Questions pratiques
Bénédiction mé'ein chaloch
Réponse
Si l'on a mangé des fruits des sept espèces et aussi des pommes ou d'autres fruits de l'arbre, on ne fait pas la bénédiction « Boré Nefachot » sur les pommes, car elles sont incluses dans la bénédiction « Al Haets », étant elles aussi des fruits de l'arbre. De même, si l'on a mangé un kazayit de raisin, un demi-kazayit de concombre et un demi-kazayit d'orange, on fait la bénédiction mé’ein chaloch, et cela acquitte le concombre et l'orange de la bénédiction finale. Mais si l'on a mangé des pommes et bu du vin, ou mangé de la pâtisserie (pat haba'a bekisnin), on fait d'abord Boré Nefachot, puis Al Hagefen ou Al Hamihya. À plus forte raison, si l'on a mangé de la viande ou des fruits de la terre et bu du vin ou mangé des fruits des sept espèces, il faut faire une bénédiction finale pour chacun. De même, si l'on a mangé de la viande ou du poisson et des produits des cinq espèces de céréales, la bénédiction « Al Hamihya » ne dispense pas la viande ou le poisson.
Réponse
Celui qui a mangé un gâteau d'au moins un kazayit et a aussi mangé un fruit des sept espèces en quantité supérieure à 18 grammes, peut inclure dans la bénédiction « al hamiya » la mention « veal peri haetz » et conclure : « baroukh ata Hachem al haaretz veal hamiya veal peroteha ». Mais si la quantité de fruit des sept espèces est inférieure à 18 grammes, il ne doit pas inclure « al haetz veal peri haetz » dans la bénédiction « al hamiya ».
Réponse
Si, en plus du gâteau, on a bu du vin en quantité supérieure à un kazayit mais inférieure à un reviit, il est permis d'inclure la mention « al hagefen veal peri hagefen » dans la berakha al hamehia. On conclura alors la berakha par : « Baroukh Ata Hachem al haarets veal hamehia veal peri gafna ».
Réponse
Celui qui mange un gâteau contenant de la crème, des noix ou autres ingrédients similaires, mais dont la quantité de farine seule n'atteint pas un kazayit, ne doit pas réciter de berakha finale sur ce gâteau, car en cas de doute concernant les berakhot, on adopte une position indulgente.
Réponse
Celui qui mange du rahat halkoum fabriqué à partir d'amidon de blé, bien qu'il doive réciter au début la berakha « boré minei mezonot », comme expliqué précédemment, il ne récitera la berakha finale que s'il a consommé, en un laps de temps équivalent à celui nécessaire pour manger un pras, la quantité totale de trois œufs de ce mélange d'amidon. Si le rahat halkoum est fabriqué à partir d'amidon de maïs ou de pomme de terre, comme c'est courant aujourd'hui, même si on y ajoute des cacahuètes, on récitera la berakha « chéhakol », et si l'on en a mangé un kazayit dans le temps de akhilat pras, on récitera la berakha nefashot.
Réponse
Si l'on a bu du vin et récité la berakha « boré peri hagefen », puis que l'on souhaite manger des raisins, il faut réciter sur les raisins la berakha « boré peri haets ». Dans la berakha finale, on inclura la mention « al hagefen veal haets veal peri haets ».
Réponse
Si l'on s'est trompé et que l'on a récité sur des raisins la berakha « boré peri hagefen », ou que l'on a récité après consommation la berakha finale « al hagefen veal peri hagefen », on est tout de même quitte.
Réponse
Si l'on a bu un reviit de vin et un reviit d'eau ou d'autres boissons, on ne récitera pas la bénédiction « boré nefashot » sur l'eau, car la bénédiction du vin les acquitte, tout comme pour la bénédiction initiale où le vin acquitte toutes les boissons. Même si l'on a d'abord bu un reviit d'eau et que l'on s'est déjà rendu redevable de la bénédiction « boré nefashot », puis que l'on boit un reviit de vin, on récitera la bénédiction « al hagefen » et cela acquitte l'eau. Tout cela s'applique lorsqu'on s'est installé pour boire le vin, auquel cas il acquitte toutes les boissons même si elles n'étaient pas présentes au moment de la bénédiction, ou si elles étaient présentes au moment de la bénédiction, il est acquitté même s'il n'a bu qu'un seul verre. Mais si l'on ne s'est pas installé pour boire le vin, et que les autres boissons n'étaient pas présentes au moment de la bénédiction, il faudra réciter la bénédiction « nefashot ».
Réponse
Si quelqu'un a mangé une petite quantité de fruits ou similaire, et qu'il y a un doute s'il a atteint la quantité requise, par exemple s'il a mangé environ 18 grammes, puis il a mangé un aliment entier (beria) sur lequel il y a un doute s'il faut réciter une bénédiction finale, même s'il y a ici un double doute qui pourrait pousser à être rigoureux et à exiger la bénédiction finale, malgré tout, il ne récitera pas la bénédiction finale.
Réponse
Il faut réciter la bénédiction me'ein chaloch en étant assis. Cependant, si on l'a récitée debout ou en marchant, on est tout de même quitte. Pour les autres bénédictions, il n'est pas nécessaire, selon la règle, de les dire assis, même pour les bénédictions de jouissance (berakhot hanehenin). De même, pour la bénédiction boré nefashot, il n'est pas nécessaire, selon la règle, d'être assis lorsqu'on la récite.
