Questions pratiques
Ordre de la prière de Neïla
Réponse
Après le passage "Rahmana" dans les selihot, on répond "Bedil ve-yaavor". Certains ont l'habitude de répondre "Amen" au lieu de "Bedil ve-yaavor", mais cette pratique n'a pas de justification suffisante, car dans les selihot de la Neïla, on dit trois fois "Ve-yaavor". Il ne faut donc pas changer la coutume habituelle de répondre "Bedil ve-yaavor". Ce n'est que dans les selihot récitées lors de l'étude de Hoshana Rabba que l'on répond "Amen" et non "Bedil ve-yaavor".
Réponse
Dans les selihot, partout où il est mentionné "ketiva" (inscription), on dit "hatima" (scellé). Par exemple, dans la seliha de "Rahmana", on dit "hatimnan besifra dehayye" à la place de "katvinan besifra dehayye". De même, dans "Elohenu shebashamayim", il faut dire "hatimanu" au lieu de "katavnu". Dans la seliha de "H' hanenu vehakimenu", on dit "ouvessefer hayyim tovim zekharenu vehatimenu".
Réponse
À la fin des selihot de la Neïla, le chaliah tsibour dit le verset "Shema Israël" une seule fois, et l'assemblée le répète après lui. De même, dans toute récitation des selihot, lorsqu'on dit le verset "Shema Israël", il ne faut pas le répéter. On dit également "Baroukh shem kevod malkhuto" une seule fois. Ensuite, on dit sept fois "Hachem hou haElohim, Hachem hou haElohim". Il est d'usage de dire aussi le verset "Karati bekhol lev aneni Hachem houkecha etzora" sept fois. Il est possible de dire ce verset sept fois avant de dire "Hachem hou haElohim" sept fois. Après la fin des selihot, le chaliah tsibour dit le hatsi kaddich, puis on sonne les tekhiot : tashrat, tashat, tarat. Après les sonneries, on dit "Teanu veteateru" et "Tetekabel". Après le kaddich, on sonne une grande teroua. Ensuite, on dit trois fois "Kol keli youtsar alayikh lo yitslah", puis on termine par le verset "Yavo veyagidu tsidkato leam nolad ki asa, lekhol besimha lakhmekha". La coutume est de dire ensuite "Alenou leshabeah".
Réponse
Bien qu'il soit permis, selon la halakha, de sonner du shofar pendant le ben hachmachot, même si Yom Kippour tombe un Shabbat, car la sonnerie du shofar n'est qu'une sagesse et non une mélakha, néanmoins, comme il y a des personnes simples qui, dès qu'elles entendent les sonneries, vont immédiatement manger, il ne faut sonner qu'après la sortie des étoiles, c'est-à-dire vingt minutes après le coucher du soleil, car selon l'avis des Guéonim, il est alors permis de manger.
Réponse
Si le soleil s'est couché et que la synagogue est plongée dans l'obscurité, il est permis de demander à un non-juif d'allumer des bougies afin de pouvoir dire les selihot à partir du mahzor.
Réponse
Si une personne a été contrainte, et qu'à cause d'une grande faiblesse elle s'est endormie et n'a pas prié la Neïla, puis qu'elle se réveille la nuit après que le temps de la prière de Neïla soit passé, il n'y a pas de possibilité de rattraper cette prière.
Ordre de la sortie de Yom Kippour
Réponse
La tefila de Arvit après la Neïla doit être récitée avec calme et sérénité, et non pas avec précipitation ou rapidité, comme un enfant qui s'enfuit de l'école. Il ne faut pas non plus que la tefila soit accomplie de manière routinière, au point qu'elle paraisse être un fardeau, afin de ne pas donner d'arguments à l'accusateur. Cependant, le chaliah tsibour ne doit pas non plus trop allonger la tefila, afin de ne pas causer de peine aux personnes faibles et affaiblies par le jeûne de Yom Kippour. Il convient d'adopter une voie médiane, qui est le juste milieu. La tefila de Neïla ne dispense pas de la tefila de Arvit. Selon notre minhag, on commence par les trois versets : Hachem Tsevaot immanou, Hachem Tsevaot ashrei adam boteah bakh, Hachem hoshi'a hameleh ya'anenou beyom koreinou, puis on récite le hatsi Kaddich, Vehou Rahoum, et Barekhou. Il faut inclure la havdala dans la tefila, en disant Ata Honantanu dans la berakha de Honen hada'at.
Réponse
Celui qui s'est trompé dans la tefila de Arvit à la sortie de Yom Kippour et a dit "Hameleh hakadosh" ou "Hameleh hamichpat", selon la majorité des aharonim, il est quitte de son obligation de tefila. Toutefois, il est préférable qu'il recommence la tefila à condition de nedava.
Réponse
Il faut ajouter du profane sur le sacré également à la sortie de Yom Kippour, comme il est dit : "de soir jusqu'au matin vous observerez votre Chabbat". Il n'y a pas de mesure précise pour cet ajout, et même un court instant suffit.
