Questions pratiques
Position des pieds pendant la priere
Réponse
Certains ont l’habitude, avant de prier, de reculer de trois pas puis d’avancer pour commencer la tefila. D’un point de vue strictement halakhique, il n’est pas nécessaire d’agir ainsi.
Réponse
Il faut incliner légèrement la tête de façon à ce que les yeux soient dirigés vers le sol, tout en pensant que l’on se tient dans le Beth Hamikdash, et dans son cœur, il faut orienter son intention vers le ciel.
Eviter les distractions pour mieux se concentrer
Réponse
Lorsqu'on prie ou qu'on lit le Chema, il ne faut pas tenir en main des tefiline ou des livres saints, car on craint qu'ils ne tombent et soient déshonorés, ce qui empêche de se concentrer. Même si le livre est imprimé de nos jours, celui qui le tient s'inquiète qu'il ne tombe et soit abîmé. De même, il ne faut pas tenir un objet qui risquerait de se casser ou de s'abîmer s'il tombait, comme un récipient fragile ou un pain. Celui qui agit ainsi ne verra pas sa prière acceptée. Toutefois, a posteriori, si l'on a prié en tenant des tefiline, on est quitte de l'obligation de la prière et il n'est pas nécessaire de recommencer. Cependant, si l'on a prié en tenant un livre saint ou un objet similaire, et que cela a empêché toute concentration, même dans la première bénédiction, et que l'on sait qu'en recommençant on pourra se concentrer, il est permis de recommencer la prière à condition de préciser avant qu'il s'agit d'une prière volontaire.
Réponse
Celui qui prie dans un train ou un lieu similaire et craint qu'on ne lui vole ses tefiline peut, dans ce cas, prier en tenant les tefiline à la main. Toutefois, si cela gêne sa concentration, il priera assis en tenant les tefiline, car ainsi il pourra mieux se concentrer. S'il craint qu'on lui vole le sac contenant le talit et les tefiline, ou un autre objet, il pourra les attacher à sa ceinture.
Réponse
Il est interdit de tenir un bébé dans ses bras pendant la Amida. Cependant, il est bon d'amener les enfants à la synagogue pour prier. Il convient toutefois d'éviter d'y amener des enfants trop jeunes afin qu'ils ne dérangent pas les fidèles. Si l'on a amené un bébé à la synagogue, il faut veiller à ce qu'il ne perturbe pas les personnes en prière.
Réponse
Il est permis de tenir un sidour ou un mahzor dans la main pendant la prière, car on le tient pour les besoins mêmes de la prière et cela ne perturbe pas la concentration. Cela ressemble à celui qui tient un loulav pendant la prière, car le fait de tenir le loulav est une mitsva et ne gêne pas la concentration. Cependant, de nos jours, l'usage répandu est de ne pas tenir le loulav pendant la Amida.
Réponse
Concernant les dispositifs récents qui contiennent tout le texte de la prière dans un petit ordinateur de poche, il est permis, selon la règle, de prier la Amida à partir de cet appareil. Il n'y a pas à craindre que la concentration soit perturbée par la peur que l'appareil tombe, car l'interdiction de prier en tenant un objet précieux ne s'applique que si cela gêne la concentration. Mais si l'on prie à partir de cet objet, même s'il est précieux et que l'on craint qu'il tombe, cela ne diffère pas du cas où l'on prie à partir d'un sidour en cuir de grande valeur, car on utilise l'objet pour la prière elle-même et il n'y a pas à craindre un manque de concentration.
Réponse
Si un livre saint tombe à terre et que cela empêche de se concentrer pendant la prière, il est permis de quitter sa place, même au milieu de la Amida, pour ramasser le livre. De même, si l'on voit les tefiline d'autrui dans les mains d'un enfant prêt à les faire tomber, et que cela empêche la concentration, on peut interrompre la prière, avancer pour les récupérer et revenir à sa place. Cependant, il ne faut pas interrompre par la parole.
Réponse
Si quelqu'un commence la tefila par cœur et qu'au milieu il se trouble et ne peut pas continuer, il lui est permis de se déplacer pour prendre un sidour et poursuivre la tefila en le lisant. De même, si au milieu de la tefila il a besoin de prendre ses lunettes pour pouvoir prier, il lui est permis de s'en occuper et de les mettre. Cependant, il est préférable, avant la tefila, d'organiser sa place et de préparer ses lunettes afin de ne pas avoir à interrompre au milieu de la Amida.
Réponse
Un aveugle qui prie la Amida et ressent qu'un livre saint est tombé par terre, même s'il ne le voit pas, s'il est perturbé au point de ne plus pouvoir se concentrer dans sa prière, il lui est permis de se déplacer pour ramasser le livre.
Réponse
Si quelqu'un prie et que son chapeau tombe au milieu de la Amida, et qu'il ne lui reste qu'une petite kippa, mais qu'il a honte de rester ainsi en public, étant donné que l'honneur des personnes repousse un interdit négatif de la Torah, il lui est permis d'aller prendre son chapeau et de le remettre. Ceci est permis, en particulier si cela le dérange dans sa concentration pour la suite de la prière.
Interdiction de roter pendant la priere
Réponse
Si l’on ressent le besoin d’éructer, de bâiller ou d’éternuer au milieu de la tefila, il convient de placer la paume de sa main sur sa bouche afin que l’ouverture de la bouche ne soit pas visible.
