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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Ne pas interrompre devant celui qui prie

Est-il permis de passer devant une personne qui prie la Amida à moins de 1,92 mètre ?
Peut-on reculer de trois pas après la Amida si cela fait entrer dans les quatre amot d’un priant situé derrière ?
Selon le Zohar Hakadosh, y a-t-il une rigueur particulière concernant le fait de passer devant ou sur les côtés d’un priant ?
Réponse

Il est interdit de passer devant une personne qui prie à l’intérieur de quatre amot, soit environ 1,92 mètre. Cette interdiction s’applique même de nos jours, où tout le monde n’a pas la même kavana. Cela concerne uniquement le fait de passer devant le priant ; il est permis de passer ou de rester sur ses côtés, même à l’intérieur de ses quatre amot. Ainsi, si quelqu’un a terminé sa prière et qu’une autre personne se trouve derrière lui et n’a pas fini, il ne doit pas reculer de trois pas si cela le fait entrer dans les quatre amot du priant derrière lui ; il attendra que l’autre ait terminé. Si, après avoir reculé de trois pas, il se trouve sur le côté du priant, à l’intérieur de ses quatre amot mais pas directement en face de lui, il est autorisé à reculer. Selon le Zohar Hakadosh, il convient d’être rigoureux et de ne pas passer devant le priant même à la distance de son champ de vision, ni de passer sur ses côtés à l’intérieur de ses quatre amot. Selon la règle stricte, il n’est pas nécessaire de tenir compte de cette rigueur, mais celui qui agit ainsi sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 6)
Est-il permis de passer devant une personne qui prie si elle a rabattu son talit sur son visage ou ferme les yeux ?
Pourquoi certains interdisent-ils de passer devant une personne en prière même si elle ne voit pas ?
Dans quels cas peut-on être indulgent concernant le passage devant une personne en prière qui a le talit sur le visage ?
Réponse

Certains avisent que si la personne en prière rabat son talit sur son visage, ou ferme les yeux, il est permis de passer devant elle. D'autres sont plus stricts, car les Sages n'ont pas fait de distinction, et de plus, la personne en prière peut percevoir le bruit des pas et être ainsi dérangée dans sa kavana. Ceci est particulièrement vrai selon les propos du Zohar. Il est donc recommandé d'adopter la rigueur sur ce point, sauf en cas de nécessité.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 7)
Que doit faire un cohen qui doit passer devant une personne en prière pour se laver les mains avant la birkat cohanim ?
Est-il permis à un cohen de passer devant une personne en prière si celle-ci se trouve à plus de quatre amot ?
Dans quelles conditions un cohen peut-il s'appuyer sur la netila du matin pour la birkat cohanim ?
Réponse

Un cohen qui souhaite faire la birkat cohanim et qui doit se laver les mains avant, mais pour cela doit passer devant une personne en prière, il faut lui dire de faire la birkat cohanim sans se laver les mains à ce moment, et il pourra s'appuyer sur la netila qu'il a faite le matin. Cependant, si la personne en prière se trouve à plus de quatre amot de lui, il pourra passer devant elle pour se laver les mains, et dans ce cas il n'est pas nécessaire d'être strict selon le Zohar concernant le passage devant une personne en prière sur toute la longueur de son regard. À condition qu'il ait gardé ses mains propres et n'ait pas touché des endroits nécessitant une nouvelle netila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 8)
Est-il permis de passer devant une personne en prière pour aller donner un cours à un public qui attend ?
Le fait que la personne en prière ait le talit sur le visage change-t-il la règle concernant le passage devant elle pour une mitsva collective ?
Réponse

Celui qui doit aller donner un cours à un public qui l'attend a le droit de passer devant une personne en prière pour ce besoin, car il s'agit d'une mitsva collective qui repousse cet interdit. Ceci est d'autant plus valable si la personne en prière a rabattu son talit sur son visage.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 9)
Est-il permis de passer devant une personne en prière pour compléter un minyan afin de dire le kaddich ou la kedoucha ?
Que faire si certains membres de la communauté s'opposent à ce passage devant une personne en prière pour compléter le minyan ?
Dans quels cas peut-on être indulgent pour passer devant une personne en prière afin de ne pas faire attendre la communauté ?
Réponse

