Aller au contenu

Choisir une ville

Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

Lien copié
Lois du respect des parents

Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père

Est-il obligatoire d'écouter son père qui lui demande de ne pas adopter des pratiques de piété supplémentaires ?
Comment doit agir un fils qui souhaite accomplir des actes de hassidout alors que son père s'y oppose par crainte d'être rabaissé ?
Réponse

Si le fils a l'habitude de se montrer strict dans certains domaines par piété et pour se sanctifier dans ce qui lui est permis, et que son père lui ordonne de ne pas être strict, il n'y a pas, selon la halakha, de mitsva de kiboud av vaem dans ce cas. Si le fils souhaite accomplir des actes de piété (mili de hassidout) et que le père veut l'en empêcher parce qu'il craint pour son honneur, ressentant une forme de supériorité du fils à son égard, le fils ne doit pas, à D.ieu ne plaise, mépriser la volonté de son père. Ainsi, s'il accomplit ces actes de piété, il devra veiller à ne pas les faire devant son père ou à sa connaissance. A fortiori, il ne devra pas lui causer de peine, ni lui répondre ou se comporter avec insolence, car pour des actes de piété, il risquerait, à D.ieu ne plaise, de tomber sous la malédiction "maudit soit celui qui méprise son père ou sa mère", et au lieu de recevoir une bénédiction pour ces actes, il en tirerait une perte.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 4)
Est-il obligatoire de changer son rite de prière à la demande de son père ?
Réponse

Celui qui a l'habitude de prier selon le rite séfarade et dont le père lui ordonne de changer pour prier selon le rite Sefard, n'est pas tenu de l'écouter.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 5)
Faut-il écouter ses parents qui s'opposent à ce que leur fils jeûne pour des raisons de santé ?
Que doit faire une personne qui a pris l'habitude de jeûner la veille de Roch Hodech et que ses parents lui demandent d'arrêter ?
Réponse

Si le fils souhaite jeûner le jour de la disparition de sa mère (yahrzeit), ou faire un jeûne la veille de Roch Hodech, ou se tremper dans l'eau froide avant la tefila, et que ses parents craignent pour sa santé et lui demandent de ne pas jeûner, et qu'ils en souffrent, il doit leur obéir. S'il a déjà jeûné trois fois un jeûne non obligatoire, comme celui de la veille de Roch Hodech ou similaire, il doit faire une hatara sur cette bonne habitude avant d'y renoncer, et il devra s'abstenir de cette rigueur, conformément à la volonté de ses parents.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 6)
Est-il permis de donner un rein à un proche si le père s'y oppose et en souffrirait ?
Que convient-il de faire si le père refuse que son fils donne un rein à un proche dans une situation de sauvetage de vie ?
La halakha considère-t-elle aujourd'hui le don de rein comme une situation dangereuse ?
Réponse

Lorsqu'une personne souhaite donner un rein à l'un de ses proches et que son père s'y oppose, et que ce dernier en souffrirait si le don avait lieu, certains estiment qu'il est interdit de donner le rein sans l'accord du père. D'autres pensent qu'il est permis de donner le rein à un proche, en particulier à son fils ou à sa femme, même sans l'autorisation du père. Il est recommandé de solliciter l'intervention de rabbanim et de talmidei hakhamim pour convaincre le père de donner son accord, surtout de nos jours où le don de rein n'est plus considéré comme particulièrement dangereux. De plus, il s'agit d'un cas de sauvetage de vie lorsqu'il n'existe pas d'autre solution.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 7)
Une femme mariée est-elle tenue d'accueillir sa mère malade chez elle si son mari s'y oppose ?
Que doit faire une femme dont le mari refuse que sa mère malade vienne vivre à leur domicile pour recevoir des soins ?
Réponse

Une femme âgée qui a une fille mariée, et qui souffre d'une maladie rénale et a besoin de dialyse, et il est possible que la fille accueille sa mère chez elle et s'occupe d'elle, ce qui prolongerait la vie de la mère, ou bien que la mère se rende plusieurs fois par semaine à l'hôpital pour y recevoir un traitement, bien que ce traitement soit de moindre qualité que celui qu'elle recevrait à domicile, si le mari s'oppose à ce que sa belle-mère vienne vivre chez eux, il ne faut pas le contraindre à accepter sa belle-mère dans sa maison, et la femme doit respecter la volonté de son mari.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 8)
Un fils issu d'une famille séfarade peut-il porter un gartel pendant la tefila si cela cause de la honte à son père ?
Que doit faire un fils si la pratique du gartel pendant la tefila entraîne des moqueries envers son père dans leur communauté ?
Réponse

