Questions pratiques
Veille de Pessah qui tombe Chabbat
Réponse
Certains ont écrit qu'il ne faut pas stipuler dans l'acte de vente que la vente prendra effet Chabbat avant la sixième heure, car cela reviendrait à effectuer un acte d'acquisition et une transaction pendant Chabbat. D'autres estiment que puisque l'acte d'acquisition a lieu la veille de Chabbat, même si la prise d'effet a lieu pendant Chabbat, il n'y a pas d'interdiction de transaction pendant Chabbat. Cependant, a priori, il ne faut pas agir ainsi.
Réponse
Celui qui a l'habitude chaque année de vendre le 13 Nissan les endroits où il laisse du hamets, afin de ne pas être obligé d'y faire la bedika, devra cette année vendre le hamets le jeudi 12 Nissan. Ainsi, la nuit du 13 Nissan, il ne sera pas obligé de faire la bedika dans les endroits déjà vendus. Il convient de veiller à effectuer la vente du hamets par l'intermédiaire d'un rabbinat reconnu, car tous les actes d'acquisition ne sont pas valables avec un non-juif.
Réponse
Un baal techouva qui est invité chez ses parents non pratiquants, et à qui l’on réserve une chambre sans aucun risque de hamets, mais où il y a du hamets appartenant aux parents dans la maison, il lui est permis de séjourner dans cette maison lors du soir du Seder, afin de rapprocher ses parents à la Torah et aux mitsvot. La veille de Chabbat, il pourra vendre le hamets de ses parents. Certains estiment qu’il n’est pas nécessaire de les informer de la vente, car on peut acquérir un bénéfice pour quelqu’un même en son absence, afin de les sauver de l’interdit de posséder du hamets. D’autres pensent que la vente n’est pas valable sans la connaissance et l’accord des propriétaires, et donc, a priori, il leur fera savoir la vente.
Réponse
La veille de Chabbat, il est permis de cachériser les ustensiles par hagala toute la journée. Certains exigent de le faire avant la sixième heure, et d’autres sont stricts jusqu’à la cinquième heure, comme les autres années. Cependant, la coutume est d’être indulgent et de permettre la hagala la veille de Chabbat même après la cinquième heure.
Réponse
Certaines personnes ont l’habitude de cuire la matsa de mitsva la veille de Chabbat uniquement après la mi-journée, comme chaque année. Mais selon la halakha, il est permis de pétrir la matsa de mitsva la veille de Chabbat même avant la mi-journée. En effet, ce n’est que la veille de Pessah même que l’on a l’habitude de pétrir après la mi-journée en souvenir du korban Pessah, mais la veille de Chabbat, le 13 Nissan, où l’on n’offrait pas le korban Pessah, cette raison ne s’applique pas. En tout cas, la coutume de réciter le Halel chaque veille de Pessah lors de la cuisson des matsot après la mi-journée ne s’applique pas lorsqu’on cuit les matsot le vendredi 13 Nissan après la mi-journée.
Réponse
Celui qui cuit la matsa de mitsva pendant la nuit de Pessah doit veiller à ne cuire que pour les besoins de Yom Tov, et non pour le deuxième jour de Yom Tov en diaspora, et a fortiori pas pour Hol Hamoed.
Réponse
Si quelqu’un a transgressé et a cuit la matsa de mitsva la veille de Pessah qui tombe Chabbat, profanant ainsi Chabbat par inadvertance, certains estiment qu’il est permis de consommer cette matsa pour accomplir la mitsva lors de la nuit de Pessah, car celui qui a cuisiné pendant Chabbat par inadvertance a le droit de consommer le plat le soir, c’est-à-dire la nuit de Yom Tov.
Réponse
Un premier-né qui est particulièrement délicat, au point que s’il mange pendant la journée il ne pourra pas manger avec appétit le soir de Chabbat, et qui a donc l’habitude de jeûner chaque veille de Chabbat, jeûnera le vendredi, et cela comptera aussi pour le jeûne des premiers-nés. Il n’aura pas besoin de jeûner également le jeudi.
Réponse
Lorsqu'un homme a un fils premier-né qui est né le Chabbat 7 Nissan, et que la berit aura lieu le Chabbat, veille de Pessah, même selon le minhag ashkénaze où les premiers-nés jeûnent le jeudi, il n'est pas nécessaire de jeûner ce jeudi-là. En effet, le jour où le jeûne serait obligatoire, c'est-à-dire le Chabbat, il en est dispensé du fait qu'il est le père du garçon.
Réponse
Si un garçon premier-né devient bar mitsva le vendredi 13 Nissan ou le Chabbat 14 Nissan, certains disent que son père n'a pas besoin de jeûner pour lui le jeudi, car le jour où le jeûne serait obligatoire, le fils sera déjà soumis aux mitsvot. Il est néanmoins recommandé que le père et le fils participent tous deux à un repas de siyoum masekhet.
Réponse
Si un garçon premier-né atteint l'âge de trente jours le jeudi 12 Nissan ou dans la nuit du jeudi au vendredi 13 Nissan, son père n'a pas à jeûner pour lui le jeudi.
Réponse
La veille de Chabbat, on récite dans la prière le mizmor letoda comme chaque jour. Même les Ashkénazes ont l'usage de le dire ce vendredi-là. Cela est d'autant plus valable selon notre coutume, qui suit l'avis du Choulhan Aroukh, selon lequel on récite le mizmor letoda aussi bien la veille de Pessah que pendant Hol Hamoed de Pessah lors de Chaharit.