Si l'assemblée attend un dixième homme pour pouvoir dire le kaddich ou la kedoucha, et qu'une personne se trouve dans une pièce voisine, il existe des avis permissifs pour qu'il passe devant une personne en prière afin de compléter le minyan et éviter de faire attendre la communauté. D'autres s'y opposent, car il est possible d'attendre la fin de la prière sans transgresser cet interdit. En cas de nécessité, lorsqu'il y a une gêne pour la communauté, et surtout si la personne en prière ferme les yeux ou rabat son talit sur son visage, il est possible d'être indulgent et de passer devant la personne en prière pour ce besoin.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 10)
Est-il permis de passer devant une personne en prière pour éviter de transgresser bal tachaketsou ?
Que faire si l'on doit sortir pour ses besoins pressants alors qu'une personne prie devant soi ?
Peut-on passer devant une personne en prière pour retourner à sa place après être allé aux toilettes pendant la prière ?
Réponse

Certains disent qu’il est permis de passer devant une personne en prière afin de ne pas transgresser l’interdit de bal tachaketsou. D’autres ne l’autorisent que dans un cas de force majeure. Et lorsque la personne en prière ferme les yeux, celui qui se montre indulgent a sur qui s’appuyer. Tout cela concerne le cas où il n’est pas contraint de sortir pour ses besoins de façon pressante ; sinon, il faut être strict. Mais dans tous les cas, si quelqu’un a dû interrompre sa prière pour sortir aux toilettes et revient pour continuer sa prière, il ne doit pas se permettre de passer devant une personne en prière pour retourner à l’endroit où il priait.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 11)
Est-il permis de passer devant une personne en prière pour rejoindre sa place habituelle dans la synagogue ?
L'importance de prier à sa place fixe permet-elle de passer devant une personne en prière ?
Réponse

Il n'est pas permis d'être indulgent et de passer devant une personne en prière simplement pour rejoindre sa place habituelle, car l'importance d'avoir une place fixe pour la prière n'est pas suffisante pour permettre de transgresser cet interdit.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 12)
Est-il permis de passer devant un enfant qui prie la Amida ?
Existe-t-il une différence d'avis concernant le fait de passer devant un enfant de neuf ans ou plus qui prie la Amida ?
Est-il recommandé d'éviter de passer devant un enfant en train de prier la Amida, même si la règle principale l'autorise ?
Réponse

Certains avis permettent de passer devant un enfant qui prie la Amida. Cependant, le Gaon Hazon Ich adopte une position stricte à ce sujet, en particulier pour un enfant âgé de neuf ans ou plus. Bien que, selon la règle principale, il soit permis d'être indulgent, il est néanmoins préférable, dans la mesure du possible, de ne pas passer devant un enfant en train de prier.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 13)
Est-il permis de passer devant une femme qui prie la Amida ?
La règle concernant le fait de passer devant une femme qui prie la Amida s'applique-t-elle également à sa seconde prière de la journée ?
Réponse

Il ne faut pas passer non plus devant une femme qui prie la Amida, y compris lorsqu'elle accomplit une seconde prière dans la journée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 14)
Est-il permis de passer devant une personne qui prie dans un couloir de synagogue servant de passage au public ?
Que convient-il de faire lorsqu'on passe devant quelqu'un qui prie dans un lieu de passage, si l'on n'a pas d'autre choix ?
Peut-on être indulgent pour passer devant une personne qui prie près de l'entrée, en cas de nécessité ?
Réponse

