Questions pratiques
Prière de la veille de Chabbat
Réponse
Le chaliah tsibour ne doit réciter la berakha Me'ein Sheva que dans une synagogue, à l'endroit habituel de la prière. Mais si l'on prie dans une maison de jeunes mariés, une maison de deuil ou des lieux similaires, on ne dit pas cette berakha. À Jérusalem, dont la sainteté est plus grande, on a l'habitude de réciter cette berakha en tout lieu, car en raison de sa grande sainteté, elle est considérée comme une synagogue. Et dans un lieu où il y a un tel usage, on ne dit pas "en cas de doute sur une berakha, on est indulgent". Tout cela concerne la vieille ville de Jérusalem, dont la sainteté est plus grande. Et si l'on a pris l'habitude de réciter la berakha Me'ein Sheva aussi dans la nouvelle Jérusalem, ce n'est pas une berakha levatala, en particulier puisque tel était le minhag. Certains parmi nos frères ashkénazes ont l'habitude que même à Jérusalem, on ne récite pas cette berakha dans une maison de jeunes mariés ou de deuil.
Réponse
Lorsque la communauté prie le vendredi soir dans une maison d'étude, un lieu où l'on se réunit pour étudier ensemble, il faut y réciter la berakha Me'ein Sheva. Mais dans une salle attenante à la synagogue, où l'on introduit parfois un Sefer Torah, on ne récite pas la berakha Me'ein Sheva. Cependant, dans la vieille ville de Jérusalem, on a l'habitude de la réciter en tout lieu, comme expliqué précédemment.
Réponse
Si le chaliah tsibour entend le Kaddich au milieu de la berakha Me'ein Sheva, il lui est interdit d'interrompre pour répondre Amen au milieu de la berakha. Il est préférable de s'abstenir d'agir.
Réponse
Il ne faut pas parler pendant que l’on récite Vayehoulou, ni pendant que le chaliah tsibour dit la berakha me'ein cheva.
Réponse
Si quelqu’un s’est trompé et a prié le soir de Chabbat la prière ordinaire de la semaine, sans mentionner Chabbat, ou s’il n’a pas du tout prié, et qu’il a entendu du Chalia'h Tsibour la bénédiction Me'ein Sheva du début à la fin, il est quitte. C’est ainsi que tranche Maran dans le Choulhan Aroukh. Toutefois, puisqu’il existe des avis qui estiment qu’on ne s’acquitte pas de la bénédiction Me'ein Sheva à la place des sept bénédictions de la prière, il convient a priori de prier la prière complète du soir de Chabbat, et ce n’est qu’a posteriori, si l’on a déjà eu l’intention de s’acquitter par la bénédiction Me'ein Sheva, que l’on est quitte.
Réponse
De même, celui qui a été empêché de prier minha la veille de Chabbat et doit prier deux arvit de Chabbat, peut, pour la prière de rattrapage de minha, s’appuyer sur la berakha me'ein cheva qu’il entend du chaliah tsibour. Cependant, il est préférable a priori de prier deux arvit de Chabbat et de ne pas avoir l’intention de s’acquitter de la prière de rattrapage par la berakha me'ein cheva. Ce n’est qu’a posteriori, s’il a déjà eu l’intention de s’acquitter par la berakha me'ein cheva, qu’il est quitte. Mais le chaliah tsibour lui-même, qui doit prier une prière de rattrapage, s’acquitte a priori en disant la berakha me'ein cheva et n’a pas à refaire la prière de rattrapage, car en cas de doute sur les bénédictions, on est indulgent.
Réponse
Si un jour de fête tombe un Chabbat et que quelqu’un a oublié et a prié le soir de Chabbat uniquement la prière de la fête, sans mentionner Chabbat, il doit recommencer la prière. Il ne s’acquitte pas en écoutant la berakha me'ein cheva du chaliah tsibour, car même s’il recommence et prie la arvit complète de Chabbat, il n’est pas quitte, puisque lors d’un Chabbat qui tombe un jour de fête, il faut prier une prière unique qui inclut les deux saintetés, et il n’existe pas de prière partielle.
Réponse
De même, celui qui s’est trompé dans la prière de roch hodech pendant la saison des pluies et n’a pas mentionné « Yaale véyavo », puis, lorsqu’il a recommencé la prière, a mentionné « Yaale véyavo » mais a oublié de demander « tal oumatar », doit recommencer une troisième fois correctement. On ne peut pas combiner ce qu’il a demandé « tal oumatar » dans la première prière et ce qu’il a mentionné « Yaale véyavo » dans la seconde, car chaque prière prise séparément comporte un manque qui nécessite de recommencer.
