Questions pratiques
Lois de la melakha de tondre
Réponse
Il est interdit de se peigner avec un peigne pendant Chabbat, car il est inévitable que des cheveux soient arrachés. Cependant, il est permis d’arranger les cheveux avec une brosse souple. Les décisionnaires ont déjà mis en garde contre le fait que certaines personnes prennent à la légère l’interdiction de se peigner la tête pendant Chabbat, au point que cela devient pour eux comme une chose permise. Malheur aux yeux qui voient une telle transgression du Chabbat. Il convient que chaque sage avertisse les membres de sa communauté à ce sujet, dans l’espoir qu’ils écouteront et prendront conscience.
Réponse
Un soldat se trouvant dans une armée non juive, qui reçoit l’ordre de raser sa barbe pendant Chabbat pour accueillir un haut gradé, et qui ne peut pas refuser cet ordre, il est préférable qu’il se fasse raser la barbe pendant Chabbat par un non-juif, plutôt que de se raser lui-même à l’aide d’un produit dépilatoire.
Réponse
Un morceau de volaille cuite, dont on s’aperçoit en le mangeant pendant Chabbat qu’il reste de petites plumes non retirées avant la cuisson, il est permis de les enlever pendant le repas de Chabbat. Cela ne relève ni de la mélakha de gozez ni de celle de borer. En effet, une fois cuites, les plumes ne sont plus considérées comme arrachées de la peau, ni comme détachées de leur lieu de croissance, car la cuisson a ramolli les plumes à leur base, et elles sont considérées comme déjà détachées. Ainsi, il n’y a pas lieu de craindre l’avis de ceux qui l’interdisent.
Réponse
Il est interdit de couper une verrue de son corps, que ce soit à la main ou à l’aide d’un instrument, que ce soit pour soi-même ou pour autrui. Il est également interdit d’arracher des peaux mortes qui se détachent de la personne, car l’homme est comparé à la terre.
Réponse
Une femme qui a oublié de couper ses ongles avant Chabbat et dont le moment de la tévila tombe la nuit de Chabbat, il lui est permis de demander à une non-juive de lui couper les ongles avec un instrument pendant Chabbat. En effet, l’interdiction de couper les ongles pendant Chabbat est d’ordre rabbinique, et demander à un non-juif de le faire est également une interdiction rabbinique ; il s’agit donc d’un cas de chevout deshevout pour une mitsva. Fondamentalement, il n’y a pas à craindre le fait que la femme aide la non-juive en lui tendant la main, car cette aide n’a pas de réelle portée. Toutefois, par mesure de piété, il est bon d’enseigner à la non-juive de tirer la main de la femme pour lui couper les ongles, et que la femme ne lui tende pas la main. S’il n’y a pas de non-juive disponible, il est permis à la femme de procéder à la tévila en nettoyant soigneusement sous ses ongles, car selon la majorité des décisionnaires, l’ongle lui-même ne constitue pas une ‘hatsitsa, mais seulement la saleté qui se trouve en dessous.
Règle d’effacer pendant Chabbat
Réponse
Celui qui efface pendant Chabbat de l'encre sur un parchemin, ou de la cire sur un carnet, s'il y a à l'endroit effacé suffisamment de place pour écrire deux lettres, il est passible.
Réponse
Il est permis de casser pendant Chabbat un gâteau ou du chocolat sur lesquels sont inscrites des lettres, afin de les manger, et il n'y a pas à craindre l'interdit d'effacer pendant Chabbat, même si les lettres sont effacées en les mangeant. Puisque l'effacement n'est pas fait dans l'intention d'écrire, il ne s'agit que d'un interdit d'ordre rabbinique, et comme il n'a pas l'intention d'effacer, cela est considéré comme un psik reisha de-lo ichpat leh dans un interdit rabbinique, il est donc permis d'agir ainsi. C'est également la décision des derniers décisionnaires. Il n'y a pas de différence entre des lettres qui font partie intégrante du gâteau, qu'elles soient en relief ou en creux, comme pour des biscuits, des bonbons ou du chocolat, et des lettres faites avec du colorant alimentaire ou de la crème. Même si l'on casse les lettres à la main pour les manger, il est permis d'être indulgent. A plus forte raison pour des lettres écrites en langue étrangère, qui ne sont pas en écriture achourite.
