Questions pratiques
Actions interdites à cause de la production de son
Réponse
Il ne faut pas frapper sur la table pendant Chabbat avec la main ou une fourchette selon le rythme du chant. En revanche, il est permis de frapper avec la main sur une bouteille ou un verre pour faire taire les convives, car ce n’est pas fait dans un but de chant. Il est donc aussi permis de frapper avec une clé sur la porte pour qu’on l’ouvre.
Réponse
C’est une grande mitsva d’abolir la pratique consistant à frapper pendant le chant de Chabbat avec des cuillères et des fourchettes sur des ustensiles en cuivre ou sur une assiette. Même lors d’un repas de mariage, il ne faut pas être indulgent à ce sujet.
Réponse
La coutume de taper dans les mains après un discours ou un événement similaire pendant Chabbat n’est pas interdite, car il n’y a aucune intention de chant dans ce geste.
Réponse
Il est permis de taper dans les mains pour calmer un enfant. Si l’on le fait de manière mélodieuse, il convient de frapper sur le dos de la main et non comme on le fait en semaine.
Réponse
Ceux qui frappent le pouce contre l’index pour produire un son en jouant avec un enfant, s’ils le font de manière mélodieuse, il faut les en empêcher. Mais si ce n’est pas fait de manière mélodieuse, il n’y a pas d’interdiction.
Réponse
Ceux qui appellent leurs amis pendant Chabbat en sifflant avec la bouche n’enfreignent pas l’interdiction de produire un son pendant Chabbat, car cela se fait avec la bouche et il n’y a pas eu de décret à ce sujet. Celui qui se montre rigoureux sera béni, et de toute façon, il n’est pas d’usage pour les personnes attachées à la Torah de siffler avec la bouche même en semaine.
Réponse
Il est interdit de jouer d’un instrument de musique, ou de faire sonner des clochettes ou des grelots pendant Chabbat, même lors d’une réjouissance de mariage. Même selon l’avis du Rama qui écrit qu’à notre époque, où nous ne savons pas fabriquer des instruments de musique, certains ont l’habitude d’être indulgents, cela ne concerne que le fait de taper dans les mains ou de danser, mais il est strictement interdit de jouer d’un instrument de musique par l’intermédiaire d’un Juif. Celui qui veut se montrer indulgent doit être réprimandé.
Réponse
Il faut être rigoureux et ne pas demander à un non-juif de jouer d’un instrument de musique lors d’une réjouissance de mitsva pendant Chabbat, même avec des instruments qui ne fonctionnent pas à l’électricité, sauf pour la réjouissance d’un mariage. Il est donc interdit de demander à un non-juif de jouer d’un instrument de musique pendant Simhat Torah. Par l’intermédiaire d’un Juif, il est même interdit de faire tinter des clochettes.
Réponse
Il est établi que l’on permet une double interdiction rabbinique (chvout dechvout) dans le cadre d’une mitsva, même lorsqu’il s’agit d’une mitsva qui procure un plaisir physique, comme demander à un non-juif pendant Chabbat d’apporter du pain pour le repas de Chabbat. De même, il est permis, selon Maran dans le Choulhan Aroukh, de demander à un non-juif de jouer d’un instrument de musique pour la réjouissance d’un mariage, car il s’agit d’un chvout dechvout dans le cadre d’une mitsva, même si cette mitsva procure aussi un plaisir physique. Contrairement à l’avis du Erech HaChoulhan qui interdit dans ce cas, lui-même reconnaît que l’opinion du Maran du Choulhan Aroukh est d’autoriser, et nous nous appuyons sur Maran.
Réponse
Certains avis estiment que l'autorisation de transgresser un chvout dechvout (double interdiction rabbinique) dans le cadre d'une mitsva ou en cas de maladie ne s'applique que lorsque l'une des interdictions est réalisée par un non-juif. Mais si les deux interdictions sont accomplies par un Juif, cela reste interdit même pour une mitsva. D'autres opinions permettent dans tous les cas un chvout dechvout pour une mitsva, même si les deux interdictions sont réalisées par un Juif, et il est permis de s'appuyer sur cet avis en cas de besoin.
