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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Effet indirect (grama) pendant Chabbat

La grama est-elle interdite par la Torah dans la melakha de zorea (semer) pendant Chabbat ?
Quelle est la gravité d’une grama dans la melakha de zorea selon la halakha ?
Réponse

Le fait que la grama soit exemptée pendant Chabbat s’applique également à la melakha de zorea (semer). Même si l’essence de cette melakha ressemble à une grama, une véritable grama dans ce domaine n’est interdite que par les Sages.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 18)
Est-il permis de provoquer indirectement une melakha interdite uniquement par les Sages pendant Chabbat ?
Peut-on s’appuyer sur l’opinion permissive concernant la grama dans une melakha d’ordre rabbinique s’il existe un autre motif d’allègement ?
Réponse

Certains disent qu’il est permis de provoquer indirectement, pendant Chabbat, la réalisation d’un acte interdit uniquement par les Sages. Par exemple, placer un récipient sous une table sur laquelle se trouve une bougie avant Chabbat, puis, pendant Chabbat, retirer la table de sorte que le récipient se retrouve sous la bougie, ce qui fait que l’on provoque l’annulation de la fonction d’un objet à sa place. Selon cette opinion, les Hakhamim n’ont interdit la grama pendant Chabbat que pour une melakha interdite par la Torah, mais pas pour celles interdites par les Sages. D’autres s’opposent et estiment que la grama n’est pas permise même pour une melakha interdite par les Sages. On peut associer la première opinion à un autre argument pour être indulgent.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 19)
Est-il permis de provoquer indirectement l’extinction d’un incendie pendant Chabbat en l’absence de danger pour la vie ?
Dans quel cas les Hakhamim permettent-ils de provoquer indirectement l’extinction d’un incendie pendant Chabbat, même si cela entraîne une melakha ?
Réponse

Bien que les Hakhamim aient interdit la grama pendant Chabbat, en cas de grande perte, comme lorsqu’un incendie éclate pendant Chabbat sans qu’il y ait de danger pour la vie, il est permis de provoquer indirectement l’extinction du feu pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 20)
La grama est-elle interdite par les Hakhamim pendant Chabbat lorsqu’une melakha se produit inévitablement (psik reisha) mais sans intention de la réaliser ?
Selon certains avis, la grama est-elle permise pendant Chabbat lorsqu’on n’a pas l’intention de faire la melakha, même si celle-ci se produira inévitablement (psik reisha) ?
Réponse

Certains estiment que dans un cas de psik reisha (conséquence inévitable), les Hakhamim n’ont pas interdit la grama pendant Chabbat. Ils n’ont interdit que si l’on a l’intention de réaliser la melakha par le biais de la grama, mais si l’on n’a pas cette intention, même si la melakha se produira inévitablement, cela est permis. D’autres ne sont pas d’accord.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 21)
Lois de Chabbat

Deux personnes accomplissant une melakha et melakha non necessaire a son but

Est-ce que deux personnes qui accomplissent ensemble une melakha pendant Chabbat transgressent un interdit de la Torah ?
Est-il permis selon les Sages à deux personnes de faire ensemble une melakha pendant Chabbat ?
Réponse

Lorsque deux personnes accomplissent ensemble une melakha pendant Chabbat, elles ne sont pas passibles d'une sanction d'après la Torah. Toutefois, cela reste interdit d'après les Sages.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 22)
Quelle est la règle pour quelqu'un qui fait pendant Chabbat une melakha qui n'est pas nécessaire en soi ?
Est-ce que creuser une fosse pendant Chabbat dans le but d'utiliser la terre extraite est comparable au cas où une action permise entraîne inévitablement une melakha interdite sans intention pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui réalise pendant Chabbat une melakha qui n'est pas nécessaire en soi est exempt, mais cela reste interdit. Par exemple, creuser une fosse dans l'intention de créer la fosse, mais n'avoir besoin que de la terre extraite. Ce cas n'est pas comparable à celui où l'on accomplit une action permise qui entraîne inévitablement une melakha interdite sans intention, car dans ce dernier cas, il n'y a aucune intention de réaliser la melakha interdite.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 23)
Est-ce que traire du lait dans l'oreille pour un besoin médical pendant Chabbat est considéré comme une melakha nécessaire en soi ?
Selon la halakha, peut-on permettre de faire couler du lait dans l'oreille en cas de grande douleur en considérant que ce n'est pas une melakha nécessaire en soi pendant Chabbat ?
Réponse

