Questions pratiques
Lois des bénédictions sur les autres aliments
Réponse
Les berakhot « Boré peri haets », « Boré peri haadama » et « Boré peri haguéfen » doivent être prononcées avec la lettre pe de « peri » en daguèch, comme toutes les lettres de la série begued kefet en début de mot, qui doivent être prononcées avec un daguèch kal. De même, dans le Kaddich, il faut prononcer la lettre kaf de « kérouaté » avec un daguèch kal, comme toutes les lettres de la série begued kefet.
Bénédiction sur les légumes
Réponse
Pour les légumes que l’on a l’habitude de consommer aussi bien crus que cuits, comme la carotte, le céleri, le poivron, la laitue et similaires, on récite la berakha Boré peri haadama, que ce soit lorsqu’on les mange crus ou cuits. Mais pour les légumes que l’on consomme habituellement cuits, même s’il est possible de les manger crus en cas de nécessité, comme la courge, le chou-fleur et similaires, si on les mange crus, on récite la berakha Shehakol, et si on les mange cuits, on récite Boré peri haadama. Pour les légumes que l’on consomme habituellement crus, et dont le goût est meilleur cru que cuit à l’eau, comme le concombre, si on les mange crus, on récite Boré peri haadama. Si on les mange cuits, on récite Shehakol. En cas de doute sur le fait que ce légume soit meilleur cru ou cuit, on récitera Boré peri haadama, car a posteriori on est quitte, et il est préférable de choisir une berakha plus précise. Si on a cuit les légumes avec de la viande et que, grâce à la viande, leur goût s’est amélioré par rapport à l’état cru, on récitera Boré peri haadama, tant que leur importance n’est pas annulée et qu’ils ne sont pas secondaires par rapport à la viande.
Réponse
Il en va de même pour les fruits de l’arbre que l’on consomme habituellement crus et dont le goût est meilleur cru que cuit à l’eau : si on les a cuits à l’eau, on récitera la berakha Shehakol nihya bidvaro. Mais si on les a cuits avec du sucre et que, grâce au sucre, leur goût s’est amélioré, on récitera Boré peri haets.
Réponse
Pour des fruits cuits avec de l’eau (compote), si l’on mange les fruits et que chaque espèce est reconnaissable, on récitera sur chaque fruit la berakha qui lui correspond, et cela acquitte l’eau de cuisson. Mais si l’on boit uniquement l’eau, on récitera Shehakol.
Réponse
Si l’on a cuit des légumes et qu’ils se sont complètement dissous dans le potage, et que le potage est épais, on récitera Boré peri haadama. De même, si le potage est liquide mais contient plusieurs morceaux de légumes, on récitera Haadama sur les légumes, ce qui acquittera également le potage. Mais si le potage est aussi liquide que de l’eau et qu’il n’y a plus de légumes visibles, même s’ils ont été cuits et dissous dedans, on récitera Shehakol. Si l’on a malgré tout récité Boré peri haadama, on est quitte a posteriori.
Réponse
Celui qui mange une salade (en dehors du repas) récitera la berakha Boré peri haadama sur les légumes, même si ceux-ci ont été coupés en petits morceaux.
Réponse
Celui qui mange un poivron cuit farci de viande ou de volaille, en dehors du repas, récitera la berakha Shehakol. Si le poivron est farci de riz avec des miettes de viande, on récitera Boré minei mezonot. Mais celui qui mange un poivron mariné appelé gamba, qui a été conservé dans l’eau et le vinaigre, et le consomme en dehors du repas, récitera Boré peri haadama. De même, celui qui mange un oignon frit dans l’huile, lorsque l’oignon est l’élément principal et que l’huile ne sert qu’à l’améliorer, récitera Boré peri haadama.
Réponse
Pour les fruits de la terre qui sont meilleurs cuits que crus, si l'on les mange crus et que l'on récite la berakha Boré peri haadama, on est quitte. De même, pour les fruits de la terre qui sont meilleurs crus que cuits, si on les a cuits par la suite, même s'ils se sont détériorés, si l'on récite la berakha Boré peri haadama, on est quitte.
Réponse
Si l'on a récité la berakha Boré peri haadama sur des noyaux de fruits amers qui ont été adoucis par la chaleur, on est quitte a posteriori.
Interruption et erreur dans les bénédictions
Réponse
Si quelqu'un a récité la berakha « Boré peri haadama » sur des fruits de l'arbre, il est quitte. Même si on lui apporte ensuite d'autres fruits de l'arbre, il ne récitera pas « Boré peri haets » sur eux. Mais si, sur un fruit de la terre, il a récité « Boré peri haets », il n'est pas quitte. S'il s'en rend compte immédiatement, dans le laps de temps appelé « tokh kedé dibour », il corrigera aussitôt en disant : « Boré peri haadama ».
Réponse
Pour un fruit dont on doute s'il faut réciter « Boré peri haets » ou « Boré peri haadama », que le doute soit d'ordre halakhique ou factuel, et qu'il est impossible de clarifier la chose, on récitera toujours la berakha « Boré peri haadama ». A posteriori, si l'on a récité « Cheakol nihya bidvaro », on est quitte. Pour un aliment qui ne pousse pas dans la terre et sur lequel il y a un doute concernant la berakha, on récitera « Cheakol nihya bidvaro ».
