Questions pratiques
Règle du nombre de lignes
Réponse
Certains pensent qu'il est parfois permis, même a priori, d'écrire des tefiline avec moins de sept lignes, par exemple si l'on ne dispose que d'un parchemin court et long sur lequel il n'est pas possible d'écrire sept lignes sans écrire de façon très fine. Dans ce cas, il serait préférable de modifier le nombre de lignes, car il fait partie de "ze eli ve-anvehou" d'écrire avec des lettres un peu épaisses, afin que les lettres ne s'effacent pas rapidement. Cependant, selon les paroles de Rabbénou HaAri, il ressort qu'il faut veiller précisément à écrire sept lignes dans les tefiline du bras, et donc même dans ce cas, il ne faut pas se permettre d'écrire moins de sept lignes.
Réponse
Il est d'usage d'écrire vingt-deux lignes dans la mezouza.
Réponse
Entre chaque ligne dans un Sefer Torah, il faut laisser un espace équivalent à la hauteur d'une ligne entière. Il est également correct d'agir ainsi pour les tefiline et les mezouzot, car on constate que si l'espace entre les lignes n'est pas équivalent à une ligne entière, de nombreux défauts peuvent apparaître, comme une kaf finale qui ressemble à un rech, ou le cou du lamed qui ne ressemble pas à un vav mais plutôt à un yod, ou encore qu'il entre dans l'espace d'une lettre de la ligne supérieure. Il faut donc être méticuleux à ce sujet également pour les tefiline et les mezouzot.
Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres
Réponse
Il faut écrire les lettres des tefiline de manière parfaite et précise, de sorte à ne pas écrire la lettre bet de façon à ce qu’elle ressemble à la lettre kaf, ou la lettre zayin de façon à ce qu’elle ressemble à la lettre noun, et de même pour toutes les autres lettres similaires.
Réponse
Concernant la pointe du youd, bien que de nombreux scribes ne prennent pas garde à la faire du côté gauche en bas du youd, ils ont sur qui s’appuyer, et il convient de laisser les juifs agir ainsi, car s’ils ne sont pas prophètes, ils sont les fils de prophètes. Toutefois, il est préférable, a priori, de veiller à faire la pointe du youd comme un petit point du côté gauche en bas du youd, et pas plus, afin qu’il ne ressemble pas à une petite lettre het.
Réponse
Si la lettre youd dans les tefiline possède en haut à gauche un tag long au point de ressembler à une petite lettre lamed, il faut montrer ce youd à un enfant qui n’est ni intelligent ni stupide, et si l’enfant la lit comme un youd, la lettre est cachère. Il n’est pas nécessaire de couvrir les autres lettres, contrairement à ce que certains pratiquent.
Réponse
Si un scribe a ajouté un signe sur la lettre shin, soit à droite pour indiquer un shin droit, soit à gauche de la lettre, il faut corriger le Sefer Torah et effacer tous ces signes, même s’ils n’ont pas été faits à l’encre mais avec un ongle.
Réponse
Si la lettre noun finale a été écrite comme un vav long, et non comme il convient, c’est-à-dire sous la forme d’un zayin long, dans les tefiline et les mezouzot, il est permis de corriger et de former la lettre noun finale comme il se doit, et cela n’est pas considéré comme une écriture non ordonnée, car un enfant reconnaît qu’il s’agit d’une lettre noun finale. A plus forte raison, si la lettre noun courbée a été écrite avec la barre sur le côté et non au milieu. Notre coutume, a priori, est que la barre soit tracée sur le côté et non au milieu, et il ne faut pas changer cette pratique.
Réponse
Si, pendant la lecture de la Torah, on découvre une lettre noun finale écrite comme un vav long, il n’est pas nécessaire de sortir un autre Sefer Torah, et on corrigera la lettre après la lecture de la Torah.
Réponse
Lorsqu'une lettre mem ouverte, que l'on trouve dans certains tefiline, sefer Torah ou mezouza provenant de Bagdad, présente une ouverture supérieure qui n'est pas clairement visible, ces sefarim et tefiline restent valides. En effet, la seule différence entre une mem ouverte et une mem fermée réside dans l'ouverture inférieure. D'autant plus que, dans ces sefarim de Bagdad, il y a souvent une protubérance sur la partie supérieure, et un enfant qui n'est ni particulièrement intelligent ni ignorant la lira comme une mem ouverte. Par conséquent, il ne faut pas invalider ces sefarim, et a posteriori, on peut s'appuyer sur l'avis du Radakh pour ne pas les disqualifier.
Réponse
La lettre kaf finale doit être écrite de façon à ce que sa jambe soit deux fois plus longue que son toit. Cela concerne uniquement la meilleure manière de faire, mais a posteriori, si la jambe de la kaf finale est moins de deux fois la longueur du toit, elle reste valable, à condition qu'elle soit plus longue que le toit afin qu'elle ne ressemble pas à un resh ou à un dalet.