Erreur ou doute dans la berakha sur le vin
Réponse
Si l’on prend en main un verre de boisson fermentée autre que du vin, ou d’eau, et que l’on commence la bénédiction en pensant dire « cheakol », mais que l’on se trompe et dit « boré peri haguéfen », si l’on ne se reprend pas dans le laps de temps appelé « tokh kedé dibour », on ne le fait pas recommencer, car au moment où il a mentionné le Nom et la royauté, il n’avait l’intention que de réciter la bénédiction appropriée à ce type de boisson. Cependant, s’il se rend compte de son erreur dans le laps de « tokh kedé dibour », il doit immédiatement corriger et dire « cheakol nihya bidvaro ».
Réponse
Si l’on prend un verre de boisson fermentée en pensant qu’il s’agit de vin, et que l’on commence la berakha avec l’intention de conclure par « boré peri haguéfen », puis que l’on se rend compte qu’il s’agit en réalité de bière ou d’eau et que l’on termine par « cheakol nihya bidvaro », on est quitte de son obligation.
Réponse
De même, si l’on a devant soi des fruits de la terre et que l’on commence la berakha en pensant dire « boré peri haadama », mais que l’on se trompe et conclut par « boré peri haets », si l’on se rend compte de l’erreur dans le laps de « tokh kedé dibour », il faut corriger immédiatement et dire « boré peri haadama ». Si l’on ne s’en rend compte qu’après ce laps de temps, on est tout de même quitte. De même, si l’on a devant soi un plat à base de céréales et que l’on commence la berakha en pensant dire « boré mine mezonot », mais que l’on dit par erreur « hamotsi », on est quitte, car au moment de la mention du Nom et de la royauté, l’intention était de réciter la berakha appropriée.
Réponse
Celui qui a mangé du pain et a été rassasié, ce qui l’oblige à réciter le Birkat Hamazon d’après la Torah, et qui a eu besoin d’aller aux toilettes, puis commence la bénédiction en pensant dire « asher yatsar », mais se ravise et poursuit avec « el hazan otanu » (début du Birkat Hamazon), est quitte a posteriori. À plus forte raison pour les bénédictions d’ordre rabbinique. Si l’on a changé la bénédiction par rapport à son intention initiale au moment de « baroukh ata Hachem », on est quitte. Cependant, il faut veiller à ne pas agir ainsi a priori.
Réponse
Si l’on a commencé la berakha en pensant dire « zokef kefoufim » avant d’avoir récité « matir assourim », il faut conclure par « zokef kefoufim », même si cela empêche de réciter ensuite « matir assourim ».
Réponse
Si l’on prend un verre de bière ou d’eau en pensant qu’il s’agit de vin, et que l’on récite « boré peri haguéfen », puis que l’on se rend compte de l’erreur dans le laps de « tokh kedé dibour » et ajoute « cheakol nihya bidvaro », de sorte que l’on dit : « boré peri haguéfen cheakol nihya bidvaro », on est quitte. Mais si l’on n’a pas corrigé dans ce laps de temps, on n’est pas quitte et il faut recommencer la berakha « cheakol ».
Doute concernant les berakhot
Réponse
Pour toutes les berakhot, y compris la berakha sur la Torah, les berakhot de jouissance avant et après la consommation, les berakhot de louange et les berakhot des mitsvot, si l’on a un doute sur le fait d’avoir récité ou non la berakha, on ne la récite ni au début ni à la fin. L’exception concerne la birkat hamazon, car elle est d’ordre toranique, comme expliqué précédemment. Ainsi, si l’on a mangé des fruits ou un gâteau et que l’on doute d’avoir récité la berakha me’ein shalosh ou la berakha nefashot, ou si l’on doute d’avoir mangé la quantité requise d’un kazayit dans le temps imparti, il est préférable, si possible, de manger à nouveau la quantité requise dans le temps imparti. Sinon, on ne récite pas la berakha en cas de doute, car selon l’avis du Maran, il faut tenir compte de ceux qui estiment que la berakha me’ein shalosh est d’ordre rabbinique.
Réponse
Si l’on doute d’avoir récité la berakha initiale avant de manger ou de boire, il est permis a priori de consommer sans réciter la berakha, car il n’y a pas d’obligation de la réciter dans ce cas, et il n’y a pas à craindre la faute de profiter de ce monde sans berakha. Toutefois, s’il est possible d’écouter la berakha d’autrui et de s’acquitter ainsi du doute, ou de la méditer dans son cœur, cela est préférable.
Réponse
Si l’on a procédé à l’abattage rituel sans avoir récité la berakha, la shehita reste valable sans aucune inquiétude.
Celui qui mange moins qu’un kazayit
Réponse
Celui qui mange moins qu'un kazit, que ce soit du pain ou d'autres aliments, ou qui boit moins qu'un reviit, que ce soit du vin ou d'autres boissons, doit réciter la berakha appropriée avant de consommer, mais il ne récitera aucune berakha après. Certains estiment que si l'on a mangé une beria entière, comme un grain entier de raisin ou de grenade, on est tenu de réciter la berakha finale même si la quantité n'atteint pas un kazit. D'autres s'y opposent, et la halakha est que même si l'on a mangé une beria entière, tant que la quantité n'atteint pas un kazit, on ne récitera pas la berakha finale. Il est donc préférable, a priori, de ne pas manger une beria de moins d'un kazit afin d'éviter un doute concernant la berakha finale.