Erreur dans la prière de Chabbat
Réponse
Il convient d’être vigilant lors de la tefila de Chabbat, afin de ne pas se tromper dans la tefila et commencer "Ata honen", car il n’est pas de bon augure de se tromper dans sa tefila de Chabbat. Il est donc bon et juste de prier à partir du sidour, d’autant plus que cela permet aussi de se concentrer dans sa tefila. Si l’on s’est trompé dans la tefila de Chabbat et que l’on a commencé la tefila de semaine, on termine la bénédiction que l’on a commencée, puis on reprend la tefila de Chabbat. Que l’on se soit rendu compte de l’erreur dans la bénédiction "Ata honen" ou dans une autre bénédiction, comme au milieu de "Hachivenu" ou "Refaenou", on termine la bénédiction entamée puis on revient à la tefila de Chabbat, que ce soit à arvit, chaharit ou minha. Mais si l’on s’est trompé à moussaf et que l’on a commencé "Ata honen", il faut s’arrêter au milieu de la bénédiction et commencer "Tikanta Chabbat". Même si l’on s’en rend compte après être arrivé à "Retse", on dira là-bas "Tikanta Chabbat", etc., et on conclura "Mekadesh haChabbat".
Réponse
Si quelqu’un pensait que c’était un jour de semaine et a commencé la tefila avec l’intention de prier la semaine, et qu’immédiatement après avoir dit le mot "Ata" pour continuer "Honen laadam daat", il se rappelle que c’est Chabbat, il doit terminer la bénédiction "Ata honen" puis revenir à la prière de Chabbat, comme expliqué précédemment. Mais si la personne savait que c’était Chabbat, et que par habitude elle a dit "Ata" comme chaque jour, même si c’est pendant la tefila de chaharit qui ne commence pas par "Ata", elle ne termine pas la bénédiction "Ata honen", mais s’arrête immédiatement et dit "Yismah Moché", etc. On considère cela comme une erreur entre les différentes prières de Chabbat (par exemple, entre chaharit et minha, ou entre chaharit et arvit), pour lesquelles il n’est pas nécessaire de recommencer.
Réponse
Celui qui s’est trompé dans la tefila de Chabbat, et après avoir commencé la bénédiction "Ata honen" a continué avec les bénédictions suivantes, et s’est trompé pendant la saison des pluies en disant "Barekhenu", puis se rend compte que c’est Chabbat : s’il s’en rend compte avant d’avoir commencé la bénédiction "Teka beshofar", il dira à cet endroit "Veten tal oumatar livrakha" et reviendra à la prière de Chabbat. Mais s’il s’en rend compte après avoir commencé "Teka beshofar" ou une des bénédictions suivantes, il ne revient pas à la bénédiction "Barekh alenou", mais doit s’arrêter au milieu de la bénédiction où il s’est rendu compte de l’erreur et reprendre la prière de Chabbat. Bien qu’il y ait des avis divergents à ce sujet, en cas de doute sur une bénédiction, on adopte une position indulgente.
Réponse
Celui qui a prié la prière de semaine pendant Chabbat et a terminé sa tefila, n’ayant pas mentionné Chabbat, n’est pas quitte et doit recommencer depuis le début. Si la deuxième mention de "Yihyou leratson imrei fi" n’a pas été dite, il ne recommence que la prière de Chabbat. Si l’on a mentionné Chabbat dans la chemoné esré, même sans avoir instauré une bénédiction spéciale pour Chabbat, on est quitte. Si l’on a un doute sur le fait d’avoir prié la prière de semaine ou de Chabbat, on ne recommence pas, car on suppose que l’on a prié celle de Chabbat.
Réponse
Celui qui s’est trompé lors de minha de Chabbat et a prié la prière de semaine sans mentionner Chabbat, puis s’en rend compte à la sortie de Chabbat, il y a des avis selon lesquels il est considéré comme n’ayant pas prié du tout et doit prier deux fois la prière de semaine à arvit de la sortie de Chabbat, en insérant la havdala dans la première et pas dans la seconde. D’autres estiment que, puisqu’il a déjà prié, même s’il a omis la mention de l’événement du jour, la prière qu’il ferait à la sortie de Chabbat ne corrigerait rien, car il l’a déjà dite pendant Chabbat ; il n’y a donc pas de rattrapage. Étant donné que la question n’est pas tranchée, il priera de nouveau à titre de nedava (offrande volontaire).
