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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la bénédiction des fruits

Interruption et erreur dans les bénédictions

Faut-il s’entendre lorsqu’on récite une berakha ?
Que faire si l’on a seulement pensé la première berakha dans son cœur sans l’articuler ?
Est-on quitte si l’on a seulement pensé dans son cœur la berakha "Asher yatsar" ou le Birkat Hamazon ?
Réponse

Pour toutes les berakhot, il faut a priori les prononcer de façon à s’entendre. Si l’on ne s’est pas entendu mais que l’on a articulé avec les lèvres, on est quitte. Si l’on a seulement pensé la première berakha dans son cœur, il faut penser "Baroukh chem kevod malkhouto leolam vaed" puis recommencer la berakha en l’articulant. Mais si l’on a pensé dans son cœur la berakha "Asher yatsar", ou une berakha méen chaloch, ou "Boré néfachot", ainsi que les berakhot du matin, les berakhot de la Torah et le Birkat Hamazon, on est quitte et il n’est pas nécessaire de recommencer la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 12)
Est-il permis de réciter une berakha dans une langue autre que l'hébreu si l'on ne sait pas la dire en hébreu ?
Une personne qui ne comprend pas l'hébreu peut-elle réciter la berakha dans une langue qu'elle comprend ?
Réponse

Une personne qui ne sait pas réciter la berakha en hébreu peut la réciter dans toute langue qu'elle comprend.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 13)
Peut-on réciter une berakha si l'on n'est pas vêtu et que la nudité n'est pas couverte ?
Est-il permis de réciter une berakha à la plage en maillot de bain ?
Faut-il se couvrir la tête pour réciter une berakha ?
Réponse

Il ne faut pas réciter de berakha lorsqu'on n'est pas vêtu, tant que la nudité n'est pas couverte. Même si la nudité n'est pas visible, si le cœur la perçoit, il est interdit de réciter la berakha. Cependant, ceux qui mangent à la plage sont autorisés à réciter les berakhot avant et après le repas. Il ne faut pas réciter de berakha la tête découverte.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 14)
Faut-il tenir l'aliment ou le parfum de la main droite lors de la récitation de la berakha ?
Est-il préférable de tenir l'aliment directement à la main plutôt qu'avec des gants pour la berakha ?
Peut-on tenir l'aliment avec des gants pour la berakha lorsqu'il fait froid ?
Réponse

Tout aliment ou parfum sur lequel on récite une berakha doit être tenu de la main droite au moment de la berakha. Il est recommandé d'être rigoureux et de le tenir directement à la main, sans gants. Cependant, lorsqu'il fait froid, il est permis d'être moins strict à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 15)
Peut-on réciter une berakha sur un aliment ou une boisson avant qu'ils ne soient devant soi ?
Réponse

On ne récite pas de berakha sur un aliment ou une boisson tant qu'ils n'ont pas été apportés devant soi.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 16)
Si un fruit sur lequel on a récité la berakha tombe et se perd, faut-il recommencer la berakha sur un autre fruit ?
Doit-on réciter à nouveau la berakha si le verre de boisson sur lequel on a fait la berakha est remplacé par un autre ?
Si un autre verre était déjà devant soi mais qu'on n'avait pas l'intention d'en boire, doit-on refaire la berakha ?
Réponse

Si l'on a pris un fruit en main pour le manger, qu'on a récité la berakha, puis que le fruit est tombé et a été perdu ou est devenu impropre à la consommation, et qu'on apporte un autre fruit, il faut réciter à nouveau la berakha, même si le fruit était devant soi au moment de la première berakha. De même, si l'on a récité la berakha sur un verre de boisson et qu'on l'a remplacé par un autre verre, ou si le verre est tombé et s'est renversé puis qu'on en apporte un autre, il faut recommencer la berakha. Si le nouveau verre était déjà devant soi mais qu'on n'avait pas l'intention d'en boire, il faudra réciter la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 17)
Si l'on ajoute du sucre dans un thé trop amer après avoir goûté, doit-on refaire la berakha "cheakol" ?
Si l'on boit parfois du thé sans sucre, doit-on refaire la berakha après avoir ajouté du sucre ?
Si le verre de thé est remplacé par un autre avec du sucre avant d'avoir goûté, faut-il refaire la berakha ?
Réponse

