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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Tefiline

Règle du nombre de lignes

Est-il permis d'écrire des tefiline du bras avec moins de sept lignes si le parchemin est trop court pour écrire sept lignes sans écrire très finement ?
Selon l'enseignement du Ari zal, doit-on toujours veiller à écrire sept lignes dans les tefiline du bras, même si le parchemin est court ?
Réponse

Certains pensent qu'il est parfois permis, même a priori, d'écrire des tefiline avec moins de sept lignes, par exemple si l'on ne dispose que d'un parchemin court et long sur lequel il n'est pas possible d'écrire sept lignes sans écrire de façon très fine. Dans ce cas, il serait préférable de modifier le nombre de lignes, car il fait partie de "ze eli ve-anvehou" d'écrire avec des lettres un peu épaisses, afin que les lettres ne s'effacent pas rapidement. Cependant, selon les paroles de Rabbénou HaAri, il ressort qu'il faut veiller précisément à écrire sept lignes dans les tefiline du bras, et donc même dans ce cas, il ne faut pas se permettre d'écrire moins de sept lignes.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 35 - Règle du nombre de lignes, Halakha 2)
Combien de lignes a-t-on l'habitude d'écrire dans une mezouza ?
Réponse

Il est d'usage d'écrire vingt-deux lignes dans la mezouza.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 35 - Règle du nombre de lignes, Halakha 3)
Quelle distance doit-on laisser entre chaque ligne dans un Sefer Torah ?
Est-il recommandé de laisser un espace équivalent à une ligne entre chaque ligne dans les tefiline et les mezouzot ?
Quels problèmes peuvent survenir si l'on ne laisse pas assez d'espace entre les lignes dans les tefiline ou les mezouzot ?
Réponse

Entre chaque ligne dans un Sefer Torah, il faut laisser un espace équivalent à la hauteur d'une ligne entière. Il est également correct d'agir ainsi pour les tefiline et les mezouzot, car on constate que si l'espace entre les lignes n'est pas équivalent à une ligne entière, de nombreux défauts peuvent apparaître, comme une kaf finale qui ressemble à un rech, ou le cou du lamed qui ne ressemble pas à un vav mais plutôt à un yod, ou encore qu'il entre dans l'espace d'une lettre de la ligne supérieure. Il faut donc être méticuleux à ce sujet également pour les tefiline et les mezouzot.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 35 - Règle du nombre de lignes, Halakha 4)
Lois de Tefiline

Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres

Comment doit-on écrire les lettres des tefiline pour éviter toute confusion entre elles ?
Est-il permis d’écrire une lettre bet qui ressemble à une lettre kaf dans les tefiline ?
Réponse

Il faut écrire les lettres des tefiline de manière parfaite et précise, de sorte à ne pas écrire la lettre bet de façon à ce qu’elle ressemble à la lettre kaf, ou la lettre zayin de façon à ce qu’elle ressemble à la lettre noun, et de même pour toutes les autres lettres similaires.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 1)
Est-il obligatoire de faire la pointe du youd du côté gauche en bas lors de l’écriture des tefiline ?
Pourquoi est-il préférable de limiter la pointe du youd à un petit point du côté gauche en bas ?
Réponse

Concernant la pointe du youd, bien que de nombreux scribes ne prennent pas garde à la faire du côté gauche en bas du youd, ils ont sur qui s’appuyer, et il convient de laisser les juifs agir ainsi, car s’ils ne sont pas prophètes, ils sont les fils de prophètes. Toutefois, il est préférable, a priori, de veiller à faire la pointe du youd comme un petit point du côté gauche en bas du youd, et pas plus, afin qu’il ne ressemble pas à une petite lettre het.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 2)
Que faire si un youd dans les tefiline ressemble à une petite lettre lamed à cause d’un tag long ?
Est-il nécessaire de couvrir les autres lettres lorsqu’on montre une lettre douteuse à un enfant pour vérifier sa cacherout ?
Réponse

Si la lettre youd dans les tefiline possède en haut à gauche un tag long au point de ressembler à une petite lettre lamed, il faut montrer ce youd à un enfant qui n’est ni intelligent ni stupide, et si l’enfant la lit comme un youd, la lettre est cachère. Il n’est pas nécessaire de couvrir les autres lettres, contrairement à ce que certains pratiquent.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 3)
Que doit-on faire si un Sefer Torah comporte des signes ajoutés sur la lettre shin pour indiquer sa position ?
Est-il nécessaire d’effacer les signes faits sur une lettre shin même s’ils ont été tracés avec un ongle et non à l’encre ?
Réponse

Si un scribe a ajouté un signe sur la lettre shin, soit à droite pour indiquer un shin droit, soit à gauche de la lettre, il faut corriger le Sefer Torah et effacer tous ces signes, même s’ils n’ont pas été faits à l’encre mais avec un ongle.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 4)
Est-il permis de corriger une lettre noun finale mal formée dans les tefiline ou les mezouzot ?
Comment doit-on tracer la barre de la lettre noun courbée selon la coutume ?
Réponse