Réponse
On fait la havdala sur une coupe de vin à la sortie de Yom Kippour, mais on ne récite pas la bénédiction sur les besamim, même si Yom Kippour tombe un Chabbat. En effet, à la sortie de Chabbat, les besamim servent à réconforter l'âme supplémentaire qui quitte le corps, or à Chabbat Yom Kippour il n'y a pas d'âme supplémentaire à cause du jeûne. Toutefois, il est bon, après avoir goûté au vin comme il se doit, d'apporter devant lui des besamim et de réciter la bénédiction sur eux.
Réponse
Lors de la havdala à la sortie de Yom Kippour, on ne récite la berakha "Boré meoré haesh" que sur une flamme qui a reposé pendant Yom Kippour, c'est-à-dire une bougie allumée depuis la veille de Yom Kippour, et non sur une bougie allumée à présent avec une allumette ou autre. Même si la bougie allumée depuis la veille s'est éteinte et qu'on n'a qu'une bougie allumée à la sortie de Yom Kippour, on ne récite pas la berakha dessus. De même, on ne récite pas la berakha sur une lumière électrique, même si elle était allumée depuis la veille de Yom Kippour, car cela n'est pas considéré comme une bougie qui a reposé. Une bougie allumée à la synagogue depuis la veille de Yom Kippour peut servir à allumer une autre bougie, et on récitera la berakha sur les deux ensemble.
Réponse
Néanmoins, à la sortie de Yom Kippour qui tombe un Chabbat, si l'on ne dispose pas d'une bougie qui a reposé, il faut enseigner de réciter la bénédiction sur une bougie allumée à la sortie de Yom Kippour. Mais si l'on a devant soi une bougie qui a reposé, ou qu'il est facile d'en obtenir une, il est préférable de réciter la bénédiction sur une bougie qui a reposé et ainsi s'acquitter de l'obligation selon toutes les opinions.
Réponse
Une bougie qui a été allumée pendant Yom Kippour de manière permise, par exemple pour un malade en danger ou une femme qui vient d'accoucher, peut servir pour réciter la berakha dessus à la sortie de Yom Kippour.
Réponse
Il ne faut pas manger sans avoir fait la havdala, mais il est permis à une personne qui a soif de boire de l'eau à la sortie de Yom Kippour, même si elle n'a pas encore prié Arvit.
Réponse
D'après Rabbénou Tam et ceux qui suivent son avis, la sortie des étoiles a lieu après un temps équivalent à la marche de quatre mil, soit soixante-douze minutes après le coucher du soleil visible. Selon eux, il est interdit de manger et de boire à la sortie de Yom Kippour avant soixante-douze minutes après le coucher du soleil, plus une minute supplémentaire pour ajouter au jour de Yom Kippour. Il est donc approprié et correct pour chacun de tenir compte de l'avis de ces grands décisionnaires et de ne pas manger, boire, ni faire un travail avant l'heure de la sortie des étoiles selon Rabbénou Tam, d'autant plus que plus de trente premiers décisionnaires, ainsi que Maran le Choulhan Aroukh, partagent cet avis. Il est une mitsva de diffuser cette information et heureux ceux qui exhortent à cela. Cependant, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent ou les malades, même sans danger, ont sur quoi s'appuyer pour manger au moment de la sortie des étoiles selon les Guéonim, après que la coutume s'est répandue en Israël selon leur avis, et après la havdala sur la coupe.
Réponse
Une femme dont le mari tarde à rentrer de la synagogue peut faire la havdala elle-même, goûter au vin et manger immédiatement. De même, celui qui n'a pas pu obtenir une bougie qui a brûlé pendant le Chabbat fera la havdala sur le verre sans la berakha de "méoré ha-esh", goûtera, puis après le repas, récitera la berakha sur la lumière. Si la personne a seulement soif d'eau, il lui est permis de boire sans havdala.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de réciter la berakha de la lune du mois de Tichri à la sortie de Yom Kippour et pas avant, car nous sommes encore en attente du jugement, et la berakha de la lune doit être faite dans la joie. D'autres disent qu'au contraire, il est préférable de la réciter avant Yom Kippour afin que cette mitsva fasse pencher la balance du mérite. Les derniers décisionnaires sont partagés sur la coutume de Jérusalem, donc chacun peut agir selon l'une ou l'autre opinion.
Réponse
On mange, on boit et on se réjouit à la sortie de Yom Kippour car ce moment est considéré comme un peu un jour de fête. Il est rapporté dans le Midrach qu'une voix céleste sort à la sortie de Yom Kippour et dit : "Va, mange ton pain avec joie".
Réponse
Durant les jours qui séparent Yom Kippour de Souccot, on ne récite pas le Vidouï ni la Nephilat Apayim. Cependant, il est permis d'observer un jeûne individuel pendant cette période, par exemple le jour de l'anniversaire du décès d'un père ou d'une mère. À Jérusalem, la coutume est de ne pas dire le Vidouï ni la Nephilat Apayim depuis la fin de Yom Kippour jusqu'à la fin du mois, c'est-à-dire jusqu'au deuxième jour de Heshvan.

