Questions pratiques
Qui doit-on respecter
Réponse
Si le père ordonne à son fils de lui servir une boisson alcoolisée, et qu'il y a un risque que le père s'enivre et se déshonore, ou qu'il en vienne à négliger l'accomplissement des mitsvot, il semble que le fils doit refuser la demande de son père, tout en agissant avec respect. Même le jour de Pourim, les décisionnaires ont mis en garde contre l'ivresse totale, car il n'a jamais été demandé de boire au point de se déshonorer, mais seulement de boire de façon à être joyeux et bien éméché.
Réponse
Si le père est malade et demande à son fils de lui donner à boire ou à manger quelque chose qui lui est nuisible, et que cela peut entraîner des complications et éventuellement un danger, il est certain que le fils ne doit pas écouter son père. Si cela ne présente aucun danger, certains estiment que dans ce cas il faut écouter son père, tandis que d'autres pensent que pour toute chose nuisible, il ne faut pas écouter son père, même sans danger, et il convient de le convaincre d'éviter cette chose.
Réponse
Si un père demande à son fils de lui donner une cigarette pour fumer, ou de se rendre au magasin pour lui acheter des cigarettes, il est préférable que le fils essaie d'éviter de le faire en trouvant divers prétextes. Cependant, s'il ne peut pas éviter, il pourra lui donner une cigarette ou lui acheter des cigarettes. Quoi qu'il en soit, s'il le peut, il est bon qu'il tente de convaincre son père avec douceur sur ce sujet, et qu'il lui présente des preuves officielles montrant que cela est très nocif.
Réponse
Si un père demande à son fils de ne pas fumer, bien qu'il n'y ait pas là une mitsva de respect des parents, car cela ne concerne pas le besoin du père, il est tout de même recommandé au fils d'écouter son père, car il est de toute façon très conseillé de s'abstenir totalement de fumer. A fortiori, le fils ne doit pas s'habituer à fumer. En tout cas, il ne doit pas fumer devant son père afin de ne pas lui causer de peine. Même en l'absence de son père, il est recommandé de s'abstenir de fumer si cela risque d'arriver à la connaissance de son père et de lui causer du chagrin.
Réponse
Si une personne se trouve dans une situation où honorer son père ou sa mère l'obligerait à transgresser une interdiction, même d'ordre rabbinique, il ne doit pas commettre cette transgression pour accomplir la mitsva de respect des parents.
Réponse
Si le père ou la mère d'une personne perd la raison, il faut s'efforcer de se comporter avec eux selon leur état, jusqu'à ce qu'Hachem ait pitié d'eux. Et si cela lui est impossible à supporter en raison d'un changement trop important de leur comportement, il partira et les laissera, et ordonnera à d'autres de s'occuper d'eux convenablement.
Réponse
Si la mère d'une personne a perdu la raison et perturbe gravement l'ordre et la paix du foyer, il est interdit au fils de l'attacher à une chaise avec une corde, même sur ordre du médecin, pour l'empêcher de s'agiter. Il doit plutôt la confier à d'autres personnes qui agiront ainsi si nécessaire, selon les instructions du médecin. Cependant, si la mère veut se faire du mal, il est permis au fils de l'en empêcher par tous les moyens.
Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants
Réponse
Il existe une coutume selon laquelle on honore le père du mari en lui donnant la place de sandak pour le premier fils, et le père de la femme pour le second fils. De nos jours, il est d'usage d'honorer les parents en leur donnant la sandakout, en raison du respect dû au père. Si le père du mari renonce à son honneur en faveur du père de la femme, il est permis d'honorer ce dernier en tant que sandak pour le premier fils. Il en est de même si le père renonce à son honneur pour permettre à son propre père d'être sandak, cela est permis. Cependant, si le grand-père souhaite être sandak et que le père du grand-père le souhaite également, la priorité revient au grand-père de l'enfant.
Réponse
Si un homme a un fils aîné et que son propre père (le grand-père) est absent du pays au moment de la mila, et qu'il a honoré un autre proche comme sandak, puis, à la naissance du second fils, le père de la femme revendique le droit d'être sandak tandis que le père du mari le réclame aussi, la règle est en faveur du père de la femme. En effet, le père du mari a perdu son droit, et puisque l'empêchement ne provenait pas du père de la femme, il ne doit pas perdre son droit d'être sandak pour le second fils.
Réponse
Si quelqu'un a été honoré pour être sandak et que son père s'y oppose sans raison valable, il n'est pas obligé d'obéir à son père. Il est recommandé d'informer le père que, selon la halakha, le fils peut ne pas suivre ses paroles, ce qui pourra le rendre conciliant. Cependant, si le père demande à son fils de le nourrir, de lui donner à boire ou de s'occuper de lui, et que le fils souhaite en même temps être sandak, il devra écouter son père.
