Questions pratiques
Lois des bénédictions sur les autres aliments
Réponse
La coutume est de réciter la berakha cheakol nihya bidvaro sur le chocolat, car son goût, sa forme et son nom ont changé, il est issu d'un mélange et d'une cuisson, et il s'agit d'un produit totalement transformé. Toutefois, si l'on a récité boré peri haets, on n'a pas perdu la berakha.
Réponse
Pour les amandes enrobées de sucre, certains estiment qu'il convient de casser l'enrobage et de réciter la berakha Boré peri haets sur l'amande elle-même. Cependant, comme il est difficile de séparer l'amande de l'enrobage, l'usage est de réciter la berakha Shehakol, car la partie principale est la confiserie sucrée. En revanche, pour une pomme enrobée de sucre, si l'on commence par manger la pomme, on récitera Boré peri haets, car la majorité est constituée de la pomme. Pour une cacahuète enrobée d'une pâte à base de céréales (boten amerikanit), il est préférable, a priori, de séparer l'enrobage de la cacahuète et de réciter la berakha Boré minei mezonot sur l'enrobage. Il est également recommandé d'avoir l'intention d'inclure la cacahuète dans cette berakha, car en tout état de cause, si l'on a récité Mezonot sur l'ensemble, on est quitte. Mais selon la stricte halakha, il n'est pas nécessaire de séparer l'enrobage de la cacahuète, et on récitera Mezonot.
Réponse
Pour un vin contenant une majorité d'eau, selon notre coutume, il faut réciter la berakha Shehakol et il ne faut pas faire le Kiddouch sur ce vin. Il ne faut donc pas se fier à certains certificats de cacheroute délivrés aujourd'hui pour les vins, à moins de vérifier soigneusement si ce certificat est également valable selon les décisionnaires qui exigent une majorité de vin.
Réponse
Celui qui boit de l'eau pour étancher sa soif récite la berakha Shehakol, et s'il boit un reviit d'un seul trait, il récitera après la consommation la berakha Boré nefashot rabot. Si l'on n'a pas du tout soif, on ne récite aucune berakha sur l'eau, ni avant ni après, même si l'on boit pour pouvoir s'acquitter de l'eau que l'on boira pendant le repas ; tant que l'on n'a pas soif, on ne récite pas de berakha. De même, si un aliment est resté coincé dans la gorge et que l'on boit de l'eau pour le faire passer, on ne récite pas de berakha sur l'eau, ni au début ni à la fin. En revanche, pour les autres boissons, comme la bière ou le jus, même si l'on n'a pas soif, on récite la berakha Shehakol, car le palais en tire du plaisir.
Réponse
Celui qui boit de l'eau lors d'une journée très chaude, sans avoir soif, mais afin de ne pas avoir soif plus tard ou pour éviter la déshydratation lors d'une marche sous la chaleur, ne récite pas de berakha de jouissance. De même, celui qui boit de l'eau la veille d'un jeûne, comme juste avant Yom Kippour ou Ticha Béav, dans le but de ne pas avoir soif pendant le jeûne, et qui n'a pas soif au moment où il boit, ne récite pas de berakha de jouissance.
Réponse
Celui qui boit de l'eau pour avaler un médicament ne récite pas de berakha sur l'eau, sauf s'il a soif et qu'il prend plaisir à boire. Il est préférable, s'il a soif, de réciter la berakha sur l'eau avant d'avaler le médicament, puis, après avoir goûté un peu d'eau, de prendre le médicament avec l'eau. Tous les aliments et boissons consommés à des fins médicales, si leur goût est agréable et que le palais en tire du plaisir, nécessitent une berakha avant et après. Sinon, aucune berakha n'est requise. Une personne délicate qui, après avoir bu un sirop médicinal, prend un bonbon ou autre pour atténuer le goût désagréable, il est recommandé de réciter la berakha sur le bonbon avant de boire le sirop, puis, après avoir goûté un peu du bonbon de façon à en tirer plaisir, de boire le sirop et de reprendre du bonbon. Il faut veiller scrupuleusement à ce que le sirop sucré soit cachère, sans aucun risque de mélange de graisse animale ou autre. Pour un sirop amer, il n'est pas obligatoire d'être strict sur la cacheroute, à condition qu'il s'agisse d'un malade sans danger. Mais pour une personne en bonne santé qui prend un sirop amer simplement pour un léger malaise, il faut être strict sur la cacheroute du sirop, même s'il est amer.