Si la finalité de la melakha est pour un besoin médical, cela est considéré comme une melakha nécessaire en soi. Par exemple, traire directement dans l'oreille pour un besoin médical, même si l'on n'a pas besoin du lait pour le boire, est considéré comme une melakha nécessaire en soi, car il y a un besoin thérapeutique à cette action. Et cela n'est pas conforme à l'opinion de celui qui dit qu'en cas de grande douleur à l'oreille, il serait permis de faire couler du lait du pis dans l'oreille, car il s'agirait d'une melakha qui n'est pas nécessaire en soi.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 24)
Selon certains avis, de quel niveau est l'interdit de faire une melakha qui n'est pas nécessaire en soi pendant Chabbat ?
D'après la majorité des décisionnaires, l'interdit de faire une melakha qui n'est pas nécessaire en soi pendant Chabbat est-il d'ordre toranique ou rabbinique ?
Réponse

Certains affirment que celui qui fait pendant Chabbat une melakha qui n'est pas nécessaire en soi est exempt mais interdit par la Torah. Cependant, d'après les décisionnaires, il ressort que l'interdit n'est que d'ordre rabbinique.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 25)
Quelle est la règle pour une melakha dérivée qui n'est pas nécessaire en soi pendant Chabbat ?
Est-on hayav pour une dérivée de melakha (toldah) qui n'est pas nécessaire en soi pendant Chabbat, même selon l'opinion qui oblige pour la melakha principale (av melakha) ?
Réponse

Une melakha qui n'est pas nécessaire en soi, même selon l'opinion qui considère qu'il y a une obligation dans le cas d'une melakha principale, pour une dérivée de melakha, tout le monde s'accorde à dire que l'on est exempt mais que cela reste interdit.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 26)
Selon certains avis, quelle est la règle pour une melakha qui n'est pas nécessaire en soi pendant Yom Tov ?
Réponse

Certains disent que pendant Yom Tov, tout le monde s'accorde à dire qu'une melakha qui n'est pas nécessaire en soi n'entraîne pas de sanction.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 27)
Lois de Chabbat

Cas de degradation et demi-mesure pendant Chabbat

Est-on sanctionné par la Torah si l'on fait une melakha de manière à abîmer pendant Chabbat ?
Est-il permis selon les Sages d'accomplir une melakha de façon à détériorer pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui accomplit une melakha de manière à abîmer ou détériorer, est exempt d'une sanction de la Torah, mais cela reste interdit par les Sages.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 28)
Selon certains avis, est-il permis de faire un psik reisha qui entraîne une détérioration pendant Chabbat ?
Est-il permis d'accomplir pendant Chabbat une action qui entraîne inévitablement une détérioration (psik reisha de lo nicha leih), même si l'on n'a pas l'intention de réaliser la melakha interdite ?
Réponse

Certains avis estiment que dans le cas d'un psik reisha où l'action entraîne inévitablement une détérioration, cela serait permis, car il n'y a pas d'intention de réaliser la melakha interdite.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 29)
Est-on passible d'une sanction de la Torah si l'on fait une melakha pendant Chabbat sans atteindre la mesure minimale requise ?
Existe-t-il des avis qui permettent même d'un point de vue rabbinique une melakha sans mesure minimale pendant Chabbat ?
Dans quels cas peut-on s'appuyer sur l'opinion qui permet d'accomplir une melakha pendant Chabbat sans atteindre la mesure minimale requise (hatsi shiour) ?
Réponse

Certains disent que celui qui accomplit une melakha pendant Chabbat sans atteindre la mesure minimale requise n'est pas astreint d'après la Torah, car l'interdit de hatsi shiour ne s'applique pas aux lois de Chabbat. D'autres estiment que même d'un point de vue rabbinique, il n'y a pas d'interdiction dans ce cas. D'autres encore pensent que la règle de Chabbat est identique aux autres interdits, et que hatsi shiour est interdit par la Torah. Il est approprié de combiner la première opinion lorsqu'il y a un autre argument pour permettre.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Halakha 30)
Lois de Roch Hodech