Réponse
Il ne faut pas déplacer la matsa le Chabbat veille de Pessah à cause de la règle de mouktsé, car elle est interdite à la consommation par décret rabbinique la veille de Pessah jusqu'à la nuit. Toutefois, si l'on place dessus de la hazeret, on peut déplacer la matsa en même temps que la hazeret. Cela concerne la matsa chemoura réservée pour le soir du Seder afin de s'acquitter de l'obligation, et que l'on veille à ne pas en donner aux enfants avant Pessah. Mais une matsa ordinaire, qui peut être consommée la veille de Pessah par de jeunes enfants qui ne comprennent pas encore le récit de la sortie d'Égypte, peut être déplacée. Il est également permis de l'utiliser pour le lehem michné. De même, si l'on possède une grande quantité de matsot chemourot et que l'on n'est pas pointilleux à ne pas en donner aux enfants ou aux volailles, il est permis de les déplacer le Chabbat.
Réponse
Pour des matsot chemourot destinées au soir du Seder qui se trouvent dans le congélateur, si l'on souhaite les sortir le Chabbat après-midi afin qu'elles décongèlent avant le soir, certains permettent de le faire en posant un morceau de hazeret dessus et en déplaçant la matsa avec la hazeret. Toutefois, comme cela n'est pas indispensable, car même si l'on sort les matsot du congélateur après le temps de ben hachmachot de la sortie de Chabbat, elles auront le temps de décongeler avant le repas, il est donc correct de se montrer strict et de ne les sortir qu'après l'écoulement du temps de ben hachmachot de la sortie de Chabbat, c'est-à-dire environ treize minutes et demie (en heures saisonnières) après le coucher du soleil.
Réponse
Le hamets, pendant Yom Tov, après l'heure où il devient interdit, est considéré comme mouktsé. Il est assimilé à du bois ou de la pierre, qui n'ont aucune utilité, et il est interdit de les déplacer, même pour utiliser leur place ou leur fonction.
Réponse
Il ne faut pas préparer la table et les ustensiles pendant le Chabbat qui précède Pessah en vue du soir du Seder, mais seulement après treize minutes et demie après le coucher du soleil, car il est interdit de préparer pendant Chabbat pour Yom Tov. Toutefois, s'il y a un grand besoin de préparer la table et les ustensiles avant la sortie des étoiles, par exemple si l'endroit est vaste et qu'il y a de nombreux membres dans la maison, on peut être indulgent pendant le ben hachmachot de la sortie de Chabbat.
Réponse
Le soir de la sortie de Chabbat, on dit "Vatodienou" dans la prière d'Arvit. Si l'on a oublié de dire "Vatodienou" et que l'on s'en souvient au milieu de la bénédiction, on recommence et on dit "Vatodienou", même entre les paragraphes, à l'intérieur de la bénédiction centrale de la prière. Mais si l'on a déjà dit "Baroukh Ata Hachem" et que l'on se rend compte que l'on n'a pas dit "Vatodienou", même si l'on n'a pas encore conclu "Mekadesh Israël vehazemanim", on ne recommence pas, car on fera la havdala sur le verre lors du kiddouch en disant "yaknehaz".
Réponse
Les femmes qui ont oublié de dire "Vatodienou" dans la prière doivent, au moment d'allumer les bougies, dire d'abord : "Baroukh hamavdil ben kodesh lekodesh" sans mentionner le Nom et la royauté.
Réponse
On allume une bougie en l'honneur de Yom Tov, et il faut veiller à ne pas l'allumer avant la sortie de Chabbat. Il faut également l'allumer en transférant la flamme d'un feu déjà existant, c'est pourquoi on préparera dès vendredi une bougie allumée avec suffisamment d'huile pour qu'elle brûle jusqu'à la sortie de Chabbat, afin de pouvoir y puiser la flamme pour les bougies de Yom Tov. Il faut réciter la bénédiction "lehadlik ner shel yom tov" avant d'allumer. A priori, il ne faut pas réciter "chehecheyanu" lors de l'allumage, car cette bénédiction a été instituée pour le jour de Yom Tov lui-même et non pour l'allumage des bougies, et il y a à craindre une interruption entre la bénédiction "lehadlik ner shel yom tov" et l'allumage. Toutefois, si les femmes ont déjà récité "chehecheyanu" lors de l'allumage des bougies et qu'elles font elles-mêmes le kiddouch, elles peuvent recommencer à réciter "chehecheyanu" sur la coupe du kiddouch. A plus forte raison, elles peuvent répondre "amen" après la bénédiction "chehecheyanu" qu'elles entendent lors du kiddouch du soir de Pessah prononcé par leur mari, sans craindre une interruption entre la bénédiction du vin et la dégustation. En tout cas, il est préférable d'informer les femmes que même la veille de Pessah, il vaut mieux ne pas réciter "chehecheyanu" lors de l'allumage des bougies de Yom Tov. Et à plus forte raison, si c'est un homme qui allume les bougies de Yom Tov, il ne doit pas réciter "chehecheyanu" lors de l'allumage, mais la dire lors du kiddouch.
Réponse
Lors du kiddouch du soir du Seder, on suit l'ordre "yaknehaz" : Yayin (borei peri hagefen), Kiddouch (mekadesh Israël vehazemanim), Ner (borei meorei haesh), Havdala (hamavdil ben kodesh lekodesh), Zeman (chehecheyanu).