Si un fils commence à porter un gartel pendant la tefila, et que son père en éprouve de la honte parce que l'on se moque de lui en disant que son fils agit de manière étrange, notamment dans les communautés séfarades où les grands d'Israël n'ont pas cette pratique, il faut craindre pour le respect du père lorsqu'il y a un risque d'humiliation pour ce dernier. Il est donc correct que le fils écoute son père dans ce cas.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 9)
Un fils doit-il obéir à sa mère qui lui interdit de sortir la nuit pour collecter la tsedaka alors qu'il n'y a aucun danger réel ?
Comment un fils doit-il agir si sa mère lui interdit de sortir la nuit pour la tsedaka par erreur, afin de ne pas lui causer de peine ?
Réponse

Si une mère ordonne à son fils de ne pas sortir la nuit pour collecter la tsedaka par crainte d'un danger, alors qu'en réalité il n'y a aucun danger et qu'elle se trompe complètement, le fils n'est pas obligé d'obéir à cet ordre. Toutefois, il devra s'efforcer d'agir de manière à ce que sa mère ne s'en rende pas compte, afin de ne pas lui causer de peine.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 10)
Si le père demande une chose sans utilité pour lui et la mère une chose qui lui est bénéfique, à qui doit-on donner la priorité ?
Réponse

Si le père demande à son enfant quelque chose qui ne lui procure ni plaisir ni utilité, tandis que la mère demande quelque chose qui lui apporte un bénéfice ou du plaisir, l'honneur dû à la mère prime sur celui du père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 11)
Est-on tenu de répondre aux besoins de son père même s'il ne les exprime pas explicitement ?
Doit-on accomplir ce qui procure de la satisfaction à son père même si ce n'est pas un besoin corporel ?
Réponse

Même si le père n'a rien demandé explicitement, lorsqu'il s'agit de ses besoins corporels, il faut les satisfaire pour lui. En revanche, s'il ne s'agit pas de ses besoins corporels, il n'y a pas d'obligation stricte, même si l'on sait que cela lui procurerait de la satisfaction. Malgré tout, il est bon d'agir ainsi pour son père, car tout ce qui procure de la satisfaction au père constitue une mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 12)
Est-il permis de répondre explicitement "non" à son père lorsqu'il lui demande quelque chose dont il ne tire aucun bénéfice direct ?
Le fils est-il obligé d'obéir à son père pour une demande qui ne procure aucun bénéfice direct au père ?
Comment doit-on répondre à son père lorsqu'il demande quelque chose dont il ne tire aucun bénéfice direct et qu'il n'y a pas d'obligation d'obéir à sa demande ?
Réponse

Si le père demande à son fils quelque chose dont il ne tire aucun bénéfice direct, il y a un doute s'il est permis au fils de répondre explicitement "non" à son père, ou s'il faut craindre l'interdit de contredire ses paroles. Il semble qu'il ne faut pas répondre explicitement "non" à son père, mais plutôt se taire, ou dire qu'il va réfléchir à la demande, ou qu'il va consulter à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 13)
Comment doit agir une personne dont le père lui demande un service pendant qu'elle récite le Chema ?
Est-il permis de faire un signe à son père pendant la deuxième section du Chema pour lui indiquer qu'on est occupé ?
Quelle est la manière préférable d'informer son père qu'on est en train de réciter le Chema lorsqu'il demande un service ?
Réponse

Si quelqu'un est en train de réciter le Chema et que son père lui demande, au milieu de la récitation, d'aller lui apporter un objet du grenier ou d'une pièce voisine, il doit élever légèrement la voix pendant la récitation du Chema afin que son père comprenne qu'il est occupé par la mitsva de la récitation du Chema. S'il se trouve dans la deuxième section du Chema, il peut faire un signe à son père pour lui indiquer qu'il est en train de réciter le Chema, et après avoir terminé, il accomplira la volonté de son père. Toutefois, il est préférable, même dans la deuxième section, de ne pas faire de signe, mais plutôt d'élever légèrement la voix pour que son père comprenne qu'il est occupé par la récitation du Chema.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 14)
Faut-il interrompre la récitation du Chema pour saluer son père qui entre dans la pièce ?
Est-il nécessaire de se lever devant son père pendant la récitation du Chema ?
Que doit faire un fils dont le père non pratiquant entre pendant la récitation du Chema et risquerait de ne pas comprendre l'absence de salut ?
Réponse

