Questions pratiques
Erreurs trouvées dans les tefiline et le Sefer Torah
Réponse
Concernant l'écriture de « patsoua daka », notre coutume est de l'écrire dans le Sefer Torah avec un hé à la fin, et c'est ainsi qu'il convient d'écrire a priori. Cependant, dans de nombreux Sifrei Torah ashkénazes, il est écrit avec un alef à la fin, tout comme dans les Sifrei Torah des Yéménites. Il ne faut certainement pas invalider ces Sifrei Torah, et un Séfarade peut monter à la Torah sur un tel Sefer Torah et réciter la berakha, sans qu'il soit nécessaire d'en sortir un autre. Certains disent que si le Sefer Torah n'est pas encore terminé et que l'erreur se trouve sur la feuille, le scribe est autorisé à effacer le alef de « daka » et à écrire à la place « daka » avec un hé.
Réponse
Il est recommandé de tester le calame avant de commencer à écrire la paracha, afin qu'il n'y ait pas trop d'encre dessus et que cela ne cause pas de dommage.
Réponse
Il faut prendre garde, avant d'écrire chaque Nom, de relire ce qui a été écrit, afin d'éviter que cela ne doive être mis à la geniza par sa faute. Après avoir terminé la paracha, il faut la relire entièrement avec précision, puis la relire à nouveau avant de la placer dans son boîtier, afin d'éviter toute confusion entre les parachiyot. Ensuite, on écrira la deuxième paracha, et dans celle-ci aussi, il faut vérifier avant chaque Nom, et une fois terminée, la relire entièrement avant de commencer la troisième, et ainsi de suite pour la quatrième. Cependant, il n'est nécessaire de relire que la paracha sur laquelle on travaille, et non toutes les parachiyot.
Réponse
Il convient a priori d'écrire les Sefer Torah, tefiline et mezouza avec une plume d'oie, et il ne faut pas s'écarter de cette coutume. Cependant, si quelqu'un a des difficultés à écrire avec une plume d'oie, ou si l'écriture avec un calame en plastique est plus belle selon la halakha, il est permis d'écrire avec un calame en plastique. Mais il ne faut pas permettre d'écrire avec un calame en métal, et il est également recommandé, a priori, de ne pas écrire avec un calame en or.
Réponse
Si l'on découvre qu'il manque une lettre dans les tefiline, il n'y a pas de solution, car elles auraient été écrites dans le désordre et sont invalides, comme il est dit : « vehayu », elles doivent être dans leur état d'origine. Si une lettre a été ajoutée, il est possible de la corriger en la grattant si elle se trouve au début ou à la fin d'un mot. Mais si elle est au milieu, cela n'est pas possible, car en la grattant, cela donnerait l'apparence de deux mots. Si, dans les tefiline, on a écrit une lettre noun finale à la place d'un vav, et qu'on a gratté la noun finale pour en faire un vav, cela est considéré comme hak tochot et n'est pas valable.
Réponse
Le scribe doit avoir devant lui un autre livre dont il copie le Sefer Torah, car il est interdit d'écrire une seule lettre sans modèle écrit. Il doit également prononcer chaque mot à voix haute avant de l'écrire. Un scribe qui ne connaît pas par cœur les passages doit écrire les tefiline à partir d'un texte écrit. Le scribe n'est autorisé à écrire que s'il sait lire. S'il n'écrit pas à partir d'un texte écrit, il ne doit pas écrire de mémoire même si quelqu'un d'autre lui dicte, à moins qu'il ne répète lui-même le mot à voix haute.
Réponse
Les lettres doivent avoir la forme qui nous a été transmise. Si une lettre ressemble à une autre, par exemple un dalet qui ressemble à un zayin, ou un resh qui ressemble à un vav, le Sefer Torah, les tefiline ou la mezouza sont invalides. En cas de doute sur la modification de la forme d'une lettre, que ce soit dans sa forme (par exemple, un samekh qui ressemble à un mem) ou dans sa taille (par exemple, un vav dont la jambe est courte et ressemble à un yod), il faut montrer la lettre à un enfant qui n'est ni particulièrement intelligent ni particulièrement simple, et on décidera selon ce qu'il identifie.
Réponse
Si une partie d'une lettre ressemble à une autre lettre, mais que sa forme générale reste reconnaissable, elle est valide. Par exemple, une lettre kouf à laquelle on a ajouté une couronne à l'extrémité de son toit, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec un lamed, reste valable tant qu'elle ressemble globalement à un kouf. De même, une ayin avec un prolongement qui la fait ressembler à un tet est valide, ainsi que tout cas similaire.
Réponse
Une lettre écrite correctement, mais qui, à cause d'une modification dans la lettre voisine, semble être une autre lettre, reste valable. Par exemple, dans le mot 'pen' de la paracha de 'vehaya im shamoa', si le pe est très long, comme la longueur d'une noun, et que le mot ressemble à 'pez', la noun reste valable tant qu'elle a la taille habituelle d'une noun et qu'elle est comme les autres noun de cette écriture.