Lois de Roch Hodech tombant Chabbat

Que doit-on ajouter dans la Amida lorsque Roch Hodech tombe un Chabbat ?
Faut-il mentionner le Chabbat dans Yaale Véyavo lors de la Amida de Roch Hodech qui tombe un Chabbat ?
Réponse

Lorsque Roch Hodech tombe un Chabbat, à Arvit, Cha'harit et Min'ha, on récite la Amida avec sept bénédictions et on ajoute Yaale Véyavo dans la bénédiction du service (Avoda). On ne mentionne pas le Chabbat dans Yaale Véyavo.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hodech, Chapitre 425 - Lois de Roch Hodech tombant Chabbat, Halakha 1)
Combien de Sifrei Torah sort-on lorsque Roch Hodech tombe un Chabbat ?
Quelle haftara lit-on lorsque Roch Hodech Eloul tombe un Chabbat ?
Que doit faire le maftir à la fin de la haftara « HaChamaïm Kissi » pour marquer Roch Hodech lors d'un Chabbat qui coïncide avec Roch Hodech ?
Réponse

On sort deux Sifrei Torah. Dans le premier, on lit pour sept personnes la lecture du jour, et dans le second, le maftir lit « Ouvéyom haChabbat » et « Ouvéroché Hodchékhem » jusqu'à la fin de la section. La haftara est « HaChamaïm Kissi », sauf si Roch Hodech Eloul tombe un Chabbat, où l’on lit « Ania Soara ». De même, si Roch Hodech Av tombe un Chabbat, la coutume est de lire « Shim'ou Dvar Hachem », comme il est d’usage pendant les trois semaines de deuil. Il est correct qu’à la fin de la haftara, le maftir récite le premier et le dernier verset de la haftara « HaChamaïm Kissi », afin de marquer clairement Roch Hodech. Les Ashkénazes ont une coutume différente à ce sujet, et chacun suivra sa tradition.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hodech, Chapitre 425 - Lois de Roch Hodech tombant Chabbat, Halakha 2)
Combien de Kaddich doit-on réciter lorsqu’on sort trois Sifrei Torah à Roch Hodech qui tombe un Chabbat et que l’on ajoute des montées dans le premier Sefer Torah ?
Faut-il dire un Kaddich après chaque Sefer Torah si l’on n’a pas ajouté de montées dans le premier Sefer Torah lors de Roch Hodech qui tombe un Chabbat ?
Réponse

Lorsque Roch Hodech Nissan ou Roch Hodech Tevet tombe un Chabbat, et que l’on sort trois Sifrei Torah, s’il est nécessaire d’ajouter des montées supplémentaires au premier Sefer Torah en plus de l’obligation du jour, il faut réciter un Kaddich après la lecture de chaque Sefer Torah, soit trois Kaddichim au total. Il en va de même pour Roch Hodech Adar qui tombe un Chabbat, où l’on lit dans trois Sifrei Torah : la paracha de la semaine, Roch Hodech et Chekalim ; si l’on a ajouté des montées dans le premier Sefer Torah, il faut dire un Kaddich après chaque lecture. Mais si l’on n’a pas ajouté de montées et que l’on a lu seulement six personnes dans le premier Sefer Torah, on ne dit le Kaddich qu’après le deuxième et le troisième Sefer Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hodech, Chapitre 425 - Lois de Roch Hodech tombant Chabbat, Halakha 3)
Si une personne a acheté la montée de Chichi et celle de maftir lors d’un Chabbat et Roch Hodech avec deux Sifrei Torah, peut-elle monter pour maftir après être montée à Chichi ?
Que doit faire celui qui est monté à la montée de machlim lors d’un Chabbat et Roch Hodech avec deux Sifrei Torah concernant la montée de maftir ?
Réponse

Celui qui a acquis la montée de Chichi ainsi que celle de maftir lors d’un Chabbat et Roch Hodech où l’on sort deux Sifrei Torah, s’il monte pour la montée de maftir, puisqu’il est monté, il ne redescend pas. Mais s’il est monté pour la montée de machlim, il ne montera pas pour celle de maftir.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hodech, Chapitre 425 - Lois de Roch Hodech tombant Chabbat, Halakha 4)
Faut-il manger un kazaït supplémentaire en l’honneur de Roch Hodech lorsque celui-ci tombe un Chabbat ?
Est-on quitte de la mitsva du repas de Roch Hodech en participant à un repas de berit mila ou à un autre repas de mitsva à Roch Hodech ?
Réponse

