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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois du respect des parents

Qui doit-on respecter

Que doit faire un fils si son père lui demande de lui servir une boisson alcoolisée alors qu'il risque de s'enivrer ?
Est-il permis d'aider son père à boire jusqu'à l'ivresse le jour de Pourim ?
Réponse

Si le père ordonne à son fils de lui servir une boisson alcoolisée, et qu'il y a un risque que le père s'enivre et se déshonore, ou qu'il en vienne à négliger l'accomplissement des mitsvot, il semble que le fils doit refuser la demande de son père, tout en agissant avec respect. Même le jour de Pourim, les décisionnaires ont mis en garde contre l'ivresse totale, car il n'a jamais été demandé de boire au point de se déshonorer, mais seulement de boire de façon à être joyeux et bien éméché.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 14)
Le fils doit-il écouter son père malade qui lui demande de lui donner un aliment ou une boisson nuisible pouvant entraîner un danger ?
Que faire si le père demande un aliment nuisible sans danger réel pour sa santé ?
Réponse

Si le père est malade et demande à son fils de lui donner à boire ou à manger quelque chose qui lui est nuisible, et que cela peut entraîner des complications et éventuellement un danger, il est certain que le fils ne doit pas écouter son père. Si cela ne présente aucun danger, certains estiment que dans ce cas il faut écouter son père, tandis que d'autres pensent que pour toute chose nuisible, il ne faut pas écouter son père, même sans danger, et il convient de le convaincre d'éviter cette chose.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 15)
Comment doit agir un fils si son père lui demande de lui donner ou d'acheter des cigarettes ?
Le fils est-il tenu d'obéir si un médecin a déclaré que fumer est particulièrement dangereux pour son père ?
Réponse

Si un père demande à son fils de lui donner une cigarette pour fumer, ou de se rendre au magasin pour lui acheter des cigarettes, il est préférable que le fils essaie d'éviter de le faire en trouvant divers prétextes. Cependant, s'il ne peut pas éviter, il pourra lui donner une cigarette ou lui acheter des cigarettes. Quoi qu'il en soit, s'il le peut, il est bon qu'il tente de convaincre son père avec douceur sur ce sujet, et qu'il lui présente des preuves officielles montrant que cela est très nocif.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 16)
Le fils est-il obligé d'obéir à son père qui lui demande de ne pas fumer ?
Est-il permis de fumer devant son père si cela risque de lui causer de la peine ?
Que doit faire le fils s'il sait que son père sera peiné d'apprendre qu'il fume, même en son absence ?
Réponse

Si un père demande à son fils de ne pas fumer, bien qu'il n'y ait pas là une mitsva de respect des parents, car cela ne concerne pas le besoin du père, il est tout de même recommandé au fils d'écouter son père, car il est de toute façon très conseillé de s'abstenir totalement de fumer. A fortiori, le fils ne doit pas s'habituer à fumer. En tout cas, il ne doit pas fumer devant son père afin de ne pas lui causer de peine. Même en l'absence de son père, il est recommandé de s'abstenir de fumer si cela risque d'arriver à la connaissance de son père et de lui causer du chagrin.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 17)
Est-il permis de transgresser une interdiction rabbinique pour accomplir la mitsva de respect des parents ?
Que doit faire une personne si honorer ses parents l'oblige à commettre une faute ?
Réponse

Si une personne se trouve dans une situation où honorer son père ou sa mère l'obligerait à transgresser une interdiction, même d'ordre rabbinique, il ne doit pas commettre cette transgression pour accomplir la mitsva de respect des parents.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 18)
Comment doit-on agir envers un parent qui a perdu la raison ?
Que faire si l'on ne peut plus supporter le comportement d'un parent dont l'état mental s'est fortement détérioré ?
Réponse

Si le père ou la mère d'une personne perd la raison, il faut s'efforcer de se comporter avec eux selon leur état, jusqu'à ce qu'Hachem ait pitié d'eux. Et si cela lui est impossible à supporter en raison d'un changement trop important de leur comportement, il partira et les laissera, et ordonnera à d'autres de s'occuper d'eux convenablement.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 19)
Est-il permis d'attacher sa mère à une chaise sur ordre du médecin si elle perturbe gravement la maison en raison de troubles mentaux ?
Comment doit agir un fils si sa mère veut se faire du mal à cause de sa perte de raison ?
Réponse

Si la mère d'une personne a perdu la raison et perturbe gravement l'ordre et la paix du foyer, il est interdit au fils de l'attacher à une chaise avec une corde, même sur ordre du médecin, pour l'empêcher de s'agiter. Il doit plutôt la confier à d'autres personnes qui agiront ainsi si nécessaire, selon les instructions du médecin. Cependant, si la mère veut se faire du mal, il est permis au fils de l'en empêcher par tous les moyens.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Qui doit-on respecter, Halakha 20)
Lois du respect des parents

Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants

Quelle est la coutume concernant l'attribution de la sandakout pour le premier et le second fils ?
Est-il permis de donner la sandakout au père de la femme pour le premier fils si le père du mari y consent ?
Si le grand-père et l'arrière-grand-père souhaitent tous deux être sandak, à qui revient la priorité selon la halakha ?
Réponse

Il existe une coutume selon laquelle on honore le père du mari en lui donnant la place de sandak pour le premier fils, et le père de la femme pour le second fils. De nos jours, il est d'usage d'honorer les parents en leur donnant la sandakout, en raison du respect dû au père. Si le père du mari renonce à son honneur en faveur du père de la femme, il est permis d'honorer ce dernier en tant que sandak pour le premier fils. Il en est de même si le père renonce à son honneur pour permettre à son propre père d'être sandak, cela est permis. Cependant, si le grand-père souhaite être sandak et que le père du grand-père le souhaite également, la priorité revient au grand-père de l'enfant.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 1)
Si le grand-père paternel était absent lors de la mila du premier fils et qu'un autre proche a été sandak, qui a le droit d'être sandak pour le second fils ?
Le père du mari peut-il réclamer la sandakout du second fils s'il était absent lors de la première mila ?
Réponse

Si un homme a un fils aîné et que son propre père (le grand-père) est absent du pays au moment de la mila, et qu'il a honoré un autre proche comme sandak, puis, à la naissance du second fils, le père de la femme revendique le droit d'être sandak tandis que le père du mari le réclame aussi, la règle est en faveur du père de la femme. En effet, le père du mari a perdu son droit, et puisque l'empêchement ne provenait pas du père de la femme, il ne doit pas perdre son droit d'être sandak pour le second fils.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 2)
Est-on obligé d'obéir à son père si celui-ci s'oppose sans raison valable à ce que son fils soit sandak ?
Que doit faire un fils si son père lui demande de s'occuper de lui au moment où il doit être sandak ?
Réponse

Si quelqu'un a été honoré pour être sandak et que son père s'y oppose sans raison valable, il n'est pas obligé d'obéir à son père. Il est recommandé d'informer le père que, selon la halakha, le fils peut ne pas suivre ses paroles, ce qui pourra le rendre conciliant. Cependant, si le père demande à son fils de le nourrir, de lui donner à boire ou de s'occuper de lui, et que le fils souhaite en même temps être sandak, il devra écouter son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 3)
Est-il permis de donner la sandakout à un grand-père qui profane le Chabbat publiquement ?
Que convient-il de faire si le père du baal techouva souhaite être sandak alors qu'il n'est pas pratiquant ?
Réponse

Un baal techouva dont le père profane le Chabbat publiquement et souhaite être sandak pour son petit-fils, il n'y a pas d'interdiction selon la halakha de lui accorder cette place, surtout si cela peut l'encourager à faire techouva. Cependant, il est préférable et recommandé que le fils fasse tout pour convaincre son père sans provoquer de conflit, car il est important de faire asseoir un grand de la Torah comme sandak, et d'honorer le père en le faisant se lever pour les bénédictions. En effet, le sandak a une influence spirituelle sur l'enfant, et si une personne non pratiquante est sandak, cela peut avoir une mauvaise influence sur le bébé. Ainsi, même s'il n'y a pas d'interdiction stricte, il faut tout faire pour éviter cela de manière pacifique.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 4)
Quel est l'usage séfarade concernant le choix du nom du premier et du second fils ?
Que faire en cas de désaccord entre le mari et la femme sur le choix du nom du bébé ?
Est-il permis de donner le nom du père de la femme au premier fils si le père du mari y consent ?
Réponse

Chez les Séfarades, il est d'usage dans la plupart des endroits de donner à leur fils le nom de leurs parents même lorsqu'ils sont encore en vie. Idéalement, il faut veiller à appeler le premier fils du nom du père du mari, et le second du nom du père de la femme. Ainsi, si le mari et la femme sont en désaccord sur le choix du nom du bébé, la femme souhaitant donner le nom du père de la femme et le mari celui du père du mari, la règle suit l'avis du mari. Toutefois, si le père du mari renonce à son honneur en faveur du père de la femme, ils peuvent donner le nom du premier fils au père de la femme. À plus forte raison, si le père de la femme est un talmid hakham, il y a là une mitsva positive de kavod haTorah. Si le père du mari est vivant et que le père de la femme est décédé, le mari peut, avec l'accord de son père, donner le nom du bébé au père de la femme afin de perpétuer son nom en Israël, et le second fils portera le nom du père du mari. C'est ainsi que l'on pratique. Dans tous les cas, il faut veiller à éviter toute dispute ou querelle concernant le choix du nom du bébé, et en cas de désaccord, il faut consulter un hakham et accepter de faire tout ce qu'il leur indiquera. Chez les Ashkénazes, il n'est pas d'usage de donner le nom du grand-père tant qu'il est en vie, et chaque communauté suit sa coutume.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 5)
Si le mari et la femme viennent de communautés ayant des coutumes différentes concernant le choix du nom des enfants, comment faut-il procéder ?
Est-il permis de donner le nom du père de la femme au premier fils si le mari n'a pas cette coutume dans sa communauté ?
Réponse