Lorsqu’une personne prie dans un endroit servant de passage au public, comme un couloir de synagogue, certains permettent de passer devant elle afin d’arriver à une prière régulière et posée, ou pour les besoins de l’étude, à condition qu’il n’ait pas d’autre choix. Il est préférable, dans ce cas, de réciter des versets de Tehilim ou un enseignement de nos Sages en passant. Bien qu’on puisse dire que celui qui prie n’a pas bien agi en choisissant un tel endroit, il n’est pas permis pour autant d’enfreindre l’interdiction de passer devant quelqu’un qui prie. Toutefois, en cas de nécessité, on peut s’appuyer sur les avis indulgents, en particulier lorsque le priant se trouve dans un autre domaine, comme lorsqu’il prie devant l’entrée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 15)
Est-il permis de faire les trois pas en arrière après la Amida si quelqu'un prie derrière soi ?
Que faire si la personne qui prie derrière soi prolonge beaucoup sa prière ?
Dans quels cas peut-on être indulgent pour reculer sur les côtés après la Amida, même si quelqu'un prie derrière soi ?
Réponse

Si l'on a terminé sa prière et qu'une autre personne prie derrière soi, il est interdit de faire les trois pas en arrière tant que l'autre n'a pas terminé sa prière, car en reculant, on passerait devant celui qui prie. Même si cette personne prolonge beaucoup sa prière, il ne faut pas se permettre de reculer devant elle. Certains sont indulgents dans ce cas si l'on recule sur les côtés, en particulier pour une personne âgée, malade ou affaiblie pendant les jours de jeûne.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 16)
Est-il permis de faire les trois pas en arrière après la Amida si une personne a commencé à prier derrière soi, même si elle a commencé après soi ?
Réponse

Si l'on a terminé sa prière et qu'une autre personne commence à prier derrière soi, il est interdit de faire les trois pas en arrière, même si l'autre a commencé après soi, car dès qu'il a commencé, reculer est considéré comme empiéter sur son espace.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 17)
Dans quel cas est-il permis de faire les trois pas en arrière devant quelqu'un qui prie derrière soi ?
Selon l'avis de Maran, est-il permis de reculer sur les côtés si celui qui prie derrière soi se trouve déjà dans ses quatre coudées ?
Quelle est la position du Zohar concernant le fait de reculer devant ou sur les côtés d'une personne qui prie ?
Réponse

L'interdiction de faire les trois pas en arrière devant quelqu'un qui prie ne s'applique que si, en reculant, on entre dans les quatre coudées de celui qui prie derrière soi. Mais si, même après avoir reculé, on ne pénètre pas dans ses quatre coudées, il est permis de reculer, même si l'on se trouve face à lui. Même si celui qui prie derrière soi se trouve déjà dans ses propres quatre coudées, il est permis, selon l'avis de Maran, de reculer sur les côtés. Il a déjà été expliqué que, selon le Zohar, il est interdit de passer devant quelqu'un qui prie sur toute la portée de son regard, et sur les côtés dans ses quatre coudées. Celui qui se montre rigoureux selon le Zohar en ne reculant pas devant quelqu'un qui prie sur toute la portée de son regard, et même sur les côtés dans ses quatre coudées, sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 18)
Est-il permis de faire les trois pas en arrière après la tefila si quelqu’un prie encore derrière soi ?
Peut-on passer devant une personne qui récite les tahanounim après la tefila en cas de besoin ?
Réponse

Certains estiment que si l’on a terminé sa tefila et qu’une autre personne prie encore derrière soi, il est interdit de faire les trois pas en arrière, même si l’on est en train de réciter les tahanounim qui suivent la tefila. D’autres sont plus indulgents à ce sujet. En cas de besoin, on peut s’appuyer sur l’avis permissif pour faire les trois pas en arrière devant quelqu’un qui se tient en train de dire les tahanounim.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 19)
Peut-on faire les trois pas en arrière après la tefila si une personne prie dans ses quatre coudées ?
Est-il permis de passer devant quelqu’un qui a terminé sa tefila, à condition d’être à quatre coudées de la personne qui prie derrière lui ?
Réponse

