Questions pratiques
Bénédiction mé'ein chaloch
Réponse
Concernant la consommation de "shloua" ou de céréales crues mentionnées précédemment, il existe un doute quant à la bénédiction finale à réciter. Il est donc préférable de ne pas en consommer la quantité requise pour une bénédiction finale dans le laps de temps de "kedei akhilat pras", mais d'en manger moins que cette quantité, ou de les consommer pendant un repas, auquel cas le Birkat Hamazon les acquitte.
Réponse
Celui qui croque du riz cru récite au début la bénédiction Boré Peri Haadama. De même, pour des galettes de riz soufflé, on récite Boré Peri Haadama. Si l'on consomme du riz cuit, on récite Boré Minei Mezonot, que les grains soient séparés ou collés comme une pâte, et à la fin Boré Nefachot Rabot. Si l'on mange du riz cuit ou tout autre plat à base des cinq espèces de céréales, en dehors d'un repas, et que l'on boit un revi'it d'eau au milieu du repas, il faut réciter au début la bénédiction Shehakol sur l'eau. Mais si la nourriture est restée coincée dans la gorge et que l'on boit de l'eau pour l'avaler, on ne récite pas de bénédiction sur l'eau.
Réponse
Celui qui fixe un repas sur un gâteau, c'est-à-dire qui en consomme 216 grammes, et boit de l'eau pendant ce repas, ne récite pas de berakha sur la boisson, car il est considéré comme quelqu'un qui mange pendant un repas et n'a pas à réciter de berakha sur la boisson.
Réponse
Celui qui a bu plus qu'un kezayit de vin, mais moins qu'un revi'it, et a bu un revi'it d'eau, ne récitera à la fin que la berakha Boré Nefachot Rabot.
Réponse
Celui qui mange une quantité suffisante de riz ainsi qu'une quantité suffisante de gâteau, doit réciter la bénédiction Al Hamihya et avoir l'intention d'acquitter également le riz.
Réponse
Lorsque l'on prépare du riz écrasé dans une soupe, au point que le riz n'est presque plus perceptible, on récite la berakha shehakol sur la soupe, et à la fin, on ne récite aucune berakha finale, comme cela a été expliqué concernant la soupe.
Réponse
Celui qui a mangé du riz et s'est trompé en récitant la berakha finale al hamihya ou birkat hamazon, est quitte a posteriori. De même, celui qui a mangé une quantité suffisante de nouilles et a récité par erreur birkat hamazon au lieu de al hamihya, est quitte. Il en va de même pour celui qui a mangé un kazayit de dattes ou bu un reviit de vin, et qui s'est trompé en récitant al hamihya ou birkat hamazon : il est quitte.
Réponse
Il en est de même pour celui qui a mangé un kazayit de pat haba bekisnin (gâteau) et qui a récité par erreur birkat hamazon après, il est quitte. De même, celui qui a mangé de la bouillie et a récité par erreur birkat hamazon après, est quitte.
Réponse
Si l'on a mélangé à la farine une quantité de miel supérieure à celle de la farine, avec d'autres ingrédients, et qu'il y a dans le mélange un kezayit de céréale consommé en un temps équivalent à celui de la consommation d'un pras, et que l'on mange suffisamment du mélange pour être certain d'avoir consommé un kezayit de céréale, on récite la bénédiction Boré Minei Mezonot et la bénédiction mé’ein chaloch à la fin. Mais s'il n'y a pas dans le mélange un kezayit de céréale en un temps de consommation d'un pras, on ne récite aucune bénédiction finale, car en cas de doute sur les bénédictions, on est indulgent. La crème ou la garniture de noix à l'intérieur du gâteau ne s'ajoute pas au calcul du kezayit. Pour le rahat halkoum fait à base d'amidon de maïs et de sucre, la première bénédiction est Shehakol. Si l'on en a mangé un kezayit, on récite Boré Nefashot. S'il est fait à base d'amidon de blé, on récite Boré Minei Mezonot. Si l'on a mangé, en un temps de consommation d'un pras, tout le volume de trois œufs du mélange d'amidon, on récite également une bénédiction finale, s'il y a seulement un kezayit de farine dans tout le mélange. S'il y a plus d'un kezayit de farine, tout dépend de la quantité.
Réponse
Si l'on a mélangé de la farine de millet ou d'autres légumineuses avec de la farine des cinq espèces de céréales, et qu'il n'y a pas dans ce mélange un kazayit de céréale en un temps de consommation d'un prass, et que l'on a cuit le tout dans une marmite, même si la première berakha est bore mine mezonot, à la fin on ne récite aucune berakha finale, ni me'ein shalosh, ni bore nefashot, car en cas de doute sur les berakhot, on est indulgent. A priori, il ne faut consommer ce mélange que dans le cadre d'un repas, afin que birkat hamazon acquitte la consommation.
