Questions pratiques
Résumé des lois de la mila le Chabbat
Réponse
Il est interdit de pratiquer la mila sur les Samaritains pendant Chabbat, même si la mila est faite à son temps. En semaine, il est permis de les circoncire contre rémunération, car il est même permis de circoncire un non-juif contre rémunération.
Réponse
Si un Karaïte a un fils qui naît un Chabbat, et qu'il se comporte avec respect et politesse envers les véritables sages d'Israël, il est permis de circoncire son fils pendant Chabbat.
Réponse
Un enfant né pendant Chabbat d'un Juif qui a abandonné la foi juive pour une autre religion, et qui est marié à une femme juive, doit être circoncis le Chabbat suivant. Même si la mère a également abandonné la foi juive, le père de l'enfant récite la bénédiction : « Baroukh Ata Hachem... Asher Kidechanu... Lehakhnisso Bivrito Chel Avraham Avinou ».
Réponse
Un mamzer né pendant Chabbat doit être circoncis pendant Chabbat. On récite la bénédiction de la mila lors de la circoncision d'un mamzer, ainsi que la bénédiction « Asher Kidech Yedid MiBeten » et autres. La bénédiction « Lehakhnisso Bivrito Chel Avraham Avinou » est récitée par le père de l'enfant s'il est certainement le père. Si l'on doute de la paternité ou si le père est absent, c'est le sandak qui récite cette bénédiction. On ne dit pas « Ashrei Tivhar Vetekarev... », mais on donne un nom à l'enfant. Si, après vérification, il s'agit d'un mamzer certain, on le circoncit à l'entrée de la synagogue pour que cela soit visible, et on publie qu'il est mamzer.
Réponse
Il est permis au mohel de demander une rémunération pour la circoncision effectuée pendant Chabbat, à condition de recevoir ce paiement après Chabbat, et cela n'est pas considéré comme un salaire de Chabbat. Cependant, il n'y verra pas de signe de bénédiction, et de toute façon, il n'est pas approprié pour le mohel de recevoir un paiement pour la mila, sauf si l'argent est destiné à une yeshiva ou un kollel.
Réponse
Il est interdit au mohel de sortir du périmètre autorisé pendant Chabbat et de transgresser l'interdiction de techoumin afin d'accomplir la mitsva de la mila en son temps, même s'il n'y a pas d'autre mohel disponible. Dans ce cas, la mila sera reportée au dimanche.
Réponse
Si un enfant est tombé malade et que la mila a été repoussée après le huitième jour de sa naissance, et qu'il guérit un jeudi ou un vendredi, il est interdit de pratiquer la mila ces jours-là ; on la reportera au dimanche. Toutefois, dans une ville où il existe une coutume claire de pratiquer la mila non en son temps ces jours-là, on les laisse suivre leur coutume. Il est permis de pratiquer la mila non en son temps un mercredi. Si l'enfant guérit dans les trois jours précédant une fête qui tombe en semaine, on pratique la mila dès qu'il guérit, même un vendredi. Pour Yom Kippour, la règle est la même que pour Chabbat à ce sujet.
Réponse
Il est interdit de pratiquer la mila sur un guer le Chabbat, ainsi que les jeudis et vendredis. A plus forte raison, il ne faut pas pratiquer la mila sur des guerim ayant effectué une conversion réformée, même en semaine, car toute conversion sans acceptation des mitsvot n'est pas reconnue selon la halakha.
Réponse
Toutes ces règles concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps prescrit. Mais pour un nourrisson né mercredi pendant le bein hachmachot, dont la mila doit être faite le jeudi suivant, il est interdit de repousser la mila après le Chabbat ; il faut la pratiquer le jeudi. De même, si un nourrisson est né lundi pendant le bein hachmachot et que, la semaine suivante, les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de faire la mila le jeudi suivant, qui est alors le temps prescrit.
Réponse
Si la mila d'un nourrisson a été repoussée à cause d'une maladie, et qu'après sa guérison on a attendu comme il se doit sept jours, mais que le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila les jeudis ou vendredis, mais la repousser au dimanche. De même, si le nourrisson a guéri de la jaunisse un jeudi ou un vendredi, après que le huitième jour soit passé, il faut également repousser la mila au dimanche.
Réponse
Si l'on distribue aux personnes présentes à une berit mila ayant lieu le Chabbat un hadas sec pour le sentir, ceux qui allègent et émiettent le hadas avec leurs mains ont sur qui s'appuyer.
Réponse
Il est permis de couper une partie d’un hadas afin d’en donner une partie à un ami pour qu’il puisse aussi le sentir, et il n’y a aucune crainte d’interdit dans ce cas. Cependant, il ne coupera pas avec un ustensile.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu le Chabbat et qu'un kiddouch avec collation est organisé après la prière, il faut informer l'assemblée que quiconque a goûté au vin du kiddouch ne doit pas réciter la bénédiction chehakol sur d'autres boissons.
Réponse
Lorsqu'on chante lors du repas de la mila qui a lieu un Chabbat, il est préférable de commencer par les chants du Chabbat avant ceux de la mila. Toutefois, du point de vue strict de la halakha, il n'y a aucune obligation à ce sujet.
Circoncire un nourrisson avant l’enterrement
Réponse
Lorsqu'un nourrisson décède avant d'avoir été enterré, on pratique la mila sur sa tombe sans réciter de berakha, et on lui attribue un nom.
Réponse
On ne transporte un défunt sur une civière que si sa tête et la majeure partie de son corps sont intacts. Sinon, il faut le placer dans un cercueil fermé.
Réponse
Certains avis estiment que si le défunt était âgé d'environ six ou sept ans, il n'est pas nécessaire de prier dans la maison du défunt, et l'on ne dit pas le Tsidouk Hadin pour lui tant qu'il n'a pas atteint l'âge de bar mitsva. Cependant, la coutume actuelle est de prier dans la maison du défunt même dans ce cas. Pour un enfant âgé de trente jours ou plus, selon la règle stricte, il n'est pas nécessaire de dire le Tsidouk Hadin, ni la Hachkava, ni le Kaddich, mais si l'on souhaite dire le Kaddich, cela est certainement permis.