Si l'on apporte un verre de thé, qu'on récite la berakha "cheakol", qu'on en goûte et qu'on constate qu'il n'y a pas de sucre et qu'il est trop amer pour être bu, puis qu'on ajoute du sucre, il y a un doute sur la nécessité de réciter à nouveau la berakha "cheakol" si l'on ne peut absolument pas boire ce thé sans sucre. Toutefois, si parfois on boit du thé sans sucre, alors même si on en ajoute maintenant, il n'est pas nécessaire de refaire la berakha. Si, avant d'avoir goûté le thé, on remplace le verre par un autre avec du sucre, il faut recommencer la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 18)
Que doit faire une personne qui a fait une berakha sur un aliment qui lui devient répugnant avant de le manger ?
Est-il obligatoire de goûter un aliment devenu répugnant après avoir fait la berakha, ou cela relève-t-il seulement d'une attitude de piété ?
Réponse

Si quelqu'un a récité une berakha sur un aliment et qu'après la berakha, cet aliment lui devient répugnant, ou qu'il tombe à terre dans un endroit sale, certains estiment que puisque l'interdit de consommer un aliment répugnant n'est qu'un interdit d'ordre rabbinique, tandis que la berakha lévatala selon Maran est un interdit de la Torah, il conviendrait d'en goûter un peu afin que la berakha ne soit pas totalement vaine. A plus forte raison si l'aliment est seulement légèrement répugnant à ses yeux. Toutefois, tout cela relève d'une attitude de piété et non de la stricte halakha, car selon la règle principale, il n'est pas nécessaire de se forcer à manger un aliment devenu répugnant, et la berakha n'est pas considérée comme lévatala.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 19)
Que doit faire une personne qui découvre, après avoir fait la berakha, que l'aliment est interdit à la consommation ?
Dans quels cas doit-on goûter un peu d'un aliment après avoir fait la berakha, même si normalement il ne faudrait pas manger à ce moment-là ?
Réponse

Celui qui a fait une berakha sur un aliment et découvre avant d'y goûter que cet aliment est interdit à la consommation, il ne doit pas en manger. Mais s'il a oublié et a fait une berakha sur un aliment avant Chaharit, ou pendant un jour de jeûne public, ou avant la Havdala ou le Kiddouch, ou dans les six heures suivant la consommation de viande, il goûtera un peu afin que sa berakha ne soit pas une berakha lévatala.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 20)
Est-il permis de faire la berakha sur de l'eau d'une source si l'eau à boire n'est pas encore devant soi au moment de la berakha ?
Réponse

Celui qui se tient devant une source d'eau peut réciter la berakha sur l'eau, même si l'eau qu'il va boire n'était pas devant lui au moment de la berakha, car telle était son intention dès le départ.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 21)
Faut-il refaire la berakha si l'on apporte d'autres fruits après avoir fait la berakha sur les premiers, sans y avoir pensé au départ ?
Un invité doit-il refaire la berakha sur des fruits supplémentaires servis par son hôte ?
Si l'on mange un aliment puis on en apporte un autre de même berakha, doit-on refaire la berakha sur le second ?
Réponse

Lorsqu'on mange des fruits, il est préférable, a priori, d'avoir l'intention, au moment de la berakha, d'inclure tous les fruits qui seront apportés par la suite, même d'autres espèces dont la berakha est la même que celle du fruit sur lequel on fait la berakha. Si l'on a eu cette intention en faisant la berakha sur les fruits présents, et qu'on en apporte d'autres, même d'une autre espèce dont la berakha est la même, il n'est pas nécessaire de refaire la berakha. Si l'on n'a pas eu cette intention, et que l'on avait fixé de manger des fruits, et que l'on a détourné son attention de continuer à manger (par exemple en disant : "venez, faisons la berakha"), selon le Pri Megadim, si l'on souhaite finalement continuer à manger, on peut le faire sans refaire la berakha, car pour les fruits, le détournement d'attention n'annule pas la berakha. Si l'on n'avait pas fixé de manger des fruits, mais qu'après en avoir mangé on décide d'en reprendre, selon le Magen Avraham, il faut refaire la berakha. Dans le doute, on applique le principe de "safek berakhot lehakel" et on ne refait pas la berakha. De même, si l'on a fait une berakha sans intention particulière, ni d'en manger plus ni de ne pas en manger, et qu'après avoir mangé on en apporte d'autres du même type ou d'une autre espèce ayant la même berakha, et qu'il reste encore des fruits du premier type devant soi, certains estiment qu'il faut refaire la berakha, d'autres non, et dans le doute, on applique le principe de "safek berakhot lehakel". Même s'il ne reste plus de fruits du premier type devant soi et qu'on en apporte d'autres du même type, bien que selon le Magen Avraham il faille refaire la berakha, selon le Levouch il n'est pas nécessaire de la refaire, et dans le doute, on applique le principe de "safek berakhot lehakel". Il est donc préférable, a priori, d'avoir l'intention d'inclure tout ce qui sera apporté. Tout cela concerne une personne chez elle, mais un invité chez son hôte se repose sur l'intention de l'hôte et ne refait pas la berakha sur les fruits supplémentaires. Même si l'on a fait la berakha sur une espèce et qu'on en apporte ensuite une autre dont la berakha est identique, par exemple si l'on mangeait un fruit dont la berakha est haets et qu'on en apporte un autre de même berakha, on ne refait pas la berakha sur le second. Et même pour un aliment et une boisson dont la berakha est la même, par exemple si l'on mangeait du poisson et qu'on apporte de la bière, on ne refait pas la berakha sur la boisson, et il en est de même si l'on buvait de la bière et qu'on apporte du poisson, on ne refait pas la berakha sur le poisson, car dans le doute sur la berakha, on applique le principe de "safek berakhot lehakel".

