Questions pratiques
Lois de la mila pendant Chabbat
Réponse
Un nourrisson né avec deux prépuces superposés ne doit pas être circoncis pendant Chabbat. Même si la première mila et pria ont déjà été faites, et que l'on découvre ensuite une seconde peau, il ne faut pas la retirer pendant Chabbat, mais attendre après Chabbat pour le faire.
Réponse
Pour un enfant tomtom né pendant Chabbat, s'il se déchire et qu'il s'avère être un garçon, il semble qu'on peut le circoncire pendant Chabbat. Si le fait qu'il soit un garçon est établi par une opération, il est possible qu'il faille compter sept jours complets à partir de l'opération, car une telle intervention est considérée comme une maladie affectant tout le corps.
Réponse
Il est permis de panser la mila pendant Chabbat même avec un pansement blanc, bien que le sang colore le pansement, et il n’y a là aucune interdiction. De même, le mohel a le droit de placer un morceau de coton dans du vin pendant Chabbat afin d’en faire goûter au nourrisson après la mila, sans qu’il soit nécessaire de craindre une interdiction de teindre le coton.
Réponse
Après la mila, on place le prépuce dans de la terre. Si le prépuce n’a pas été mis dans la terre immédiatement après la coupe, il est permis de le déplacer pendant Chabbat afin de le déposer dans la terre. Il faut cependant que le sable ou la terre aient été préparés avant Chabbat.
Réponse
On crache le sang de la metzitsa sur la terre, et il est permis au mohel de cracher après la metzitsa dans une assiette contenant de la terre, sans qu’il soit à craindre une interdiction de mélanger.
Réponse
Il est interdit de pratiquer la mila sur les Samaritains pendant Chabbat, même si la mila est faite à son temps, car nos Sages les considèrent comme des non-juifs à tous égards. Cependant, en semaine, il est permis de les circoncire contre rémunération, car il est même permis de circoncire un non-juif contre rémunération.
Réponse
Un enfant né pendant Chabbat d’un Juif qui a apostasié pour une autre religion et qui est marié à une Juive, certains disent qu’il ne faut pas circoncire le fils le Chabbat suivant, mais d’autres ne sont pas d’accord. Et telle est la règle principale. Même si la femme a également apostasié, il faut circoncire l’enfant pendant Chabbat, et même le père récite la bénédiction : « Baroukh Ata Hachem… qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de l’introduire dans l’alliance d’Avraham Avinou ».
Réponse
Un mamzer né pendant Chabbat doit tout de même être circoncis pendant Chabbat.
Réponse
Un karaïte dont un fils est né un Chabbat, s'il témoigne du respect et de la bienséance envers les véritables sages d'Israël, il faut circoncire son fils le Chabbat. Plusieurs grands sages d'Israël ont agi ainsi.
Réponse
Il est permis au mohel de demander une rémunération après Chabbat pour une mila réalisée le Chabbat, et il n'y a pas d'interdiction de recevoir un salaire de Chabbat dans ce cas. Cependant, il ne verra pas de signe de bénédiction dans ce gain. En tout état de cause, il est préférable d'accomplir cette précieuse mitsva sans percevoir de salaire, que ce soit en semaine ou le Chabbat, et de ne recevoir qu'un remboursement des frais engagés.
Réponse
Il est interdit au mohel de sortir du techoum Chabbat et de transgresser l'interdiction des limites de Chabbat afin d'accomplir la mitsva de la mila en son temps, même s'il n'y a pas d'autre mohel disponible et qu'il faudra reporter la mila au dimanche.
Réponse
Un nourrisson qui a été malade et dont la mila a été repoussée après le huitième jour de sa naissance, et qui guérit un jeudi ou un vendredi, il est interdit de la pratiquer ces jours-là, afin d'éviter de profaner le Chabbat si l'enfant venait à être en danger dans les trois jours suivant la mila. Il faudra donc reporter la mila au dimanche. Toutefois, dans une ville où il existe une coutume claire de pratiquer la mila non en son temps ces jours-là, on peut suivre cette coutume. Mais là où la coutume n'est pas établie, il faut être rigoureux. Il est permis de pratiquer la mila non en son temps un mercredi. En revanche, si un enfant a été malade et guérit dans les trois jours précédant un Yom Tov qui tombe en semaine, il faut pratiquer la mila dès qu'il guérit, car l'interdiction de faire la mila non en son temps proche du Chabbat n'a été décrétée que pour éviter la profanation du Chabbat, mais pas pour Yom Tov qui est moins strict. La règle du Yom Kippour est identique à celle du Chabbat à ce sujet.