Celui qui a terminé sa tefila mais ne peut pas faire les trois pas en arrière parce qu’une autre personne se trouve en train de réciter la Amida dans ses quatre coudées, certains estiment qu’il est permis de passer devant celui qui a terminé sa tefila, ou de faire les trois pas en arrière, à condition d’être à une distance de quatre coudées de la personne qui prie derrière lui.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 20)
Que doit faire un talmid hakham qui a terminé sa tefila mais ne peut pas reculer à cause d’une personne priant derrière lui, alors que l’assemblée attend ?
Le chaliah tsibour peut-il commencer la répétition de la Amida s’il ne peut pas reculer à cause d’une personne priant derrière lui ?
Réponse

Un talmid hakham qui a terminé sa tefila et voit que l’assemblée attend qu’il fasse les trois pas en arrière, alors qu’une personne derrière lui n’a pas fini sa tefila, ne doit pas reculer, mais doit faire un signe de la main au chaliah tsibour pour qu’il commence la répétition de la Amida, afin de ne pas déranger l’assemblée. De même, si le chaliah tsibour a terminé la Amida silencieuse mais que la personne derrière lui n’a pas terminé, et qu’il ne peut pas reculer dans ses quatre coudées, en raison de la gêne pour l’assemblée, il commencera la répétition de la Amida et s’appuiera sur les pas qu’il fera lors du Kaddich Titkabal.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 21)
Est-il permis de passer devant une personne qui se tient à l’endroit où elle a terminé ses trois pas après la tefila ?
Les personnes qui se dépêchent de revenir à leur place pour permettre à quelqu’un de passer avant le temps prescrit par le Choulhan Aroukh agissent-elles correctement ?
Réponse

Certains sont rigoureux et ne permettent pas à quelqu’un de passer devant eux lorsqu’ils se tiennent à l’endroit où ils ont terminé leurs trois pas, tant qu’ils ne sont pas revenus à leur place. Ils s’appuient sur l’opinion rapportée au nom de Rabénou Manoah. Cependant, ceux qui ont l’habitude, en voyant quelqu’un vouloir passer devant eux, de se hâter de revenir à leur place avant d’attendre le temps prescrit par le Choulhan Aroukh, se trompent.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 22)
Est-il permis de passer devant une personne en prière lorsqu’il y a une estrade ou un banc fixe d’au moins dix tefahim de haut devant elle ?
Selon la Kabbala, peut-on passer devant une personne en prière même si elle rabat son talit sur son visage ?
Réponse

Si, immédiatement après avoir terminé sa tefila et reculé de trois pas, le chaliah tsibour arrive à la Kedoucha, il est permis de revenir tout de suite à sa place pour dire la Kedoucha à l’endroit où il a prié la Amida. C’est ainsi qu’agissaient les sages.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 23)
Est-il permis de revenir immédiatement à sa place pour dire la Kedoucha après avoir reculé de trois pas à la fin de la tefila ?
Réponse

Si, devant la personne en prière, se trouve une estrade ou un banc fixe d’une hauteur de dix tefahim, certains estiment qu’il est permis de passer devant le priant. D’autres s’y opposent. Il ne faut pas être indulgent dans ce cas, car cela perturbe malgré tout la concentration du priant qui voit passer quelqu’un devant lui. De plus, selon la Kabbala, il ne faut pas passer devant le priant, même si celui-ci rabat son talit sur son visage.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 24)
Est-il permis à une personne affaiblie par le jeûne de Yom Kippour de s’asseoir face à quelqu’un qui prie si elle n’a pas d’autre endroit où s’asseoir ?
Une personne âgée ou malade peut-elle s’asseoir face à quelqu’un qui prie pendant l’année, si elle n’a pas d’autre possibilité ?
Réponse

Celui qui termine sa tefila le jour de Yom Kippour et, en raison de sa faiblesse, souhaite s’asseoir, et qu’il n’a pas d’autre endroit pour s’asseoir que face à une personne en train de prier, il peut être indulgent et s’asseoir, car il est évident qu’il s’assoit à cause de la fatigue du jeûne. Il en va de même pour une personne âgée ou malade, même pendant le reste de l’année.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 102 - Ne pas interrompre devant celui qui prie, Halakha 25)