Questions pratiques
Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants
Réponse
Celui dont le père est décédé et portait le nom Daniel, et qui souhaite appeler sa première fille Daniela, certains estiment qu'il convient de s'en abstenir. D'autres donnent à la fille deux prénoms, comme Daniela-Bracha. Quoi qu'il en soit, si la personne n'est pas pointilleuse à ce sujet, on ne l'en empêche pas.
Réponse
Il est évident qu'il est permis d'appeler son fils nouveau-né Yehouda ou Chmouel, et il n'y a pas lieu de craindre la recommandation de Rabbi Yehouda Ha'hassid. Ainsi, telle est la coutume répandue.
Réponse
Il n'est pas approprié de donner à un fils un prénom qui n'est pas courant, car il y a lieu de craindre que l'enfant en souffre en grandissant. Si le prénom du grand-père n'est pas usuel, il convient de donner à son fils un nom proche de celui du grand-père, ou de lui donner deux prénoms. Ainsi, si une femme s'appelle Guvahar et que ses enfants souhaitent nommer leurs filles d'après elle mais craignent que ce prénom ne soit pas accepté, il est conseillé de choisir des prénoms comme Margalit, Penina ou similaires, qui correspondent à la signification en hébreu du nom Guvahar.
Réponse
Certains estiment que celui qui souhaite changer de nom de famille et dont le père s'y oppose doit écouter son père si ce dernier n'est pas d'accord avec ce changement. Ainsi, celui qui veut changer de nom de famille pour une raison quelconque, surtout si ce nom n'est pas courant, doit essayer de convaincre ses parents autant que possible, et modifier le nom de façon à ce qu'il reste proche de l'ancien, afin de ne pas leur causer de peine.
Réponse
Bien qu'il n'y ait pas d'interdiction selon la halakha de donner à son fils un prénom en langue étrangère, il est en tout cas certainement préférable de choisir des prénoms issus du Tanakh, ou des noms de tsadikim et de guéonim. Cependant, si l'on nomme un enfant d'après un grand-père ou une grand-mère qui porte un prénom en langue étrangère, comme Gitel ou Vidal, il n'y a aucune objection à utiliser ces prénoms.
Réponse
Il est approprié et correct de ne pas donner à son fils, lors de la mila, un nom qui est un nom de non-juif. Même s'il n'y a pas d'interdiction formelle à ce sujet selon la halakha, il n'est pas convenable d'agir ainsi. Toutefois, si le père porte un nom de non-juif, mais qu'il s'agit d'une personne intègre et que ce nom lui a été donné en souvenir de ses ancêtres, il est permis à son fils de donner ce même nom à son propre fils. Cependant, il est préférable de donner deux prénoms, afin que l'enfant ne souffre pas, en grandissant, du fait que son nom soit celui d'un non-juif.
Réponse
Si une femme a fait don d'une parokhet à la synagogue et y a inscrit son nom en langue étrangère, certains estiment qu'il convient d'enlever ce nom de la parokhet. Si cela est difficile à faire sans endommager ou abîmer la parokhet, on coudra un petit tissu pour recouvrir le nom.
Réponse
Il est recommandé de veiller à ne pas donner à un enfant le nom d'une personne décédée jeune, ou d'une personne morte de façon inhabituelle ou violente. Ainsi, si le grand-père est décédé jeune et que l'on souhaite nommer le petit-fils d'après lui, il est préférable de lui donner deux prénoms, en ajoutant un nom issu du Mikra. Même s'il n'y a pas d'interdiction formelle à nommer un enfant d'après une personne morte de façon violente, et en particulier s'il s'agit d'un talmid hakham décédé à l'âge mûr sans avoir atteint la vieillesse, il n'y a aucune objection à donner son nom. Toutefois, il est tout de même préférable de donner deux prénoms, en plaçant le nom du défunt en second.
Réponse
Celui qui accomplit la mitsva de yiboum et épouse la femme de son frère décédé sans enfants n'est pas obligé de donner au fils qui naîtra le nom de son frère défunt. Au contraire, certains sont rigoureux à ce sujet par crainte d'une mauvaise destinée, si le frère est décédé prématurément. Il est toutefois possible de donner deux prénoms, l'un d'après le père du mari, l'autre d'après le frère décédé sans enfants.
Réponse
Si le père ou la mère demande à leur fils de ne pas procéder à la halitsa avec sa yevama, sauf si elle lui verse une somme d'argent, il ne doit pas les écouter. Même s'ils sont décédés, il n'y a pas d'obligation de respecter leur volonté dans ce cas. De même, si le fils souhaite accomplir le yiboum et que le père s'y oppose, préférant qu'il fasse la halitsa, le fils n'est pas tenu d'obéir à son père, et il accomplira la mitsva de yiboum, qui est préférable à la halitsa même de nos jours.
Réponse
Celui qui donne à son fils le nom du frère de son père ou de sa mère, le fait par respect pour son père ou sa mère, et cela constitue la mitsva de kiboud av vaem. A plus forte raison, si l'on donne à son fils le nom du père de son père ou de sa mère, cela relève également de la mitsva de kiboud av vaem.
