Questions pratiques
Aliments interdits à cause du sang
Réponse
Si une femme a préparé une pâte pétrie avec des œufs et qu'après le pétrissage, une goutte de sang est trouvée sur la coquille de l'un des œufs, et qu'il y avait plusieurs œufs dans le mélange, il est permis de consommer cette pâte, même dans les endroits où il y a des coqs dans le poulailler. Il est permis d'être indulgent même en cas de faible perte.
Réponse
Un œuf dans lequel on a trouvé du sang peut être vendu à un non-juif, sans craindre qu'il le revende à un Juif.
Réponse
Si l’on trouve du sang sur le jaune d’un œuf pondu le jour même, bien qu’il ne soit pas à craindre que ce sang provienne du début de la formation d’un poussin, les Sages n’ont pas fait de distinction et l’œuf entier est interdit à la consommation.
Réponse
Si un œuf pondu le jour même, dans lequel on a trouvé du sang sur le jaune, s’est mélangé avec de nombreux autres œufs, il est possible de permettre la consommation de l’ensemble en cas de grande perte ou de nécessité pressante.
Réponse
Un œuf trouvé dans l’intestin d’une poule après l’abattage, même s’il présente une trace de sang, est permis à la consommation, à condition de jeter le sang qui s’y trouve, même dans un élevage où les poules sont mélangées avec des coqs.
Réponse
Il est permis d’avaler un œuf cru ou cuit avec sa coquille, sans avoir besoin de vérifier s’il contient du sang, car la majorité des œufs n’en contiennent pas. C’était également la pratique de l’Arizal. Pour cette raison, il est d’usage d’acheter chez les non-juifs des pâtisseries préparées avec des œufs, sans craindre la présence de sang dans les œufs, car on suit la majorité des œufs qui sont exempts de sang.
Réponse
Lorsqu’on fait frire un œuf à la poêle, il est d’usage de vérifier si l’œuf contient une trace de sang ou non.
Réponse
Si quelqu’un a avalé un œuf cru et qu’il en reste un peu, puis découvre qu’il y avait dans l’œuf du sang correspondant au début de la formation d’un poussin (dans les endroits où il y a des coqs avec les poules), il n’a pas besoin de faire techouva ou d’expiation par des jeûnes et des mortifications. Cependant, il augmentera l’étude de la Torah pour expier ce qui lui est arrivé.
Réponse
Il est permis de consommer des œufs cuits dans de l'eau chaude, même s'il n'est pas possible de les examiner. A plus forte raison, si l'on a posé des œufs sur le couvercle d'une marmite contenant de l'eau chaude et que l'on trouve du sang dans un œuf, la marmite n'est pas interdite.
Réponse
Si l'on a posé des œufs sur le couvercle d'une marmite de hamin et que l'on trouve du sang dans le jaune d'un des œufs, même si ces œufs proviennent d'endroits où il y a un coq, il est permis de consommer les autres œufs.
Réponse
Il est permis d'acheter des œufs en boîtes de conserve fermées, même si elles ont été cassées et ouvertes par les commerçants, sans craindre un mélange de sang, car on suit la majorité et la plupart des œufs ne contiennent pas de sang. De plus, les vendeurs veillent à ne pas mélanger un œuf contenant du sang avec les autres, afin de ne pas abîmer le reste. Il est permis d'agir ainsi même dans les endroits où il y a un mélange de coqs avec les poules.
Réponse
Un œuf dans lequel on trouve deux jaunes est permis à la consommation, et il n'y a pas à craindre qu'il provienne d'un oiseau impur, car il existe des poules qui pondent des œufs à deux jaunes, et de ces œufs naissent des poussins jumeaux.
Réponse
Il a déjà été expliqué que le sang de poisson et de sauterelle est permis. Cependant, si ce sang a été recueilli dans un récipient, cela est interdit à cause de l'apparence trompeuse, car on pourrait penser qu'il s'agit de sang de bœuf ou de volaille. Même si l'on consomme ce sang dans des pièces intérieures, cela reste interdit pour la même raison. Même si le sang n'est pas recueilli dans un verre mais sur une feuille ou une table, cela est également interdit. Toutefois, s'il y a un signe distinctif montrant qu'il s'agit de sang de poisson, par exemple en y laissant des écailles ou un morceau de poisson, cela est permis.