Réponse
Celui qui a écrit avant Chabbat sur la paume de sa main et a oublié de se laver et de nettoyer, il lui est permis de faire netilat yadaim pendant Chabbat pour le repas, à condition de verser un reviit d'eau en une seule fois et de ne pas essuyer, car ainsi il n'est pas certain que l'écriture sera effacée, et cela est considéré comme un acte non intentionnel, et non comme un psik reisha.
Réponse
Des pages d'un livre qui ont collé l'une à l'autre, en dehors du moment de leur fabrication, s'il n'y a pas d'écriture à l'endroit collé, il est permis de les séparer pendant Chabbat pour pouvoir lire. Mais si elles ont collé à l'endroit où il y a de l'écriture, certains estiment qu'il ne faut pas les séparer pendant Chabbat, tandis que d'autres sont d'avis contraire.
Réponse
Il est permis de s'essuyer pendant Chabbat avec du papier sur lequel sont imprimées des lettres en langue étrangère, et il n'y a pas à craindre l'interdit d'effacer pendant Chabbat. Cependant, il faut veiller à ne pas s'essuyer avec du papier sur lequel sont imprimées des lettres en écriture achourite, même si ce ne sont pas des paroles de Torah, en raison du mépris envers l'écriture achourite.
Réponse
Il est permis de déchirer pendant Chabbat des sachets en plastique contenant de la nourriture, même à l'endroit où se trouvent des lettres, car ce n'est pas la manière habituelle d'effacer et il n'a pas l'intention d'effacer.
Réponse
Il est permis de marcher pendant Chabbat sur des dessins ou des lettres tracés à la craie sur la chaussée, ou similaires, même si en marchant la craie s'efface.
Réponse
Il est permis de porter pendant Chabbat des chaussettes ou des chaussures sur lesquelles sont inscrits des chiffres ou des lettres, même si, avec le temps et en marchant, ces inscriptions s'effacent et disparaissent. Il n'y a aucune interdiction de mikhika dans ce cas.
Règle d’écrire pendant Chabbat
Réponse
Celui qui écrit deux lettres pendant Chabbat est passible à cause de l'interdit d'écrire. De même, celui qui écrit à l'aide d'une machine à écrire est également passible pour l'interdit d'écrire. Les sages ont aussi interdit d'écrire même de la main gauche.
Réponse
Il faut veiller à ne pas écrire avec son doigt dans un liquide posé sur la table, c'est-à-dire tremper son doigt dans une boisson, l'humidifier et écrire ainsi sur la table.
Réponse
Il est permis, pendant Chabbat, de rapprocher deux morceaux d'un papier écrit qui a été déchiré au milieu de l'écriture, afin de pouvoir lire, car selon la règle de base, il n'y a pas d'interdit d'écrire dans ce cas. Cependant, il est évident qu'il est interdit de coller les morceaux de papier avec du ruban adhésif ou similaire pendant Chabbat.
Réponse
Les portes d'une armoire sainte sur lesquelles sont gravés des versets ou autres, et lorsque l'on ouvre les portes les mots se séparent, et en les fermant ils se rejoignent, il n'y a pas à craindre l'interdit d'écrire ou d'effacer. Il est permis de les ouvrir et de les fermer pendant Chabbat même si deux parties d'une lettre se séparent. Toutefois, il est bon, a priori, de ne pas agir ainsi.
Réponse
Il est permis de tracer dans l'air des formes de lettres pour faire un signe à son ami. Il est aussi permis de passer son doigt sur une table sèche en formant la forme de lettres, car aucune trace n'est visible.
Réponse
Il est permis de tracer avec l'ongle de sa main une simple ligne comme signe sur un parchemin ou un livre, comme on le fait pour marquer un repère, car cela ne dure pas. À condition toutefois de ne pas former de lettres, même des lettres étrangères ou des chiffres. Si l'on trace avec un outil qui fait une marque plus profonde, cela est interdit. Il est permis de plier une page dans un livre pour marquer l'endroit, même si la marque du pli est visible et durable.
Réponse
En cas de grande nécessité, on peut s'appuyer sur les décisionnaires qui estiment que l'écriture qui n'est pas en caractères ashourites n'est interdite que d'ordre rabbinique. Ainsi, en cas de grande perte, il est permis de demander à un non-juif d'écrire dans leur propre écriture, comme l'anglais ou l'arabe, car cela constitue un cas de chevout deshevout en situation de perte.