Réponse
Si quelqu'un s'est trompé et a donné à son fils le même prénom que lui-même, cela n'a aucune conséquence, car on trouve un précédent chez le Gaon de Lissa dont le père s'appelait Yaakov et qui a appelé son fils Yaakov. De même, si une personne a plusieurs filles et, par erreur, donne à l'une d'elles un prénom déjà porté par une autre de ses filles, cela n'a aucune conséquence.
Réponse
Certains ont l'habitude d'appeler un mamzer lors de la nomination à la brit mila par le nom "Kidour". D'autres ont écrit qu'il ne faut pas agir ainsi, car il en résulte que nous humilions cette personne toute sa vie, car on l'appelle d'après un racha. Par conséquent, même si l'on annonce lors de la mila qu'il s'agit d'un mamzer, il est possible de l'appeler par un autre nom et non celui de Kidour.
Réponse
Il est permis d'appeler son fils du nom de son père décédé, même si ce prénom est aussi celui de son beau-père encore en vie, et il n'y a aucune rigueur à ce sujet. Même si la femme s'y oppose, il n'est pas nécessaire d'en tenir compte.
Réponse
Si une personne est tombée malade et qu'on lui a ajouté un prénom, après qu'elle ait guéri, il convient de l'appeler par les deux prénoms. Après son décès, il faut inscrire les deux prénoms sur la tombe, ainsi que les mentionner lors de la hazkara et lors de l'étude de michna ou de Tehilim à sa mémoire. Mais si la personne est décédée de cette maladie après qu'on lui ait ajouté un prénom, il n'est pas nécessaire d'inscrire le prénom ajouté sur la tombe, ni de le mentionner lors de la hazkara, etc.
Réponse
Un nourrisson dont la brit mila a été repoussée à cause d'une maladie ne doit pas recevoir de prénom avant sa guérison et la circoncision. Si un mois s'est écoulé, certains ont l'habitude que le père monte à la Torah et lui donne un prénom. D'autres attendent dans tous les cas jusqu'à la brit mila. Si le nourrisson est un premier-né et qu'on procède au pidyon haben avant la brit mila, on lui donnera un prénom lors du pidyon. Pour un enfant qu'on ne circoncit pas parce que ses frères sont morts à cause de la mila, on lui donne un prénom lors de la montée à la Torah.
Réponse
Un nourrisson décédé avant qu'on ne lui ait donné de prénom doit tout de même recevoir un prénom, afin qu'il bénéficie de la miséricorde céleste et revive lors de la résurrection des morts. Si le nourrisson est décédé avant d'avoir atteint trente jours, on ne récite ni Kaddich ni hazkara pour lui, il n'y a aucune pratique de deuil à observer et les proches ne sont pas consolés.
Situations où il n’y a pas d’obligation d’écouter son père
Réponse
Les décisionnaires sont partagés sur la question de savoir s'il existe une mitsva de kiboud av vaem lorsqu'il ne s'agit pas d'un bénéfice ou d'un plaisir direct pour le père, par exemple si le père demande à son fils de ne pas acheter un certain champ ou une certaine maison. Selon la majorité des décisionnaires, il n'y a pas dans ce cas de mitsva de kiboud av vaem, et c'est ainsi que l'on tranche la halakha : le fils n'est pas obligé d'écouter son père, en particulier si cela lui cause de la peine ou que la chose lui est difficile. Cependant, en général, il ne faut pas s'abstenir d'accomplir la demande du père. Par mesure de piété, il convient dans tous les cas de tenir compte de leur volonté, d'autant plus que certains estiment que ne pas satisfaire la demande des parents constitue un manque de crainte envers eux, ce qui revient à contredire leurs paroles.
Réponse
Certains estiment que si le père ordonne à son fils une chose dont il ne tire pas de bénéfice direct, mais que le fait que le fils ne réalise pas cette demande lui causerait une grande peine, alors selon tous les avis il y a une mitsva de kiboud av vaem. D'autres pensent que dans tous les cas où le père n'a pas de bénéfice direct, même s'il en souffre, il n'y a pas d'obligation d'obéir au père au titre de kiboud av vaem. Il apparaît qu'il faut être rigoureux selon la première opinion.
Réponse
Si le père ordonne à son fils de ne pas se tremper au mikvé par crainte qu'il prenne froid, ou lui demande de ne pas circoncire lui-même son fils par crainte qu'il ne le fasse pas correctement, puisqu'il n'y a pas de bénéfice direct pour le père, il n'y a pas ici, selon la halakha, de mitsva de kiboud av vaem. Cependant, si le fils constate que son père ou sa mère souffrent et s'inquiètent pour sa santé s'il se trempe en hiver, il doit leur obéir afin de ne pas leur causer de peine, même si cela l'oblige à renoncer à son habitude de se tremper avant la tefila. Si le fils a agi ainsi trois fois, il est recommandé de faire une hatara (annulation de vœu) pour avoir agi trois fois sans avoir précisé "bli neder", car s'il avait su que son père interdirait la trempette dans l'eau froide, il aurait dit explicitement "bli neder". Il pourra alors prier sans immersion. Selon notre coutume actuelle, où l'on fait une hatara la veille de Roch Hachana et de Yom Kippour et où l'on déclare que tout usage sera sans engagement de vœu, il est possible que la hatara ne soit pas nécessaire, mais il est préférable de la faire.

