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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Mila (circoncision)

Résumé des lois de la mila le Chabbat

Un mohel qui a accepté le Chabbat peut-il pratiquer la mila un vendredi après le plag haminha s'il y a d'autres mohalim disponibles ?
Faut-il préférer un mohel qui n'a pas encore accepté le Chabbat pour une mila pratiquée après le plag haminha le vendredi ?
Réponse

Si un mohel est appelé à pratiquer une mila en son temps, un vendredi après le plag haminha, et qu'il a déjà accepté sur lui le Chabbat, alors qu'il y a d'autres mohalim présents qui n'ont pas encore accepté le Chabbat, il y a un doute s'il lui est permis de faire la mila ou s'il faut préférer les autres mohalim qui n'ont pas encore accepté le Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 28)
Est-il permis d'utiliser l'aiguille de séparation pendant Chabbat lors de la mila ?
Comment le mohel doit-il procéder lorsqu'il utilise l'aiguille de séparation pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis aux mohalim d'utiliser l'aiguille de séparation pendant Chabbat afin de séparer la peau de la priah de la chair du membre. Il faut veiller à effectuer cette séparation avec calme et réflexion.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 29)
Peut-on pratiquer la mila pendant Chabbat sur un enfant tomtom dont l’ambiguïté sexuelle s’est déchirée et a révélé qu’il est un garçon ?
Si un enfant tomtom a subi une intervention chirurgicale révélant qu’il est un garçon, à partir de quand doit-on compter les sept jours pour la mila ?
Réponse

Un enfant tomtom qui naît Chabbat, et dont l’ambiguïté sexuelle se déchire et révèle qu’il est un garçon, il semble qu’on pratique la mila sur lui pendant Chabbat. Si une intervention chirurgicale a été réalisée et qu’il s’avère qu’il s’agit d’un garçon, il est possible qu’il faille compter sept jours complets à partir de l’opération, car une telle intervention est considérée comme une maladie affectant tout le corps.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 30)
Est-il permis de panser la mila pendant Chabbat avec un pansement blanc ?
Réponse

On n’a pas l’usage de panser la mila pendant Chabbat, même avec un pansement blanc.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 31)
Peut-on tremper du coton dans du vin pendant Chabbat pour le donner à goûter à un nourrisson ?
Doit-on craindre l’interdit de teindre lorsqu’on met du coton dans du vin pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de mettre du coton dans du vin pendant Chabbat afin de le faire goûter au nourrisson, et il n’y a pas lieu de craindre l’interdit de teindre.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 32)
Est-il permis de déplacer le prépuce pendant Chabbat pour le mettre dans de la terre préparée avant Chabbat si cela n’a pas été fait immédiatement après la coupe ?
Réponse

Même pendant Chabbat, on place le prépuce dans de la terre. Si le prépuce n’a pas été mis dans la terre immédiatement après la coupe, il est permis de le déplacer pendant Chabbat afin de le déposer dans de la terre préparée avant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 33)
Le mohel a-t-il le droit de cracher le sang de la metzitsa sur de la terre pendant Chabbat ?
Doit-on craindre l’interdit de pétrir lorsque le mohel crache sur de la terre pendant Chabbat après la metzitsa ?
Réponse

Certains ont l’habitude de cracher le sang de la metzitsa sur la terre, et il est permis au mohel de cracher pendant Chabbat, après la metzitsa, dans une assiette contenant de la terre. Il n’y a pas à craindre ici l’interdit de pétrir.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 34)
Est-il permis de pratiquer la mila sur un Samaritain pendant Chabbat ?
Peut-on circoncire un Samaritain contre rémunération pendant la semaine ?
Réponse

Il est interdit de pratiquer la mila sur les Samaritains pendant Chabbat, même si la mila est faite à son temps. En semaine, il est permis de les circoncire contre rémunération, car il est même permis de circoncire un non-juif contre rémunération.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 35)
Peut-on pratiquer la mila pendant Chabbat pour le fils d'un Karaïte qui respecte les sages d'Israël ?
Réponse

