Questions pratiques
Lois relatives au Chabbat du marié
Réponse
Lorsqu'il y a deux hatanim à la synagogue, même si le plus jeune est un peu plus érudit, on donne la priorité à l'aîné en âge, sauf s'il s'agit du fils du Rav enseignant la Torah, qui passe en premier. En revanche, le fils du gabaï n'est pas prioritaire.
Réponse
Dans certains endroits, il est d'usage de prier en assemblée dans la maison du hatan pendant le Chabbat qui se trouve dans ses sept jours de festivités. On y apporte un Sefer Torah depuis la veille de Chabbat et on lui prépare une armoire spéciale, de manière à honorer le Sefer Torah, afin de pouvoir y lire le Chabbat. Ceux qui suivent cette coutume ont sur quoi s'appuyer.
Réponse
Dans certains endroits, il est d'usage de sortir un Sefer Torah en l'honneur du hatan pendant le Chabbat de ses sept jours de festivités, et de lire avec les bénédictions la section "VaAvraham Zaken". Cependant, les jours où l'on ne sort pas de Sefer Torah, il ne faut pas en sortir spécialement pour lire cette section. De toute façon, notre coutume est de lire ces versets dans le houmach après que le hatan a terminé sa montée à la Torah, en lisant un verset du houmach puis un verset de la traduction. Il ne faut pas lire la section "VaAvraham Zaken" avant la dernière bénédiction, mais seulement après celle-ci.
Réponse
La coutume veut que, lorsque le hatan monte à la Torah lors du Chabbat du hatan, les femmes de la galerie jettent des bonbons sur la tête du hatan. Il faut veiller à ce que les bonbons soient bien enveloppés dans du papier, afin d'éviter tout manque de respect envers la nourriture.
Réponse
Il est permis aux jeunes enfants de ramasser les bonbons tombés au sol pendant Chabbat, et il n’y a aucune crainte d’enfreindre l’interdit de meamer dans ce cas. Tel est l’usage établi.
Réponse
Il est permis de jeter devant le hatan et la kala des fruits issus de orla, dans un endroit où il n'y a ni boue ni saleté, et à condition que le fruit de orla soit enveloppé dans du papier de façon à ce qu'il ne vienne pas à être méprisé. Il est également permis de jouer avec ce fruit et de le lancer devant le hatan et la kala, à condition qu'ils honorent les fruits ensuite. Pour les fruits mous, comme les figues ou similaires, il ne faut pas les jeter devant le hatan et la kala.
Réponse
Il est interdit de frapper dans les mains pendant Chabbat et Yom Tov, même pour réjouir le hatan et la kala. Cependant, il est permis de le faire en modifiant la manière habituelle. Il y a une grande mitsva d'annuler la coutume de frapper lors des chants pendant le Chabbat du hatan avec des cuillères, des fourchettes, des ustensiles en cuivre ou des assiettes.
Réponse
Il est interdit de jouer d’un instrument de musique, d’un tambour ou de cymbales pendant Chabbat et Yom Tov, même pour la joie du hatan et de la kala. Même selon l’avis du Rama, qui écrit qu’à notre époque on ne sait plus fabriquer d’instruments de musique et que, de ce fait, certains ont l’habitude d’être indulgents, cela ne concerne que le fait de taper dans les mains ou de danser, mais il est strictement interdit de jouer d’un instrument de musique par un Juif.
Réponse
Selon la règle stricte, il est permis de demander à un non-Juif de jouer d’un instrument de musique pendant le Chabbat du hatan, en l’honneur de la joie du hatan et de la kala, à condition que les instruments ne fonctionnent pas à l’électricité ou à batterie.
Réponse
Les Sages ont interdit de danser pendant Chabbat, même lors d’un repas où le hatan et la kala sont présents. Si l’on voit un Séfarade applaudir ou danser pendant Chabbat, il convient de lui faire une remarque avec douceur et de l’informer que cela va à l’encontre de l’avis du Maran, dont nous avons accepté les décisions, afin que la remarque soit bien reçue.
