Questions pratiques
Lois de Erouv Tavchiline
Réponse
Un habitant d'Israël qui se trouve en diaspora (avec l'intention de revenir) et que le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora tombe la veille de Chabbat, il lui est permis de cuisiner ce jour-là sans erouv tavchiline. Il n'est pas autorisé à faire un erouv tavchiline pour le propriétaire de la maison qui est résident de la diaspora. Cependant, un habitant d'Israël qui est parti en mission en diaspora avec toute sa famille, et qu'il est convenu d'avance que sa mission durera un an ou plus, a le statut de résident de la diaspora et doit faire le erouv tavchiline avec bénédiction pour pouvoir cuisiner de Yom Tov pour le Chabbat, comme les habitants de la diaspora.
Réponse
Les femmes sont également tenues de faire le erouv tavchiline. Ainsi, si le mari n'est pas en ville ou si une femme vit seule, elle doit faire le erouv tavchiline avec la berakha. Si elle ne sait pas comment procéder, elle demandera à un voisin de le faire pour elle. Il est valable de faire le erouv par l'intermédiaire d'un délégué. Certains ont écrit que cela ne marche pas de faire le erouv tavchiline par l'intermédiaire d'un délégué, mais cela n'est pas correct.
Réponse
Il est permis de faire le erouv tavchiline pour un voisin ignorant qui ne sait pas le faire, ou pour une voisine veuve qui n'est pas experte dans ce domaine. On leur enseignera la berakha mot à mot, ainsi que la formule : "bedin erouva yehe chari lana le'afouye oule'vachoulé, etc.". Si la personne ne sait pas dire la formule du erouv, on dira : "bedin erouva yehe chari leba'alat habayit haze le'afouye, etc.". Il s'agit d'une mitsva de permettre à d'autres d'accomplir cette obligation. Certains disent qu'il est permis de réciter soi-même la berakha du erouv pour ceux qui ne savent pas la dire, et même si l'on a déjà récité la berakha pour son propre erouv, on peut la répéter pour le erouv fait pour un voisin, car "celui qui est quitte peut acquitter les autres". Il existe une ancienne coutume à Jérusalem où de grands rabbins envoyaient des érudits de maison en maison pour permettre à ceux qui ne savaient pas de faire le erouv tavchiline.
Réponse
Même une personne qui jeûne le jour de Yom Tov à cause d'un jeûne de rêve, si elle souhaite s'appuyer sur les opinions indulgentes et cuisiner pour d'autres ou pour le Chabbat lorsque Yom Tov tombe un vendredi, elle a sur qui s'appuyer.
Réponse
De même, une femme qui a mangé de la viande à Yom Tov, même dans l'après-midi, est autorisée à cuisiner ensuite des plats lactés pour le Chabbat, ainsi que pour d'autres personnes.
Réponse
Il en va de même pour une femme malade atteinte de diabète, à qui il est interdit de manger des aliments contenant du sucre : elle a tout de même le droit de cuisiner de tels aliments pour son mari et les membres de sa famille qui peuvent en consommer.
Réponse
Il est également permis de cuisiner du riz le septième jour de Pessah qui tombe un vendredi, en vue du Chabbat, même pour ceux qui ont l'habitude d'être stricts et de ne pas en manger pendant Pessah.
Réponse
Il a déjà été expliqué précédemment que si l’on a préparé tous ses besoins la veille de Yom Tov, ainsi que ceux du Chabbat, et que l’on ne cuisine pas du tout pendant Yom Tov, il fera tout de même un erouv tavchiline en vue de l’allumage de la bougie en l’honneur du Chabbat. Etant donné qu’il existe une controverse sur la nécessité de faire un erouv tavchiline uniquement pour l’allumage, il ne récitera pas la bénédiction sur ce erouv, mais le fera sans bénédiction.
Réponse
Celui qui a accompli le erouv tavchiline et a dit : « Lema’abad kol tsorkhena miyom tov lechabbat », il lui est permis de préparer les lits de Yom Tov pour Chabbat, de laver la vaisselle de Yom Tov pour Chabbat, ainsi que d’enrouler le Sefer Torah de Yom Tov pour Chabbat, et tout ce qui est similaire.
