Questions pratiques
Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres
Réponse
Selon la tradition, il faut écrire la lettre vav du mot "chalom" (au début de la paracha Pinhas : "hineni noten lo et beriti chalom") de façon coupée. Il existe plusieurs méthodes pour la réaliser, et toutes sont valides. Même si elle a été écrite entière comme les autres vav, cela reste cachère. La coutume de Bagdad est d'écrire la lettre vav sous la forme d'une vav normale, mais ouverte en diagonale par un trait fin comme un cheveu qui la divise ; sa forme est celle d'une vav normale, mais elle est légèrement séparée en diagonale, comme coupée, sans l'être totalement.
Réponse
Si un scribe a écrit un Sefer Torah et s'est trompé en écrivant "Elohekha" au lieu de "Elohai", il est permis d'effacer la lettre "kaf" qui est en trop. Si le mot "Elohenu" a été écrit sans le "youd", certains estiment qu'il n'est pas permis d'effacer les lettres "noun-vav" pour écrire "youd-noun-vav", mais qu'il faut retirer la feuille. D'autres pensent qu'il est possible d'effacer "noun-vav" et d'écrire "youd-noun-vav", car les lettres qui s'ajoutent au Nom n'ont qu'une interdiction d'effacement d'ordre rabbinique, et donc tous reconnaissent que lorsqu'on les efface pour corriger le Nom divin, cela est permis.
Réponse
Il est permis de provoquer indirectement l'effacement du Nom de Hachem, même pour une raison profane, et pas seulement pour une mitsva.
Réponse
Il est permis d'effacer la lettre "hé" lorsqu'elle a été écrite pour faire allusion au Nom de Hachem.
Mérite de la mitsva des tefiline et moment de la mitsva
Réponse
La récompense de la mitsva des tefiline est très grande. Toute personne qui ne les met pas est considérée comme faisant partie des fauteurs d’Israël par leur corps. Celui qui a l’habitude de mettre les tefiline prolonge ses jours, comme il est dit : « Hachem, par eux ils vivront. » Quiconque ne met pas les tefiline transgresse huit commandements positifs, car dans les quatre passages, le Saint béni soit-Il a ordonné les tefiline de la tête et du bras.
Réponse
La sainteté des tefiline est très grande. Tant que les tefiline sont sur la tête et le bras d’une personne, elle est humble, craint Hachem, ne se laisse pas aller à la plaisanterie ou à des conversations futiles, et n’a pas de mauvaises pensées, mais oriente son cœur vers la vérité et la justice. C’est pourquoi il faut s’efforcer de les porter toute la journée, car telle est la mitsva. Il est rapporté à propos de Rav, élève de Rabénou Hakadosh, que jamais on ne l’a vu marcher quatre coudées sans Torah, sans tsitsit ou sans tefiline. Même si la mitsva est de les porter toute la journée, du fait qu’il faut avoir un corps pur, ne pas émettre de gaz en leur présence et ne pas détourner son attention d’eux, et que tout le monde n’est pas capable d’être vigilant à ce sujet, il est donc d’usage de ne pas les porter toute la journée. Malgré tout, chacun doit veiller à les porter au moment de la Chema et de la tefila.
Réponse
Ceux qui ont l’habitude de mettre les tefiline Chimoucha Rabba lors de la minha doivent réciter la bénédiction sur les tefiline.
Réponse
Même ceux qui ont l’habitude de mettre les tefiline Chimoucha Rabba à minha ne doivent pas les mettre à la minha de la veille de Chabbat ou de la veille de Yom Tov. En revanche, il est permis de les mettre à la minha de Roch Hodech.
Réponse
Le minhag répandu dans la plupart des endroits est de ne pas mettre de tefiline à minha, ni ceux de Rabénou Tam ni ceux de Chimoucha Rabba. Celui qui souhaite mettre les tefiline Chimoucha Rabba à minha, en général, il n’est pas convenable de les mettre en public dans un lieu où personne ne met les tefiline à minha, car il y a à craindre un comportement orgueilleux. Cependant, une personne reconnue pour sa véritable piété est autorisée à mettre les tefiline Chimoucha Rabba à minha, même là où la communauté ne les met pas. Et si on les met en privé, il n’y a pas lieu de craindre un comportement orgueilleux.
Interdiction de flatuler avec les tefiline
Réponse
Il est interdit d’émettre des gaz lorsque l’on porte les tefiline. C’est pour cette raison qu’il est également interdit de mettre les tefiline la nuit, de peur d’émettre des gaz en les portant. Même celui qui a retiré ses tefiline mais les tient encore en main n’a pas le droit d’émettre des gaz tant qu’il les tient. Toutefois, si une personne ne peut absolument pas se retenir et qu’elle porte les tefiline, elle déplacera les tefiline afin qu’ils ne soient plus posés à leur place habituelle.
