Questions pratiques
Bénédiction finale
Réponse
Si l'on a mangé une pomme ou d'autres fruits de l'arbre qui ne font pas partie des sept espèces, et que l'on s'est trompé en récitant après eux la bénédiction "Al Haets Veal Peri Haets", on est quitte a posteriori et il ne faut pas réciter Boré Nefachot.
Réponse
Celui qui boit une boisson et consomme un reviit dans le temps habituel où l'on boit un reviit récite la bénédiction finale. Si l'on boit une petite quantité puis une autre, et que le temps écoulé entre le début de la première et la fin de la seconde ne dépasse pas le temps nécessaire pour boire un reviit, les quantités se cumulent et on récite la bénédiction finale. Mais si l'on attend plus que ce temps, on ne récite pas la bénédiction finale.
Réponse
Celui qui boit une tasse de thé ou de café alors qu'ils sont chauds ne récite pas la bénédiction finale Boré Nefachot Rabot, car il boit le thé ou le café lentement et le temps écoulé dépasse celui nécessaire pour boire un reviit d'un seul trait. Tel est notre usage. Bien qu'il existe des avis selon lesquels, tant que l'on ne dépasse pas le temps de consommation d'un prass et que l'on a bu un reviit de la boisson, il faudrait réciter Boré Nefachot, et que certains de nos frères ashkénazes agissent ainsi, notre coutume est de ne pas réciter la bénédiction finale et il ne faut pas changer cette pratique, car en cas de doute sur une bénédiction, on adopte la position indulgente. Toutefois, si l'on entend son ami réciter Boré Nefachot après avoir bu du café ou du thé chaud dans le temps de consommation d'un prass, on répond Amen après lui. Et si l'on veut méditer Amen dans son cœur, on peut le faire. Ceux qui récitent Boré Nefachot après avoir bu du café qui a un peu refroidi et consommé un reviit d'un seul trait ont sur qui s'appuyer, mais si l'on vient demander, on conseille de ne pas réciter la bénédiction finale même dans ce cas, car il n'est pas habituel de boire du café d'un seul trait lorsqu'il est froid, et celui qui le fait, sa pensée est annulée face à tout le monde. Et si l'on n'a pas soif, il ne faut pas réciter la bénédiction sur de l'eau et boire un reviit dans le but d'exempter le café ou le thé de la bénédiction finale. Cependant, pour le thé que l'on laisse refroidir un peu et que l'on boit un reviit d'un seul trait, on récite la bénédiction finale Boré Nefachot Rabot, même a priori. Et on répond après lui Amen.
Réponse
Celui qui boit un bouillon chaud à la cuillère, en dehors du repas, ne récite pas la berakha finale "Boré nefashot rabot", comme cela a été expliqué concernant le thé et le café. Toutefois, si l’on boit le bouillon dans une tasse, après qu’il ait un peu refroidi, et que l’on en boit un reviit d’un seul trait, on récitera "Boré nefashot".
Réponse
Il en va de même pour celui qui mange une glace froide à la cuillère, ou qui lèche une glace posée dans un cornet : il ne doit pas réciter de berakha finale, car il met plus de temps que le délai requis pour boire un reviit d’un seul trait. En revanche, celui qui boit de l’eau froide ou une boisson gazeuse froide, et qui boit un reviit d’un seul trait, doit réciter "Boré nefashot" après avoir bu. Mais si la boisson est très froide, ou contient des morceaux de glace, et que l’on met du temps à la boire, on ne récitera pas la berakha finale, comme pour le thé et le café. Celui qui secoue un "leben", "eshel", "gil", "prili" ou "prigot" et en boit un reviit d’un seul trait, récitera la berakha finale "Boré nefashot".
Réponse
Celui qui boit un reviit de "yayin saraf" (arak ou cognac) d’un seul trait, certains disent que dans les endroits où il n’est pas d’usage de boire un reviit de "yayin saraf" d’un seul trait, il ne faut pas réciter la berakha finale, car son comportement est considéré comme annulé devant celui de la majorité des gens.
Réponse
Celui qui suce le jus de fruits, en quantité de reviit, par succion sans mastication, récitera la berakha "Shehakol", mais ne récitera pas de berakha finale, car cela est considéré comme une boisson, et il faut boire un reviit d’un seul trait, ce qui est impossible par succion sans dépasser le temps requis. Il en est de même pour celui qui suce d’autres types de boissons à l’aide d’une paille en plastique courante de nos jours : il ne récitera pas de berakha finale. Si l’on suce le jus d’une orange ou d’un raisin en les mâchant avec les dents, puis que l’on jette l’orange ou le raisin, on récitera "Boré peri haets". Si l’on a mangé un kazayit, on récitera "Boré nefashot" après l’orange, et "Me’en shalosh" après le raisin, car cela est considéré comme un aliment. À condition d’avoir mangé un kazayit dans le temps de "kedei akhilat pras".
