Questions pratiques
Ordre de la prière de Moussaf
Réponse
Lorsqu’il y a une brit mila à Yom Kippour et que la mère de l’enfant est encore dans les sept jours suivant l’accouchement et qu’elle dit avoir besoin de boire, il est permis de réciter la berakha sur la coupe et de la lui faire goûter.
Ordre de la prière de Min'ha de Yom Kippour
Réponse
Lors de la Minha de Yom Kippour, il est d'usage de commencer par la paracha de l'Akeda. On s'enveloppe dans le talit avec berakha, sauf si l'on commence Minha dans la demi-heure qui suit la fin de Moussaf et des Selihot, auquel cas on ne récite pas la berakha.
Réponse
On a l'habitude de réciter la paracha de l'Akeda, suivie du texte "Ribono chel Olam" jusqu'à la mention "vehaaretz ezkor".
Réponse
Après la paracha de l'Akeda, on commence le psaume "Lamnatseah al haguitit livnei Korah mizmor" et l'on poursuit avec "Achré" et "Ouva leTsion".
Réponse
On sort le Sefer Torah et l'on lit à trois personnes dans la paracha des arayot, depuis le début du chapitre jusqu'à la fin de la paracha.
Réponse
Le troisième appelé à la Torah fait office de maftir, et il ne faut pas réciter le Kaddich entre la lecture du Sefer Torah et la haftara, mais seulement après les bénédictions de la haftara.
Réponse
Le troisième appelé lit la haftara de Yona, termine par les versets "Mi El kamocha" (Mikha 7, 18-20), et récite les bénédictions avant et après la haftara comme on le fait lors de la prière du matin.
Réponse
On ne dit pas le verset "VaAni Tefilati" même lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat. Il convient donc d’omettre "VaAni Tefilati" à la fin du passage "Yehi Ratzon" dans les mahzorim où il est mentionné lors de l’ouverture du heikhal.
Réponse
On lit la haftara de Yona, puis on remet le Sefer Torah à sa place et on récite les versets de "Yehalelou", afin de pouvoir dire le demi-Kaddich avant la Amida.
Réponse
Un kohen qui a acquis la montée de maftir à Minha de Yom Kippour, parce qu’il désire ardemment lire la haftara de Yona, peut s’appuyer sur une base valable pour monter à la montée de maftir, à condition que l’on ait déjà appelé un kohen et un lévi auparavant. Il faut cependant que le chaliah tsibour annonce : "Et même s’il est kohen, il montera pour maftir".
Réponse
Après la haftara, la coutume est de réciter toutes les bénédictions instituées après la haftara, y compris celles sur la Torah, sur le service divin, etc.
Réponse
Les kohanim ne font pas la birkat kohanim à Minha. Si un kohen est monté à la téva pour la nesiat kapayim, puisqu’il est déjà monté, il ne redescend pas, mais les autres kohanim sortent de la synagogue et ne montent pas avec lui. Après la répétition de la Amida, on dit Avinou Malkénou, même si Yom Kippour tombe un Chabbat.
Réponse
Lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, on dit après Avinou Malkénou le passage "Tsidkatecha Tsedek", car c’est un jour de jugement. Les Ashkénazim ne disent ni "Tsidkatecha" ni "Avinou Malkénou".
Ordre de la prière de Neïla
Réponse
Avant la tefila de Neïla, on ouvre les portes du heikhal. On récite ensuite le piyout "El Nora Alila", et toute l’assemblée le dit avec joie et ferveur empreinte de sainteté. Après cela, on dit "Achrei" et le demi-Kaddich. Puis on commence la tefila de Neïla.
Réponse
Le moment de la tefila de Neïla à Yom Kippour commence lorsque le soleil atteint le sommet des arbres, c’est-à-dire une demi-heure avant le coucher du soleil, lorsque le soleil disparaît de notre vue. Il faut que le chaliah tsibour termine la répétition de la tefila de Neïla juste avant le coucher du soleil. C’est pourquoi, a priori, le chaliah tsibour doit gérer la répétition de la tefila de Neïla en la raccourcissant autant que possible, aussi bien dans la mélodie que dans les piyoutim, et il ne doit pas allonger chaque mot comme il le fait dans les autres tefilot. De plus, l’assemblée doit rester silencieuse et écouter attentivement la tefila du chaliah tsibour, sans répondre à la fin de chaque passage comme on le fait dans les autres tefilot de la journée, afin que le chaliah tsibour puisse arriver à la berakha des cohanim quelques minutes avant le coucher du soleil, pour que les cohanim puissent faire la birkat cohanim et bénir pendant le jour. On termine la birkat cohanim une ou deux minutes avant le coucher du soleil. Si, a posteriori, le chaliah tsibour n’a pas eu le temps d’arriver à la birkat cohanim avant le coucher du soleil, il est permis aux cohanim de faire la birkat cohanim pendant le temps de bein hachmachot, c’est-à-dire dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher du soleil, ce qui correspond à trois quarts de mil. Mais si la tefila de Neïla s’est prolongée jusqu’à la nuit complète, les cohanim ne feront pas la birkat cohanim, et il vaut mieux s’abstenir.
Réponse
Dans la tefila de Neïla, on dit "hatamnou" beséfer ha’haïm à la place de "katavnou" beséfer ha’haïm. Après "Modim", on dit "ve’hatom" le’haïm tovim, et dans la formule "ou’beséfer ha’haïm", il faut mentionner "ve’ne’htam". Si quelqu’un s’est trompé et a dit "katavnou" dans tous ces passages, on ne le fait pas recommencer, car la "hatima" est incluse dans la "ketiva". On dit dans Neïla la kedoucha "Keter" comme à Moussaf.
Réponse
Lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, il faut mentionner Chabbat dans la tefila de Neïla, même si la tefila de Neïla n’existe que pour Yom Kippour, car c’est un jour où l’on doit faire cinq tefilot.
Réponse
Dans le vidouï que l’individu dit à la fin de sa tefila de Neïla, il ne doit pas mentionner Chabbat. Mais le chaliah tsibour, puisqu’il dit le vidouï de Neïla au milieu de la tefila, doit y mentionner Chabbat. Si cela n’a pas été fait, on ne le fait pas recommencer.
Réponse
Après Neïla, on prolonge les selihot jusqu’à environ vingt minutes après le coucher du soleil, afin qu’il soit permis de sonner du chofar sans aucun doute. Il ne faut pas sonner avant, afin que les femmes et les personnes peu instruites ne se précipitent pas à goûter dès qu’elles entendent le son et ne risquent de tomber dans un doute de karet.
Réponse
Dans les selihot de la Neïla, on ne commence pas par le passage "Shevet Yehouda bedohak oubetsaar", car ce moment n'est pas approprié pour cela. La coutume est de commencer à partir du vers "Zekhor banekha be-erets lo lahem" et au-delà. Certains ont l'habitude de commencer par "Zikhron lefaneikha bashakhaq", qui se trouve à la fin du piyout "Im Efes Rouva HaKen".

