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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Lois du Kiddouch sur le vin

Que doit-on faire après avoir récité le kiddouch sur la coupe ?
Que faire si l'on a fait la netilat yadayim avant le kiddouch ?
Réponse

Après avoir récité le kiddouch sur la coupe, on procède à la netilat yadayim et on récite la bénédiction correspondante. Si l'on a fait la netilat yadayim avant le kiddouch, cela montre que l'on préfère le pain, et il ne faudra pas réciter le kiddouch sur le vin, mais sur le pain.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 36)
Quelle quantité de vin doit-on boire du verre du kiddouch pour s'acquitter de l'obligation ?
Comment définit-on la mesure de 'melo logmav' lors du kiddouch ?
Combien de grammes cela représente-t-il pour une personne moyenne lors du kiddouch ?
Réponse

Il faut boire du verre du kiddouch une quantité équivalente à "melo logmav", c'est-à-dire tout ce qu'il peut déplacer d'un côté de sa bouche et qui remplit sa joue. Cela correspond à la majorité d'un reviit, soit environ quarante-deux grammes pour une personne de taille moyenne.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 37)
Est-il préférable que celui qui fait le kiddouch boive lui-même melo logmav ?
Si le mekadesh ne boit qu'un peu de vin mais qu'un convive boit melo logmav, les participants sont-ils acquittés du kiddouch ?
Si personne ne boit melo logmav lors du kiddouch, mais que le mekadesh ou un convive goûte un peu de vin, est-on tout de même acquitté ?
Réponse

Il est préférable et correct que celui qui fait le kiddouch boive lui-même du vin une quantité de melo logmav. Si celui qui a fait le kiddouch n'a bu qu'une petite quantité, mais qu'un des convives a bu melo logmav, a posteriori, tous se sont acquittés de l'obligation du kiddouch. Si le mekadesh ou un des convives a bu seulement un peu de vin, même si aucun n'a bu melo logmav, ils se sont acquittés de l'obligation du kiddouch.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 38)
Est-il recommandé que tous les convives goûtent du vin lors du kiddouch ?
Que fait-on si le maître de maison fait le kiddouch avec des personnes qui ne souhaitent pas boire du même verre ?
Quelle est la coutume lorsque le kiddouch est fait en famille concernant le partage du vin ?
Réponse

Il est une mitsva particulièrement recommandée que tous les convives goûtent du vin, par amour de la mitsva. Lorsque le maître de maison est attablé avec les membres de sa famille, la coutume veut que ceux-ci goûtent du verre dont le mekadesh a bu, et certains essuient l'endroit où il a bu. S'il est attablé avec des personnes qui ne sont pas de sa famille et qui sont pointilleux à ne pas boire du verre dont un autre a bu, il versera un peu de vin dans plusieurs verres afin que les convives puissent goûter du vin.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 39)
Celui qui n'a pas goûté du vin lors du kiddouch est-il tout de même acquitté de l'obligation ?
Le fait que les convives goûtent du vin lors du kiddouch est-il indispensable ?
Réponse

Même celui qui n'a pas goûté du vin est acquitté de l'obligation du kiddouch, aussi bien pour le kiddouch du soir que celui du jour. Le fait que les convives goûtent du vin n'est pas indispensable, mais constitue seulement une marque d'affection pour la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 40)
Que doit-on faire si l'on a parlé entre la bénédiction du kiddouch et la consommation du vin ?
Si le vin du kiddouch est renversé avant d'être goûté, doit-on refaire les bénédictions ?
Les auditeurs qui parlent avant de goûter au vin doivent-ils refaire la bénédiction de boré peri hagefen ?
Réponse