Réponse
Celui qui a mangé un fruit en quantité de kazayit et doit réciter la berakha finale "Boré nefashot rabot", et qui, avant de réciter cette berakha, a eu besoin d’uriner et doit donc réciter la berakha "Asher yatsar", récitera d’abord "Asher yatsar", puis "Boré nefashot". Même s’il a uriné, a oublié de réciter "Asher yatsar" immédiatement, puis a mangé ou bu une quantité nécessitant une berakha finale, même s’il y a eu une action intermédiaire, il récitera d’abord "Asher yatsar", puis "Boré nefashot". Mais si cela arrive au milieu du repas, il récitera d’abord "Birkat hamazon", puis "Asher yatsar". Toutefois, s’il craint d’oublier de réciter "Asher yatsar" après "Birkat hamazon", il récitera "Asher yatsar" avant "Birkat hamazon". Celui qui mange un gâteau puis doit aller aux toilettes récitera d’abord "Me’en shalosh", car selon la majorité des décisionnaires, cette berakha est d’ordre toranique, puis "Asher yatsar".
Réponse
Celui qui mange des raisins non mûrs, même en quantité suffisante pour la berakha finale, ne doit pas réciter "Boré nefashot" après. Même s’ils ont été cuits et sont devenus consommables grâce à la cuisson. Il convient donc, a priori, de veiller à ne pas manger de raisins non mûrs en quantité de kazayit.
Réponse
Celui qui mange du chocolat sans le mâcher avec ses dents, mais le suce et le fait fondre dans sa bouche, n'est pas considéré comme ayant mangé, car il ne l'a pas mâché avec ses dents. Ainsi, même s'il a consommé un kazaït dans le laps de temps de kede akhilat pras, il ne récitera pas de berakha a'harona. Ce n'est que s'il l'a mâché avec ses dents et mangé un kazaït dans ce laps de temps qu'il récitera la berakha a'harona. En revanche, celui qui mange de la glace, même en quantité de revi'it dans le laps de temps de kede akhilat pras, ne récitera pas de berakha a'harona.
Réponse
Celui qui boit du vin en quantité inférieure au seuil requis pour la berakha a'harona, puis boit ensuite des boissons non alcoolisées, même s'il ne récite pas la berakha chéakol sur ces boissons car le vin dispense de la berakha richona sur toutes les boissons, s'il a bu des autres boissons en quantité suffisante pour la berakha a'harona, il récitera la berakha boré nefashot.
Réponse
L'explication simple de la berakha boré nefashot rabot est que le Saint Béni soit-Il crée de nombreuses âmes et leurs besoins, comme le pain et l'eau, sans lesquels il est impossible de vivre. Et pour tout ce qu'Il a créé afin de maintenir la vie de tout être vivant, il s'agit de choses dont on pourrait se passer, même si elles n'avaient pas été créées. Il convient de dire : "ve'hesronan", et non "ve'hesronam".
Bénédiction mé'ein chaloch
Réponse
Pour les fruits des sept espèces, à savoir olives, dattes, raisins, figues et grenades, si l’on en a mangé la quantité d’un kezayit, on récite après eux la bénédiction "Al haets veal peri haets". Pour un gâteau appelé pat haba bekisnin, on récite "Al hamiḥya". De même, celui qui boit du vin la quantité d’un reviit en une seule fois, récite "Al hagefen". Mais si l’on a bu moins d’un reviit, même si l’on a bu la quantité d’un kezayit, il y a un doute sur l’obligation de la bénédiction finale, c’est pourquoi on ne récitera pas de bénédiction finale du tout, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte la position indulgente. A priori, il est bon de veiller à boire soit moins qu’un kezayit, auquel cas selon tous les avis on ne récite pas de bénédiction finale, soit de boire un reviit d’un seul trait, ce qui oblige assurément à la bénédiction finale.
Réponse
Si l’on doute d’avoir récité la bénédiction mé’ein chaloch, on ne la récite pas de nouveau. Bien que de nombreux décisionnaires estiment que cette bénédiction est d’ordre toranique et qu’en cas de doute il faudrait la répéter, l’avis du Maran du Choulhan Aroukh est de tenir compte de ceux qui considèrent que la bénédiction mé’ein chaloch est d’ordre rabbinique, et en cas de doute sur une obligation rabbinique, on adopte la position indulgente. Toutefois, il est préférable de manger à nouveau un kezayit de gâteau ou de fruits des sept espèces afin de pouvoir réciter la bénédiction mé’ein chaloch. Quant à la bénédiction initiale, on la formulera en pensée dans son cœur.