Si la lettre noun finale a été écrite comme un vav long, et non comme il convient, c’est-à-dire sous la forme d’un zayin long, dans les tefiline et les mezouzot, il est permis de corriger et de former la lettre noun finale comme il se doit, et cela n’est pas considéré comme une écriture non ordonnée, car un enfant reconnaît qu’il s’agit d’une lettre noun finale. A plus forte raison, si la lettre noun courbée a été écrite avec la barre sur le côté et non au milieu. Notre coutume, a priori, est que la barre soit tracée sur le côté et non au milieu, et il ne faut pas changer cette pratique.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 5)
Que faire si l’on découvre pendant la lecture de la Torah une lettre noun finale écrite comme un vav long ?
Est-il nécessaire de sortir un autre Sefer Torah si une lettre noun finale est mal formée lors de la lecture ?
Réponse

Si, pendant la lecture de la Torah, on découvre une lettre noun finale écrite comme un vav long, il n’est pas nécessaire de sortir un autre Sefer Torah, et on corrigera la lettre après la lecture de la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 6)
Peut-on considérer comme valides des tefiline ou sefer Torah de Bagdad dont la mem ouverte n'a pas une ouverture supérieure bien visible ?
Quelle est la différence essentielle entre la mem ouverte et la mem fermée dans l'écriture des sefarim ?
Faut-il invalider un sefer Torah si la mem ouverte n'est pas parfaitement ouverte en haut mais qu'un enfant la lit correctement ?
Réponse

Lorsqu'une lettre mem ouverte, que l'on trouve dans certains tefiline, sefer Torah ou mezouza provenant de Bagdad, présente une ouverture supérieure qui n'est pas clairement visible, ces sefarim et tefiline restent valides. En effet, la seule différence entre une mem ouverte et une mem fermée réside dans l'ouverture inférieure. D'autant plus que, dans ces sefarim de Bagdad, il y a souvent une protubérance sur la partie supérieure, et un enfant qui n'est ni particulièrement intelligent ni ignorant la lira comme une mem ouverte. Par conséquent, il ne faut pas invalider ces sefarim, et a posteriori, on peut s'appuyer sur l'avis du Radakh pour ne pas les disqualifier.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 7)
Comment doit-on écrire la lettre kaf finale pour qu'elle soit conforme à la halakha ?
Que faire si la jambe de la kaf finale n'est pas deux fois plus longue que son toit ?
Pourquoi la jambe de la kaf finale doit-elle être plus longue que le toit ?
Réponse

La lettre kaf finale doit être écrite de façon à ce que sa jambe soit deux fois plus longue que son toit. Cela concerne uniquement la meilleure manière de faire, mais a posteriori, si la jambe de la kaf finale est moins de deux fois la longueur du toit, elle reste valable, à condition qu'elle soit plus longue que le toit afin qu'elle ne ressemble pas à un resh ou à un dalet.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 8)
Faut-il absolument mettre des taguine sur les lettres shaatnez gatz dans un sefer Torah ?
Peut-on lire publiquement dans un sefer Torah sans taguine sur les lettres shaatnez gatz s'il existe d'autres sefarim correctement tagués ?
Le manque de taguine sur les lettres bedek haye invalide-t-il un sefer Torah ?
Réponse

Il faut placer des taguine sur les lettres shaatnez gatz, et les scribes ont l'habitude de placer également un tag sur les lettres bedek haye. Toutefois, si l'on n'a pas mis de taguine même sur les lettres shaatnez gatz, le Sefer Torah n'est pas invalidé. Il est néanmoins préférable de corriger le Sefer Torah et d'y ajouter les taguine, mais en attendant, tant que cela n'a pas été fait, il est permis de réciter les bénédictions et de lire dans ce Sefer Torah sans taguine sur les lettres shaatnez gatz. Cependant, s'il existe d'autres Sifrei Torah correctement tagués, a priori il ne faut pas sortir pour la lecture publique un Sefer Torah sans taguine sur shaatnez gatz tant qu'il n'a pas été corrigé, afin de tenir compte de l'avis de ceux qui invalident un tel Sefer Torah. Ce n'est que s'il n'y a pas d'autre Sefer Torah que l'on peut s'appuyer sur l'avis du Rambam, de ses partisans et de Maran le Choulhan Aroukh, qui valident, et l'on pourra même réciter les bénédictions sur ce Sefer Torah. Si le Sefer Torah possède des taguine sur les lettres shaatnez gatz mais pas sur les lettres bedek haye, il ne faut pas l'invalider a posteriori. Même si l'usage est de mettre un tag sur chacune de ces lettres, il est certain que cet usage n'est qu'une mitsva préférable et non une exigence. Il est donc permis de sortir ce Sefer Torah pour la lecture publique, même s'il y a dans la synagogue d'autres Sifrei Torah correctement tagués. Pour une meilleure pratique, il est souhaitable de faire appel à un scribe pour ajouter les taguine sur ces lettres, mais le Sefer Torah reste cachère tel qu'il est, et il est permis de l'utiliser a priori même en présence d'autres Sifrei Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 9)
Sur quelles lettres doit-on placer des taguine lors de l'écriture d'un sefer Torah ?
Comment doit-on placer le tag sur les lettres bedek haye ?
Les lettres vav et mem sofer nécessitent-elles des taguine ?
Réponse