Si, après avoir récité le kiddouch mais avant de goûter au vin, on a interrompu par la parole, il faut recommencer la bénédiction de boré peri hagefen, mais pas celle du kiddouch. De même, si le vin a été renversé avant d'être goûté et qu'on apporte un autre verre, il faut refaire la bénédiction de hagefen, mais pas celle du kiddouch. Cependant, si l'on avait l'intention de boire encore du vin après le kiddouch, il n'est pas nécessaire de refaire la bénédiction de boré peri hagefen. Quant aux auditeurs qui ont parlé avant de goûter au vin, si c'est avant que le mekadesh ait goûté, ils ne peuvent goûter au vin qu'après avoir récité eux-mêmes la bénédiction de boré peri hagefen. Toutefois, cela n'est pas indispensable et ils sont tout de même acquittés du kiddouch. S'ils ont parlé après que le mekadesh ait goûté, certains disent qu'ils n'ont pas besoin de refaire la bénédiction, mais selon d'autres, ils doivent la refaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 41)
Est-il permis de faire le kiddouch avec un verre jetable ou en papier ?
Est-il préférable d'utiliser un autre verre que celui à usage unique pour le kiddouch ?
Réponse

Il est permis de faire le kiddouch avec un verre à usage unique, ou un gobelet en papier, ou similaire. Cependant, s'il possède un autre verre, il est préférable de faire le kiddouch avec cet autre verre, afin d'accomplir "ceci est mon D.ieu et je l'embellirai", en embellissant la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 42)
Est-il permis de faire le kiddouch avec une bouteille ou un verre à l’ouverture étroite ?
Que doit-on faire si l’on utilise un verre à l’ouverture étroite pour le kiddouch ?
Réponse

Celui qui ne possède qu’un verre à l’ouverture étroite, ou une bouteille, peut accomplir le kiddouch avec ce récipient, à condition de porter son regard sur le verre depuis l’extérieur.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 43)
Faut-il retirer ses gants avant de tenir le verre pour le kiddouch ?
Est-il permis de tenir le verre du kiddouch avec un bandage ou un plâtre sur la main ?
Réponse

Celui qui porte des gants sur les mains, il est préférable de les retirer avant de prendre le verre pour le kiddouch, afin de ne pas tenir le verre avec les gants. En revanche, si l’on a un bandage ou un plâtre sur la main, il est permis de tenir le verre ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 44)
Peut-on poser une condition pour s’acquitter du kiddouch en écoutant une autre personne ?
Comment doit-on formuler son intention si l’on veut s’acquitter du kiddouch par l’écoute uniquement en cas d’absence de vin ?
Réponse

Celui qui souhaite s’acquitter de l’obligation du kiddouch en écoutant une autre personne, peut poser une condition en ayant l’intention suivante : si jamais il a du vin pour faire le kiddouch lui-même, il ne souhaite pas s’acquitter par l’écoute, mais s’il n’a pas de vin, il souhaite s’en acquitter. Il est permis d’agir ainsi, et on s’acquitte du kiddouch de cette manière.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 271 - Lois du Kiddouch sur le vin, Halakha 45)
Lois de Chabbat

Sur quel vin réciter le Kiddouch

Peut-on réciter le kiddouch sur un vin qui a une mauvaise odeur ?
Est-il permis d'utiliser pour le kiddouch un vin qui est resté découvert, même à notre époque ?
Quelles sont les conditions pour qu'un vin découvert soit disqualifié pour le kiddouch ou la havdala ?
Réponse

Il ne faut pas faire le kiddouch sur un vin qui a une mauvaise odeur, ni sur un vin découvert. Même à notre époque où l'on ne craint plus de boire du vin découvert, car il n'y a plus de serpents parmi nous, il ne faut tout de même pas faire le kiddouch sur un vin découvert. A priori, il convient d'être vigilant même si le vin n'est resté découvert qu'un court instant. Toutefois, a posteriori, on ne disqualifie le vin que si son odeur et son goût sont altérés, ou s'il est resté découvert toute une nuit. Il n'y a pas de différence à ce sujet entre le kiddouch et la havdala.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 1)
Faut-il recommencer le kiddouch si on l'a fait sur un vin découvert ?
Que doit-on faire si, après avoir goûté le vin du kiddouch du vendredi soir, on découvre qu'il s'agit de vinaigre ?
Comment agit-on si l'on doute si le vin utilisé pour le kiddouch est du vinaigre ou non ?
Réponse

