Questions pratiques
Éducation des enfants à la mitsva des tefiline
Réponse
Un père dont le fils a atteint l’âge de treize ans et un jour ne doit pas réciter la berakha "Shepetarani meoncho shel ze" avec mention du Nom et de la royauté, mais il dira cette berakha sans le Nom et la royauté. Il est également d’usage de réciter cette berakha sans le Nom et la royauté après que le jeune garçon soit monté à la Torah pour sa bar mitsva.
Qui est astreint à la mitsva des tefiline
Réponse
Les femmes sont exemptées de l'obligation de mettre les tefiline. Si elles souhaitent néanmoins se montrer rigoureuses envers elles-mêmes et mettre les tefiline, il convient de les en empêcher.
Réponse
Une personne aveugle est tenue de mettre les tefiline et doit réciter la berakha sur ceux-ci. Celui qui ne peut pas mettre les tefiline en raison d'une faiblesse ou d'une maladie doit demander à l'un de ses proches de les lui mettre.
Réponse
Un marié, même le premier jour de son mariage, met les tefiline comme chaque jour. Il en est de même pour tous les membres de la houppa, car étant donné qu'ils sont tenus de réciter le Chema, s'ils ne mettent pas les tefiline, cela serait considéré comme un faux témoignage. Ils doivent veiller à ne pas mettre les tefiline lorsqu'ils sont en état d'ivresse.
Réponse
Une personne qui porte un pantalon mais dont le haut du corps est découvert, et à qui l'on souhaite faire accomplir la mitsva des tefiline, il n'est pas convenable de lui mettre les tefiline, sauf s'il lui est impossible de les mettre durant toute la journée. Dans ce cas, il vaut mieux qu'il mette les tefiline même avec le haut du corps découvert, plutôt que de manquer complètement la mitsva ce jour-là. Cependant, si cette personne est pieuse et récite le Chema et prie, de toute façon elle s'habille pour la prière, et alors elle lira le Chema avec les tefiline comme il se doit.
Réponse
Celui qui met les tefiline doit être très vigilant à ne pas avoir de pensées de désir envers une femme. Bien qu'il faille toujours se préserver de telles pensées, l'exigence est encore plus grande lorsqu'on porte les tefiline.
Pose des tefiline au fil de l’année et lois des tefiline en deuil
Réponse
Le minhag de Jérusalem est de prier Cha'harit le 9 Av avec la communauté en portant le talit et les tefiline, comme chaque jour. On récite la berakha sur le talit et les tefiline lorsqu'on les met le 9 Av. Ceux qui ont l'habitude de mettre les tefiline de Rabbénou Tam les mettront aussi le 9 Av. Dans les endroits où l'on suit l'avis du Maran de ne pas mettre les tefiline à Cha'harit, on continuera à suivre cette coutume et on les mettra à Min'ha, sans changer pour éviter la discorde. Cependant, il ne faut pas qu'une partie de l'assemblée fasse d'une manière et une autre partie d'une autre manière.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de mettre les tefiline à Min'ha le 9 Av doivent veiller à les retirer au coucher du soleil. Bien que selon le sens simple de la halakha il soit permis de les garder après le coucher du soleil, il est préférable d'être rigoureux à ce sujet, suivant la pratique de l'Arizal. Toutefois, si l'on se trouve au milieu de la tefila, on peut les garder.
Réponse
Le minhag répandu en Erets Israël est de mettre les tefiline à Cha'harit uniquement lors des jeûnes publics. Certains ont l'habitude de les mettre aussi à Min'ha pendant ces jeûnes pour compléter le compte de cent berakhot, mais cette pratique n'est pas observée en Erets Israël, et il convient de laisser les gens suivre leur coutume.
Réponse
Il y a une obligation de mettre les tefiline à Pourim. Lorsqu'on dit le verset "LaYehoudim hayta ora ve-sim'ha ve-sasson vikar", on touchera les tefiline de la tête et du bras et on les embrassera.