Réponse
Un chaliah tsibour qui s’est trompé lors de la répétition de la chemoné esré à chaharit ou minha et a commencé la bénédiction "Ata honen" ne doit pas terminer cette bénédiction, mais s’arrêter au milieu et commencer la prière de Chabbat. Même si le chaliah tsibour n’a pas encore prié la tefila silencieuse, s’il se trompe pendant la répétition, il ne termine pas la bénédiction.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé le Chabbat et, après avoir terminé la Kedoucha, a oublié de dire la bénédiction "Ata Kadosh" et a commencé "Yismah Moché" ou "Tikanta Chabbat", lorsqu'il revient pour dire la bénédiction "Ata Kadosh", il ne recommence pas toute la tefila, mais seulement à partir de la bénédiction "Ata Kadosh". Puisque l'assemblée a déjà dit la Kedoucha, cela est considéré comme s'ils avaient conclu la bénédiction, et c'est comme une autre bénédiction, il n'est donc pas nécessaire de recommencer depuis le début.
Réponse
Celui qui se trompe dans les prières du Chabbat et échange l'une avec l'autre, par exemple s'il dit à la tefila de Chaharit "Ata Ehad" ou s'il dit à la tefila de Minha "Yismah Moché", ou s'il dit à Arvit "Yismah Moché", il est quitte de la tefila et n'a pas besoin de recommencer. Mais s'il s'est trompé à Moussaf et a prié celle de Chaharit, et s'en est souvenu avant de conclure la bénédiction de Retse, il doit reprendre et dire "Tikanta Chabbat", puis conclure "Baroukh Ata Hachem Mekadesh HaChabbat" et poursuivre avec Retse. S'il ne s'en est souvenu qu'après avoir terminé sa tefila, il demandera au chaliah tsibour d'avoir l'intention de l'acquitter lors de la répétition de la Amida, et lui-même devra écouter toute la répétition avec attention, sans répondre "Baroukh Hou ouBaroukh Chemo", mais uniquement "Amen" après la conclusion des bénédictions.
Réponse
Celui qui s'est trompé et a dit à la tefila de Chaharit du Chabbat "Tikanta Chabbat", et s'en est souvenu après avoir conclu "Mekadesh HaChabbat", est quitte de l'obligation de la tefila de Moussaf. Après avoir terminé la Amida, il priera Chaharit et dira "Yismah Moché".
Réponse
Si quelqu’un a oublié de demander "tal oumatar" dans la bénédiction des années lors de minha de la veille de Chabbat, et s’en souvient le soir de Chabbat, il ne peut pas prier deux fois la arvit de Chabbat, car il n’y a pas de demande de "tal oumatar" dans les tefilot de Chabbat, et il ne gagnerait donc rien à prier deux fois. Il n’est pas non plus possible de prier à titre de nedava, car il est expliqué dans les paroles du Rambam au nom des Gueonim qu’il est interdit de prier une tefila nedava les Chabbatot et jours de fête, puisqu’on n’y offrait pas de korban nedava, mais seulement l’obligation du jour, et c’est ainsi que tranche Maran dans le Choulhan Aroukh. Par conséquent, il devra se concentrer lors de la bénédiction "Me’ein Sheva" que dit le chaliah tsibour, et cela suffira.
Réponse
Celui qui s'est trompé ou a été empêché et n'a pas prié Arvit du Chabbat, devra prier Chaharit deux fois le lendemain, et dire "Yismah Moché" dans les deux. S'il s'est trompé et a dit "Ata Kidachta" dans l'une des deux, que ce soit la première ou la seconde, il est quitte. A plus forte raison, s'il a dit "Ata Kidachta" dans les deux, car celui qui échange les textes des différentes tefilot du Chabbat est quitte. De même, si quelqu'un s'est trompé ou a été empêché et n'a pas prié Chaharit du Chabbat, il priera Minha deux fois et dira "Ata Ehad" dans les deux. S'il s'est trompé et a dit dans l'une ou les deux "Yismah Moché" ou "Ata Kidachta", il est quitte.
Kiddouch à la synagogue
Réponse
Il ne faut pas réciter le Kiddouch à la synagogue de nos jours, car actuellement on n'y mange ni ne boit, et le Kiddouch n'est valable que dans un endroit où l'on prend le repas. Tel est également l'usage dans la plupart des endroits.

