Questions pratiques
Education des enfants a la priere
Réponse
Il est une mitsva d'amener les jeunes enfants ayant atteint l'âge de l'éducation religieuse à la synagogue, afin qu'ils prient avec la communauté, qu'on les encourage à écouter et à répondre aux paroles de sainteté et à "Amen", et qu'on les éduque à se tenir avec crainte et respect, en veillant à la sainteté du lieu comme il se doit. Il en va de même pour les filles ayant atteint l'âge de l'éducation religieuse : il est bon de les éduquer et de les amener à la galerie des femmes pour prier. En particulier pour la lecture de la meguila, il est d'usage d'amener les enfants à la synagogue pour écouter la lecture. Toutefois, tout cela concerne les enfants qui ne perturbent pas la prière de la communauté ; mais s'ils sont trop jeunes et dérangent la concentration des fidèles, il ne faut pas les amener à la synagogue. Il vaut mieux prier seul que d'amener avec soi de jeunes enfants à la synagogue qui perturberaient la prière de la communauté.
Réponse
Dans les écoles où il y a un minyan composé d'élèves des classes supérieures ayant atteint l'âge des mitsvot, il est souhaitable et correct d'associer à eux des élèves plus jeunes qui n'ont pas encore atteint cet âge, afin qu'ils puissent répondre avec eux aux paroles de sainteté et aux "Amen" de la répétition du chaliah tsibour. Mais s'il n'y a pas de minyan de ceux qui ont atteint l'âge des mitsvot, il n'est pas permis aux enfants, même s'ils ont atteint l'âge de l'éducation religieuse, de constituer un minyan pour eux-mêmes afin de dire la répétition ou les paroles de sainteté, ou de lire la Torah avec ses bénédictions, car tout ce qui relève des paroles de sainteté doit se faire avec un minyan de personnes ayant atteint l'âge des mitsvot.
Réponse
Il est approprié d'éduquer les enfants à prier tout l'ordre de la prière, y compris les berakhot du matin, les berakhot de la Torah, la paracha de l'Akeda, les korbanot, les psoukei dezimra, etc. Le père doit veiller à ce que son fils ne saute pas de parties dans la prière, car "éduque l'enfant selon sa voie, même lorsqu'il vieillira, il ne s'en détournera pas".
Réponse
Si un enfant ayant atteint l'âge de l'éducation religieuse a des difficultés d'élocution et prie très lentement, il ne faut pas l'éduquer à prier une prière abrégée ou à réciter une version courte du birkat hamazon. Il convient plutôt de l'éduquer à réciter au minimum le Chema et la Amida, jusqu'à ce qu'il s'habitue et soit capable de prier toute la prière complète.
Réponse
L'obligation d'éducation religieuse concerne aussi les mitsvot d'origine rabbinique. C'est pourquoi le père doit éduquer son fils à réciter le Halel lors des fêtes et des débuts de mois, ainsi qu'à prier Moussaf et Neila.
Réponse
Il faut éduquer ses filles à réciter chaque jour au moins une tefila. Il est préférable que cette tefila soit celle du matin, accompagnée des berakhot hacha'har et des berakhot haTorah. Il a déjà été expliqué que les femmes ne doivent pas réciter les berakhot kriat chema. Par conséquent, le père doit habituer ses filles à ne pas réciter les berakhot des pessoukei dezimra ni celles du kriat chema du matin et du soir, mais seulement à dire le chema et la amida. Si elles le souhaitent, elles peuvent dire "Baroukh cheamar", "Yichtabach" et les berakhot kriat chema sans mentionner le Nom et la Royauté.
Réponse
Il convient à tous les enseignants d'enfants d'Israël d'habituer les élèves à une prononciation correcte et précise, afin qu'aucune erreur ne se glisse dans leur bouche. Car si on ne les éduque pas dès leur jeunesse, une erreur apprise persistera.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu'il est permis de donner à un enfant à manger un gâteau ou similaire, même avant la tefila du matin, que ce soit en semaine ou le Chabbat.
Réponse
Un enfant ayant atteint l'âge de l'éducation, qui prie le matin à l'école ou avec son père, et qui affirme à son père avoir aussi prié minha, est cru. Il n'est pas nécessaire de l'obliger à prier une seconde fois. Au contraire, une telle rigueur mènerait à une légèreté concernant l'interdit de réciter une berakha cheena tsricha. Sauf si l'enfant est suspecté de ne pas dire la vérité.
Réponse
Un enfant ayant atteint l'âge de l'éducation qui a manqué une tefila, il est bon et juste de l'éduquer à rattraper cette prière par une tefilat tachloumin.
Réponse
Un garçon âgé de treize ans et un jour, dont on ne sait pas s'il a déjà eu deux poils, peut, selon la halakha, acquitter un adulte de son obligation de tefila, car il existe une présomption qu'il a effectivement eu deux poils. Ainsi, un malade ou un vieillard qui ne peut pas prier la chmona esré lui-même, peut écouter la prière de ce garçon et être acquitté de son obligation, en s'appuyant sur cette présomption.