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 22)
Si l'on apporte un aliment plus important après avoir fait la berakha sur un autre de même berakha, doit-on refaire la berakha ?
Si l'on fait la berakha sur un aliment en ayant l'intention d'inclure un second aliment plus important qui sera mangé ensuite, doit-on refaire la berakha sur ce second aliment plus important ?
Réponse

Tout ce qui précède, à savoir que si l'on a fait la berakha sur une espèce et qu'on en apporte une autre de même berakha, on ne refait pas la berakha sur la seconde, ne s'applique que si la seconde espèce n'est pas plus importante que la première. Mais si la seconde espèce est plus importante, celui qui refait la berakha sur la seconde n'a pas perdu. Et si, au moment de la première berakha, on avait l'intention d'inclure aussi la seconde espèce, on ne refait pas la berakha sur la seconde.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 23)
Si l'on a fait la berakha aharona "boré nefashot rabot" en pensant uniquement à la boisson et non à l'aliment, doit-on recommencer la berakha pour l'aliment ?
Que faire si l'on a récité "boré nefashot rabot" sur de l'eau et du riz en pensant que la berakha finale du riz était différente ?
Réponse

Concernant la berakha aharona, si l'on a mangé et bu des aliments et boissons dont la berakha finale est "boré nefashot rabot", et qu'au moment de la berakha on n'avait l'intention que pour la boisson, on est tout de même quitte a posteriori et on ne recommence pas la berakha. Même si l'on n'avait pas eu l'intention d'acquitter l'aliment parce qu'on pensait que sa berakha finale était différente, par exemple si l'on a bu de l'eau et mangé du riz en pensant que la berakha finale du riz était "al hamihya", et qu'on a récité "boré nefashot rabot" uniquement pour l'eau, on ne recommence pas la berakha sur le riz.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 24)
Que se passe-t-il si l’on récite par erreur la berakha Boré peri haets sur du pain ?
Est-on quitte si l’on a récité Boré peri haadama sur du pain selon tous les avis ?
Si l’on a dit Boré mine mezonot sur du pain, est-on quitte de la berakha ?
Réponse

Si quelqu’un s’est trompé et a récité la berakha Boré peri haets sur du pain, il n’est pas quitte de son obligation. S’il a récité Boré peri haadama, selon l’avis du Ritva, il n’est pas quitte, mais certains pensent qu’il l’est. De même, s’il a récité Boré mine mezonot sur du pain, il est quitte. Même s’il existe des avis divergents à ce sujet, il existe une règle générale : en cas de doute concernant les berakhot, on adopte une position indulgente.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 25)
Si l’on récite Boré peri haets, Boré peri haadama ou Boré mine mezonot sur du vin par erreur, est-on quitte de la berakha ?
Est-on quitte si l’on a récité Hamotsi sur un gâteau par erreur ?
Réponse

Si quelqu’un s’est trompé et a récité la berakha Boré peri haets, Boré peri haadama ou Boré mine mezonot sur du vin, il est quitte. De même, si quelqu’un a récité par erreur la berakha Hamotsi sur un gâteau, il est quitte de son obligation.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 26)
Si l’on a récité Boré mine mezonot sur un aliment autre que ceux qui le nécessitent, est-on quitte de la berakha ?
Est-on quitte si l’on a récité Boré mine mezonot sur du jus d’orange ?
Que doit-on faire si l’on a récité Boré mine mezonot sur de l’eau ou du sel ?
Réponse