Réponse
Il faut placer des taguine sur les lettres shaatnez gatz, et les scribes ont l'habitude de placer également un tag sur les lettres bedek haye. Toutefois, si l'on n'a pas mis de taguine même sur les lettres shaatnez gatz, le Sefer Torah n'est pas invalidé. Il est néanmoins préférable de corriger le Sefer Torah et d'y ajouter les taguine, mais en attendant, tant que cela n'a pas été fait, il est permis de réciter les bénédictions et de lire dans ce Sefer Torah sans taguine sur les lettres shaatnez gatz. Cependant, s'il existe d'autres Sifrei Torah correctement tagués, a priori il ne faut pas sortir pour la lecture publique un Sefer Torah sans taguine sur shaatnez gatz tant qu'il n'a pas été corrigé, afin de tenir compte de l'avis de ceux qui invalident un tel Sefer Torah. Ce n'est que s'il n'y a pas d'autre Sefer Torah que l'on peut s'appuyer sur l'avis du Rambam, de ses partisans et de Maran le Choulhan Aroukh, qui valident, et l'on pourra même réciter les bénédictions sur ce Sefer Torah. Si le Sefer Torah possède des taguine sur les lettres shaatnez gatz mais pas sur les lettres bedek haye, il ne faut pas l'invalider a posteriori. Même si l'usage est de mettre un tag sur chacune de ces lettres, il est certain que cet usage n'est qu'une mitsva préférable et non une exigence. Il est donc permis de sortir ce Sefer Torah pour la lecture publique, même s'il y a dans la synagogue d'autres Sifrei Torah correctement tagués. Pour une meilleure pratique, il est souhaitable de faire appel à un scribe pour ajouter les taguine sur ces lettres, mais le Sefer Torah reste cachère tel qu'il est, et il est permis de l'utiliser a priori même en présence d'autres Sifrei Torah.
Réponse
Lorsqu'on place des taguine sur les lettres shaatnez gatz, il faut également en mettre sur la lettre noun simple et la noun finale, ainsi que sur la lettre tsadi et la tsadi finale. Pour les lettres qui possèdent un toit, il convient d'y placer un tag, leur signe étant bedek haye, et le tag doit être placé à l'extrémité gauche du toit, contrairement à la pratique de certains scribes actuels qui mettent un tag sur chacune de ces lettres.
Réponse
Les taguine doivent toucher le corps de la lettre et y être attachés. De même, les points placés sur les taguine, qui ressemblent à des zayin, doivent être reliés aux traits des taguine et non placés au-dessus comme des points de voyelles segol. Les taguine eux-mêmes ne doivent pas se toucher ; chaque trait, avec son point, doit être séparé des autres. Si l'on trouve un sefer Torah dont les taguine ne touchent pas le corps des lettres, et qu'il n'y a pas d'autre sefer Torah disponible, il est permis de réciter les berakhot dessus lors de la lecture de la Torah le Chabbat et les jours de fête, en s'appuyant sur l'avis du Rambam qui permet de réciter les berakhot même sur un sefer Torah invalide. Cependant, après Chabbat, il faudra corriger et rattacher les taguine aux lettres.
Réponse
Il est permis d'ajouter les taguine après avoir écrit la mezouza, car cela ne pose pas de problème d'ordre dans l'écriture, étant donné que les taguine ne sont pas indispensables. Un sefer Torah sans taguine peut être utilisé pour la lecture et la récitation des berakhot a posteriori, s'il n'y a pas d'autre sefer Torah cachère disponible. Cependant, après Chabbat, il convient de corriger le sefer Torah et d'y ajouter les taguine.
Réponse
Si, dans un Sefer Torah, le tag de la lettre noun a été placé de gauche à droite, même si le tag de gauche a été fait comme la lettre lamed, il est permis de réciter la berakha et de lire dans ce Sefer Torah, et cela n'est pas considéré comme une écriture incorrecte.
Réponse
Il faut écrire la paracha Haazinu sur soixante-dix lignes, et si elle a été écrite sur soixante-six lignes, le Sefer Torah reste cachère a posteriori. Quant à la Chirat Hayam, il faut l'écrire sur trente lignes, et si elle a été écrite sur vingt-huit lignes, le Sefer Torah est cachère.
Réponse
Si, dans un Sefer Torah, une paracha ouverte se termine à la fin d'une ligne et que le scribe a laissé deux lignes vides, le Sefer Torah est cachère.
Réponse
Si, dans un Sefer Torah, certaines feuilles comportent moins de lignes que d'autres, il est permis de valider le Sefer Torah.
Réponse
Si un Sefer Torah a été invalidé à cause d'une colonne, et que le scribe a découpé cette colonne avec un couteau, puis en a écrit une nouvelle à sa place et l'a cousue au Sefer Torah, a posteriori, après avoir agi ainsi, il est permis de valider le Sefer Torah. Il est même permis de le sortir pour la lecture publique, même s'il y a d'autres Sifrei Torah parfaitement cachères dans le heikhal.

