Questions pratiques
Avec quoi allumer les bougies
Réponse
Certains estiment que l'on s'acquitte de l'obligation d'allumer les bougies de Chabbat avec une lampe électrique et que l'on peut réciter la bénédiction dessus. D'autres pensent que cela n'est pas valable. Par conséquent, lorsqu'il est possible d'obtenir des bougies à l'huile ou en cire, il est préférable de les utiliser pour accomplir l'obligation, car elles sont manifestement allumées en l'honneur de Chabbat. Il est recommandé d'avoir l'intention, lors de la bénédiction précédant l'allumage, d'inclure également l'allumage électrique que l'on fera ensuite. Toutefois, si l'on ne peut pas se procurer de bougies à l'huile ou en cire, il est permis de réciter la bénédiction et d'allumer des lampes électriques, et l'on s'acquitte ainsi de l'obligation. Il est préférable, dans ce cas, d'allumer une lampe électrique qui soit reconnaissable comme étant en l'honneur de Chabbat, et de ne pas se contenter d'une lampe fixe au mur.
Réponse
Si l'on a oublié d'allumer les bougies de Chabbat et que l'on possède une lampe électrique munie d'un couvercle, il ne faut pas réciter la bénédiction en retirant le couvercle. De même, si une fête tombe un vendredi et que la femme a oublié d'allumer les bougies de Chabbat avant Chabbat pendant la fête, elle ne doit pas réciter la bénédiction en retirant le couvercle de la lampe.
Réponse
Une bougie de cire allumée en l'honneur du Chabbat, qui s'est éteinte, et dont il reste une partie après Chabbat, peut être utilisée pour tout usage souhaité. Il en va de même pour l'huile. Même si la bougie ou l'huile s'est éteinte avant la fin du temps où elle devait brûler, et avant d'avoir profité de sa lumière, il est permis d'utiliser ce qui reste.
Réponse
Si l'on ne possède pas d'huile ni de bougies de cire et que l'on souhaite allumer la bougie de Chabbat avec du pétrole blanc, il est permis d'utiliser ce pétrole à notre époque, car il est raffiné, ne présente pas de danger, n'a pas de mauvaise odeur et ne s'évapore pas dans l'air. A plus forte raison, il est permis d'utiliser du pétrole blanc en semaine.
Réponse
Il faut veiller, pour les bougies de Chabbat et de Yom Tov, à ne pas les disposer de manière à former un brasier.
Réponse
Certains ont l'habitude d'allumer les bougies de Chabbat en les plaçant alignées sur une même ligne, et non en cercle. D'autres placent les mèches dans une assiette profonde en cercle, de façon à ce que les mèches soient un peu éloignées les unes des autres et que chaque bougie soit bien distincte. Dans ce cas, il n'y a pas à craindre que cela ressemble à un brasier.
Réponse
L'huile qui a été placée sous un lit sur lequel on a dormi pendant la nuit reste, selon la règle stricte, apte à l'allumage des bougies de Hanouka et de Chabbat, surtout de nos jours où les sols de nos maisons sont carrelés ou recouverts de planches. Même pour la consommation, il est permis de manger des aliments qui ont été placés sous le lit, en particulier lorsqu'il y aurait une grande perte à les jeter. Toutefois, s'il a une autre huile, il allumera avec l'autre huile. Il est également permis d'allumer la bougie de Chabbat avec de l'huile amère impropre à la consommation.
Réponse
Il ne faut pas confectionner une mèche pour la bougie de Chabbat, que ce soit pour la bougie de la table ou pour les autres bougies de la maison, à partir d'une matière dans laquelle le feu ne prend pas bien, mais dont la flamme saute, comme la laine d'animal, les poils ou choses similaires.