Réponse
Pour tout aliment, si l'on a récité « Cheakol nihya bidvaro », on est quitte. Si l'on s'est trompé et que l'on a récité « Cheakol nihya bidvaro » sur un fruit de l'arbre, alors qu'on avait aussi l'intention de boire une boisson qui se trouvait devant soi, on est quitte pour le fruit et on ne récitera pas de berakha sur la boisson.
Réponse
Celui qui s'est trompé et a récité la berakha « Boré nefashot rabot » comme première berakha sur de l'eau est quitte a posteriori. Il est toutefois bon de penser à la berakha « Cheakol nihya bidvaro » dans son cœur.
Réponse
Pour toutes ces berakhot, il ne faut pas faire d'interruption entre la berakha et la consommation. A priori, il faut veiller à cela même en restant silencieux.
Réponse
Tout fruit pour lequel il y a un doute qu’il soit infesté de vers ne doit pas être consommé avant d’avoir été ouvert et soigneusement vérifié pour s’assurer qu’il ne contient pas de vers, et cela doit être fait avant de réciter la berakha, afin de ne pas devoir interrompre entre la berakha et la dégustation, car a priori il ne faut pas interrompre entre la berakha et l’action, même par un simple silence. On ouvrira donc le fruit, on le vérifiera, puis on le refermera et on récitera la berakha. Toutefois, si l’on a récité la berakha avant d’avoir vérifié si le fruit contient des vers, il ne faudra pas goûter avant d’avoir bien vérifié, et cela concerne un fruit dans lequel il y a des vers dans une minorité courante, proche de la moitié, comme l’a écrit le Rivach à propos des animaux taref.
Réponse
Celui qui récite la berakha sur une tasse de thé ou de café doit, a priori, les laisser refroidir avant de faire la berakha, afin de ne pas devoir interrompre entre la berakha et la dégustation pour les refroidir. Cependant, si l’on a déjà récité la berakha et que, avant de goûter, on s’est interrompu pour refroidir la boisson avec la bouche, il n’est pas nécessaire de recommencer la berakha. Même si l’on a attendu un temps suffisant pour pouvoir redire toute la berakha, il n’est pas nécessaire de la recommencer.
Réponse
Il est préférable, pour celui qui récite une berakha sur un aliment, de ne pas parler de choses futiles avant d’avoir avalé, et il convient d’être rigoureux sur ce point a priori. Toutefois, si l’on a récité la berakha, commencé à mâcher et que le palais a déjà profité de l’aliment, mais que l’on n’a pas encore avalé et que l’on parle de choses futiles, il n’est pas nécessaire de recommencer la berakha. En effet, l’essentiel de la berakha porte sur le début de la consommation, et la mastication constitue ce début dès lors que le palais en profite. Ainsi, il n’y a pas d’interdiction d’interruption pour ceux qui ont l’habitude de réciter la berakha "cheakol" sur un bonbon, puis, après en avoir un peu profité, commencent à parler, ou pour le cas du chewing-gum.
Réponse
Celui qui a récité une berakha sur un aliment et, alors qu’il mâche avant d’avaler, entend le Kaddich ou la Kedoucha, il peut répondre avec eux. Cela n’est pas considéré comme une interruption, tant que le palais profite de l’aliment. De même, si l’on a mis un bonbon ou du chewing-gum en bouche et que le palais en profite, on peut s’interrompre et répondre a priori. Toutefois, si l’on mâche l’aliment et qu’il est proche d’être avalé, au point qu’il est difficile de répondre, il suffit de penser "Amen" dans son cœur, d’écouter et d’entendre le Kaddich ou la Kedoucha, et l’on est considéré comme ayant répondu.
Réponse
Celui qui récite une berakha sur un aliment et, avant d’avoir mis l’aliment en bouche, entend la berakha de son prochain, même s’il s’agit de la même berakha, ne doit pas répondre "Amen". Il ne faut pas non plus s’interrompre pour répondre "Amen" entre la berakha et la consommation ou la jouissance de l’aliment. Toutefois, si l’on a répondu "Amen" à la berakha de son prochain entre la berakha et la dégustation, il n’est pas nécessaire de recommencer la berakha. Mais si l’on s’est interrompu par un autre mot (pas "Amen"), cela constitue une interruption, même pour un seul mot. Par contre, si l’on s’est interrompu pour répondre "Amen" au milieu de sa propre berakha, il faut recommencer la berakha, car cela est considéré comme ajouter une louange.
Réponse
La coutume est que celui qui récite la berakha après la mila goûte au vin immédiatement après avoir terminé la berakha "koret haberit", avant de dire "Eloqénou véEloqé avoténou kayem et hayeled hazé léaviv vélimo", afin qu’il n’y ait pas d’interruption entre la berakha et la dégustation. Ceux qui ont l’habitude de goûter au vin seulement après cette prière ne se comportent pas correctement, car il y a à craindre une interruption entre la berakha sur le vin et la dégustation.