Réponse
Celui qui consomme des vitamines, si elles sont sucrées et que le palais en tire du plaisir, doit réciter au début la berakha Shehakol nihya bidvaro. Si elles ne sont pas sucrées, aucune berakha n'est requise.
Réponse
Un malade en danger de mort, pour lequel les médecins ont statué qu'il doit consommer un aliment interdit en raison du pikuah nefesh, bien que Maran le Choulhan Aroukh ait écrit qu'il doit réciter la berakha sur cet aliment, il est néanmoins préférable de s'abstenir et de ne pas réciter la berakha, car en cas de doute sur les berakhot on adopte une attitude indulgente. Cependant, si l'aliment est cachère et que seule la circonstance rend sa consommation interdite, comme un malade le jour de Yom Kippour, il doit réciter la berakha avant et après.
Réponse
Celui qui est contraint de manger ou de boire, même si son palais en tire du plaisir, ne doit pas réciter la bénédiction de jouissance. S'il a mangé du pain contre sa volonté à hauteur d'un kezayit, certains disent que, puisqu'il a la mitsva de réciter le Birkat Hamazon, même dans le cas où il a mangé et a été rassasié, dans une situation de mitsva, la personne consent à réciter la bénédiction même si elle a mangé contre sa volonté. D'autres s'y opposent et pensent que même dans le cas où il a mangé et a été rassasié et s'est ainsi rendu redevable du Birkat Hamazon d'après la Torah, il n'est pas approprié de remercier Hachem pour quelque chose qui a été imposé contre sa volonté. En pratique, il faut appliquer le principe « shev ve'al ta'asse » (abstiens-toi et ne fais rien), et il ne récitera pas le Birkat Hamazon même s'il a mangé et a été rassasié contre sa volonté, car ici on ne suit pas la présomption d'obligation.
Réponse
La coutume établie est de réciter la berakha Shehakol Nihya Bidvaro sur une tasse de café, de thé ou de bière, car l'essentiel de la boisson est l'eau et la poudre de café est secondaire par rapport à la grande quantité d'eau. Toutefois, si quelqu'un s'est trompé et a récité Boré Péri Haets sur la poudre de café ou sur du café mélangé à de l'eau chaude et du sucre, et qu'il ne s'est pas corrigé immédiatement, il ne recommence pas à réciter Shehakol, car certains estiment qu'en principe il aurait fallu réciter Boré Péri Haets sur une tasse de café, car cela ressemble à un aliment cuit. Si l'on consomme en même temps des fruits, il convient de réciter d'abord la berakha sur les fruits et d'avoir l'intention de ne pas acquitter le café avec cette berakha. Il est permis d'avoir l'intention de ne pas acquitter un autre aliment avec la première berakha, afin d'éviter un doute sur la berakha à réciter sur le second aliment.
Réponse
Pour le rahat halkoum fabriqué à partir d'amidon de maïs et de sucre, ou de pommes de terre, la berakha initiale est Shehakol. Si l'on a récité Boré Minei Mezonot, on est quitte et il n'est pas nécessaire de recommencer. Si le rahat halkoum est fabriqué à partir d'amidon de blé, on récite Boré Minei Mezonot.
Réponse
Sur la noix de cajou, on récite Boré Péri Haets. Il y a quelques années, on plantait le cajou non pas pour la noix, mais pour le fruit acide qui pousse sur cet arbre, et la berakha sur la noix de cajou était alors Boré Péri Haadama. Mais aujourd'hui, la réalité a changé et on plante le cajou aussi pour la noix, c'est pourquoi la berakha est désormais Boré Péri Haets.
Réponse
Pour le falafel, qui est composé de pois chiches écrasés mélangés à des miettes de pain pour lier le tout, puis frit dans l'huile, certains estiment qu'il faut réciter Boré Péri Haadama, car les pois chiches sont l'ingrédient principal et les miettes de pain ne servent qu'à lier. Même si les pois chiches sont très écrasés et ont perdu leur forme, ils conservent leur statut initial et la berakha reste celle du pois chiche. D'autres ne sont pas de cet avis. En pratique, comme le falafel contient des épices, des miettes de pain, est frit, que le goût des pois chiches a changé, que son nom et son apparence ont changé, qu'il est cuit et qu'il s'agit d'un mélange, la coutume est de réciter Shehakol. Pour la même raison, on récite aussi Shehakol sur le leder, car il a un goût différent de l'abricot, un nouveau nom et une nouvelle apparence. Chaque fois que le nom, le goût et l'apparence changent à la suite d'une cuisson ou d'un mélange, la coutume est de réciter Shehakol.