Ustensiles placés sous la bougie
Réponse
Il est interdit de placer un récipient sous une bougie pendant Chabbat afin de recueillir la cire ou l'huile qui coule de la bougie, car cela rendrait le récipient impropre à son usage habituel. Toutefois, il est permis de placer ce récipient avant l'entrée de Chabbat, mais il reste interdit d'utiliser l'huile pendant Chabbat. Il est également interdit de remplir un bol d'huile et d'y placer l'extrémité de la mèche pour qu'elle absorbe l'huile, car il y a à craindre que l'on vienne à prendre de cette huile et que cela entraîne l'extinction de la flamme pendant Chabbat.
Réponse
Une bougie sur laquelle on a récité la berakha et que l'on a allumée en l'honneur de Chabbat ne peut pas être déplacée, même si Chabbat n'a pas encore commencé et que l'on n'a pas encore accepté Chabbat, car la bougie est réservée à sa mitsva. Il est interdit de toucher à toute bougie à huile allumée pendant Chabbat, même sans la déplacer, car même s'il n'y a pas à interdire cela à cause du tiltoul mouktse, il y a à craindre qu'en la touchant, on incline l'huile et que cela provoque une intensification ou une extinction de la flamme. Par conséquent, si la table est quelque peu instable, il ne faut pas y allumer les bougies de Chabbat ou d'autres bougies, de peur que le fait de bouger la table entraîne l'extinction ou l'intensification de la flamme.
Réponse
Il est permis de mettre de l'eau dans un bol d'huile avant Chabbat afin de surélever l'huile et d'y allumer une bougie, même si la bougie s'éteindra lorsque la flamme atteindra l'eau. Cela est permis car l'intention n'est pas d'éteindre la bougie, mais seulement de surélever l'huile. En revanche, si l'on met de l'eau dans ce but précis que la bougie s'éteigne lorsque la flamme atteindra l'eau, il est interdit de le faire, même avant Chabbat, de peur que l'on en vienne à le faire pendant Chabbat.
Trouvaille pendant Chabbat
Réponse
Si quelqu’un trouve un portefeuille ou de l’argent pendant Chabbat, il est interdit de le prendre, même s’il craint qu’une autre personne ne le devance. Même s’il le prend et reste sur place sans déplacer l’objet sur une distance de quatre amot dans le domaine public, cela reste interdit à cause du mouktsé. Toutefois, il est permis de pousser la trouvaille avec son pied vers un endroit caché jusqu’à la fin de Chabbat.
Réponse
Une personne qui doit sortir hors du tehoum pendant Chabbat en raison d’un danger ou d’une situation similaire, il est préférable qu’elle monte sur un âne ou un autre animal, plutôt que de marcher à pied et de transgresser l’interdit de tehoumin.
Prière de la veille de Chabbat
Réponse
Lors de la tefila de Min'ha la veille de Chabbat, on ne dit pas le Vidouy et on ne fait pas la Nefilat Apayim, car cela est proche de Chabbat. Même si l'on prie Min'ha guedola, on ne fait pas la Nefilat Apayim. Certains ont l'habitude de faire la Hatarat Kelalot chaque veille de Chabbat après Cha'harit ou avant la tefila de Min'ha. C'est également ce qu'a instauré le mekoubal Maharch Ma'aravi.
Réponse
A priori, il convient de fixer l'heure de la prière de Min'ha la veille de Chabbat environ vingt minutes avant le coucher du soleil, et immédiatement après Min'ha, on dira la Kabbalat Chabbat. Certains avancent la prière de Min'ha de façon à dire la Kabbalat Chabbat avant le coucher du soleil, tandis que d'autres n'y prêtent pas attention. Un public qui arrive à la synagogue la veille de Chabbat après le coucher du soleil est autorisé à prier Min'ha avec la répétition du Chalia'h Tsibour après le coucher du soleil, et à accepter Chabbat dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher du soleil, à condition qu'il y ait nécessité et aussi pour éviter des disputes au sein de l'assemblée, les deux conditions étant requises. Il est évident qu'il faut avertir les fidèles qui arrivent tard à la synagogue qu'ils doivent cesser de travailler environ un quart d'heure avant le coucher du soleil, afin de recevoir le supplément de Chabbat chez eux. Celui qui a tardé à prier Min'ha la veille de Chabbat, et qui est proche de la sortie des étoiles, priera Min'ha même s'il sait qu'au milieu de la Amida arrivera la sortie des étoiles, à condition de commencer la Amida avant la sortie des étoiles. Il est d'usage de commencer Min'ha même si, au milieu de la prière, arrive la sortie des étoiles, et telle est la coutume même la veille de Chabbat, et nous avons l'usage de dire Havineinu. Il ressort également que le Chalia'h Tsibour doit terminer la répétition avant la sortie des étoiles, et s'il ne peut pas terminer avant la sortie des étoiles, il ne commencera pas la répétition, mais on fera seulement la Kedousha.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de prier Min'ha avec les tefiline de Chimoucha Rabba, la veille de Chabbat, il est correct de ne pas mettre les tefiline pendant Min'ha.