Si quelqu’un s’est trompé et a récité la berakha Boré mine mezonot sur d’autres types d’aliments, il est quitte, car dans le langage de la Torah, tout est appelé nourriture. Même s’il existe des avis divergents, la règle générale est qu’en cas de doute sur les berakhot, on adopte une position indulgente. Même si l’on a récité Boré mine mezonot sur du jus d’orange ou des boissons similaires, on est quitte a posteriori. Cependant, si l’on a récité Boré mine mezonot sur de l’eau ou du sel, on n’est pas quitte. Dans ce cas, il faut dire "Baroukh chem kevod..." puis réciter à nouveau la berakha appropriée.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 27)
Faut-il réciter Shehakol sur la viande et le poisson si l’on a déjà récité Boré peri hagafen sur le vin avant de manger ?
La berakha Boré peri hagafen dispense-t-elle de réciter Shehakol sur la viande et le poisson ?
Si l’on a récité Shehakol sur d’autres boissons, cela acquitte-t-il aussi le poisson ?
Réponse

Si quelqu’un a l’intention de consommer de la viande, du poisson et d’autres boissons, et qu’il a récité juste avant de manger la berakha Boré peri hagafen sur le vin, bien que cette berakha dispense les autres boissons et qu’il n’ait pas besoin de réciter Shehakol sur elles, il doit tout de même réciter Shehakol sur la viande et le poisson. En effet, la berakha Hagafen ne dispense que les autres boissons, et non tout ce qui nécessite la berakha Shehakol. Si, par erreur, il a récité Shehakol sur les autres boissons, il a également acquitté le poisson, même si la berakha était destinée aux boissons.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 206 - Interruption et erreur dans les bénédictions, Halakha 28)
Lois de la bénédiction des fruits

Bénédiction finale

Quelle quantité minimale de fruits de l'arbre (hors des cinq espèces louées) faut-il consommer pour réciter la bénédiction finale Boré Nefachot Rabot ?
Si l'on boit un reviit d'eau en plusieurs fois, peut-on cumuler les quantités pour la bénédiction finale ?
Peut-on réciter une seule bénédiction finale Boré Nefachot Rabot après avoir mangé un kazayit de fruits de l'arbre, un kazayit de fruits de la terre, un kazayit de fromage et bu un reviit d'eau ?
Réponse

Pour les fruits de l'arbre, à l'exception des cinq espèces pour lesquelles la terre d'Israël a été louée, ainsi que pour les fruits de la terre, les légumes et tout aliment qui ne pousse pas dans la terre, si l'on en a mangé un volume de kazayit (environ 27 grammes) dans le temps de consommation d'un prass, on récite après eux la bénédiction finale Boré Nefachot Rabot. De même, si l'on a bu d'un seul trait un reviit d'eau ou d'autres boissons, on récite la bénédiction finale Boré Nefachot Rabot. Si le temps écoulé entre le début et la fin de la consommation dépasse le temps nécessaire pour boire un reviit d'un seul trait, les quantités ne se cumulent pas pour la bénédiction finale. De même, si l'on a bu la quantité d'un kazayit d'eau ou d'autres boissons, on ne récite pas la bénédiction finale. Puisque ce point fait l'objet d'une controverse parmi les décisionnaires, il convient, a priori, de veiller à ne pas boire exactement un kazayit, mais soit moins qu'un kazayit, soit un reviit. Si l'on a mangé un kazayit de fruits de l'arbre (hors des cinq espèces), un kazayit de fruits de la terre, un kazayit de fromage et bu un reviit d'eau, on récite une seule bénédiction finale pour l'ensemble.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 207 - Bénédiction finale, Halakha 1)
Faut-il avoir mangé un kazayit dans un temps précis pour réciter la bénédiction finale après un repas ?
Quelle est la durée maximale pour consommer un kazayit afin de pouvoir réciter la bénédiction finale ?
Pour la consommation de matsa ou de maror, quelle précaution doit-on prendre concernant la quantité et le temps de consommation ?
Réponse

Pour toute consommation, on ne récite la bénédiction finale que si l'on a mangé un kazayit dans le temps de consommation d'un prass. Mais si l'on a mangé un kazayit en plus de ce temps, on ne récite pas de bénédiction finale du tout. Il en va de même pour une consommation liée à une mitsva, comme la matsa ou le maror : il faut veiller à manger un kazayit dans le temps de consommation d'un prass. Cette durée est d'environ sept minutes et demie. Il est bon, pour les obligations d'origine toranique, de consommer un kazayit en quatre minutes.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 207 - Bénédiction finale, Halakha 2)
Comment doit-on conclure la bénédiction Boré Nefachot Rabot ?
Doit-on inclure le Nom divin et Sa royauté dans la conclusion de la bénédiction Boré Nefachot Rabot ?
Réponse

Dans la bénédiction Boré Nefachot, on conclut par "Baroukh Hai HaOlamim" sans mention du Nom divin ni de Sa royauté. La coutume est de conclure "Hai" HaOlamim avec un patah.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 207 - Bénédiction finale, Halakha 3)