Doute s’il a prie et regle de la priere facultative
Réponse
Celui qui doute s'il a déjà prié ou non doit recommencer la tefila par précaution, à condition de formuler une intention de nedava : il dira, « Si je n'ai pas encore prié, que cette prière soit pour m'acquitter de mon obligation, et si j'ai déjà prié, que cette prière soit considérée comme une nedava ». Il n'est pas nécessaire d'ajouter un élément nouveau dans cette prière. Cette règle s'applique également à celui qui doute s'il a prié la tefila d'arvit, car bien que la tefila d'arvit soit à l'origine facultative, elle a été fixée comme obligatoire pour tout Israël. En revanche, pendant Chabbat et Yom Tov, où il n'y a pas de tefila de nedava, il ne recommencera pas la prière en cas de doute, car il n'est pas possible d'y appliquer la condition de nedava.
Réponse
Celui qui doute, lors de la tefila de chaharit ou de minha de Roch Hodech, s'il a mentionné « Yaalé Veyavo » ou non, doit recommencer la prière selon la règle. Si, après avoir terminé sa tefila, il se met à douter s'il a dit « Yaalé Veyavo » ou non, il est correct de tenir compte de l'avis de ceux qui sont plus stricts, et lorsqu'il recommence la prière, il formulera une condition de nedava. Si cela arrive pendant Chabbat, il devra également recommencer la prière selon la règle principale, et il pensera dans son cœur à la condition de nedava.
Réponse
Si, pendant les jours d'été, une personne doute si elle a mentionné « Morid Hatal » ou « Morid Hagueshem », ou si, pendant la saison des pluies, elle doute d'avoir demandé « Tal Oumatar », et qu'il n'est pas encore certain que sa langue soit habituée à dire correctement la formule (par exemple, dans les trente jours suivant Pessah), elle devra recommencer la prière en formulant une condition de nedava.
Réponse
Celui qui sent qu'il s'est habitué à dire correctement « Morid Hatal » dans les trente jours, ou au contraire, qui ressent qu'après trente jours il n'est toujours pas habitué à dire correctement la formule, et qu'à la fin de la tefila il doute s'il a dit « Morid Hatal » ou « Machiv Harouah Oumorid Hagueshem », devra recommencer la prière en formulant une condition de nedava. Mais pendant Chabbat, dans un tel cas, il ne recommencera pas la prière en tant que nedava.
Réponse
Si une personne a commis une erreur dans sa tefila et doute sur un point qui fait l'objet d'une controverse parmi les décisionnaires quant à savoir si elle s'est acquittée de son obligation ou non, et que la halakha n'a pas été tranchée, elle recommencera la prière en formulant une condition de nedava. Si cela arrive pendant Chabbat, elle ne recommencera pas la prière, car il n'y a pas de tefila de nedava pendant Chabbat. Mais dans un cas où l'avis du Choulhan Aroukh est de recommencer la prière, même si plusieurs décisionnaires sont en désaccord, il est possible de recommencer la prière aussi pendant Chabbat avec une condition de nedava, car il y a ici un double doute : peut-être la halakha suit l'opinion qui permet la tefila de nedava pendant Chabbat, en plus de l'avis du Choulhan Aroukh.
Réponse
Celui qui doute s'il a prié chaharit, ou qui a commis une erreur dans sa tefila et doute s'il s'est acquitté de l'obligation de chaharit, et que le temps de la prière est déjà passé, pourra, lors de la minha, accomplir une prière de rattrapage (tachloumin) pour la prière sur laquelle il a un doute, en formulant une condition de nedava. Il est préférable d'y ajouter un élément nouveau.
Réponse
Si quelqu'un est en train de prier et se rappelle au milieu de sa tefila qu'il a déjà accompli cette prière, il doit immédiatement interrompre, même au milieu d'une berakha. Ensuite, il dira "Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed". Il ne sert à rien de terminer sa tefila en ayant l'intention d'en faire une tefila volontaire (nedava) et d'y ajouter un élément nouveau, car dès lors qu'il a commencé la tefila en pensant s'acquitter de l'obligation, il n'est pas permis de faire une prière dont une partie est obligatoire et une partie volontaire. Cependant, s'il priait Arvit et se souvient au milieu de la tefila qu'il a déjà prié, il pourra terminer sa tefila en tant que nedava et y ajouter un élément nouveau, car la tefila de Arvit est essentiellement facultative, il est donc permis de la terminer en tant que nedava.
Réponse
Un chaliah tsibour qui se rappelle au milieu de la répétition de la Amida qu'il a déjà prié doit terminer sa tefila et ne pas interrompre.
Chaliah Tsibour qui s’est trompe
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé dans la tefila de Chaharit de Roch Hodech et n'a pas mentionné Yaale véyavo, ou s'il n'a pas demandé la pluie (tal oumatar) pendant la saison des pluies, et qu'il s'en rend compte après avoir terminé sa tefila, il ne doit pas recommencer la tefila silencieuse, afin de ne pas causer de désagrément à l'assemblée, car ils devraient alors attendre qu'il termine une seconde tefila. Il s'appuiera donc sur la répétition de la tefila où il mentionnera Roch Hodech ou demandera la pluie. Mais s'il a oublié de dire Yaale véyavo à Arvit pendant Hol Hamoed, il recommencera, car il n'y a pas de répétition sur laquelle s'appuyer. Toutefois, il pourra recommencer après avoir dit le Kaddich et après Alénou léchabéah, afin de ne pas causer de désagrément à l'assemblée. Le soir de Chabbat, le chaliah tsibour peut s'appuyer sur la berakha méen chéva. Si ce n'est pas le chaliah tsibour, il dira au chaliah tsibour d'avoir l'intention de l'acquitter de la berakha, il répondra "Amen" après sa berakha et sera ainsi acquitté.