Si le fils est en train de réciter le Chema et que son père entre dans la pièce, il ne doit pas lui dire "Chalom", car de nos jours, tout le monde pardonne le fait de ne pas interrompre la récitation du Chema et de ses bénédictions pour saluer son père ou son maître. Cependant, il doit se lever entièrement devant son père, même au milieu du Chema, comme expliqué précédemment. Si le fils est revenu à la pratique religieuse et que son père, qui n'observe pas la Torah et les mitsvot, entre pendant qu'il récite le Chema, et que le père ne comprendra pas que c'est à cause de la récitation du Chema qu'il ne le salue pas, dans ce cas, il pourra lui dire "Chalom" même au milieu du Chema.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 15)
Est-il permis de répondre à son père après avoir récité la berakha de Hamapil ?
Doit-on réciter à nouveau le Chema si l'on a parlé à son père après la berakha de Hamapil ?
Réponse

Si le fils a récité le Chema sur le lit et a prononcé la berakha de Hamapil, et que son père lui parle, il est permis de répondre à son père en raison de kiboud av vaem. Il n'est pas nécessaire de réciter à nouveau le Chema.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 16)
Le fils est-il obligé d'écouter son père qui lui interdit d'épouser une femme non pudique et issue d'une famille de moindre valeur ?
Doit-on écouter son père qui s'oppose à un mariage avec une femme convenable et pudique ?
Est-il nécessaire de respecter la volonté d'un père décédé qui avait interdit à son fils d'épouser une femme convenable ?
Réponse

Si le fils souhaite épouser une femme qui n'est pas pudique et issue d'une famille de moindre valeur, et que cela cause de la peine et de la souffrance à son père, qui lui ordonne de ne pas l'épouser, il est obligé d'écouter son père. Car en l'épousant, il cause du chagrin et de la honte à ses parents, et il est dit : "Maudit soit celui qui méprise son père ou sa mère". On trouve également dans la Torah qu'Its'hak Avinou a ordonné à Yaakov Avinou de ne pas prendre femme parmi les filles de Kena'an parce qu'elles étaient mauvaises et corrompues, et Rivka a dit à Its'hak : "Je suis dégoûtée de la vie à cause des filles de Het" ; il en va de même pour toutes les sept nations. Yaakov a écouté son père et sa mère. Mais si la femme est convenable et pudique comme les autres filles d'Israël, même si son père lui ordonne explicitement de ne pas l'épouser, il n'est pas obligé de l'écouter. Même si son père décède après lui avoir donné cet ordre, il n'est pas tenu de respecter la volonté du défunt, et il peut épouser une femme convenable selon son choix.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 17)
Le fils doit-il écouter ses parents qui s'opposent à son mariage avec une femme d'une autre communauté alors qu'elle est pieuse et possède de bonnes qualités ?
Une fille est-elle obligée d'écouter son père qui refuse qu'elle épouse un homme parce qu'il n'est pas issu d'une famille respectée ?
Comment doit agir un fils dont les parents s'opposent à son mariage avec une femme convenable pour des raisons subjectives ?
Réponse

Si les parents ordonnent à leur fils de ne pas épouser une certaine femme uniquement parce qu'elle appartient à une communauté particulière, il n'a pas à leur obéir, à condition qu'il soit établi qu'elle est pieuse et possède de bonnes qualités. De même, si un père ordonne à sa fille de ne pas épouser un certain homme parce qu'il n'est pas issu d'une famille respectée, elle n'est pas obligée de l'écouter, car il n'y a pas là de mitsva de respect des parents. De même, si la femme possède de bonnes qualités et la crainte de Dieu, mais ne plaît pas au père ou à la mère, ou si le père affirme qu'elle n'est pas convenable pour son fils alors que, selon le fils, elle lui convient, il n'a pas à écouter ses parents pour ne pas l'épouser. Toutefois, il agira avec modération et sur les conseils d'un sage.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 18)
Une fille juive doit-elle obéir à son père qui lui interdit d'épouser un homme à cause de la recommandation de Rabbi Yehouda Ha'hasid, si elle ne souhaite pas suivre cette recommandation ?
Que doit-on faire si le prénom du fiancé est identique à celui de son beau-père, ou si la fiancée porte le même prénom que sa belle-mère ?
Quand et comment est-il recommandé d'ajouter un prénom dans le cas où les prénoms du couple et de leurs beaux-parents sont identiques ?
Réponse