Si un Karaïte a un fils qui naît un Chabbat, et qu'il se comporte avec respect et politesse envers les véritables sages d'Israël, il est permis de circoncire son fils pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 36)
Quand doit-on pratiquer la mila pour un enfant né Chabbat dont le père a quitté la foi juive pour une autre religion ?
Le père qui a quitté la foi juive peut-il réciter la bénédiction de la mila pour son fils ?
Réponse

Un enfant né pendant Chabbat d'un Juif qui a abandonné la foi juive pour une autre religion, et qui est marié à une femme juive, doit être circoncis le Chabbat suivant. Même si la mère a également abandonné la foi juive, le père de l'enfant récite la bénédiction : « Baroukh Ata Hachem... Asher Kidechanu... Lehakhnisso Bivrito Chel Avraham Avinou ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 37)
Doit-on circoncire un mamzer né pendant Chabbat le jour même ?
Qui récite la bénédiction de la mila pour un mamzer si le père n'est pas certain ou absent ?
Faut-il annoncer publiquement le statut de mamzer lors de la mila ?
Réponse

Un mamzer né pendant Chabbat doit être circoncis pendant Chabbat. On récite la bénédiction de la mila lors de la circoncision d'un mamzer, ainsi que la bénédiction « Asher Kidech Yedid MiBeten » et autres. La bénédiction « Lehakhnisso Bivrito Chel Avraham Avinou » est récitée par le père de l'enfant s'il est certainement le père. Si l'on doute de la paternité ou si le père est absent, c'est le sandak qui récite cette bénédiction. On ne dit pas « Ashrei Tivhar Vetekarev... », mais on donne un nom à l'enfant. Si, après vérification, il s'agit d'un mamzer certain, on le circoncit à l'entrée de la synagogue pour que cela soit visible, et on publie qu'il est mamzer.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 38)
Le mohel a-t-il le droit de recevoir une rémunération pour une mila faite pendant Chabbat ?
Est-il approprié pour un mohel de recevoir un paiement pour la mila ?
Réponse

Il est permis au mohel de demander une rémunération pour la circoncision effectuée pendant Chabbat, à condition de recevoir ce paiement après Chabbat, et cela n'est pas considéré comme un salaire de Chabbat. Cependant, il n'y verra pas de signe de bénédiction, et de toute façon, il n'est pas approprié pour le mohel de recevoir un paiement pour la mila, sauf si l'argent est destiné à une yeshiva ou un kollel.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 39)
Le mohel peut-il sortir du périmètre autorisé pendant Chabbat pour pratiquer une mila en son temps ?
Un mohel a-t-il le droit de sortir du techoum Chabbat pour pratiquer la brit mila si aucun autre mohel n'est disponible ?
Réponse

Il est interdit au mohel de sortir du périmètre autorisé pendant Chabbat et de transgresser l'interdiction de techoumin afin d'accomplir la mitsva de la mila en son temps, même s'il n'y a pas d'autre mohel disponible. Dans ce cas, la mila sera reportée au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 40)
Est-il permis de pratiquer la brit mila un jeudi ou un vendredi pour un enfant qui a guéri d'une maladie juste avant ces jours, après que le huitième jour soit déjà passé ?
Dans une ville où la coutume est de pratiquer la brit mila non en son temps un jeudi ou un vendredi, est-il permis de faire la brit mila ces jours-là pour un enfant qui a guéri d'une maladie un jeudi ou un vendredi, après que le huitième jour soit déjà passé ?
Quand doit-on pratiquer la brit mila pour un enfant qui guérit dans les trois jours précédant une fête juive qui tombe en semaine ?
Réponse

