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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la bénédiction des fruits

Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre

Faut-il réciter une berakha sur un citron très acide que l'on ne mange pas du tout ?
Quelle berakha récite-t-on sur un citron qui peut être mangé en cas de nécessité ?
Quelle berakha doit-on réciter sur un citron doux au goût agréable ?
Réponse

Un citron très acide, au point qu'il n'est pas consommé même en cas de nécessité et que l'on répugne à le manger à cause de son acidité, ne nécessite aucune berakha. En revanche, un citron qui n'est pas aussi acide et qui peut être consommé en cas de nécessité, la coutume est de réciter sur lui la berakha Shehakol. Quant au citron doux, dont le goût est agréable, on récite sur lui la berakha Boré peri haets.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 202 - Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre, Halakha 28)
Quelle berakha doit-on réciter sur un citron que l'on mange avec du sucre ?
Réponse

Un citron qui n'est pas consommé tel quel, mais que l'on mange après y avoir ajouté du sucre, nécessite la berakha Boré peri haets.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 202 - Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre, Halakha 29)
Faut-il réciter la berakha Shehakol sur de l'eau bue le matin au réveil lorsqu'on a soif ?
Une personne malade à qui le médecin a interdit certains aliments doit-elle réciter la berakha de jouissance si elle les mange quand même ?
Si un aliment nuit immédiatement à la santé de celui qui le consomme, doit-il réciter la berakha de jouissance ?
Réponse

Celui qui boit de l'eau le matin au réveil, même si certains affirment que cela nuit à la santé, s'il a soif, il doit réciter la berakha Shehakol sur l'eau, car il en tire un plaisir. De même, une personne alitée à qui le médecin a interdit certains aliments, mais qui les mange tout de même, doit réciter la berakha de jouissance, car elle en tire profit. Certains disent que si la consommation lui nuit immédiatement, il ne doit pas réciter la berakha de jouissance.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 202 - Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre, Halakha 30)
Lois de la bénédiction des fruits

Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre

Quelle berakha doit-on réciter avant de consommer des fruits de la terre ?
Réponse

Pour les fruits de la terre, on récite la berakha « Boré peri haadama ».

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 1)
Quelle berakha récite-t-on avant de manger une fraise ?
Quelle berakha doit-on dire avant de consommer des mûres qui poussent sur un arbre ?
Réponse

Pour la fraise, on récite la bénédiction « Boré peri haadama ». Mais pour les tutim qui poussent sur un arbre (mûrier), on récite « Boré peri haets ».

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 2)
Quelle berakha doit-on réciter avant de manger une banane ?
Si quelqu'un a récité par erreur « Boré peri haets » sur une banane, est-il quitte a posteriori ?
Réponse

Pour la banane, on récite la berakha « Boré peri haadama ». Tel est l'usage répandu. Si l'on s'est trompé et que l'on a récité « Boré peri haets » sur la banane, a posteriori on est quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 3)
Quelle berakha doit-on réciter avant de manger de la papaye ?
Quelle berakha récite-t-on avant de consommer une aubergine ?
Réponse

Le fruit de la papaye est considéré comme un légume, c'est pourquoi on récite sur lui « Boré peri haadama ». Pour l'aubergine (appelée en arabe bedidjan), on récite également « Boré peri haadama ».

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 4)
Quelle berakha doit-on réciter avant de manger du pop-corn ?
Quelle berakha dit-on avant de consommer du blé sucré appelé chalva ?
Si quelqu'un a récité « Cheakol » sur du pop-corn ou du blé sucré, est-il quitte ?
Réponse

Pour le pop-corn, qui est du maïs soufflé, on récite « Boré peri haadama ». De même, pour le blé sucré appelé « chalva », on récite « Boré peri haadama ». Celui qui récite « Cheakol » a sur quoi s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 5)
Quelle berakha doit-on réciter avant de manger de la Bamba ?
Pourquoi certaines personnes ont-elles l'habitude de réciter « Cheakol » sur la Bamba ?
Réponse

Pour la Bamba, on récite « Boré peri haadama ». Beaucoup ont l'habitude de réciter « Cheakol », car ils ignorent que la Bamba est fabriquée à partir d'une variété spéciale de maïs semée spécialement pour la Bamba. De plus, la Bamba n'est pas faite comme une pâte avec beaucoup d'autres ingrédients, mais la majeure partie est composée de grains de maïs fins qui gonflent à la chaleur du four. J'atteste également avoir vu Maran mon père, qu'il ait une longue vie, lors du dernier soir de Pessa'h [5766], réciter en public « Boré peri haadama » sur la Bamba.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 6)
Quelle berakha doit-on réciter sur une rose cuite dans du miel dont la forme est reconnaissable ?
Selon la coutume, quelle berakha récite-t-on sur une rose cuite dans du miel ?
Réponse

Une rose cuite dans du miel, dont la forme reste reconnaissable, il est possible de réciter la berakha « Boré peri haadama » selon l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, même si la coutume est de réciter « Cheakol ».

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 7)
Quelle berakha récite-t-on sur des graines de sésame ou des cacahuètes collées avec du miel ou du sucre lorsque le sésame est majoritaire ?
Quelle berakha doit-on réciter sur de la halva faite de sésame broyé et de beaucoup de sucre ?
Si la majorité d'un mélange de sésame et de sucre est le sucre, et que le mélange a changé d'apparence et de goût par la cuisson, quelle berakha doit-on réciter ?
Réponse

Pour des graines de sésame ou des cacahuètes collées avec du miel ou du sucre, si la majorité est constituée de sésame, on récite la berakha « Boré peri haadama ». Mais si la majorité est le miel ou le sucre, et que le sésame est minoritaire, et que le mélange a été cuit, changeant ainsi son nom, son apparence et son goût, la coutume est de réciter « Cheakol ». Ainsi, pour la « halva » faite de sésame broyé mélangé à beaucoup de sucre, la berakha est « Cheakol nihya bidvaro », car il y a une grande quantité de sucre, le nom et l'apparence ont changé, et cela a été préparé par cuisson ; il n'est donc pas approprié de dire ici « bemiltayhou kaymi kedemaikara » comme cela a été dit pour des dattes écrasées. Telle est la coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 8)
Quelle berakha doit-on réciter sur des noix frites dans du miel ?
Réponse

Pour des noix frites dans du miel, on récite la berakha « Boré peri haets ».