Réponse
Il n'y a pas d'invalidité due à l'ordre d'écriture dans un Sefer Torah. Ainsi, si l'on a sauté un mot ou une lettre, il est possible d'effacer plusieurs lettres, de resserrer l'écriture, puis d'écrire ce qui a été omis.
Réponse
Si la lettre alef a été écrite de sorte que le youd qui la compose est sous la forme d'un youd inversé, avec sa jambe gauche attachée au corps de la lettre, il ne faut pas la déclarer invalide, que ce soit dans un Sefer Torah ou dans des tefiline.
Réponse
Il est également permis de valider une lettre lamed dont le vav supérieur a été écrit sous la forme d'un vav inversé. De même, si le vav au-dessus du lamed est simplement un trait, il est permis de corriger les tefiline pour lui donner la forme d'un vav. Cela n'est pas considéré comme un problème d'ordre d'écriture. Si l'on trouve ce cas dans un Sefer Torah lors de la lecture, il n'est pas nécessaire de sortir un autre Sefer Torah. Par la suite, on corrigera afin que le lamed ait la forme correcte du vav.
Réponse
Il est également permis de valider un lamed dont le vav au-dessus est court et ressemble à un youd.
Réponse
De même, si le vav au-dessus du lamed a été écrit sous la forme d'un zayin au lieu d'un vav, il est permis de valider le Sefer Torah, et il n'est pas nécessaire d'en sortir un autre. Pour les tefiline et les mezouzot, il est permis d'être indulgent en corrigeant, et cela n'est pas considéré comme un problème d'ordre d'écriture.
Réponse
Des tefiline dont certaines lettres lamed sont écrites différemment des autres lamed sont valides, et il est permis de réciter la berakha sur elles.
Réponse
Le fait de montrer la forme d'une lettre à un enfant n'est utile que lorsqu'il y a un doute sur la forme de la lettre. Mais si l'on voit clairement que la lettre n'a pas la forme requise, elle est invalide, et il ne sert à rien que l'enfant la lise comme une lettre. De même, si l'on voit que la lettre est valide, il n'est pas nécessaire de la montrer à un enfant, et si on l'a fait et que l'enfant ne l'a pas lue correctement, la lettre reste valide et l'avis de l'enfant n'est pas pris en compte. Ainsi, si pendant la lecture de la Torah un chaliah tsibour doute de la forme d'une lettre et la montre à un enfant qui la lit comme une autre lettre, puis un sage vient et constate que la lettre est valide selon la halakha, on ne tient pas compte de la lecture de l'enfant et il n'est pas nécessaire de sortir un autre Sefer Torah.
Réponse
Si, dans des tefiline, on trouve que la tête de la lettre lamed de la deuxième ligne entre dans la lettre kaf finale de la première ligne, alors si la tête du lamed penche vers le côté droit de la kaf, près de sa jambe, c'est clairement valide. Mais si elle penche vers la gauche, au point de ressembler à la lettre hé, il faut la montrer à un enfant qui n'est ni trop intelligent ni trop ignorant ; si l'enfant la lit correctement, c'est valide. Sinon, si la lettre kaf est plus longue que la mesure requise, de sorte que si on en retirait une partie pour la ramener à la bonne taille, la tête du lamed se trouverait hors de la kaf, on peut valider. Sinon, il faut être strict, invalider et sortir un autre Sefer Torah. Dans un Sefer Torah, il faudra gratter la tête du lamed et la réécrire en dehors de la kaf, ce qui rendra le texte valide.
Réponse
Lorsqu'on fait appel à un enfant pour lire une lettre douteuse, il faut que l'enfant ne soit ni trop intelligent ni trop ignorant. Un enfant trop intelligent comprendrait le sens du texte ou reconnaîtrait le mot et déciderait de la lettre en fonction du contexte, et non de la forme de la lettre elle-même. Un enfant trop ignorant ne connaît pas bien les lettres et les lirait au hasard. L'enfant choisi doit bien connaître les lettres sans comprendre le sens du texte, et même s'il sait lire des mots, cela convient, généralement entre cinq et sept ans. S'il n'y a pas de garçon disponible, on peut montrer la lettre à une fille. Il ne faut pas montrer la lettre à un adulte, même si on lui cache les autres lettres avec un parchemin.
Réponse
Avant de demander à un enfant de lire une lettre douteuse, il faut d'abord vérifier qu'il reconnaît bien les lettres de cette écriture. Par exemple, si l'on doute qu'une lettre zayin ressemble à un vav, il faut lui montrer plusieurs zayin et plusieurs noun valides pour s'assurer qu'il les reconnaît, afin d'éviter d'invalider un Sefer Torah inutilement. Lors de cette vérification, il faut veiller à ce que l'enfant ne comprenne pas ce que l'on attend de lui, par exemple en ne lui montrant pas immédiatement la lettre douteuse après une lettre similaire, mais en lui montrant d'autres lettres avant de lui présenter la lettre en question.
Réponse
Si un scribe a laissé un espace vide entre deux versets équivalent à la largeur d'une lettre, ce Sefer Torah reste valide. Cependant, il est clair qu'il ne faut pas agir ainsi a priori lors de la rédaction d'un Sefer Torah.

