Questions pratiques
Prélèvement de la hala pendant Chabbat et Yom Tov
Réponse
Certains disent que si l’on a oublié de prélever la halla la veille de Yom Tov, qu’on ne dispose d’aucun autre pain à manger pendant Yom Tov et qu’il n’est pas possible d’en emprunter à autrui, il est permis de prélever la halla pendant Yom Tov.
Réponse
Pour du pain ou d’autres produits de boulangerie congelés dont la halla n’a pas encore été prélevée, il est possible de prélever la halla même lorsqu’ils sont encore congelés, car ils portent déjà le statut de pain.
Réponse
Certains disent qu’il est possible d’associer au lehem michné un pain dont la halla n’a pas été prélevée et qui n’est pas apte à la consommation pendant Chabbat en Israël. De même, la veille de Pessah qui tombe Chabbat, il est permis d’associer au lehem michné une matsa chemoura congelée, et on pourra la déplacer en y posant de la hazeret.
Réponse
Lorsque des grains de blé ont poussé dans un pot qui n'est pas percé, et que l'on a fabriqué de la farine à partir de ces grains pour pétrir une pâte, il faut prélever la halla de cette pâte.
Règle du deuil pendant Chabbat
Réponse
La veille de Chabbat, pendant les sept jours de deuil, l’endeuillé doit rester assis à même le sol jusqu’à l’approche du coucher du soleil. Bien que certains aient écrit qu’il serait permis de s’asseoir sur une chaise ou un banc à partir de la minha ketana, il ne faut pas alléger cette règle et il ne faut permettre cela que jusqu’à l’approche de la nuit. Toutefois, il n’est pas obligé de rester assis au sol en permanence : il peut marcher ou rester debout, mais lorsque des personnes viennent le consoler, il doit s’asseoir à même le sol. De plus, le repas doit également être pris assis à même le sol.
Réponse
Le Chabbat qui tombe pendant les sept jours de deuil, on observe le deuil uniquement dans les choses qui se font en privé, car le Chabbat n’interrompt pas la période de deuil et il compte dans les sept jours. L’endeuillé a l’interdiction de se laver, d’avoir des relations conjugales et d’étudier la Torah (dans les sujets réjouissants). En revanche, les signes de deuil en public ne sont pas observés pendant le Chabbat de deuil. Ainsi, l’endeuillé doit porter ses chaussures habituelles et changer ses vêtements de semaine pour mettre des habits de Chabbat, même s’ils sont propres et repassés, car il ne faut pas montrer de deuil en public pendant Chabbat. Certains ont l’habitude de se relever du deuil le vendredi après la mi-journée ou vers la minha ketana, mais cette coutume est erronée et doit être annulée. Si la prière de Chabbat est faite à la maison du deuil, on fera une pause avant l’entrée de Chabbat pour changer les vêtements extérieurs juste avant l’acceptation de Chabbat, avant le mizmor leDavid, etc. Si la prière a lieu à la synagogue (lorsqu’il n’y a pas de minyan à la maison du deuil), on changera les vêtements juste avant de partir à la synagogue. Il est clair qu’il est interdit aux endeuillés de se laver tout le corps pendant les sept jours, même la veille de Chabbat ; ils ne laveront que le visage, les mains et les pieds à l’eau froide.
Réponse
Le vendredi soir, lors de la prière de Arvit à la maison du deuil, notre coutume est de réciter également le passage Bame Madlikin, car il fait partie de l’ordre de la prière. Certains ont l’habitude de ne pas dire Bame Madlikin à la maison du deuil, et ils ont sur qui s’appuyer. Dans tous les cas, chacun suivra sa coutume. Un endeuillé qui est cohen fait la nesiat kapayim (bénédiction sacerdotale) pendant Chabbat.
Réponse
Un endeuillé qui prend un repas pendant Chabbat doit réciter la bénédiction des endeuillés dans le birkat hamazon comme il le fait en semaine, car cela fait partie des pratiques de deuil en privé. Cependant, s’il mange avec d’autres personnes, même si la birkat hamazon est récitée à voix basse, il ne conclura pas la bénédiction comme il le fait en semaine, car il ne faut pas montrer de deuil en public pendant Chabbat.
Réponse
Il est interdit d’étudier la Torah même pendant le Chabbat qui tombe dans les sept jours de deuil. Il est cependant permis d’étudier les sujets tristes et les lois du deuil.
Réponse
Lorsque la communauté prie dans la maison d'un endeuillé, il ne faut pas que l'assemblée saute les versets "Va'ani zot beriti" et suivants, et a fortiori lors de la prière de Min'ha du Chabbat, afin de ne pas manifester de deuil en public pendant Chabbat. Seuls les endeuillés eux-mêmes, qui prient à voix basse, peuvent omettre ces versets même pendant Chabbat.
Réponse
Un endeuillé dont le septième jour de deuil tombe un Chabbat, la coutume en Israël est qu'il ne monte pas à la Torah lors de Cha'harit, mais seulement à Min'ha. Toutefois, il est possible de suivre la coutume de la ville sainte de Hevron, où, avant Baroukh Chéamar, le hazzan et les responsables de la synagogue s'approchent de l'endeuillé à sa place, lui disent "Lo yavo od shomchekha" et la prière pour l'âme du défunt, et ainsi il sort complètement de la période des sept jours de deuil, car cela est considéré comme si les consolateurs s'étaient levés de chez lui. Dès lors, il peut monter à la Torah lors de Cha'harit, ce qui est permis selon tous les avis.