Kiddouch pendant Yom Tov
Réponse
Il est approprié et correct de se montrer rigoureux concernant le kiddouch du soir de Yom Tov, tout comme pour le kiddouch du soir de Chabbat, qui est d'origine toranique. De nombreux décisionnaires estiment en effet que le kiddouch du soir de Yom Tov est également une obligation de la Torah, à l'instar de celui du soir de Chabbat.
Réponse
La coutume s'est répandue dans toutes les communautés d'Israël de faire le kiddoucha rabba lors du matin de Yom Tov, comme on le fait le matin de Chabbat. Il ne faut pas changer cette pratique.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de réciter, lors du kiddouch du jour de Yom Tov (notamment de Pessah), la bénédiction "acher bahar banu mikol am..." doivent abandonner cette coutume. Il convient de leur enseigner de ne réciter lors du kiddouch du jour que la bénédiction sur le vin (haguefen) uniquement, sans rien y ajouter.
Réponse
La règle principale est de se montrer rigoureux et de ne rien goûter avant le kiddouch du matin de Yom Tov. A plus forte raison, il faut être strict à ce sujet lors du soir de Yom Tov.
Réponse
Un habitant d'Israël qui se trouve en dehors d'Israël et qui a l'intention d'y retourner n'est pas autorisé à faire le kiddouch pour les habitants de la diaspora lors du second soir de Yom Tov des communautés de la diaspora. Il n'est pas non plus autorisé à réciter la bénédiction du halel pour acquitter les habitants de la diaspora de leur obligation. Il faut craindre dans ce cas une bénédiction vaine.
Réponse
La mitsva de Yom Tov consiste à partager la journée, la moitié pour l'étude à la beit midrach et l'autre moitié pour la nourriture et la boisson. Il ne faut pas être avare dans les dépenses de Yom Tov, et il faut l'honorer et l'agrémenter comme le Chabbat. Il est obligatoire de couper sur deux pains entiers. Les vêtements de Yom Tov doivent être de meilleure qualité que ceux du Chabbat. Il n'est pas d'usage d'y faire une troisième séouda. Les rabbins doivent avertir qu'il ne faut pas que les hommes et les femmes se mélangent lors de la joie de Yom Tov, de peur que cela n'entraîne une faute.
Réponse
Il est obligatoire de manger du pain à Yom Tov, aussi bien la nuit que le jour. Ainsi, si l'on a oublié de dire Yaale Véyavo dans le Birkat Hamazon et que l'on s'en souvient après avoir dit « Baroukh Ata Hachem » mais avant de conclure « Bone Yerouchalaïm », on termine par « Lamdeni Houkecha » pour que cela paraisse comme un verset, puis on reprend Yaale Véyavo. Si l'on s'en souvient après avoir terminé « Bone Yerouchalaïm », on dit alors, avec mention du Nom et de la royauté, la formule suivante : « Baroukh Ata Hachem Elokénou Mélekh Haolam, acher natan yamim tovim léamo Israël léssasson oulissimha, et yom hag [nom de la fête] hazé, et yom tov mikra kodesh hazé, Baroukh Ata Hachem mekadesh Israël véhazemanim. » Si l'on a commencé la bénédiction de Hatov Véhametiv en mentionnant déjà le Nom et la royauté, puis que l'on se rend compte de l'oubli de Yaale Véyavo juste après avoir dit « Baroukh Ata Hachem Elokénou Mélekh Haolam », on termine par : « acher natan yamim tovim léamo Israël... » etc. Mais si l'on ne s'en rend compte qu'après avoir commencé le corps de la bénédiction (« Laad Hael Avinou Malkénou... »), en tout Yom Tov, on ne recommence pas et on termine la bénédiction de Hatov Véhametiv. Toutefois, celui qui agit selon l'avis du Maran et recommence à chaque Yom Tov pour mentionner Yaale Véyavo, on ne le néglige pas, mais a priori il convient d'enseigner de ne pas recommencer. La nuit du premier Yom Tov de Pessah et la nuit du premier de Souccot, si l'on a oublié Yaale Véyavo dans le Birkat Hamazon et que l'on s'en souvient à la fin du Birkat Hamazon, il faut reprendre depuis le début, car il y a une mitsva de la Torah de manger un kazaït de matsa la nuit de Pessah et un kazaït de céréale la nuit de Souccot. Pour la nuit de Pessah, il n'y a pas de différence entre un homme ou une femme qui a oublié, mais la nuit de Souccot, si une femme a oublié de dire Yaale Véyavo dans le Birkat Hamazon, elle ne recommence pas. Si Yom Tov tombe un Chabbat et que l'on a oublié à la fois Retse Véhalitsénou et Yaale Véyavo, et que l'on a déjà conclu la bénédiction de « Bone Yerouchalaïm », on inclut Chabbat et Yom Tov dans la bénédiction « Asher natan yamim tovim véchabbatot lemenouha... » au milieu de la bénédiction et dans sa conclusion.
