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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Mila (circoncision)

Résumé des lois de la mila le Chabbat

Est-il permis de pratiquer la mila sur un Samaritain pendant Chabbat ?
Peut-on circoncire un Samaritain contre rémunération pendant la semaine ?
Réponse

Il est interdit de pratiquer la mila sur les Samaritains pendant Chabbat, même si la mila est faite à son temps. En semaine, il est permis de les circoncire contre rémunération, car il est même permis de circoncire un non-juif contre rémunération.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 35)
Peut-on pratiquer la mila pendant Chabbat pour le fils d'un Karaïte qui respecte les sages d'Israël ?
Réponse

Si un Karaïte a un fils qui naît un Chabbat, et qu'il se comporte avec respect et politesse envers les véritables sages d'Israël, il est permis de circoncire son fils pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 36)
Quand doit-on pratiquer la mila pour un enfant né Chabbat dont le père a quitté la foi juive pour une autre religion ?
Le père qui a quitté la foi juive peut-il réciter la bénédiction de la mila pour son fils ?
Réponse

Un enfant né pendant Chabbat d'un Juif qui a abandonné la foi juive pour une autre religion, et qui est marié à une femme juive, doit être circoncis le Chabbat suivant. Même si la mère a également abandonné la foi juive, le père de l'enfant récite la bénédiction : « Baroukh Ata Hachem... Asher Kidechanu... Lehakhnisso Bivrito Chel Avraham Avinou ».

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 37)
Doit-on circoncire un mamzer né pendant Chabbat le jour même ?
Qui récite la bénédiction de la mila pour un mamzer si le père n'est pas certain ou absent ?
Faut-il annoncer publiquement le statut de mamzer lors de la mila ?
Réponse

Un mamzer né pendant Chabbat doit être circoncis pendant Chabbat. On récite la bénédiction de la mila lors de la circoncision d'un mamzer, ainsi que la bénédiction « Asher Kidech Yedid MiBeten » et autres. La bénédiction « Lehakhnisso Bivrito Chel Avraham Avinou » est récitée par le père de l'enfant s'il est certainement le père. Si l'on doute de la paternité ou si le père est absent, c'est le sandak qui récite cette bénédiction. On ne dit pas « Ashrei Tivhar Vetekarev... », mais on donne un nom à l'enfant. Si, après vérification, il s'agit d'un mamzer certain, on le circoncit à l'entrée de la synagogue pour que cela soit visible, et on publie qu'il est mamzer.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 38)
Le mohel a-t-il le droit de recevoir une rémunération pour une mila faite pendant Chabbat ?
Est-il approprié pour un mohel de recevoir un paiement pour la mila ?
Réponse

Il est permis au mohel de demander une rémunération pour la circoncision effectuée pendant Chabbat, à condition de recevoir ce paiement après Chabbat, et cela n'est pas considéré comme un salaire de Chabbat. Cependant, il n'y verra pas de signe de bénédiction, et de toute façon, il n'est pas approprié pour le mohel de recevoir un paiement pour la mila, sauf si l'argent est destiné à une yeshiva ou un kollel.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 39)
Le mohel peut-il sortir du périmètre autorisé pendant Chabbat pour pratiquer une mila en son temps ?
Un mohel a-t-il le droit de sortir du techoum Chabbat pour pratiquer la brit mila si aucun autre mohel n'est disponible ?
Réponse

Il est interdit au mohel de sortir du périmètre autorisé pendant Chabbat et de transgresser l'interdiction de techoumin afin d'accomplir la mitsva de la mila en son temps, même s'il n'y a pas d'autre mohel disponible. Dans ce cas, la mila sera reportée au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 40)
Est-il permis de pratiquer la brit mila un jeudi ou un vendredi pour un enfant qui a guéri d'une maladie juste avant ces jours, après que le huitième jour soit déjà passé ?
Dans une ville où la coutume est de pratiquer la brit mila non en son temps un jeudi ou un vendredi, est-il permis de faire la brit mila ces jours-là pour un enfant qui a guéri d'une maladie un jeudi ou un vendredi, après que le huitième jour soit déjà passé ?
Quand doit-on pratiquer la brit mila pour un enfant qui guérit dans les trois jours précédant une fête juive qui tombe en semaine ?
Réponse

Si un enfant est tombé malade et que la mila a été repoussée après le huitième jour de sa naissance, et qu'il guérit un jeudi ou un vendredi, il est interdit de pratiquer la mila ces jours-là ; on la reportera au dimanche. Toutefois, dans une ville où il existe une coutume claire de pratiquer la mila non en son temps ces jours-là, on les laisse suivre leur coutume. Il est permis de pratiquer la mila non en son temps un mercredi. Si l'enfant guérit dans les trois jours précédant une fête qui tombe en semaine, on pratique la mila dès qu'il guérit, même un vendredi. Pour Yom Kippour, la règle est la même que pour Chabbat à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 41)
Est-il permis de faire la mila d'un guer le Chabbat ?
Peut-on pratiquer la mila d'un guer les jeudis ou vendredis ?
La mila d'un guer converti par une conversion réformée est-elle valable selon la halakha ?
Réponse

Il est interdit de pratiquer la mila sur un guer le Chabbat, ainsi que les jeudis et vendredis. A plus forte raison, il ne faut pas pratiquer la mila sur des guerim ayant effectué une conversion réformée, même en semaine, car toute conversion sans acceptation des mitsvot n'est pas reconnue selon la halakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 42)
Quand un bébé est né mercredi pendant le bein hachmachot, à quel moment doit-on faire sa mila ?
Est-il permis de repousser la mila après le Chabbat pour un bébé né mercredi pendant le bein hachmachot dont la mila doit être faite le jeudi suivant ?
Peut-on faire la mila d’un bébé né lundi pendant le bein hachmachot lorsque les deux jours de Roch Hachana tombent la semaine suivante mardi et mercredi, en pratiquant la mila le jeudi suivant ?
Réponse