Réponse
Celui qui a mangé des fruits des sept espèces et ne sait pas réciter la bénédiction mé’ein chaloch ne doit pas réciter la bénédiction "Boré nefashot" à la place, mais il vaut mieux ne pas réciter de bénédiction finale du tout. En effet, la bénédiction "Boré nefashot" n’est pas comparable à la bénédiction "Shehakol" qui acquitte tout, et elle n’acquitte pas tous les aliments. De même, pour un fruit dont on doute si la bénédiction finale est "Boré nefashot" ou mé’ein chaloch, on ne récitera pas "Boré nefashot" par doute, car de nombreux décisionnaires estiment que "Boré nefashot" n’acquitte pas la bénédiction mé’ein chaloch, et on ne récitera donc aucune bénédiction finale, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte la position indulgente. C’est pourquoi celui qui est scrupuleux dans l’accomplissement de la parole d’Hachem apprendra par cœur toutes les bénédictions afin de pouvoir réciter la bénédiction appropriée à chaque espèce.
Réponse
Celui qui a mangé la quantité requise de fruits des sept espèces et s’est trompé en récitant "Boré nefashot" au lieu de la bénédiction mé’ein chaloch, ne doit pas réciter à nouveau la bénédiction mé’ein chaloch, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte la position indulgente.
Réponse
Celui qui a mangé un demi-kezayit de fruits des sept espèces et un demi-kezayit de fruits qui ne font pas partie des sept espèces, comme une pomme ou un agrume, ne récite pas la bénédiction finale Boré nefashot, ni la bénédiction "Al haets veal peri haets". En revanche, celui qui a mangé un demi-kezayit d’agrumes et un demi-kezayit de viande, de poisson ou d’un fruit de la terre, récitera après eux la bénédiction finale Boré nefashot. Celui qui a mangé un demi-kezayit de figues et un demi-kezayit de dattes, ou de raisins secs, de grenades ou d’olives, récitera après eux la bénédiction "Al haets veal peri haets".
Réponse
Celui qui a mangé un demi-kezayit de pain et un demi-kezayit de pat haba bekisnin (gâteau) ne peut pas les additionner pour atteindre un kezayit et réciter la bénédiction mé’ein chaloch, car il faut tenir compte de l’avis des décisionnaires selon lesquels la bénédiction mé’ein chaloch ne dispense pas à la place de la bénédiction du Birkat Hamazon, et puisque l’on n’a pas mangé un kezayit de gâteau, le pain ne s’additionne pas pour cette bénédiction. En cas de doute sur les bénédictions, on adopte la position indulgente. C’est pourquoi, a priori, il ne faut pas manger de cette manière afin de ne pas entrer dans une controverse entre les décisionnaires. Si, après coup, on a mangé ainsi, s’il est possible, il complétera encore un demi-kezayit de pain et récitera le Birkat Hamazon, ou complétera un demi-kezayit de gâteau et récitera la bénédiction "Al hamiḥya". S’il n’est pas possible de compléter jusqu’à un kezayit, on ne récitera aucune bénédiction finale. Il en va de même pour celui qui a mangé un demi-kezayit de gâteau et un demi-kezayit de riz, ils ne s’additionnent pas pour réciter Boré nefashot. En revanche, si l’on a mangé un demi-kezayit de pomme et un demi-kezayit d’orange ou d’un autre fruit de l’arbre, ou un demi-kezayit de pastèque et un demi-kezayit de melon, et ainsi de suite, on peut les additionner pour réciter après eux Boré nefashot.
Réponse
Celui qui a mangé des fruits de l'arbre issus des sept espèces, ainsi qu'un fruit de la terre, doit d'abord réciter la bénédiction Boré Nefachot, puis ensuite la bénédiction Al Haets Vé'al Peri Haets. Et s'il s'est trompé et a d'abord récité Al Haets Vé'al Peri Haets, puisque l'on y mentionne « Ve'al Tenouvat Hassadé », il s'est acquitté par cette bénédiction de tout ce qu'il a mangé provenant de ce qui pousse dans la terre, même s'il n'avait pas eu l'intention d'acquitter les fruits de la terre qu'il a consommés, et même s'il a l'habitude de réciter sur eux Boré Nefachot. Malgré tout, puisqu'il existe un avis selon lequel même sans intention il s'est acquitté des fruits de la terre, on applique le principe du doute sur les bénédictions pour alléger. Certains ont l'habitude de manger chaque aliment séparément et de réciter la bénédiction correspondante sur chacun au début et à la fin, c'est-à-dire qu'ils consomment d'abord les fruits des sept espèces, récitent après eux la bénédiction Mé'ein Chaloch, puis mangent les fruits de la terre et récitent sur eux la bénédiction au début et à la fin. Celui qui boit d'un seul trait un revi'it d'eau et a également mangé des fruits des sept espèces ou un gâteau, doit d'abord réciter la bénédiction Al Haets ou Al Hamihya, puis ensuite Boré Nefachot. Il en est de même s'il a mangé de la viande, du fromage ou des aliments similaires. Et s'il a commencé par réciter Al Hamihya ou Al Haets, il récitera ensuite Boré Nefachot.
Réponse
Pour des céréales consommées crues, grillées ou bouillies, tant que les grains restent entiers, on récite au début la berakha Boré Peri Haadama.