Lorsqu'on place des taguine sur les lettres shaatnez gatz, il faut également en mettre sur la lettre noun simple et la noun finale, ainsi que sur la lettre tsadi et la tsadi finale. Pour les lettres qui possèdent un toit, il convient d'y placer un tag, leur signe étant bedek haye, et le tag doit être placé à l'extrémité gauche du toit, contrairement à la pratique de certains scribes actuels qui mettent un tag sur chacune de ces lettres.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 10)
Les taguine doivent-ils être attachés au corps de la lettre dans un sefer Torah ?
Que faire si les taguine d'un sefer Torah ne touchent pas les lettres et qu'il n'y a pas d'autre sefer Torah disponible ?
Les taguine d'une même lettre peuvent-ils se toucher entre eux ?
Réponse

Les taguine doivent toucher le corps de la lettre et y être attachés. De même, les points placés sur les taguine, qui ressemblent à des zayin, doivent être reliés aux traits des taguine et non placés au-dessus comme des points de voyelles segol. Les taguine eux-mêmes ne doivent pas se toucher ; chaque trait, avec son point, doit être séparé des autres. Si l'on trouve un sefer Torah dont les taguine ne touchent pas le corps des lettres, et qu'il n'y a pas d'autre sefer Torah disponible, il est permis de réciter les berakhot dessus lors de la lecture de la Torah le Chabbat et les jours de fête, en s'appuyant sur l'avis du Rambam qui permet de réciter les berakhot même sur un sefer Torah invalide. Cependant, après Chabbat, il faudra corriger et rattacher les taguine aux lettres.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 11)
Est-il permis d'ajouter les taguine après avoir terminé d'écrire une mezouza ?
Peut-on lire et réciter les berakhot sur un sefer Torah sans taguine s'il n'y a pas d'autre sefer Torah cachère ?
Que doit-on faire après Chabbat si l'on a utilisé un sefer Torah sans taguine ?
Réponse

Il est permis d'ajouter les taguine après avoir écrit la mezouza, car cela ne pose pas de problème d'ordre dans l'écriture, étant donné que les taguine ne sont pas indispensables. Un sefer Torah sans taguine peut être utilisé pour la lecture et la récitation des berakhot a posteriori, s'il n'y a pas d'autre sefer Torah cachère disponible. Cependant, après Chabbat, il convient de corriger le sefer Torah et d'y ajouter les taguine.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 12)
Est-il permis de lire et de réciter la berakha sur un Sefer Torah où le tag de la lettre noun a été placé de gauche à droite ?
Le fait que le tag gauche de la lettre noun ressemble à une lamed rend-il le Sefer Torah invalide ?
Réponse

Si, dans un Sefer Torah, le tag de la lettre noun a été placé de gauche à droite, même si le tag de gauche a été fait comme la lettre lamed, il est permis de réciter la berakha et de lire dans ce Sefer Torah, et cela n'est pas considéré comme une écriture incorrecte.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 13)
Combien de lignes doit-on écrire pour la paracha Haazinu dans un Sefer Torah ?
Si la paracha Haazinu a été écrite sur soixante-six lignes, le Sefer Torah est-il cachère ?
Combien de lignes doit-on écrire pour le Chirat Hayam et qu'en est-il si elle a été écrite sur vingt-huit lignes ?
Réponse

Il faut écrire la paracha Haazinu sur soixante-dix lignes, et si elle a été écrite sur soixante-six lignes, le Sefer Torah reste cachère a posteriori. Quant à la Chirat Hayam, il faut l'écrire sur trente lignes, et si elle a été écrite sur vingt-huit lignes, le Sefer Torah est cachère.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 14)
Que se passe-t-il si un scribe laisse deux lignes vides après la fin d'une paracha ouverte dans un Sefer Torah ?
Le fait de laisser deux lignes vides après une paracha ouverte rend-il le Sefer Torah invalide ?
Réponse

Si, dans un Sefer Torah, une paracha ouverte se termine à la fin d'une ligne et que le scribe a laissé deux lignes vides, le Sefer Torah est cachère.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 15)
Un Sefer Torah dont certaines feuilles ont moins de lignes que d'autres est-il cachère ?
Réponse

Si, dans un Sefer Torah, certaines feuilles comportent moins de lignes que d'autres, il est permis de valider le Sefer Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 16)
Que faire si une colonne d'un Sefer Torah est invalide ?
Est-il permis de lire publiquement dans un Sefer Torah où une colonne a été remplacée, même s'il y a d'autres Sifrei Torah cachères disponibles ?
Réponse

Si un Sefer Torah a été invalidé à cause d'une colonne, et que le scribe a découpé cette colonne avec un couteau, puis en a écrit une nouvelle à sa place et l'a cousue au Sefer Torah, a posteriori, après avoir agi ainsi, il est permis de valider le Sefer Torah. Il est même permis de le sortir pour la lecture publique, même s'il y a d'autres Sifrei Torah parfaitement cachères dans le heikhal.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 36 - Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres, Halakha 17)