Si l'on a récité le kiddouch sur un vin découvert, pour le kiddouch du soir il n'est pas nécessaire de recommencer, car il y a lieu de craindre une bénédiction en vain. Mais pour le kiddouch du jour, où seule la bénédiction "boré peri haguefen" est récitée, il est préférable de recommencer le kiddouch sur un vin valide. Si l'on a fait le kiddouch du vendredi soir sur un vin, et qu'après avoir goûté on découvre qu'il s'agit de vinaigre, il faut recommencer le kiddouch sur un autre vin, en récitant à nouveau "boré peri haguefen" et la bénédiction du kiddouch. Cela concerne un vinaigre complet, qui fait des bulles lorsqu'on le verse sur le sol. Mais si le liquide ne fait pas de bulles, nous ne savons pas s'il s'agit de vinaigre ou de vin, et en cas de doute sur les bénédictions, on adopte la position indulgente.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 2)
Peut-on utiliser pour le kiddouch un vin qui était devenu vinaigre puis a été amélioré par l'ajout d'une substance ?
Existe-t-il une divergence d'opinion concernant l'utilisation d'un vin redevenu buvable après avoir été disqualifié pour le kiddouch ?
Réponse

Si un vin est devenu vinaigre et a été disqualifié pour le kiddouch, puis qu'on y a ajouté une substance qui améliore le vin, certains estiment qu'il reste impropre au kiddouch, car même s'il a retrouvé un bon goût, une fois disqualifié il ne redevient pas apte. D'autres autorisent son utilisation pour le kiddouch, puisque finalement il est maintenant propre à la consommation.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 3)
Est-il permis de faire le kiddouch sur un vin nouveau produit la veille de Chabbat ?
Peut-on presser des raisins la veille de Chabbat pour utiliser ce jus au kiddouch ?
Réponse

Il est permis de réciter le kiddouch sur un vin nouveau, même s'il a été produit la veille de Chabbat. Il est donc permis de presser une grappe de raisin la veille de Chabbat et de faire le kiddouch sur ce jus.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 4)
Est-il préférable de faire le kiddouch sur du vin rouge ou du vin blanc selon la coutume séfarade ?
Si le vin blanc est de meilleure qualité que le vin rouge, lequel doit-on choisir pour le kiddouch ?
Réponse

A priori, il est une mitsva de réciter le kiddouch sur du vin rouge. La coutume des Séfarades est de faire le kiddouch sur du vin rouge, même si le vin blanc est de meilleure qualité que le vin rouge. Toutefois, si le vin blanc n'est pas excessivement clair et qu'il est de meilleure qualité que le rouge, il convient de le privilégier.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 5)
Peut-on mélanger du vin rouge à du vin blanc pendant Chabbat pour obtenir du vin rouge pour le kiddouch ?
Existe-t-il une interdiction de teindre lorsqu'on colore du vin pour le kiddouch pendant Chabbat ?
Selon la rigueur de l'ouvrage Menouhat Ahava, comment faut-il procéder pour colorer le vin du kiddouch ?
Réponse

Si l'on ne trouve pas de vin rouge apte à la bénédiction "boré peri haguefen", on fera le kiddouch sur du vin blanc, et on pourra y mélanger un peu de vin rouge pour lui donner une couleur rouge. Il est permis de mélanger du vin rouge au vin blanc même pendant Chabbat, et il n'y a pas à craindre l'interdiction de teindre pendant Chabbat, car il n'y a pas de teinture dans les aliments et les boissons. Dans l'ouvrage "Menouhat Ahava", on a été plus strict concernant le vin du kiddouch : celui qui souhaite le colorer pour accomplir la mitsva sur du vin rouge, mettra d'abord le vin rouge puis ajoutera le vin blanc. Cette rigueur n'est qu'une mesure supplémentaire, car selon la règle principale, il est permis de colorer le vin même dans l'intention de le rendre rouge, car il n'y a pas de teinture dans les boissons destinées à la consommation. Cette opinion a été rapportée par le "Pimé Gadim" et citée dans le "Yabia Omer".