Réponse
Certains ont l'habitude à Pourim de mettre les tefiline de Rabbénou Tam avant la lecture de la meguila à la synagogue, et ils portent les tefiline de Rabbénou Tam pendant la lecture de la meguila. Toutefois, si cela n'est pas possible, on les mettra après la lecture.
Tefiline en période de deuil
Réponse
Un endeuillé n'a pas le droit de mettre les tefiline le premier jour de son deuil, même après l'enterrement. Cela concerne le jour du décès et de l'enterrement, et même si le défunt est décédé et enterré pendant la nuit, il ne mettra pas les tefiline le lendemain matin. La raison en est qu'il est alors considéré comme "couvrant sa tête de poussière", ce qui n'est pas un honneur pour les tefiline qui sont appelés "parure", comme il est dit : "Ta parure soit sur toi". Dès le deuxième jour de deuil, il mettra les tefiline après le lever du soleil. Tout cela s'applique lorsque le défunt a été enterré le jour même de son décès. Mais si le décès a eu lieu un jour et l'enterrement un autre jour, les décisionnaires sont partagés sur la conduite à adopter le jour de l'enterrement. En pratique, il convient de mettre les tefiline discrètement, sans réciter la berakha, car en cas de doute sur une berakha on adopte une attitude de réserve. C'est ainsi qu'il est juste d'agir.
Réponse
Si une personne a perdu un proche le dimanche et que l'enterrement a eu lieu le dimanche pendant le bein hachmachot, elle devra mettre les tefiline le lendemain, c'est-à-dire le lundi, après le lever du soleil, avec berakha.
Réponse
Si une personne a perdu un proche le Chabbat et que l'enterrement a eu lieu à la sortie de Chabbat, puisqu'elle n'a pas observé le deuil pendant Chabbat, il faut être rigoureux et ne pas mettre les tefiline du tout le dimanche, même sans berakha. Le lundi, il mettra les tefiline uniquement après le lever du soleil. Toutefois, même si on ne doit pas protester contre un endeuillé qui souhaite mettre les tefiline le lundi avant le lever du soleil, celui qui demande conseil doit être orienté à les mettre après le lever du soleil.
Réponse
L'endeuillé met également les tefiline de Rabbénou Tam durant les sept jours de deuil.
Réponse
L'endeuillé est tenu de mettre les tefiline le jour de Pourim, même si c'est le premier jour du deuil, c'est-à-dire le jour de l'enterrement. Cependant, si ce jour est également le jour du décès, il ne mettra pas les tefiline même après l'enterrement.
Réponse
Celui qui apprend le décès d'un proche moins de trente jours après la mort, ce qui est appelé une "nouvelle annonce" (chemoua kerova), et qui doit observer sept jours et trente jours de deuil, ne mettra pas les tefiline ce jour-là.
Adopter une attitude de sainteté avec les tefiline
Réponse
Il est interdit de suspendre les tefiline à un crochet ou à un support, car cela constitue un manque de respect, que ce soit les boîtiers qui pendent vers le bas ou les lanières qui pendent vers le bas. Certains avis permettent, si c'est de façon tout à fait occasionnelle, par exemple lorsqu'on tient les tefiline à la main et que les lanières pendent vers le bas dans le but de les mettre, de ne pas s'en formaliser. Cependant, plusieurs décisionnaires recommandent d'être rigoureux et de ne pas tenir les tefiline par le nœud, même au moment de les mettre, afin qu'elles ne soient pas suspendues.
Réponse
Il est désormais courant d'écrire des versets et des paroles de Torah et de les accrocher aux murs de la synagogue. Il en va de même pour le texte de Barich Chemeh, ou pour l'inscription "Chiviti Hachem lenegdi tamid" avec le texte de Lamenatseah : il n'y a aucune crainte à accrocher des paroles de Torah de cette manière, car cela se fait avec respect.
Réponse
Si un prisonnier se trouve en prison et qu'il n'a pas la possibilité d'y faire entrer des tefiline, il est permis de lui lancer les tefiline depuis la rue jusqu'à la fenêtre de la prison afin qu'il puisse les mettre.

