Questions pratiques
Résumé des lois de la mila le Chabbat
Réponse
Dans les endroits où il n'y a pas d'irouv, la mila doit être faite à la maison. Si cela n'est pas possible, il faut transporter le bébé à la synagogue par l'intermédiaire d'un non-juif, qui le fera passer d'un domaine privé à un autre domaine privé en traversant le domaine public, en veillant à ce qu'il ne pose pas le bébé dans le domaine public et ne s'arrête pas en chemin. Si possible, il est préférable de demander à un non-juif de dire à un autre non-juif de le faire.
Réponse
De même, si l'on a oublié d'apporter les instruments de la mila avant Chabbat sur le lieu de la cérémonie et qu'il n'y a pas d'irouv, il est permis de demander à un non-juif de les apporter pendant Chabbat d'un domaine privé à un autre domaine privé en traversant le domaine public, à condition qu'il ne s'arrête pas du tout en chemin.
Réponse
Il est permis, selon notre coutume, au mohel de déplacer le couteau de la mila pendant Chabbat après la cérémonie, car il n'est pas considéré comme mouktse.
Réponse
Si un bébé est né par césarienne, sa mila ne repousse pas Chabbat. Cependant, si l'on a seulement élargi l'ouverture de la naissance par une incision pour permettre au bébé de sortir, sa mila repousse Chabbat.
Réponse
Un nourrisson né le Chabbat par extraction à l'aide de forceps ou par aspiration (vacuum) doit être circoncis le Chabbat, car cela est considéré comme une naissance normale et la mila repousse le Chabbat.
Réponse
Un nourrisson né le Chabbat par fécondation artificielle ou par insémination in vitro doit être circoncis le Chabbat.
Réponse
Il faut veiller à ce que deux mohalim ne réalisent pas la mila le Chabbat, l'un effectuant la mila et l'autre la priah ; c'est le même mohel qui doit faire les deux étapes. Les Ashkénazes ont l'habitude d'être plus indulgents à ce sujet.
Réponse
Celui qui n'a jamais pratiqué la mila ou la priah ne doit pas effectuer la mila ou la priah le Chabbat, même si un mohel expérimenté se tient à ses côtés pour superviser ses actes.
Réponse
On croit une personne qui affirme avoir déjà pratiqué une mila une fois, afin de lui permettre de faire la mila le Chabbat.
Réponse
Un mohel habitant de la diaspora qui visite en Israël et qui observe le deuxième jour de Yom Tov, s'il n'y a personne d'autre pour circoncire l'enfant, il lui est permis de pratiquer la mila même pendant le deuxième jour de Yom Tov.
Réponse
Un mohel résidant en Israël qui séjourne temporairement en dehors d’Israël, avec l’intention d’y retourner, et qui se trouve confronté à une mila lors du deuxième jour de Yom Tov, certains estiment qu’il convient de privilégier ce mohel par rapport à des mohalim résidant à l’étranger. D’autres avis divergent à ce sujet.
Réponse
Un nourrisson dont la mila a été repoussée pour cause de maladie et qui guérit pendant le deuxième jour de Yom Tov en dehors d’Israël, il ne faut pas pratiquer la mila ce jour-là ; la circoncision sera reportée au lendemain.
Réponse
Un nourrisson né pendant le bein hachmachot, dont le huitième jour tombe le deuxième jour de Yom Tov en diaspora, bien qu’il y ait un doute s’il s’agit du huitième ou du neuvième jour, il aurait pu y avoir matière à autoriser la mila ce jour-là. Cependant, il ne faut pas pratiquer la mila le deuxième jour de Yom Tov en diaspora, et il est préférable de s’abstenir d’agir.
Réponse
Un nourrisson né déjà circoncis, pour lequel il est nécessaire de faire couler le sang de l’alliance, si le huitième jour tombe un Chabbat ou un Yom Tov, on ne fera pas couler ce sang ce jour-là. L’acte sera reporté au premier jour de la semaine.
Réponse
Un nourrisson né avec deux peaux sur l’arla, même si la mila doit avoir lieu le huitième jour comme pour tout autre bébé, si le huitième jour tombe un Chabbat ou un Yom Tov, on ne pratique pas la mila ce jour-là, c’est-à-dire le Chabbat ou le Yom Tov.
Réponse
Un nourrisson né un vendredi, vingt minutes après le coucher du soleil, pendant les mois de Nissan et Tichri où le jour et la nuit sont de durée égale, est considéré comme étant né la nuit avec certitude, et la mila sera faite le Chabbat suivant, car il s’agit d’une mila en son temps qui repousse le Chabbat. Mais s’il est né avant ce moment, il faut repousser la mila au dimanche suivant.
Réponse
Un nourrisson né dans la nuit de Chabbat, après la sortie de nos étoiles, on pratique la mila sur lui le Chabbat, même si selon Rabbénou Tam, il s'agirait encore du jour complet.
Réponse
Un nourrisson né à la sortie de Chabbat, avant la sortie des étoiles, c'est-à-dire après le coucher du soleil et dans les vingt minutes qui suivent, on ne pratique pas la mila sur lui le Chabbat suivant, mais le dimanche d'après. De même, un bébé né en semaine après le coucher du soleil, dans les vingt minutes qui suivent, sera circoncis la semaine suivante, le jour suivant le même jour de la semaine.
Réponse
Si un nourrisson est né un vendredi et qu'en raison d'un empêchement, la mila n'a pas été faite le huitième jour, c'est-à-dire le vendredi suivant, jusqu'après le coucher du soleil, il ne faut pas pratiquer la mila pendant le ben hachmachot, mais la repousser au dimanche.
Réponse
Si la communauté a prié Arvit avant la tombée de la nuit et qu'un nourrisson est né avant le coucher du soleil, il est considéré comme né de jour et la mila sera pratiquée le vendredi suivant, une semaine plus tard.