Réponse
Lorsqu'il est certain que le blé provient d'Israël, il faut conclure la berakha me'ein chaloch par « venode lecha al haaretz veal michata, baroukh ata Hachem al haaretz veal michata ». De même, pour le vin produit en Israël à partir de raisins cultivés dans les vignobles d'Israël, il faut conclure « ve'al peri gafna », que l'on consomme ce vin en Israël ou en dehors d'Israël. Pour les fruits de l'arbre ayant poussé en Israël, on dit « ve'al peroteha », tandis que pour ceux ayant poussé hors d'Israël, on dit « ve'al hapérot ». Cependant, dans la birkat hamazon, la conclusion « al haaretz veal hamazon » ne doit jamais être modifiée.
Réponse
Il ne faut pas modifier la formulation de la bénédiction en prononçant « hagafen » avec un kamats sous le guimel. Il convient de dire « hagafen » avec un segol, conformément à notre coutume.
Réponse
Celui qui a bu du vin en quantité suffisante et qui a, par erreur, récité la bénédiction « al hamihya » à la place de « al hagefen », est tout de même quitte de son obligation.
Réponse
Si l'on a mangé un gâteau en quantité suffisante, des fruits des sept espèces en quantité suffisante, et bu un reviit de vin, on inclut tout dans une seule bénédiction. On dira : « al hamihya veal hakalkala, veal hagefen veal peri hagefen, veal haets veal peri haets », et on conclura : « al haaretz veal hamihya veal peri hagefen veal hapérot ».
Réponse
Si l'on a mangé un gâteau en quantité suffisante et aussi bu un reviit de vin, puis que l'on a récité la bénédiction « al hamihya » sans inclure « al hagefen » dans la bénédiction me'ein chaloch, certains estiment qu'il n'est pas nécessaire de recommencer la bénédiction sur le vin, car même celui qui se trompe et dit « al hamihya » à la place de « al hagefen » est quitte. Selon l'avis du Hida, il faut recommencer et réciter la bénédiction sur le vin séparément, car on avait l'intention de bénir uniquement pour le gâteau. Bien que la bénédiction finale ne nécessite pas d'intention, et que pour celui qui a mangé du riz et bu de l'eau, puis a récité la bénédiction « nefashot » afin d'acquitter uniquement l'eau, il ne recommencera pas à réciter « nefashot » pour le riz, cela ne s'applique que lorsque la bénédiction est la même. Mais lorsqu'il s'agit de deux types de bénédictions différentes, comme « al hamihya » et « al haets », même la bénédiction finale requiert l'intention.
Réponse
Celui qui a mangé un gâteau en quantité suffisante et aussi des fruits des sept espèces en quantité suffisante, et dont l'ami a mangé de ces fruits en quantité douteuse quant à l'obligation de la bénédiction finale, peut s'acquitter de son obligation en écoutant la bénédiction de son ami, même si celui-ci inclut aussi « al hamihya » dans sa bénédiction. De même, si l'ami a mangé une quantité douteuse de gâteau, il peut s'acquitter de son obligation en écoutant la bénédiction de son ami, même si celui-ci ajoute aussi la mention des fruits.
Réponse
Lors du Chabbat, des fêtes et des Roch Hodech, il convient de mentionner l'événement du jour dans la berakha me'ein chaloch. Si l'on a oublié de le faire, tant que l'on n'a pas encore prononcé le Nom d'Hachem à la conclusion de la bénédiction, on doit reprendre et mentionner l'événement du jour, puis continuer avec « ki ata tov » et conclure la bénédiction. Mais si l'on a déjà mentionné le Nom d'Hachem, on termine la bénédiction normalement et on ne recommence pas.
Réponse
Il ne faut pas mentionner l'événement du jour à Hanouka et Pourim dans la berakha me'ein chaloch. Si, a posteriori, on l'a fait avant la conclusion de la bénédiction, on ne recommence pas la bénédiction.
Réponse
Si, par erreur, on a modifié le texte de la berakha me'ein chaloch en y ajoutant « berit veTorah », même si cela diffère du texte établi, cela n'est pas considéré comme un changement du format fixé par les Sages pour les bénédictions, et a posteriori, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter.
Réponse
À la conclusion de la bénédiction, il faut dire : « al haaretz veal hamiya ». Il ne faut pas ajouter « veal hakalkala » comme cela apparaît dans certains sidourim. Même celui qui a l'habitude de conclure par « al haaretz veal hamiya veal hakalkala » doit changer son habitude et suivre la formulation correcte. Toutefois, juste avant la conclusion, il est approprié de dire : « venode lecha al haaretz veal hamiya baroukh ata Hachem... ». Cependant, si l'on souhaite dire : « venode lecha Hachem Elokénou al haaretz veal hamiya veal hakalkala », on en a le droit.