Lorsqu'une jeune fille juive reçoit de son père l'ordre, au nom du respect dû aux parents, de ne pas épouser un homme qu'elle désire, et que le père est rigoureux à ce sujet à cause de la recommandation de Rabbi Yehouda Ha'hasid, mais que la fille ne souhaite pas tenir compte de cette recommandation, elle n'est pas obligée d'obéir à son père. Il en va de même pour un fils dont le père lui interdit d'épouser une femme à cause de la recommandation de Rabbi Yehouda Ha'hasid, par exemple si la fiancée porte le même prénom que la mère du fiancé : il n'est pas tenu d'écouter son père. Si le fiancé porte le même prénom que son beau-père, ou la fiancée le même prénom que sa belle-mère, ils ajouteront un prénom. Il est correct d'ajouter ce prénom trente jours avant le mariage lors de la montée à la Torah, et d'utiliser également ce nouveau prénom.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 19)
Un fils est-il tenu d'épouser la fille de sa tante si son père le lui ordonne, alors que les médecins disent que cela peut être nuisible pour les enfants ?
La mitsva de respect des parents s'applique-t-elle dans les cas où il n'y a pas de bénéfice direct pour le père ?
Réponse

Si un père ordonne à son fils d'épouser la fille de sa sœur, et que le fils craint de le faire car les médecins affirment que cela peut nuire aux enfants à naître, le fils n'est pas obligé de l'épouser. De plus, la mitsva de respect des parents ne s'applique pas dans les cas où cela n'apporte pas de bénéfice direct au père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 20)
Une fille doit-elle obéir à son père qui lui interdit de se marier afin qu'elle le serve ?
Que convient-il de conseiller à une fille dont le père refuse qu'elle se marie pour son propre service ?
Quelle est la gravité de la faute d'un père qui empêche sa fille de se marier pour son propre intérêt ?
Réponse

Si un père ordonne à sa fille de ne pas se marier du tout afin qu'elle le serve, alors que la fille souhaite se marier et avoir des enfants, elle n'a aucune obligation de lui obéir. Il est conseillé à la fille de chercher un bon parti qui lui conviendra et d'épouser un homme convenable qu'elle désire. Elle ne doit pas se soucier de la mitsva de respect des parents dans ce genre de situation. Il en ressort un enseignement pour l'homme qui, au lieu de s'efforcer de marier sa fille en lui offrant une dot et de beaux vêtements, lui interdit de se marier : sa faute est très grave et il risque une punition de la part d'Hachem, car la souffrance physique ne peut être pardonnée.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 21)
Un fils doit-il écouter son père qui lui demande d'épouser une femme pour des raisons financières alors qu'il préfère une femme de bonne famille ?
Réponse

Si un père ordonne à son fils d'épouser une femme pour des raisons d'argent, alors que le fils souhaite épouser une femme de bonne famille, il ne doit pas écouter son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 22)
Un fils doit-il retarder son mariage à la demande de son père pour l'aider dans le commerce ou pour étudier davantage la Torah ?
Doit-on écouter son maître ou le directeur de la yeshiva qui interdit de se marier à vingt ans ?
Pourquoi est-il important de se marier vers l'âge de vingt ans, même si l'on souhaite poursuivre l'étude de la Torah ?
Réponse

Si un père demande à son fils de ne pas se marier jeune afin qu'il l'aide dans le commerce, ou pour qu'il puisse étudier davantage le Chass et les décisionnaires, le fils n'est pas tenu d'obéir à son père. Il doit au contraire s'empresser de se marier vers l'âge de vingt ans. Même si son maître ou le directeur de la yeshiva lui interdit de se marier à cet âge, il ne doit pas les écouter, car de nos jours il est possible d'étudier la Torah après le mariage dans un kollel, et la débauche est très répandue dans la rue. Il faut donc se hâter de se marier afin d'étudier la Torah dans la pureté. Personne ne doit prendre sur lui une telle responsabilité d'empêcher un jeune homme de se marier dans sa jeunesse.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père, Halakha 23)