Si le mari appartient à une communauté où l'on n'a pas l'habitude de donner aux enfants le nom des parents de leur vivant, et que la femme vient d'une communauté où l'on donne le nom des parents, il est permis de donner au premier fils le nom du père de la femme.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 6)
Est-il permis de changer le nom d'un enfant si le grand-père s'est vexé que son petit-fils porte son nom et menace de déshériter son fils ?
Comment doit-on procéder si l'on souhaite modifier le prénom d'un enfant donné lors de la berit mila au nom du grand-père encore en vie, lorsque ce dernier s'est fortement vexé et a menacé de déshériter son fils à cause de cela ?
Réponse

Si quelqu'un a donné à son fils, lors de la berit mila, le nom de son propre père, et que ce dernier, âgé, s'en est fortement offusqué au point de déclarer qu'il déshérite son fils et ne veut plus le voir, estimant que cela porte atteinte à son honneur, et que le fils s'est excusé en expliquant qu'il l'a fait par inadvertance, mais que le père refuse d'entendre raison, il est permis de modifier le nom du fils pour préserver la paix. Toutefois, il ne faut pas supprimer totalement le premier nom, mais le laisser comme secondaire par rapport au nouveau nom qui sera donné.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 7)
Peut-on mentionner le nom du grand-père sans titre honorifique lors de la nomination du petit-fils à la berit mila ?
Est-il nécessaire d'ajouter un titre honorifique lorsqu'on nomme un enfant d'après son grand-père en présence de ce dernier ?
Réponse

Lorsqu'un père donne à son fils, lors de la berit mila, le nom de son propre père, il lui est permis de mentionner ce nom sans aucun titre honorifique, même en présence de son père. Cela est considéré comme un honneur pour le père que son petit-fils porte son nom, et il est certain que le père en est heureux et y consent.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 8)
Dans quel ordre doit-on donner les prénoms au premier fils si l'on souhaite honorer à la fois le père du mari et le père de l'épouse ?
Réponse

Si les parents décident de donner à leur premier fils deux prénoms, l'un d'après le père du mari et l'autre d'après le père de l'épouse, il convient de faire précéder le nom du père du mari.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 9)
Comment peut-on résoudre un désaccord entre les parents sur le choix du prénom du premier fils ?
Est-il permis de donner un prénom qui combine la signification des deux prénoms souhaités par les parents ?
Réponse

En cas de désaccord entre les parents concernant le prénom à donner à leur premier fils, il est possible de choisir un prénom qui a une signification englobant les deux prénoms souhaités. Par exemple, si le père du mari s'appelle Meïr et le père de l'épouse s'appelle Ouri, on peut appeler le fils "Chnéor", qui signifie "deux lumières", car Ouri et Meïr évoquent tous deux la lumière.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 10)
Si une personne veut nommer son fils en mémoire de son père décédé et de son frère décédé, à qui doit-elle donner la priorité ?
Réponse

Celui qui souhaite donner un prénom à son fils après le décès de son père et de son frère doit donner la priorité au nom de son père, car l'honneur dû au père est supérieur.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 11)
Que faire si le nom du père est celui d'une personne reconnue pour sa méchanceté, comme Nimrod ou Essav, et que l'on souhaite nommer son fils ?
Est-il permis de donner à son fils le nom Alexandre ?
Un baal techouva peut-il donner à son fils le nom de son père, même si ce dernier ne respecte pas le Chabbat, si ce nom est celui d'un tsadik ?
Réponse

Si le nom du père est celui de personnes reconnues pour leur méchanceté, comme Nimrod ou Essav, il doit esquiver de donner ce nom à son fils, mais choisira plutôt un nom proche de celui du père, ou des noms de personnes justes et pieuses comme Avraham, Itshak, Yaakov, Yossef, Moché, Aharon, David, Chelomo, les douze tribus, etc. Il convient d'agir avec sagesse pour ne pas blesser le père ni l'éloigner davantage de la tradition d'Israël. Si un baal techouva a un fils et que son propre père, qui ne respecte pas le Chabbat, souhaite que le petit-fils porte son nom, et que ce nom est celui de justes et pieux, il peut donner ce nom au petit-fils sans aucune crainte, en ayant l'intention de le nommer d'après les justes portant ce nom. Il est également permis de donner le nom Alexandre, car il est rapporté que Chimone Hatsadik a conseillé à sa génération de donner ce nom en l'honneur d'Alexandre le Grand.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 12)
Est-il permis de donner à un garçon et à une fille des prénoms similaires avec une légère différence, comme Yosef et Yosefa ?
Peut-on appeler son fils Leib et sa fille Leiba ?
Réponse

Il est permis de donner à son fils et à sa fille un nom similaire avec une légère différence, par exemple appeler son fils Yosef et sa fille Yosefa, ou son fils Leib et sa fille Leiba, et de même pour d'autres cas semblables.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Honneurs liés à la sandakaout et à la nomination des enfants, Halakha 13)