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 9)
Quelle berakha doit-on réciter sur une tomate crue consommée en dehors du repas ?
Réponse

La coutume établie est de réciter la bénédiction « Boré peri haadama » sur la tomate lorsqu'elle est consommée crue.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 10)
Quelle berakha doit-on réciter sur des fruits qui poussent sur des arbres stériles comme le pinus ?
Si quelqu'un a récité « Boré peri haets » sur un fruit d'arbre stérile, est-ce valable ?
Réponse

Pour des fruits qui poussent sur des arbres stériles, comme le pinus, on récite la berakha « Cheakol nihya bidvaro ». Toutefois, si l'on a récité « Boré peri haets », on a sur quoi s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 11)
Quelle berakha doit-on réciter sur la pomme de terre ?
Faut-il se laver les mains avant de manger une pomme de terre frite dans de l'huile qui n'est pas de l'huile d'olive ?
Réponse

Sur la pomme de terre, on récite la bénédiction « Boré peri haadama ».

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 203 - Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre, Halakha 12)
Lois de la bénédiction des fruits

Lois des bénédictions sur les autres aliments

Quelle berakha doit-on réciter sur de la viande, du poisson ou des œufs ?
Si quelqu'un a dit par erreur boré peri haadama sur du fromage, est-il quitte de la berakha ?
Faut-il recommencer la berakha si l'on a dit boré peri haadama sur du lait ?
Réponse

Pour tout aliment qui ne pousse pas de la terre, comme la viande de bétail, d'animaux sauvages ou de volaille, les poissons, les œufs, le lait, l'eau, le fromage, le sel et similaires, on récite la berakha cheakol nihya bidvaro. Si l'on a récité par erreur boré peri haadama sur du fromage, du lait ou de la viande, on n'est pas quitte et il faut recommencer en disant cheakol.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 204 - Lois des bénédictions sur les autres aliments, Halakha 1)
Quelle berakha doit-on réciter sur des boulettes de viande contenant aussi de la pomme de terre ?
Doit-on faire une différence entre un schnitzel préparé à la maison ou dans un hôtel concernant la berakha ?
La présence de farine et d'œuf sur le schnitzel change-t-elle la berakha à réciter ?
Réponse

Pour des boulettes de viande, même si elles contiennent un mélange de pomme de terre ou autre, on récite la berakha cheakol. Il en est de même pour le schnitzel : on récite cheakol, même si on l'a enrobé d'un peu de farine et d'œuf avant la friture, principalement pour l'aspect et pour coller la panure. Il n'y a pas de différence entre un schnitzel fait à la maison ou dans des salles de réception ou hôtels, car l'intention principale de celui qui mange est pour la volaille, et la friture à la farine sert surtout à coller et à donner un bel aspect.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 204 - Lois des bénédictions sur les autres aliments, Halakha 2)
Quelle berakha doit-on réciter sur des champignons ou des truffes ?
Si quelqu'un a dit boré peri haadama sur des champignons, est-il quitte de la berakha ?
Réponse

Pour les truffes et les champignons, la berakha à réciter est cheakol nihya bidvaro, car ils ne tirent pas leur subsistance de la terre. Toutefois, si l'on a récité boré peri haadama sur eux, on est quitte a posteriori.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 204 - Lois des bénédictions sur les autres aliments, Halakha 3)
Quelle berakha doit-on réciter sur des fruits ou légumes cultivés dans un pot non percé ?
Comment doit-on bénir des fruits ou légumes dont on sait qu'ils ont poussé dans l'eau ?
Doit-on craindre que les fruits du marché soient issus de cultures hydroponiques pour la berakha ?
Réponse

Pour des fruits ou légumes ayant poussé dans un pot non percé, on récite la berakha habituelle : boré peri haets ou boré peri haadama. Mais pour des fruits ou légumes dont on sait qu'ils ont poussé dans l'eau, on récite cheakol, car il n'y a aucune absorption de la terre, l'eau séparant les graines du sol. Si l'on a récité la berakha habituelle (boré peri haets ou boré peri haadama) sur ces fruits ou légumes cultivés dans l'eau, on est quitte a posteriori. En revanche, pour les fruits ordinaires trouvés sur le marché, il n'y a pas lieu de craindre qu'ils proviennent de cultures hydroponiques, et on récite la berakha habituelle, car pour une question de réalité, on suit la majorité même en matière de berakhot.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 204 - Lois des bénédictions sur les autres aliments, Halakha 4)
Quelle berakha doit-on réciter sur l'eau d'une noix de coco ?
Si l'on a déjà récité boré peri haets sur la noix de coco avant de boire son eau, doit-on refaire une berakha sur l'eau ?
Réponse

Pour l'eau contenue dans une noix de coco, on récite la berakha cheakol nihya bidvaro. Si l'on a dit boré peri haets, on est quitte. Si l'on mange la noix de coco elle-même, en récitant boré peri haets, puis que l'on boit ensuite l'eau de la noix, on ne récite pas de berakha sur l'eau.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des fruits, Chapitre 204 - Lois des bénédictions sur les autres aliments, Halakha 5)