Toutes ces règles concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps prescrit. Mais pour un nourrisson né mercredi pendant le bein hachmachot, dont la mila doit être faite le jeudi suivant, il est interdit de repousser la mila après le Chabbat ; il faut la pratiquer le jeudi. De même, si un nourrisson est né lundi pendant le bein hachmachot et que, la semaine suivante, les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de faire la mila le jeudi suivant, qui est alors le temps prescrit.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 43)
Si un nourrisson guérit d'une maladie et que les sept jours d'attente se terminent après le huitième jour, peut-on pratiquer la brit mila un jeudi ou un vendredi ?
Est-il permis de faire la mila d’un bébé guéri de la jaunisse un jeudi ou un vendredi, si le huitième jour de naissance est déjà passé ?
Réponse

Si la mila d'un nourrisson a été repoussée à cause d'une maladie, et qu'après sa guérison on a attendu comme il se doit sept jours, mais que le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila les jeudis ou vendredis, mais la repousser au dimanche. De même, si le nourrisson a guéri de la jaunisse un jeudi ou un vendredi, après que le huitième jour soit passé, il faut également repousser la mila au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 44)
Est-il permis d'émietter un hadas sec à la main lors d'une berit mila qui a lieu le Chabbat ?
Peut-on distribuer un hadas sec à sentir lors d'une berit mila le Chabbat ?
Réponse

Si l'on distribue aux personnes présentes à une berit mila ayant lieu le Chabbat un hadas sec pour le sentir, ceux qui allègent et émiettent le hadas avec leurs mains ont sur qui s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 45)
Est-il permis de couper un hadas détaché avant Chabbat pour le partager afin que d'autres puissent le sentir ?
Peut-on utiliser un ustensile pour couper le hadas le Chabbat ?
Réponse

Il est permis de couper une partie d’un hadas afin d’en donner une partie à un ami pour qu’il puisse aussi le sentir, et il n’y a aucune crainte d’interdit dans ce cas. Cependant, il ne coupera pas avec un ustensile.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 46)
Faut-il réciter la bénédiction chehakol sur d'autres boissons après avoir goûté au vin du kiddouch lors d'une mila le Chabbat ?
Que doit-on annoncer à l'assemblée lors d'un kiddouch après une mila le Chabbat concernant la bénédiction sur les boissons ?
Réponse

Lorsqu'une mila a lieu le Chabbat et qu'un kiddouch avec collation est organisé après la prière, il faut informer l'assemblée que quiconque a goûté au vin du kiddouch ne doit pas réciter la bénédiction chehakol sur d'autres boissons.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 47)
Lors du repas de la mila qui a lieu un Chabbat, est-il préférable de commencer par les chants du Chabbat ou par ceux de la mila ?
Y a-t-il une obligation halakhique de donner la priorité aux chants du Chabbat lors du repas de la mila qui tombe un Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'on chante lors du repas de la mila qui a lieu un Chabbat, il est préférable de commencer par les chants du Chabbat avant ceux de la mila. Toutefois, du point de vue strict de la halakha, il n'y a aucune obligation à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Halakha 48)
Lois de Avélout (deuil)

Circoncire un nourrisson avant l’enterrement

Que doit-on faire lorsqu'un nourrisson décède avant l'enterrement concernant la mila ?
Doit-on réciter une berakha lors de la mila d'un nourrisson décédé avant l'enterrement ?
Est-il d'usage de donner un nom à un nourrisson décédé avant l'enterrement lors de la mila ?
Réponse

Lorsqu'un nourrisson décède avant d'avoir été enterré, on pratique la mila sur sa tombe sans réciter de berakha, et on lui attribue un nom.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 48 - Circoncire un nourrisson avant l’enterrement, Halakha 1)
Dans quelles conditions peut-on transporter un défunt sur une civière ?
Que doit-on faire si la tête ou la majeure partie du corps du défunt ne sont pas intacts ?
Réponse

On ne transporte un défunt sur une civière que si sa tête et la majeure partie de son corps sont intacts. Sinon, il faut le placer dans un cercueil fermé.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 48 - Circoncire un nourrisson avant l’enterrement, Halakha 2)
Faut-il prier dans la maison d'un enfant décédé âgé d'environ six ou sept ans ?
Doit-on dire le Tsidouk Hadin pour un enfant décédé qui n'a pas atteint l'âge de bar mitsva ?
Est-il permis de réciter le Kaddich pour un enfant décédé âgé de trente jours ou plus ?
Réponse

Certains avis estiment que si le défunt était âgé d'environ six ou sept ans, il n'est pas nécessaire de prier dans la maison du défunt, et l'on ne dit pas le Tsidouk Hadin pour lui tant qu'il n'a pas atteint l'âge de bar mitsva. Cependant, la coutume actuelle est de prier dans la maison du défunt même dans ce cas. Pour un enfant âgé de trente jours ou plus, selon la règle stricte, il n'est pas nécessaire de dire le Tsidouk Hadin, ni la Hachkava, ni le Kaddich, mais si l'on souhaite dire le Kaddich, cela est certainement permis.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 48 - Circoncire un nourrisson avant l’enterrement, Halakha 3)