Réponse
Il est permis de frapper à la porte pendant Chabbat, ou d'effectuer des actions similaires. De même, il est permis de taper sur la porte avec l'anneau fixé à celle-ci, car cela n'est pas considéré comme une manière de produire de la musique, et il n'y a pas d'intention de faire de la musique. Tel est également l'avis du Maran du Choulhan Aroukh. Cependant, selon le Rama, il ne faut pas être indulgent dans ce cas, car on utilise un objet destiné à cet usage. En tout état de cause, il est évident que, selon tous les avis, il est interdit d'utiliser une sonnette électrique pendant Chabbat.
Réponse
Une porte qui, lorsqu'on l'ouvre, fait retentir des clochettes à l'intérieur afin que les membres de la maison sachent qu'une personne entre, il est permis de l'ouvrir pendant Chabbat, même si un son musical est produit. Il n'y a pas d'interdiction à ce sujet concernant la production de sons pendant Chabbat. Toutefois, celui qui se montre rigoureux et retire la clochette de la porte avant Chabbat sera béni.
Réponse
Un carillon fonctionnant à l'électricité, suspendu au linteau de la porte et qui se déclenche à l'ouverture de la porte, doit être retiré avant Chabbat afin d'éviter de provoquer une profanation du Chabbat en ouvrant la porte.
Réponse
Il est devenu d'usage dans tous les endroits de placer des clochettes produisant un son sur le Sefer Torah, et cela n'est pas interdit au titre de la production de sons pendant Chabbat. Cependant, il ne faut pas retirer les clochettes du Sefer Torah pour les agiter, même lors de Simhat Torah, car cela ressemble quelque peu à l'utilisation d'un instrument de musique. Ceux qui se permettent de le faire doivent abandonner cette pratique.
Réponse
Un rideau d'arche sainte (parokhet) sur lequel sont suspendues des clochettes qui tintent lorsqu'on le déplace pour ouvrir l'arche, il n'est pas nécessaire de les retirer avant Chabbat. En effet, ces clochettes sont destinées à une mitsva, pour informer l'assemblée de l'ouverture de l'arche, et il ne s'agit pas d'un son musical.
Réponse
L'appareil appelé "kolen", utilisé par les chaliah tsibour et les hazanim pour accorder leur voix en frappant dessus et en l'approchant de leur oreille afin d'entendre un son musical fin, ne doit pas être utilisé le Chabbat et les jours de fête par un chaliah tsibour pieux et scrupuleux dans l'accomplissement de la parole de Hachem, a priori. Si quelqu'un pose la question, il convient de lui recommander d'être rigoureux. Toutefois, si une personne se montre indulgente d'elle-même, il n'est pas nécessaire de la réprimander fermement, car elle a sur quoi s'appuyer.
Réponse
Il est permis de régler un réveil la veille de Chabbat afin qu'il sonne pendant Chabbat, et il n'y a pas d'interdiction liée à la production d'un son pendant Chabbat dans ce cas. Certains estiment que si l'on a oublié de remonter le mécanisme du réveil avant Chabbat, il est interdit de le faire pendant Chabbat, car cela provoquerait un son. D'autres permettent cette action, et c'est cette opinion qui fait autorité dans la halakha.
Réponse
Pour un réveil fonctionnant par un mécanisme mécanique, il est permis de relever le bouton la nuit de Chabbat afin que le réveil sonne à l'heure fixée le matin, car il ne fait qu'enlever un empêchement. Il y a également matière à permettre cela pour un réveil à pile, si l'on souhaite relever le bouton pour que le réveil sonne le lendemain, car il s'agit simplement de lever un empêchement et de provoquer un son qui n'est pas une interdiction de la Torah.
Réponse
Pour un réveil mécanique qui a commencé à sonner, il est permis d'appuyer sur le bouton pour arrêter la sonnerie. Si un réveil électronique sonne pendant Chabbat et dérange, par exemple, le sommeil des enfants, il faut le recouvrir avec des oreillers et des couvertures. Il convient d’être rigoureux et de ne pas appuyer sur le bouton pour arrêter la sonnerie, en particulier parce qu’il y a des avis qui interdisent cela fondamentalement.
Diverses règles particulières applicables pendant Chabbat
Réponse
Il est interdit de monter sur un animal pendant Chabbat, de s'y suspendre ou d'en faire usage, même sur son côté. Cette interdiction existe de crainte que l'on vienne à détacher une branche pour diriger l'animal, ce qui constituerait la melakha de kotser.