Réponse
Le sang de poisson ne rend pas interdit un mélange, dans un cas où il n'y a pas de problème d'apparence trompeuse.
Réponse
Si du sang humain s'est séparé de la personne, par exemple si quelqu'un mord dans un morceau de pain ou un fruit et que du sang de ses dents coule sur le pain ou le fruit, il faut gratter le pain et rincer le fruit. Mais si le sang ne s'est pas séparé de la personne, ou s'il est évident qu'il s'agit de sang humain, comme lorsque le sang coule du doigt, cela est permis. Cependant, si le sang sur le doigt a séché, il est interdit de le sucer avec la bouche à cause de l'apparence trompeuse.
Réponse
Il est permis de sucer le sang qui se trouve entre les dents si on le souhaite, et il n'y a même pas de recommandation de s'en abstenir.
Réponse
Ceux qui achètent de la viande à la boucherie qui n'a pas été cachérisée par salage, et qui la placent sans emballage dans un panier ou une corbeille où l'on a l'habitude de mettre du pain, n'agissent pas correctement, et il faut les en empêcher. En effet, le sang de la viande risque de coller au panier ou à la corbeille, puis de se retrouver sur le pain. Même si l'on pense rincer le pain ensuite, comme il n'est pas d'usage de le faire, il ne faut pas agir ainsi a priori. Toutefois, si la viande est emballée dans du papier ou du plastique, cela est permis a priori. Si la viande est placée avec des fruits ou des légumes que l'on a l'habitude de laver avant de les manger, il n'y a pas à s'en inquiéter. Mais pour des fruits que l'on ne lave pas avant de les consommer, il ne faut pas y placer de la viande, même cachérisée, car il y a à craindre que l'on mange ces fruits avec du lait.
Réponse
Pour un aliment froid que l'on n'a pas l'habitude de laver, qui a été posé dans un ustensile interdit et non lavé, il n'est pas interdit, mais il faut le laver avant de le manger. Selon l'avis de Rabbénou Yossef Haïm, il convient d'être rigoureux et de ne pas laisser cet aliment dans l'ustensile, même pour un court instant, mais de l'en retirer dès qu'on s'en souvient, de peur d'oublier et de le manger sans le laver. Cependant, il ne s'agit que d'une rigueur, et si on le laisse seulement un court moment, il n'est pas nécessaire de l'enlever immédiatement, et il n'y a pas lieu de décréter de crainte qu'on l'oublie et qu'on le mange sans le laver.
Lois relatives au sang
Réponse
Pour le sang d'une bête domestique ou sauvage, la peine de karet ne s'applique que pour le dam hanefesh, c'est-à-dire le sang par lequel l'âme quitte le corps. En revanche, le sang des membres n'entraîne qu'une interdiction négative. Cela concerne uniquement le sang qui s'est séparé et est sorti à l'extérieur, ou qui s'est accumulé dans un morceau, ou qui s'est déplacé de son emplacement de son vivant et a été absorbé ailleurs. Mais si le sang ne s'est pas séparé de son vivant et ne s'est pas accumulé dans un morceau, il est permis.
Réponse
C'est pourquoi, une personne avisée a le droit de manger de la viande crue "beoumtsa", car le sang des membres qui n'est pas sorti à l'extérieur est permis. Il faut simplement rincer la viande du sang qui se trouve à sa surface. Selon le Rambam, il faut également la blanchir dans du vinaigre avant d'en consommer, mais la majorité des décisionnaires ne sont pas d'accord et permettent sans cette précaution, parmi eux Rav Ahai Gaon, le Raavad, les Tossafot, le Roch, le Ramban, le Rashba, le Ran, le Smag et le Smak. C'est pourquoi Maran dans le Choulhan Aroukh a tranché de permettre, et c'est l'avis principal. Il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas dans la viande des filaments contenant du sang, et le sang des membres qui s'est séparé est interdit à la consommation. Il faut donc saler la viande avant la cuisson, afin que le sel fasse sortir tout le sang du morceau, sinon il y aurait dans le plat du sang des membres qui s'est séparé. Si le sang s'est déplacé d'un endroit à un autre dans le même morceau, cela reste permis.