Réponse
Celui qui avale un œuf cru dans le but de clarifier sa voix, ou pour une raison similaire, et qui en est dégoûté sans en tirer aucun plaisir, ne doit pas réciter la berakha shehakol. Mais s'il en retire ne serait-ce qu'un certain plaisir, il peut s'appuyer sur ceux qui permettent de réciter la berakha shehakol sur cet œuf.
Réponse
Celui qui avale un œuf cru, ou un œuf qui a été mis dans de l'eau chaude mais reste mou et est avalé ainsi, ne doit pas réciter après cela la berakha Boré Nefashot Rabot, car l'œuf est considéré comme une boisson et il n'y a pas la quantité requise d'un révi'it. La mesure d'un révi'it est de 27 derhem, alors que la mesure d'un œuf est de 18 derhem. En cas de doute concernant les berakhot, on adopte une attitude indulgente. De plus, il est expliqué dans les décisionnaires que la berakha Boré Nefashot n'est qu'une permission. Il est donc préférable de s'abstenir et de ne pas réciter de berakha finale du tout, sauf si l'on mange ou boit d'autres aliments en même temps, auquel cas on récitera la berakha finale sur ces autres aliments, ce qui couvrira également l'œuf.
Réponse
Celui qui mâche du chewing-gum, s'il y a une saveur sucrée ou un goût de menthe ou similaire, il est évident qu'il faut réciter la berakha shehakol, même si l'on n'avale pas le chewing-gum lui-même.
Réponse
Celui qui mange un plat à base de céréales, comme des nouilles, de la bouillie, du boulgour, du couscous ou similaires, doit réciter la berakha boré miné mezonot et, à la fin, la berakha al hamihya. Même si l'on fixe son repas sur ces aliments (c'est-à-dire que l'on en mange 216 grammes ou plus), on ne récitera pas hamotsi ni birkat hamazon. Bien que pour le pat haba bekisnin, si l'on fixe son repas dessus, il faille faire netilat yadaim, hamotsi et birkat hamazon, cela ne s'applique qu'au pain cuit au four. Mais une pâte pétrie dans l'intention de la cuire ou de la frire uniquement n'a pas le statut de pain, et sa berakha reste boré miné mezonot et al hamihya, même si l'on en mange jusqu'à satiété. Si l'on s'est trompé et a récité la berakha hamotsi lehem min haaretz sur un plat de céréales, même a posteriori on n'est pas quitte, car cela n'a pas l'apparence du pain. Cependant, si l'on a récité birkat hamazon après, a posteriori on est quitte, car ces aliments nourrissent et rassasient, et birkat hamazon les inclut, tout comme si on les mangeait pendant ou à la fin d'un repas sur du pain, il n'est pas nécessaire de réciter une berakha finale distincte, car birkat hamazon les couvre.
Réponse
Celui qui mange de la zlabia pétrie avec du miel ou du sucre et frite dans l'huile, même si la pâte est épaisse et dure comme celle du pain, ne doit réciter que la berakha Boré Miné Mezonot et, à la fin, la berakha Al Hamihya, même s'il fixe son repas dessus ou en mange jusqu'à satiété. Si, a posteriori, il a récité Hamotsi et Birkat Hamazon, il est quitte. Il est préférable, a priori, de ne pas fixer son repas sur des beignets (sufganiot), afin de ne pas entrer dans une controverse entre les décisionnaires. Pour la zlabia frite dans un bain d'huile sans sucre, un homme pieux ne mangera que pendant le repas.
Réponse
Celui qui mange du couscous et boit de l'eau au milieu de son repas doit réciter la berakha shehakol sur l'eau. Certains disent que la coutume est de ne pas réciter de berakha sur l'eau dans ce cas. Il est donc préférable, a priori, de réciter la berakha shehakol sur l'eau avant de commencer à manger le couscous, si l'on a soif, et d'avoir l'intention d'inclure également l'eau que l'on boira pendant le repas.
Réponse
Il est déjà établi que notre minhag est de prononcer la berakha initiale sur le vin, « Boré peri haguéfen », avec la voyelle segol sous la lettre guimel.

