie et la rosée dans la bénédiction de Barekh Alenou, où il est permis de compléter la demande dans Chomea Tefila, car dans ce cas, la bénédiction a été dite et conclue, seule la demande a été omise. Mais si une bénédiction entière a été sautée, il n'est pas permis de la dire dans Chomea Tefila. Il faut revenir à la bénédiction omise et poursuivre ensuite l'ordre normal de la prière.
Réponse
Celui qui se trompe pendant la prière durant les dix jours de pénitence et dit « Melekh ohev tsedaka oumichpat » à la place de « Hamelekh hamichpat », s'il s'en rend compte dans le laps de temps équivalent à dire « Chalom alekha rabbi », il doit immédiatement conclure par « Hamelekh hamichpat ». S'il s'en rend compte après ce délai, il doit revenir à la bénédiction de « Hachiva » et poursuivre l'ordre de la prière à partir de là. Même s'il s'en rend compte dans les bénédictions suivantes, ou même dans « Sim Chalom » ou dans « Elokai netsor », il doit revenir à « Hachiva » et continuer à partir de là. S'il ne s'en rend compte qu'après avoir dit le dernier verset « Yihyou leratson imrei fi », même s'il n'a pas encore reculé ses pieds, il doit recommencer la prière depuis le début. Il est recommandé de faire une condition en disant : « Si je suis tenu de recommencer la prière, je le fais pour m'acquitter de mon obligation, sinon que ce soit à titre de prière volontaire. »
Réponse
Celui qui ne possède pas de sidour et ne connaît par cœur qu'une partie de la Amida n'a pas le droit de prier du tout, car s'il omet une ou plusieurs bénédictions, il prononcerait des bénédictions en vain et ne s'acquitterait pas de l'obligation de la prière. A plus forte raison, s'il ne connaît qu'une ou quelques bénédictions, il lui est interdit de ne réciter que celles qu'il connaît, car les dix-huit bénédictions de la Amida sont liées les unes aux autres et doivent toutes être dites dans l'ordre.
Réponse
Un particulier qui s'est trompé dans la prière de Chaharit le jour de Roch Hodech et n'a pas dit Yaalé Véyavo, s'il s'en rend compte immédiatement, il recommence la Amida afin de mentionner l'événement du jour. Mais s'il ne s'en rend compte qu'après avoir déjà prié Moussaf de Roch Hodech, certains estiment que, puisqu'il a mentionné Roch Hodech dans Moussaf, il n'est pas nécessaire de recommencer Chaharit. D'autres pensent que l'allègement accordé pour la répétition du Chaliah Tsibour n'est valable que pour éviter la gêne de l'assemblée, mais pour un particulier, même s'il a déjà prié Moussaf, il doit recommencer Chaharit avec la mention de Yaalé Véyavo. La halakha suit ce dernier avis : il doit recommencer Chaharit en mentionnant l'événement du jour. S'il ne s'en rend compte qu'après la fin du temps de Chaharit, il priera deux fois Min'ha de Roch Hodech : la première pour Min'ha et la seconde en rattrapage pour Chaharit.
Réponse
Tout ce qui a été dit dans le paragraphe précédent s'applique aussi bien à celui qui prie seul qu'à celui qui prie en assemblée : tant que l'on n'a pas mentionné Yaalé Véyavo, il faut recommencer la prière.
Réponse
Si le temps de la prière de Chaharit n'est pas encore passé et que l'on recommence à prier après Moussaf, il est bon et juste de remettre les tefiline avec bénédiction avant de prier Chaharit, car il est une mitsva de prier avec les tefiline, ce qui constitue une acceptation complète du joug du Ciel. Mais si le temps de Chaharit est déjà passé et que l'on s'en souvient au moment de Min'ha et que l'on prie en rattrapage, il n'est pas nécessaire de remettre les tefiline.
Réponse
Celui qui a prié Chaharit seul le jour de Roch Hodech sans se rappeler que c'était Roch Hodech, et qui s'en rend compte peu avant Minha, devra prier Minha, puis ensuite Moussaf, car la prière la plus fréquente précède celle qui l'est moins. Après cela, il accomplira la prière de rattrapage de Chaharit de Roch Hodech, car Moussaf est considéré comme plus fréquent que la prière de rattrapage. Après avoir accompli la prière de rattrapage, il récitera le Halel en sautant certains passages, comme il est d'usage.
Réponse
Celui qui n'a pas prié Moussaf et s'en souvient peu avant la sortie des étoiles, et qui a le temps de prier soit Minha soit Moussaf, doit privilégier la prière de Minha, et la prière de Moussaf sera repoussée.
Réponse
Un particulier qui a prié avec l'assemblée mais a oublié de mentionner Roch Hodech dans sa prière, ou n'a pas demandé la pluie pendant la saison des pluies, et s'en rend compte après avoir terminé sa prière, s'il lui est difficile de recommencer à prier seul, il devra se concentrer avec attention pendant la répétition de la Amida par le chaliah tsibour, et dire avec lui l'ordre de la Kedoucha, sans répondre « Baroukh Hou oubaroukh chemo », et sans dire « Modim derabbanan » avec l'assemblée, mais écouter le « Modim » du chaliah tsibour, et il sera ainsi quitte de son obligation de prière selon la règle de « chomea keone ». À condition que le chaliah tsibour soit apte, compétent et sache avoir l'intention de rendre quitte les autres, et qu'il prononce correctement tous les mots et lettres de la prière comme il se doit. S'il y a des cohanim qui bénissent le peuple, il devra se concentrer sur leur bénédiction et répondre Amen après eux. À la fin de la prière, il reculera de trois pas et dira « Oseh shalom bimromav » etc. Toutefois, il est préférable et très correct, a priori, qu'il recommence lui-même la prière avec le chaliah tsibour en mentionnant « Yaale véyavo » ou en demandant la pluie. Ce n'est que s'il lui est difficile de prier lui-même, et en particulier lorsqu'il a un doute s'il a mentionné « Yaale véyavo » ou non, qu'il pourra se reposer sur l'écoute de la répétition du chaliah tsibour.