Réponse
Un baal techouva dont le père profane le Chabbat publiquement et souhaite être sandak pour son petit-fils, il n'y a pas d'interdiction selon la halakha de lui accorder cette place, surtout si cela peut l'encourager à faire techouva. Cependant, il est préférable et recommandé que le fils fasse tout pour convaincre son père sans provoquer de conflit, car il est important de faire asseoir un grand de la Torah comme sandak, et d'honorer le père en le faisant se lever pour les bénédictions. En effet, le sandak a une influence spirituelle sur l'enfant, et si une personne non pratiquante est sandak, cela peut avoir une mauvaise influence sur le bébé. Ainsi, même s'il n'y a pas d'interdiction stricte, il faut tout faire pour éviter cela de manière pacifique.
Réponse
Chez les Séfarades, il est d'usage dans la plupart des endroits de donner à leur fils le nom de leurs parents même lorsqu'ils sont encore en vie. Idéalement, il faut veiller à appeler le premier fils du nom du père du mari, et le second du nom du père de la femme. Ainsi, si le mari et la femme sont en désaccord sur le choix du nom du bébé, la femme souhaitant donner le nom du père de la femme et le mari celui du père du mari, la règle suit l'avis du mari. Toutefois, si le père du mari renonce à son honneur en faveur du père de la femme, ils peuvent donner le nom du premier fils au père de la femme. À plus forte raison, si le père de la femme est un talmid hakham, il y a là une mitsva positive de kavod haTorah. Si le père du mari est vivant et que le père de la femme est décédé, le mari peut, avec l'accord de son père, donner le nom du bébé au père de la femme afin de perpétuer son nom en Israël, et le second fils portera le nom du père du mari. C'est ainsi que l'on pratique. Dans tous les cas, il faut veiller à éviter toute dispute ou querelle concernant le choix du nom du bébé, et en cas de désaccord, il faut consulter un hakham et accepter de faire tout ce qu'il leur indiquera. Chez les Ashkénazes, il n'est pas d'usage de donner le nom du grand-père tant qu'il est en vie, et chaque communauté suit sa coutume.
Réponse
Si le mari appartient à une communauté où l'on n'a pas l'habitude de donner aux enfants le nom des parents de leur vivant, et que la femme vient d'une communauté où l'on donne le nom des parents, il est permis de donner au premier fils le nom du père de la femme.
Réponse
Si quelqu'un a donné à son fils, lors de la berit mila, le nom de son propre père, et que ce dernier, âgé, s'en est fortement offusqué au point de déclarer qu'il déshérite son fils et ne veut plus le voir, estimant que cela porte atteinte à son honneur, et que le fils s'est excusé en expliquant qu'il l'a fait par inadvertance, mais que le père refuse d'entendre raison, il est permis de modifier le nom du fils pour préserver la paix. Toutefois, il ne faut pas supprimer totalement le premier nom, mais le laisser comme secondaire par rapport au nouveau nom qui sera donné.
Réponse
Lorsqu'un père donne à son fils, lors de la berit mila, le nom de son propre père, il lui est permis de mentionner ce nom sans aucun titre honorifique, même en présence de son père. Cela est considéré comme un honneur pour le père que son petit-fils porte son nom, et il est certain que le père en est heureux et y consent.
Réponse
Si les parents décident de donner à leur premier fils deux prénoms, l'un d'après le père du mari et l'autre d'après le père de l'épouse, il convient de faire précéder le nom du père du mari.
Réponse
En cas de désaccord entre les parents concernant le prénom à donner à leur premier fils, il est possible de choisir un prénom qui a une signification englobant les deux prénoms souhaités. Par exemple, si le père du mari s'appelle Meïr et le père de l'épouse s'appelle Ouri, on peut appeler le fils "Chnéor", qui signifie "deux lumières", car Ouri et Meïr évoquent tous deux la lumière.
Réponse
Celui qui souhaite donner un prénom à son fils après le décès de son père et de son frère doit donner la priorité au nom de son père, car l'honneur dû au père est supérieur.
Réponse
Si le nom du père est celui de personnes reconnues pour leur méchanceté, comme Nimrod ou Essav, il doit esquiver de donner ce nom à son fils, mais choisira plutôt un nom proche de celui du père, ou des noms de personnes justes et pieuses comme Avraham, Itshak, Yaakov, Yossef, Moché, Aharon, David, Chelomo, les douze tribus, etc. Il convient d'agir avec sagesse pour ne pas blesser le père ni l'éloigner davantage de la tradition d'Israël. Si un baal techouva a un fils et que son propre père, qui ne respecte pas le Chabbat, souhaite que le petit-fils porte son nom, et que ce nom est celui de justes et pieux, il peut donner ce nom au petit-fils sans aucune crainte, en ayant l'intention de le nommer d'après les justes portant ce nom. Il est également permis de donner le nom Alexandre, car il est rapporté que Chimone Hatsadik a conseillé à sa génération de donner ce nom en l'honneur d'Alexandre le Grand.
Réponse
Il est permis de donner à son fils et à sa fille un nom similaire avec une légère différence, par exemple appeler son fils Yosef et sa fille Yosefa, ou son fils Leib et sa fille Leiba, et de même pour d'autres cas semblables.