Réponse
Il est permis d'être indulgent en se contentant de danser en cercle uniquement, accompagné de chants et de louanges. Celui qui se montre rigoureux même à ce sujet sera béni.
Réponse
Il faut avertir l'assemblée de ne pas verser d'eau de rose ou de parfum sur les vêtements des hommes pendant le Chabbat hatan. Certains ont l'habitude, lorsque le hatan monte à la Torah et que l'on chante en son honneur, de répandre du parfum sur les personnes, mais il faut veiller à ne pas en asperger sur les mouchoirs. De plus, il convient d'arrêter immédiatement de répandre du parfum dès que le hatan commence la bénédiction sur la lecture de la Torah.
Réponse
Il est d'usage d'offrir des cadeaux au hatan et à la kala, et cette coutume a une base solide dans la tradition. Cependant, il est interdit d'envoyer au hatan et à la kala un cadeau provenant de l'argent des fruits de la chéviiit après qu'ils aient eux-mêmes offert un cadeau lorsque l'on était hatan, car il est alors obligé d'offrir à son tour selon la coutume et les usages, ce qui donnerait l'impression de rembourser une dette avec de l'argent de chéviiit.
Réponse
Dans certains endroits, il est d'usage d'organiser le repas du Chabbat hatan dans un jardin, mais il n'est pas approprié de le faire ainsi a priori. Si le repas a lieu dans le jardin, il faut avertir les convives qu'il est interdit de se laver les mains au-dessus de l'herbe ou des semences, même s'ils n'ont pas l'intention de les arroser, car cela constitue un cas de psik reicha et c'est interdit. Il n'est pas non plus permis d'agir ainsi dans le jardin d'autrui.
Réponse
Lorsqu'il est d'usage que le hatan envoie un bouquet de fleurs à la famille de la kala avant Chabbat, il faut veiller à ce que si les fleurs et les roses sont encore en boutons et risquent de s'ouvrir dans l'eau, il n'est pas approprié de les placer a priori dans un vase contenant de l'eau pendant Chabbat, même si elles étaient déjà dans l'eau avant Chabbat et qu'on les a sorties pendant Chabbat pour les sentir. En revanche, si les roses et les fleurs sont déjà ouvertes, il est permis de les placer dans un vase avec de l'eau pendant Chabbat. Celui qui se montre rigoureux même avec des roses déjà ouvertes sera béni. Quant aux branches odorantes et aux branches de hadassim, il est permis de les placer dans un vase avec de l'eau pendant Chabbat, même a priori, et il est également permis d'y verser de l'eau et d'y placer les hadassim et les branches odorantes. À plus forte raison, il est permis d'ajouter de l'eau dans le vase pendant Chabbat.
Réponse
Lors du Chabbat hatan, si le sol de la maison s'est sali à cause du grand nombre d'invités, il est permis de balayer la maison pendant Chabbat avec un balai, même s'il est fait de branches d'arbre sèches qui ne se plient pas et qui se cassent certainement pendant le balayage. En revanche, sur un sol non carrelé, il n'est permis de balayer que par l'intermédiaire d'un non-juif. Selon le Rama, il convient d'être rigoureux et de ne pas balayer la maison même si elle est carrelée. Mais par l'intermédiaire d'un non-juif, il est permis dans tous les cas, que la maison soit carrelée ou non. Certains ont été indulgents même pour les Ashkénazes, permettant à un juif de balayer, car de nos jours toutes les maisons en ville sont carrelées et il n'y a pas lieu de décréter pour une maison carrelée de peur que l'on vienne balayer une maison non carrelée. C'est l'opinion principale.
Réponse
Lors du Chabbat Hatan, si le sol s'est sali à un point tel qu'il n'est pas possible de le nettoyer uniquement avec un balai, il est permis de verser un peu d'eau à l'endroit de la saleté à l'aide d'un récipient, puis d'essuyer l'eau avec une raclette en caoutchouc.