Réponse
Lorsqu'on prie dans la maison d'un endeuillé à la sortie de Chabbat, l'endeuillé doit retirer ses vêtements de Chabbat à la sortie de Chabbat, après la prière d'Arvit, et mettre ses vêtements déchirés. Il doit également retirer ses chaussures en cuir. Même s'il prie Arvit avant la nuit, il retirera ses vêtements de Chabbat à la sortie des étoiles.
Réponse
Celui qui perd un proche pendant Chabbat n'observe pas les lois d'aninout, il peut donc manger de la viande, boire du vin, réciter toutes les bénédictions, se rendre à la synagogue pour prier et il est tenu à toutes les mitsvot, à l'exception des relations conjugales. À la sortie de Chabbat, il avancera la prière d'Arvit avant la sortie de Chabbat, après le plag hamin'ha (soit une heure et quart avant la sortie des étoiles), et il fera la havdala sur le vin avant la sortie de Chabbat, sans réciter les bénédictions sur la bougie et les aromates. Si toutefois il n'a pas agi ainsi et que Chabbat est déjà sorti, il ne priera pas Arvit après la sortie de Chabbat et il ne fera pas la havdala sur le vin. Dans ce cas, il lui est permis de manger avant la havdala. Si le défunt est enterré à la sortie de Chabbat, il priera Arvit et fera la havdala après l'enterrement. Si l'enterrement a lieu le dimanche, il fera la havdala après l'enterrement, même s'il a goûté auparavant. Il ne récitera cependant pas les bénédictions sur la bougie et les aromates.
Réponse
Celui qui perd un proche dans la nuit de Chabbat doit dire le Kaddich pour le défunt pendant Chabbat, même avant l'enterrement. Même en semaine, l'anin peut dire le Kaddich, en particulier après que le corps a été confié à la chevra kadicha. Même dans les endroits où les enfants suivent le cercueil de leur père pour l'accompagner, et où certains interdisent alors la prière et la lecture du Chema, il leur est permis de réciter le Kaddich selon tous les avis, même a priori. Il est également d'usage que l'anin dise le Kaddich lors de la levaya avant l'enterrement, comme expliqué précédemment. Selon la stricte loi, il peut même le dire seul, mais la coutume est que le hazzan ou un membre de l'assemblée le dise avec lui, mot à mot.
Réponse
Celui qui perd un proche pendant Chabbat et dont l'enterrement a lieu le dimanche, s'il est encore dans le temps de la prière de Cha'harit, il priera Cha'harit après l'enterrement, mais il ne priera pas deux fois Cha'harit pour rattraper Arvit, car il est totalement exempté de la prière d'Arvit et il n'y a donc pas de rattrapage. Si le décès a eu lieu à la sortie de Chabbat, alors qu'il était déjà astreint à la prière d'Arvit mais n'a pas eu le temps de la faire, il priera deux fois Cha'harit, et il dira "Ata honantanu" dans la prière de rattrapage d'Arvit. Le dimanche, après l'enterrement, il fera la havdala avec la bénédiction sur le vin, même s'il a déjà goûté à de la nourriture auparavant, mais il ne récitera pas les bénédictions sur la bougie et les aromates.
Réponse
Il n'y a pas de avelout en public pendant le Chabbat. Cependant, si l'assemblée est composée uniquement des endeuillés et qu'il n'y a que les gendres et les petits-enfants présents, cela n'est pas considéré comme une avelout en public.
Réponse
Le samedi soir qui se trouve pendant les sept jours de deuil, un des endeuillés peut faire la havdala pour acquitter l'assemblée, et il récitera les bénédictions sur la bougie et sur les aromates comme d'habitude.
Réponse
Certains estiment qu'un endeuillé ne doit pas dire les versets de joie que l'on a l'habitude de réciter avant la havdala, mais qu'une autre personne les dise, et que l'endeuillé fasse la havdala. D'autres sont indulgents à ce sujet. Cependant, pour les versets de bénédiction comme "Veyiten lekha Elohim...", selon l'avis du Pri Megadim, il est permis à l'endeuillé de les dire avant ou après la havdala.
Lois relatives au Chabbat du marié
Réponse
Chez les Ashkénazes, il est d'usage que le hatan monte à la Torah le Chabbat précédant le mariage et organise une réjouissance ce même Chabbat. Cependant, chez les Séfarades et les communautés d'Orient, la coutume est que le hatan monte à la Torah et organise une réjouissance le Chabbat qui suit la houppa, lorsqu'il se trouve dans les sept jours de festivités.
Réponse
Lorsqu'un hatan se trouve à la synagogue pendant ses sept jours de festivités, que ce soit Chabbat ou un jour de fête, et que l'on souhaite faire monter à la Torah d'autres proches ou amis de la famille, il est préférable, a priori, que le chaliah tsibour qui lit dans la Torah lise pour chaque personne appelée trois nouveaux versets, ou un peu plus, en commençant et terminant correctement, afin de pouvoir lire une nouvelle section pour chaque montée supplémentaire. Toutefois, si, en raison du grand nombre de personnes appelées, il est contraint de répéter les mêmes versets, il est permis de le faire même a priori, et il n'y a aucune crainte de berakha che-eina tsricha, car là où il y a une coutume, on ne dit pas "en cas de doute sur les bénédictions, on allège". D'autant plus que cette coutume a des fondements solides, selon Rav Haï Gaon, le Rivach et Maran du Choulhan Aroukh. Malgré tout, il est très juste de ne pas multiplier beaucoup les montées à la Torah, et il incombe aux proches et amis du hatan de renoncer à leur montée afin d'éviter de déranger l'assemblée.