Réponse
Il est interdit de pratiquer la mila d'un converti le Chabbat, ni même les jeudis ou vendredis, afin d'éviter de devoir profaner le Chabbat si le converti tombe malade le troisième jour après la mila. A fortiori, il ne faut pas pratiquer la mila, même en semaine, pour des convertis ayant effectué une conversion réformée, car toute conversion sans acceptation des mitsvot n'est pas valide selon la halakha.
Réponse
Toutes ces règles concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps. Mais pour un nourrisson né un mercredi entre le coucher du soleil et la nuit, dont la mila doit être faite le jeudi de la semaine suivante, il est interdit de repousser la mila après Chabbat ; il faut la pratiquer le jeudi. De même, si un nourrisson est né un lundi entre le coucher du soleil et la nuit, et que la semaine suivante les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de pratiquer la mila le jeudi suivant, car c'est son temps.
Réponse
Lorsqu'un enfant dont la mila a été repoussée en raison d'une maladie, et qu'après sa guérison on a attendu comme il se doit sept jours, si le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila les jeudi ou vendredi, mais il convient de la repousser au dimanche.
Réponse
Si la mila d'un enfant a été repoussée à cause d'une jaunisse importante, et qu'il a guéri, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours après la guérison ; on peut pratiquer la mila immédiatement après la guérison. En effet, la jaunisse étant fréquente chez les nourrissons, il n'est pas d'usage d'attendre sept jours après la guérison. Toutefois, si l'enfant guérit un jeudi ou un vendredi et que le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas faire la mila ces jours-là, mais la repousser au dimanche.
Réponse
Si l'on distribue aux personnes présentes à une mila célébrée le Chabbat du hadass sec pour le sentir, certains estiment qu'il est interdit de l'émietter à la main à cause de l'interdit de tohen. D'autres pensent que si cela est fait pour le sentir, il est permis même a priori de l'émietter à la main. Ceux qui se montrent indulgents à ce sujet ont sur qui s'appuyer, et il n'est pas nécessaire de leur faire de remarque.
Réponse
Il est permis de couper du hadass afin d'en donner une portion à un ami pour qu'il puisse également le sentir, et il n'y a là aucune crainte d'interdit. Cependant, il ne faut pas couper avec un ustensile.
Réponse
Il est d'usage chez beaucoup de personnes, lorsqu'on amène l'enfant à la mila, de poser sur lui une herbe appelée "rouda" pour le protéger du mauvais œil. Il semble permis de demander à un non-juif, le Chabbat, d'apporter cette herbe par le domaine public. A plus forte raison, si le non-juif la transporte d'un domaine privé à un autre domaine privé en passant par le domaine public, il s'agit alors d'un chevout deshevout.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu le Chabbat et qu'un kiddouch avec une collation légère est organisé après la prière, il faut informer l'assemblée que toute personne ayant goûté au vin du kiddouch n'a pas besoin de réciter la bénédiction cheakol sur les autres boissons, car la bénédiction haguefen acquitte toutes les boissons. Seul celui qui n'a pas goûté au vin devra réciter la bénédiction cheakol sur les boissons non alcoolisées. Toute personne scrupuleuse veillera à ne rien consommer à cet endroit à moins de boire elle-même un reviit de vin ou de manger un kazait de gâteau des cinq espèces, après avoir eu l'intention de s'acquitter du kiddouch. Toutefois, il n'est pas nécessaire de réprimander ceux qui se montrent indulgents et ne prennent pas garde à consommer un kazait de gâteau ou un reviit de vin sur place. Il est néanmoins préférable qu'ils mangent au moins un kazait de fruits et récitent la bénédiction finale.