Si un enfant est tombé malade et que la mila a été repoussée après le huitième jour de sa naissance, et qu'il guérit un jeudi ou un vendredi, il est interdit de pratiquer la mila ces jours-là ; on la reportera au dimanche. Toutefois, dans une ville où il existe une coutume claire de pratiquer la mila non en son temps ces jours-là, on les laisse suivre leur coutume. Il est permis de pratiquer la mila non en son temps un mercredi. Si l'enfant guérit dans les trois jours précédant une fête qui tombe en semaine, on pratique la mila dès qu'il guérit, même un vendredi. Pour Yom Kippour, la règle est la même que pour Chabbat à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 41)
Est-il permis de faire la mila d'un guer le Chabbat ?
Peut-on pratiquer la mila d'un guer les jeudis ou vendredis ?
La mila d'un guer converti par une conversion réformée est-elle valable selon la halakha ?
Réponse

Il est interdit de pratiquer la mila sur un guer le Chabbat, ainsi que les jeudis et vendredis. A plus forte raison, il ne faut pas pratiquer la mila sur des guerim ayant effectué une conversion réformée, même en semaine, car toute conversion sans acceptation des mitsvot n'est pas reconnue selon la halakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 42)
Quand un bébé est né mercredi pendant le bein hachmachot, à quel moment doit-on faire sa mila ?
Est-il permis de repousser la mila après le Chabbat pour un bébé né mercredi pendant le bein hachmachot dont la mila doit être faite le jeudi suivant ?
Peut-on faire la mila d’un bébé né lundi pendant le bein hachmachot lorsque les deux jours de Roch Hachana tombent la semaine suivante mardi et mercredi, en pratiquant la mila le jeudi suivant ?
Réponse

Toutes ces règles concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps prescrit. Mais pour un nourrisson né mercredi pendant le bein hachmachot, dont la mila doit être faite le jeudi suivant, il est interdit de repousser la mila après le Chabbat ; il faut la pratiquer le jeudi. De même, si un nourrisson est né lundi pendant le bein hachmachot et que, la semaine suivante, les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de faire la mila le jeudi suivant, qui est alors le temps prescrit.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 43)
Si un nourrisson guérit d'une maladie et que les sept jours d'attente se terminent après le huitième jour, peut-on pratiquer la brit mila un jeudi ou un vendredi ?
Est-il permis de faire la mila d’un bébé guéri de la jaunisse un jeudi ou un vendredi, si le huitième jour de naissance est déjà passé ?
Réponse

Si la mila d'un nourrisson a été repoussée à cause d'une maladie, et qu'après sa guérison on a attendu comme il se doit sept jours, mais que le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila les jeudis ou vendredis, mais la repousser au dimanche. De même, si le nourrisson a guéri de la jaunisse un jeudi ou un vendredi, après que le huitième jour soit passé, il faut également repousser la mila au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 44)
Est-il permis d'émietter un hadas sec à la main lors d'une berit mila qui a lieu le Chabbat ?
Peut-on distribuer un hadas sec à sentir lors d'une berit mila le Chabbat ?
Réponse

Si l'on distribue aux personnes présentes à une berit mila ayant lieu le Chabbat un hadas sec pour le sentir, ceux qui allègent et émiettent le hadas avec leurs mains ont sur qui s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 45)
Est-il permis de couper un hadas détaché avant Chabbat pour le partager afin que d'autres puissent le sentir ?
Peut-on utiliser un ustensile pour couper le hadas le Chabbat ?
Réponse

Il est permis de couper une partie d’un hadas afin d’en donner une partie à un ami pour qu’il puisse aussi le sentir, et il n’y a aucune crainte d’interdit dans ce cas. Cependant, il ne coupera pas avec un ustensile.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 46)
Faut-il réciter la bénédiction chehakol sur d'autres boissons après avoir goûté au vin du kiddouch lors d'une mila le Chabbat ?
Que doit-on annoncer à l'assemblée lors d'un kiddouch après une mila le Chabbat concernant la bénédiction sur les boissons ?
Réponse

Lorsqu'une mila a lieu le Chabbat et qu'un kiddouch avec collation est organisé après la prière, il faut informer l'assemblée que quiconque a goûté au vin du kiddouch ne doit pas réciter la bénédiction chehakol sur d'autres boissons.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 47)