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 6)
Peut-on réciter le kiddouch sur un vin dont la majorité est composée d'eau ?
Est-il permis de se fier à certains hechcherim qui autorisent des vins contenant une majorité d'eau pour le kiddouch selon le minhag séfarade ?
Réponse

Il ne faut pas faire le kiddouch sur un vin qui contient un mélange où la majorité est de l'eau. Par conséquent, selon notre coutume, il ne convient pas de se fier à certains hechcherim qui suivent l'avis du Rama pour plusieurs types de vins contenant une majorité d'eau.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 7)
Un Séfarade est-il quitte du kiddouch ou de la havdala s'il écoute un Ashkénaze qui utilise un vin contenant une majorité d'eau ?
Réponse

Un Séfarade qui écoute le kiddouch ou la havdala d'un Ashkénaze qui les récite sur un vin contenant une majorité d'eau est quitte de son obligation, car ils agissent selon leur propre coutume et cela est valable pour eux.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 8)
Peut-on faire le kiddouch sur du vin obtenu à partir de raisins secs trempés dans l'eau ?
Combien de temps faut-il laisser tremper les raisins secs dans l'eau pour pouvoir réciter la bénédiction boré péri haguéfen ?
Est-il permis de mettre des raisins secs à tremper dans l'eau pendant Chabbat pour les consommer le même jour ?
Réponse

On peut faire le kiddouch sur du vin de raisins secs, c'est-à-dire des raisins secs trempés dans l'eau, à condition qu'ils contiennent encore de l'humidité, de sorte que si on les pressait, il en sortirait un liquide semblable à du miel. La quantité d'eau utilisée pour les tremper ne doit pas dépasser la quantité des raisins secs après qu'ils aient gonflé dans l'eau. Il est préférable, a priori, de laisser tremper les raisins secs dans l'eau pendant trois jours complets, et alors on récitera la bénédiction boré peri haguéfen sur l'eau de trempage, ainsi que la bénédiction méen chaloch, et on pourra faire le kiddouch sur ce vin. Toutefois, celui qui se montre indulgent et récite boré peri haguéfen sur une macération de moins de trois jours, à condition que les raisins aient donné à l'eau un goût de vin véritable, a sur qui s'appuyer. Si l'on trempe les raisins secs dans l'eau et qu'on les presse bien pour en extraire toute l'humidité, il n'est pas nécessaire de tenir compte du temps de macération, et à plus forte raison si on les a écrasés avant de les tremper et qu'on les a ensuite bien pressés, surtout si on les a trempés dans de l'eau chaude pour les ramollir. Mais si l'on ne presse pas les raisins secs eux-mêmes, il faut, a priori, les laisser tremper trois jours complets. Si l'on a fait cuire les raisins secs avec l'eau puis retiré l'eau des raisins, cela est considéré comme du vin et on peut faire le kiddouch et la havdala dessus. Il est permis de mettre des raisins secs à tremper dans l'eau pendant Chabbat, afin de les boire pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 9)
Faut-il retirer les raisins secs de l'eau pour que l'eau ait le statut de vin pour la bénédiction ?
Si l'on a fait cuire les raisins secs avec l'eau puis retiré les raisins, peut-on réciter boré péri haguéfen sur cette boisson ?
Réponse

Dans tous ces cas, il faut que les raisins secs contiennent de l'humidité, de sorte que si on les presse, il en sortirait leur suc. Il faut également retirer les raisins secs de l'eau, que les raisins soient entiers, écrasés ou pressés, il faut toujours les retirer de l'eau de trempage pour que l'eau ait le statut de vin. Même si on les a pressés et que l'eau a le goût du vin, tant que tout le vin n'a pas été extrait des raisins et de leurs peaux, cela n'a pas le statut de vin, ni pour la bénédiction ni pour la question du vin de libation. Ce même principe s'applique aux raisins secs, même s'ils ont trempé trois jours ou plus de vingt jours. Si l'on a fait bouillir ou cuire les raisins secs et qu'on a retiré les raisins de l'eau, cela est considéré comme du vin et on récite la bénédiction "boré péri haguéfen" dessus.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 270 - Sur quel vin réciter le Kiddouch, Halakha 10)