Réponse
Si le talit glisse partiellement de ses épaules pendant la tefila, il est permis de le réajuster et de le remettre en place. En revanche, si le talit est complètement tombé, il n’est pas permis de le remettre entièrement, car cela constituerait une interruption. Toutefois, si cela perturbe sa concentration au point de ne pas pouvoir se concentrer dans la tefila, il pourra le remettre entre deux berakhot.
Réponse
Une personne qui porte des lunettes et qui craint qu’elles ne tombent de son nez lors des inclinaisons et prosternations, ou bien celui qui porte un chapeau et craint qu’il ne tombe de sa tête pendant les prosternations, est autorisé à les tenir pendant qu’il se prosterne.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu’il est correct de se moucher avec un mouchoir avant la tefila. Toutefois, si le besoin se fait sentir au milieu de la tefila, il est permis de se moucher pendant la tefila.
Réponse
Il faut veiller à ne pas s’appuyer sur une colonne ou sur une autre personne pendant la Amida. Toutefois, une personne malade est autorisée à s’appuyer sur la table de lecture, le pupitre ou un objet similaire. Si elle ne peut pas prier même en s’appuyant, elle priera même allongée sur le côté. De même, une personne âgée qui ne peut pas se tenir debout priera assise à sa place. Si elle ne peut pas du tout prier, elle méditera la tefila dans son cœur, comme il est dit : « Dites dans votre cœur sur votre couche ».
Réponse
Il a déjà été expliqué qu’il existe une coutume de se balancer pendant la tefila, conformément au Midrash sur le verset : « Tous mes os diront : Hachem, qui est comme Toi ? ». Certains estiment toutefois qu’il n’est pas approprié de le faire, car on se tient devant le Roi des rois. Néanmoins, si le fait de se balancer permet de mieux se concentrer dans la tefila et d’écarter les pensées étrangères, il est permis de se balancer pendant la tefila.
Lois de la concentration dans la priere
Réponse
La tefila remplace le korban, c'est pourquoi il faut veiller à ce que la tefila soit accomplie avec une kavana pure, semblable au korban, et ne pas mêler d'autres pensées à sa tefila. De même que la pensée inappropriée invalide le korban, ainsi celui qui pense à des choses étrangères à la tefila pendant la tefila rend sa prière comparable à un korban invalidé. Toute tefila qui n'est pas faite avec kavana n'est pas considérée comme une tefila. Il est dit : une tefila sans kavana est comme un corps sans âme. Il faut donc que celui qui prie ait l'intention dans son cœur du sens des mots qu'il prononce, et qu'il considère comme si la Chekhina se trouvait en face de lui, en écartant toutes les pensées qui le dérangent, afin que sa pensée et sa kavana restent pures pendant la tefila. Il doit réfléchir que s'il parlait à un roi de chair et de sang, combien il s'appliquerait à organiser ses paroles et à bien se concentrer pour ne pas se tromper, à plus forte raison devant le Roi des rois, Hachem, qui scrute les cœurs et examine toutes les pensées. A priori, il faut avoir la kavana dans toutes les berakhot de la Amida, et si l'on ne peut pas se concentrer sur toutes, il faut au moins se concentrer sur la première berakha, celle des Avot. Si l'on n'a pas eu la kavana dans la première berakha (Avot) et que l'on a terminé sa tefila, selon l'avis de Maran du Choulhan Aroukh, il faut recommencer la tefila. Mais le minhag n'est pas comme Maran dans ce cas, et l'on s'appuie sur l'avis du Tour et du Rama, qu'à notre époque il ne faut pas recommencer la tefila même si l'on n'a pas eu de kavana dans la première berakha, car même en recommençant il est probable que l'on ne se concentrera pas mieux.
Réponse
Néanmoins, une personne qui a l'habitude de toujours se concentrer dans sa tefila, au moins dans la berakha des Avot, et qui, de façon exceptionnelle, n'a pas eu la kavana même dans Avot, est autorisée à recommencer la tefila avec kavana. Pour agir de la meilleure manière, il convient de le faire sous forme de condition, en disant : « Si je suis tenu de recommencer la tefila, que cette tefila soit pour m'acquitter de mon obligation, sinon qu'elle soit considérée comme une tefila de nedava. » Il n'est pas nécessaire d'y ajouter un élément nouveau. Il faut s'efforcer d'avoir la kavana dans la tefila, au moins dans la berakha des Avot.
Réponse
Avant de commencer la tefila, il faut avoir l'intention dans son cœur que l'on se tient et que l'on prie devant Hachem, et que la Chekhina est en face de soi. Pendant la tefila elle-même, il faut se concentrer sur le sens des mots que l'on prononce. Certains disent que si l'on n'a pas eu l'intention que la Chekhina est en face de soi dans toutes les berakhot de la tefila, chaque berakha pour laquelle cette kavana a manqué est considérée comme sautée, et l'on n'est pas quitte de la tefila. Cependant, la halakha principale est qu'a posteriori, cette kavana n'est pas indispensable. Ainsi, même les personnes pieuses qui se concentrent sur le sens des mots de la tefila ne font pas attention à avoir cette kavana dans toutes les berakhot, car elle est incluse dans la signification de la première berakha, et les autres berakhot suivent l'intention de la première.