Réponse
Celui qui n'a pas fait la Havdala à la sortie de Yom Tov dispose d'un rattrapage et peut faire la Havdala même à la sortie du jour d'Isrou Hag. De même, un habitant d'Israël se trouvant à l'étranger, qui a l'intention de rentrer et n'a pas eu de vin pour faire la Havdala à la sortie de Yom Tov, peut rattraper et faire la Havdala à la sortie du second jour de Yom Tov célébré en diaspora.
Priere pendant Yom Tov et Hol Hamoed
Réponse
Il est d'usage dans toutes les communautés juives de réciter les prières de Yom Tov avec mélodie, chant et voix mélodieuse. Cela fait partie de la joie de la fête. Entre la bénédiction de la délivrance et la prière du soir, on a l'habitude de dire le verset : « Ele moadei Hachem mikraei kodesh asher tikreou otam bemoadam ». Certains disent le verset : « Vayedaber Moshe et moadei Hachem el benei Israel ». Les Juifs de Babylonie ont l'habitude de dire les deux versets. Lorsque Yom Tov tombe un Chabbat, on commence par le verset : « Vechamerou benei Israel et haChabbat ».
Réponse
Dans la prière de Yom Tov, on conclut la bénédiction par : « Baroukh Ata Hachem mekadesh Israel veHazemanim ». Si l’on a conclu seulement par « mekadesh Israel », on est quitte. Si Yom Tov tombe un Chabbat, il faut mentionner au milieu de la bénédiction « Ata Bechartanu » le jour du Chabbat, et conclure : « Baroukh Ata Hachem mekadesh haChabbat veIsrael veHazemanim ». Si l’on s’est trompé et qu’on a conclu « mekadesh Israel veHazemanim » sans mentionner Chabbat dans la conclusion, si l’on s’en rend compte immédiatement, dans le laps de temps de « Chalom Alekha Rabbi », on recommence la conclusion correctement. Si l’on a attendu plus longtemps, on ne recommence pas, car on a mentionné Chabbat au milieu de la bénédiction et on est quitte a posteriori ; on poursuit alors la prière normalement. Il est bon d’avoir l’intention de s’acquitter avec la répétition du Chaliah Tsibour du début à la fin. De même, si l’on s’est trompé et qu’on a conclu « Baroukh Ata Hachem mekadesh haChabbat », puisque l’on a mentionné Yom Tov au milieu de la bénédiction, on est quitte a posteriori.
Réponse
Celui qui prie à Yom Tov et qui, arrivé à la bénédiction de Modim, doute s’il a bien terminé « Yaale VeYavo » (qui se dit au milieu de la bénédiction « Ata Bechartanu ») en concluant correctement par « VeHasi’enu » et en terminant la bénédiction comme il se doit, ou bien s’il a continué après « Yaale VeYavo » par « VeAta Berahamekha Harabim » comme on le fait à Roch Hodech et Hol Hamoed, et n’a donc pas conclu la bénédiction « Ata Bechartanu », il doit reprendre à « VeHasi’enu » et conclure correctement. Même s’il a terminé sa prière, il doit recommencer depuis le début, et on ne dit pas ici « en cas de doute sur une bénédiction, on est indulgent ». Il est bon de recommencer la prière à condition de Nedava (offrande volontaire).

