Questions pratiques
Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre
Réponse
Un citron très acide, au point qu'il n'est pas consommé même en cas de nécessité et que l'on répugne à le manger à cause de son acidité, ne nécessite aucune berakha. En revanche, un citron qui n'est pas aussi acide et qui peut être consommé en cas de nécessité, la coutume est de réciter sur lui la berakha Shehakol. Quant au citron doux, dont le goût est agréable, on récite sur lui la berakha Boré peri haets.
Réponse
Un citron qui n'est pas consommé tel quel, mais que l'on mange après y avoir ajouté du sucre, nécessite la berakha Boré peri haets.
Réponse
Celui qui boit de l'eau le matin au réveil, même si certains affirment que cela nuit à la santé, s'il a soif, il doit réciter la berakha Shehakol sur l'eau, car il en tire un plaisir. De même, une personne alitée à qui le médecin a interdit certains aliments, mais qui les mange tout de même, doit réciter la berakha de jouissance, car elle en tire profit. Certains disent que si la consommation lui nuit immédiatement, il ne doit pas réciter la berakha de jouissance.
Lois de la bénédiction sur les fruits de la terre
Réponse
Pour les fruits de la terre, on récite la berakha « Boré peri haadama ».
Réponse
Pour la fraise, on récite la bénédiction « Boré peri haadama ». Mais pour les tutim qui poussent sur un arbre (mûrier), on récite « Boré peri haets ».
Réponse
Pour la banane, on récite la berakha « Boré peri haadama ». Tel est l'usage répandu. Si l'on s'est trompé et que l'on a récité « Boré peri haets » sur la banane, a posteriori on est quitte.
Réponse
Le fruit de la papaye est considéré comme un légume, c'est pourquoi on récite sur lui « Boré peri haadama ». Pour l'aubergine (appelée en arabe bedidjan), on récite également « Boré peri haadama ».
Réponse
Pour le pop-corn, qui est du maïs soufflé, on récite « Boré peri haadama ». De même, pour le blé sucré appelé « chalva », on récite « Boré peri haadama ». Celui qui récite « Cheakol » a sur quoi s'appuyer.
Réponse
Pour la Bamba, on récite « Boré peri haadama ». Beaucoup ont l'habitude de réciter « Cheakol », car ils ignorent que la Bamba est fabriquée à partir d'une variété spéciale de maïs semée spécialement pour la Bamba. De plus, la Bamba n'est pas faite comme une pâte avec beaucoup d'autres ingrédients, mais la majeure partie est composée de grains de maïs fins qui gonflent à la chaleur du four. J'atteste également avoir vu Maran mon père, qu'il ait une longue vie, lors du dernier soir de Pessa'h [5766], réciter en public « Boré peri haadama » sur la Bamba.
Réponse
Une rose cuite dans du miel, dont la forme reste reconnaissable, il est possible de réciter la berakha « Boré peri haadama » selon l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, même si la coutume est de réciter « Cheakol ».
Réponse
Pour des graines de sésame ou des cacahuètes collées avec du miel ou du sucre, si la majorité est constituée de sésame, on récite la berakha « Boré peri haadama ». Mais si la majorité est le miel ou le sucre, et que le sésame est minoritaire, et que le mélange a été cuit, changeant ainsi son nom, son apparence et son goût, la coutume est de réciter « Cheakol ». Ainsi, pour la « halva » faite de sésame broyé mélangé à beaucoup de sucre, la berakha est « Cheakol nihya bidvaro », car il y a une grande quantité de sucre, le nom et l'apparence ont changé, et cela a été préparé par cuisson ; il n'est donc pas approprié de dire ici « bemiltayhou kaymi kedemaikara » comme cela a été dit pour des dattes écrasées. Telle est la coutume.
Réponse
Pour des noix frites dans du miel, on récite la berakha « Boré peri haets ».
Réponse
La coutume établie est de réciter la bénédiction « Boré peri haadama » sur la tomate lorsqu'elle est consommée crue.
Réponse
Pour des fruits qui poussent sur des arbres stériles, comme le pinus, on récite la berakha « Cheakol nihya bidvaro ». Toutefois, si l'on a récité « Boré peri haets », on a sur quoi s'appuyer.
Réponse
Sur la pomme de terre, on récite la bénédiction « Boré peri haadama ».
Lois des bénédictions sur les autres aliments
Réponse
Pour tout aliment qui ne pousse pas de la terre, comme la viande de bétail, d'animaux sauvages ou de volaille, les poissons, les œufs, le lait, l'eau, le fromage, le sel et similaires, on récite la berakha cheakol nihya bidvaro. Si l'on a récité par erreur boré peri haadama sur du fromage, du lait ou de la viande, on n'est pas quitte et il faut recommencer en disant cheakol.
Réponse
Pour des boulettes de viande, même si elles contiennent un mélange de pomme de terre ou autre, on récite la berakha cheakol. Il en est de même pour le schnitzel : on récite cheakol, même si on l'a enrobé d'un peu de farine et d'œuf avant la friture, principalement pour l'aspect et pour coller la panure. Il n'y a pas de différence entre un schnitzel fait à la maison ou dans des salles de réception ou hôtels, car l'intention principale de celui qui mange est pour la volaille, et la friture à la farine sert surtout à coller et à donner un bel aspect.
Réponse
Pour les truffes et les champignons, la berakha à réciter est cheakol nihya bidvaro, car ils ne tirent pas leur subsistance de la terre. Toutefois, si l'on a récité boré peri haadama sur eux, on est quitte a posteriori.
Réponse
Pour des fruits ou légumes ayant poussé dans un pot non percé, on récite la berakha habituelle : boré peri haets ou boré peri haadama. Mais pour des fruits ou légumes dont on sait qu'ils ont poussé dans l'eau, on récite cheakol, car il n'y a aucune absorption de la terre, l'eau séparant les graines du sol. Si l'on a récité la berakha habituelle (boré peri haets ou boré peri haadama) sur ces fruits ou légumes cultivés dans l'eau, on est quitte a posteriori. En revanche, pour les fruits ordinaires trouvés sur le marché, il n'y a pas lieu de craindre qu'ils proviennent de cultures hydroponiques, et on récite la berakha habituelle, car pour une question de réalité, on suit la majorité même en matière de berakhot.
Réponse
Pour l'eau contenue dans une noix de coco, on récite la berakha cheakol nihya bidvaro. Si l'on a dit boré peri haets, on est quitte. Si l'on mange la noix de coco elle-même, en récitant boré peri haets, puis que l'on boit ensuite l'eau de la noix, on ne récite pas de berakha sur l'eau.