Réponse
Il a déjà été expliqué que celui qui n'a pas prié Min'ha la veille de Chabbat et qui arrive à la synagogue et entend le "Bar'khou" d'une assemblée proche qui prie Arvit avant la nuit, ne doit pas répondre avec eux au Bar'khou. Il est préférable de faire la condition de ne pas accepter Chabbat et de penser à la réponse au Bar'khou dans son cœur. Toutefois, si quelqu'un a accepté Chabbat seul avant d'avoir prié Min'ha, ou s'il n'a pas dit Ya'ale Véyavo lors de Roch 'Hodech, il recommencera Min'ha, tant qu'il n'a pas encore répondu au Bar'khou avec l'assemblée.
Réponse
Celui qui n'a pas prié Min'ha la veille de Chabbat et arrive à la synagogue après que l'assemblée a accepté Chabbat ne doit pas prier Min'ha dans cette synagogue, mais il priera ailleurs. Cependant, si au moment où il commence la tefila l'assemblée n'a pas encore accepté Chabbat, il lui est permis de commencer la Amida, même s'il sait qu'au milieu de la tefila l'assemblée acceptera Chabbat.
Réponse
Notre coutume est que lors de la récitation de "Mizmor leDavid" et "Lekha Dodi", on se tourne vers l'ouest. Cette coutume a pour source les paroles de l'Ari zal. Même si l'on tourne le dos à l'Aron Hakodech, il ne faut pas remettre en question cette coutume, qui a des fondements très élevés, et il faut laisser les juifs agir ainsi. Il n'y a là ni interdiction ni dénigrement, car cela se fait pour la Kabbalat Chabbat, et de plus, le Sefer Torah est élevé de dix téfa'him au-dessus du sol.
Réponse
L'ordre de la Kabbalat Chabbat veut que, selon la coutume des hassidim et des personnes pieuses, on dise trois fois « Boï Kala ». Lors de la première fois, on s'incline légèrement vers la gauche, la deuxième fois vers la droite, et la troisième fois vers l'avant. Au moment de la Kabbalat Chabbat, on reçoit une âme supplémentaire. En disant « Boï Kala », on reçoit l'ajout du nefesh de Ner'an ; ensuite, en répondant « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed », on reçoit l'ajout du rouah de Ner'an ; et enfin, en disant à la fin des bénédictions du Chema « Oufros alénou veal Yerouchalayim irkha soukat chalom », on reçoit l'ajout du neshama de Ner'an. Au moment où l'on dit « Boï Kala », c'est ainsi que l'on accueille le Chabbat selon notre coutume. La coutume est d'enchaîner après « Boï Kala » avec le chapitre « Bame Madlikin », puis de dire « Mizmor Chir Leyom HaChabbat », et il convient d'agir ainsi. Il suffit de dire « Mizmor Chir » une seule fois, et telle est notre coutume. La coutume des Juifs originaires du Yémen est de s'envelopper dans un talit gadol avant la Kabbalat Chabbat, et si cela se fait avant le coucher du soleil, ils peuvent faire la bénédiction sur le talit.