Lorsque Roch Hodech tombe un Chabbat, il n’est pas nécessaire de manger un autre kazaït en l’honneur de Roch Hodech ; ce que l’on mange pour l’honneur du Chabbat compte aussi pour Roch Hodech, et il n’y a pas lieu de craindre de faire plusieurs mitsvot en même temps. D’autant plus que ce repas n’est pas une obligation comme les repas du Chabbat. Il en est de même si l’on participe à un repas de berit mila ou à un autre repas de mitsva à Roch Hodech : on s’acquitte aussi de la mitsva du repas de Roch Hodech.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hodech, Chapitre 425 - Lois de Roch Hodech tombant Chabbat, Halakha 5)
Lois de Pessah

Veille de Pessah qui tombe Chabbat

Quand la veille de Pessah tombe un Chabbat, à quel moment doit-on faire le deracha de Chabbat Hagadol ?
Quels sujets doit-on aborder dans le deracha de Chabbat Hagadol lorsque la veille de Pessah tombe un Chabbat ?
Est-il recommandé de faire un deracha sur la foi en la venue du Machiah pendant Yom Tov de Pessah ?
Réponse

Lorsque la veille de Pessah tombe un Chabbat, on avance le deracha de Chabbat Hagadol au Chabbat précédent, soit le 7 Nissan, afin d’enseigner au public la manière d’agir et les actions à accomplir concernant les lois de Pessah, comme la hagala et la hechcher des ustensiles, la vérification et l’élimination du hamets, la cuisson des matsot, et la vérification du maror contre les vers, en vue du seder de la nuit de Pessah. Toutefois, même le Chabbat qui est la veille de Pessah et qui est Chabbat Hagadol, il convient de faire un deracha en fin d’après-midi sur des sujets de agada, le récit de la sortie d’Égypte et le renforcement de la foi. Il faut développer le discours dans les exhortations morales, pour réprimander le public et les avertir également sur l’élimination du levain dans la pâte, c’est-à-dire les mauvaises actions, la fermentation des opinions erronées, et le gonflement des mauvais traits de caractère, afin de les ramener sur le bon chemin. De plus, pendant Yom Tov de Pessah, les rabbins de chaque communauté doivent faire un deracha sur le thème du jour, comme l’a institué Moché Rabbénou, et renforcer la foi en la venue du Machiah et la délivrance du peuple d’Israël.

(Yalkout Yossef, Lois de Pessah, Chapitre 444 - Veille de Pessah qui tombe Chabbat, Halakha 1)
Quand doit-on faire la vérification du hamets lorsque la veille de Pessah tombe un Chabbat ?
Peut-on utiliser une lampe de poche électrique pour la vérification du hamets si l’on ne dispose pas de bougie en cire ?
Que doit-on faire du hamets restant après la vérification lorsqu’il est destiné à être consommé vendredi et Chabbat ?
Réponse

Lorsque la veille de Pessah tombe un Chabbat, on procède à la vérification du hamets le jeudi soir, c’est-à-dire la nuit du vendredi 13 Nissan. Cette vérification doit se faire à la lumière d’une bougie. Si l’on ne dispose pas de bougie en cire, il est permis d’utiliser une lampe de poche électrique, à condition qu’elle soit maniable et puisse être introduite dans les trous et les fissures pour vérifier correctement le hamets. Avant la vérification, on récite la bénédiction : « Baroukh Ata Hachem… al biour hamets ». Après la vérification, on dit : « Kol hamira deika birchouti… » (tout le hamets et levain en ma possession que je n’ai pas vu ou éliminé soit annulé et considéré comme la poussière de la terre). Il faut veiller à mettre de côté le hamets restant destiné à être consommé vendredi et Chabbat, dans un endroit particulier, afin qu’il ne se disperse pas et n’oblige pas à refaire une vérification.

(Yalkout Yossef, Lois de Pessah, Chapitre 444 - Veille de Pessah qui tombe Chabbat, Halakha 2)