Réponse
Une personne souffrant de troubles intestinaux et sachant qu’elle ne pourra pas éviter d’émettre des gaz mettra les tefiline pour la lecture du Chema et ses bénédictions, ainsi que pour la Amida, puis les retirera après la Amida.
Éducation des enfants à la mitsva des tefiline
Réponse
Un enfant qui a atteint l'âge de l'éducation religieuse, mais qui n'a pas encore treize ans révolus, s'il sait se maintenir en pureté et garder la propreté de son corps, et prend soin de ne pas émettre de gaz en portant les tefiline, il incombe à son père de l'éduquer à la mitsva des tefiline un ou deux ans avant qu'il ne devienne bar mitsva. Tel est également l'usage des communautés orientales en Israël, pour tout enfant capable de garder la propreté de son corps. Chez certains Ashkénazes, on a l'habitude d'éduquer l'enfant à mettre les tefiline deux mois avant qu'il ne devienne bar mitsva. En particulier, si l'enfant est orphelin, on l'éduque à la mitsva des tefiline un mois ou plus avant qu'il ne devienne bar mitsva, à condition qu'il sache garder la pureté de son corps, et cela sera pour l'élévation de l'âme de son père ou de sa mère, car un fils apporte du mérite à son père. Dans tous ces cas, il faut veiller à ne pas l'inclure dans un minyan tant qu'il n'a pas treize ans révolus et un jour.
Réponse
Lorsqu'on éduque un enfant à mettre les tefiline, il faut l'habituer à réciter la berakha sur les tefiline, comme pour toutes les mitsvot sur lesquelles on récite une berakha avant de les accomplir. De même, il faut l'éduquer à réciter la berakha sur le compte du Omer, sans craindre qu'il oublie de compter un jour. Même si l'enfant a oublié de compter un jour, il faut continuer à l'éduquer à compter avec berakha. Cependant, si un enfant devient majeur au milieu des jours du compte du Omer, il ne doit pas continuer à compter avec berakha, car les décisionnaires sont partagés à ce sujet, et l'on suit le principe du doute dans les lois de berakhot.
Réponse
Un garçon qui a atteint treize ans révolus, c'est-à-dire le premier jour de sa quatorzième année, est astreint à la mitsva des tefiline selon la Torah, tout comme il devient astreint à toutes les mitsvot de la Torah ce jour-là. Même si vingt-quatre heures complètes ne se sont pas encore écoulées depuis l'heure de sa naissance, il devient astreint à toutes les mitsvot dès la nuit de l'anniversaire de sa naissance.
Réponse
Un garçon qui a atteint l'âge de treize ans, même s'il est certain qu'il n'a pas encore développé deux poils, est tenu de mettre les tefiline. Cependant, les décisionnaires divergent quant à savoir s'il peut acquitter d'autres personnes de leur obligation dans une mitsva d'ordre toranique, comme la lecture de la paracha de Zakhor ou autre. Certains estiment qu'il ne peut pas acquitter d'autres personnes dans les mitsvot d'ordre toranique, tandis que d'autres considèrent que même pour les obligations de la Torah, on se fie à la présomption qu'il a développé deux poils dès qu'il a atteint treize ans.
Réponse
Il convient d'expliquer au public qu'en ce qui concerne la mise des tefiline, il faut se référer uniquement à la date de naissance hébraïque. Même si, selon la date grégorienne, le garçon n'a pas encore treize ans révolus, il ne faut pas retarder la mise des tefiline. Si la seouda de la bar mitsva ne peut pas avoir lieu le jour où le garçon devient astreint aux mitsvot et qu'on la repousse à un autre jour, il ne faut pas retarder la mise des tefiline au jour de la fête, mais il doit commencer à les mettre le jour où il atteint treize ans révolus.
Réponse
Un garçon qui devient bar mitsva et met les tefiline pour la première fois le jour où il devient astreint, ne récite pas la berakha de sheheheyanu, car on ne récite pas cette berakha sur une mitsva que l'on accomplit pour la première fois de sa vie.
Réponse
Celui qui pose des tefiline neuves ne récite pas la berakha de "Sheheheyanu". De même, celui qui met pour la première fois de sa vie les tefiline de Rabbénou Tam ne récite pas "Sheheheyanu". De même, une personne qui a été malade et n’a pas pu mettre les tefiline pendant une longue période, lorsqu’elle guérit et recommence à mettre les tefiline, elle ne récite pas "Sheheheyanu".
Réponse
Si un enfant n’a pas reçu de tefiline de la part de son père durant son enfance et qu’il atteint l’âge de treize ans, il n’incombe plus au père la mitsva de l’éduquer à ce sujet, car il est désormais un adulte et il est lui-même tenu à toutes les mitsvot. Si le jeune homme est pauvre, c’est à l’ensemble du peuple juif de l’aider à cet égard.
Réponse
Un enfant peut mettre les tefiline d’un adulte, et cela n’est pas considéré comme une diminution de leur niveau de sainteté, car les tefiline possèdent en elles-mêmes une grande sainteté.

