Questions pratiques
Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière
Réponse
Celui qui prie Cha'harit à la synagogue est autorisé à retirer son chapeau ou sa casquette et à rester avec une kippa, afin que les tefiline de la tête soient placés correctement. Il est même bon et juste d'agir ainsi, et telle est la coutume de nombreux fidèles et personnes pieuses. Cependant, lors de la Amida de Min'ha, ou lors de la lecture du Chema et de la prière d'Arvit, où l'on accepte sur soi le joug de la royauté céleste, il n'est pas correct d'enlever le chapeau ou la casquette et de prier uniquement avec la kippa sur la tête. De plus, cela apparaît comme de l'insolence envers le Ciel. Il convient donc de prier avec le chapeau ou la casquette, conformément à la préparation requise devant Hachem. À plus forte raison, pour le Birkat Hamazon, il est approprié et correct de porter un chapeau ou une casquette sur la tête, car il est dit qu'il faut se couvrir la tête ('itouf) pour le Birkat Hamazon. Celui qui va toujours avec une kippa seulement veillera à ce que la kippa couvre la majeure partie de sa tête ; alors il pourra réciter le Chema et prier avec la kippa. Si quelqu'un se trouve dans un endroit où il lui est impossible de se couvrir la tête et que le temps de la prière va passer, il lui est permis, même a priori, de prier la tête découverte.
Réponse
Les jeunes filles non mariées qui sortent sans se couvrir la tête, même dans l'espace public, et qui ont l'habitude de prier et de réciter les bénédictions sans se couvrir la tête, ainsi que cela se pratique dans les écoles religieuses "Beit Yaakov", il n'y a pas lieu de les réprimander, car elles ont sur quoi s'appuyer. Cependant, a priori, il convient de leur enseigner de se couvrir la tête lorsqu'elles récitent des bénédictions, prient ou étudient le Tanakh en mentionnant le Nom d'Hachem. Il est donc du devoir des responsables et directeurs des écoles "Beit Yaakov" et autres écoles religieuses de veiller à ce que les élèves se couvrent la tête lors des bénédictions, des prières et de l'étude du Tanakh. Il faut particulièrement insister sur ce point pendant la prière, et il convient de le faire avec douceur afin d'être entendu. Ils recevront la bénédiction d'Hachem. Cependant, il ne faut pas réprimander celles qui sont indulgentes, car elles ont sur quoi s'appuyer. Les femmes mariées, qui sont tenues de se couvrir la tête lorsqu'elles sortent dans l'espace public, n'ont pas le droit de réciter des bénédictions ou de prier chez elles sans se couvrir la tête. De même, lorsqu'elles lisent le Tanakh ou des textes similaires, elles doivent se couvrir la tête. Sur elles viendra la bénédiction.
Réponse
Il est interdit de réciter une bénédiction ou de prononcer le Nom d'Hachem la tête découverte. A plus forte raison, il est interdit de prier la Amida la tête découverte. Toutefois, si la kippa est tombée de la tête pendant la prière et que la personne ne s'en est pas rendu compte avant d'avoir terminé, a posteriori, sa prière est valable et il n'est pas nécessaire de recommencer. Même en dehors de la prière, il ne faut pas marcher quatre coudées la tête découverte, et même sans marcher, il est interdit de rester le temps de parcourir quatre coudées la tête découverte. Certains estiment que c'est une interdiction stricte, d'autres que c'est une mesure de piété. Bien que l'opinion principale soit que c'est une mesure de piété, de nos jours il convient d'être plus strict, car la couverture de la tête témoigne de l'appartenance au camp des observants de la Torah et des mitsvot. Ainsi, toute personne craignant Hachem doit veiller à se couvrir la tête en public, afin de marquer la différence entre celui qui sert Hachem et celui qui ne Le sert pas. Cela dépasse la simple mesure de piété : la kippa sur la tête d'une personne craignant Hachem est un symbole d'appartenance au camp religieux et de crainte du Ciel. Celui qui marche la tête découverte donne au contraire l'apparence d'une personne qui rejette le joug de la royauté céleste.
Réponse
Celui qui est contraint de rester assis la tête découverte, par exemple dans un tribunal non juif, a le droit de méditer des paroles de Torah. S'il entend une bénédiction de la part d'un ami, il lui est permis de répondre Amen la tête découverte.
Réponse
Il est permis de saluer son prochain, même si celui-ci a la tête découverte. Bien que les Sages aient enseigné que le Nom d'Hachem est "Chalom", il n'est pas considéré comme une faute de saluer quelqu'un qui devra répondre "Chalom" la tête découverte, car seule la mention du Nom d'Hachem ou d'Elohim est interdite dans cette situation, mais il est permis de dire "Chalom" la tête découverte.
Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere
Réponse
Celui qui prie doit veiller à ce que son corps soit propre. Ainsi, s'il ressent le besoin de se soulager, même s'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa (soit soixante-douze minutes), il ne devra pas, a priori, réciter la Amida avant de s'être soulagé. Si, malgré tout, il a prié alors qu'il avait besoin de se soulager pour un besoin important, et qu'il estime qu'il aurait pu se retenir pendant la durée d'une parsa, il est quitte a posteriori et n'a pas à recommencer la prière. Mais s'il estime qu'il n'aurait pas pu se retenir aussi longtemps, sa prière est considérée comme une prière abominable, et il doit la recommencer. Si le temps presse et qu'en attendant de se soulager il risque de manquer le temps de la prière ou du Chema, il lui est permis, même a priori, de prier tant qu'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa. Celui qui a besoin de se soulager pour un besoin mineur et a prié, sa prière est valable, même s'il n'aurait pas pu se retenir pendant la durée d'une parsa, et il n'a pas besoin de recommencer. S'il le souhaite, il est autorisé à recommencer la prière à titre de nedava (prière facultative). Cependant, a priori, même s'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa, dès qu'il ressent le besoin de se soulager, il ne doit pas prier.
Réponse
Celui qui a besoin de se soulager et peut se retenir pendant une heure et un cinquième, mais qui, en allant se soulager, manquerait la prière en communauté (sans pour autant manquer le temps de la prière), certains estiment qu'il est permis de s'attarder, même si cela fait manquer la prière en communauté. D'autres pensent qu'il ne faut pas manquer la prière en communauté tant qu'on peut se retenir pendant la durée d'une parsa, car dans ce cas la prière n'est pas considérée comme abominable. La règle principale suit la première opinion : il ne faut pas prier lorsqu'on a besoin de se soulager, même si l'on peut se retenir pendant la durée d'une parsa, même si cela fait manquer la prière en communauté. Après s'être soulagé, on priera seul avec un corps propre.
Réponse
La mesure de la durée d'une parsa mentionnée par les Sages dans ce contexte concerne le temps et non la distance réelle à parcourir. Ainsi, si quelqu'un sait que, même en restant assis, il peut se retenir pendant la durée d'une parsa et qu'il a prié, il est quitte a posteriori. De même, s'il voit que le temps de la prière va passer, il lui est permis, même a priori, de prier dans ce cas.
Réponse
Un chaliah tsibour qui a besoin de se soulager entre la prière silencieuse et la répétition, il lui est permis de poursuivre la répétition de la prière par respect pour l'assemblée. Il en est de même si on l'appelle à monter à la Torah alors qu'il a besoin de se soulager : il lui est permis de monter, puis il ira se soulager après. Tout cela s'applique s'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa. Mais s'il ne peut pas se retenir aussi longtemps, il y a un doute s'il lui est permis de prier a priori en tant que chaliah tsibour.
Réponse
Si quelqu'un s'est lavé les mains le matin et a ensuite détourné son attention, il doit se laver les mains à nouveau avant la prière s'il a de l'eau à disposition, même s'il ne constate aucune saleté. Il ne récitera pas de bénédiction sur cette nouvelle ablution. S'il n'a pas d'eau à disposition, il n'est pas nécessaire de se relaver les mains.
Réponse
Il est bon de donner la tsedaka avant la prière, comme il est écrit : « Moi, par la justice, je verrai Ta face ». Notre coutume est de donner la tsedaka au moment où l'on dit « Veyevarekh David », lors du passage « Veata moshel bakol ». Dans les endroits où l'on a l'habitude de collecter des dons au milieu du Chema ou pendant la lecture de la Torah, cela n'est pas correct, car cela perturbe la concentration de l'assemblée dans leur prière.
Réponse
Avant la tefila, il faut retirer toute salive ou mucosité, ainsi que tout élément susceptible de le distraire de sa kavana. Il faut également nettoyer les sécrétions du nez afin de pouvoir se concentrer dans sa tefila.
Réponse
Celui qui se tient dans la Amida et se rappelle qu'il a touché des parties couvertes du corps, ou qu'il s'est gratté la tête sous la couverture, ou qu'il a touché un endroit sale, il suffit de nettoyer ses mains avec tout ce qui nettoie, ou de les frotter contre un mur. Cependant, les sécrétions du nez et des narines ne sont pas considérées comme des excréments, mais il est préférable d'y faire attention, surtout au milieu de la tefila ou de l'étude.
Preparatifs pour la priere
Réponse
Selon le Choulhan Aroukh, il convient d'attendre une heure avant de se lever pour prier, afin de préparer son cœur devant Hachem, et une heure après la prière, pour ne pas donner l'impression que la prière est un fardeau dont on cherche à se débarrasser rapidement. Certains estiment qu'il suffit d'attendre un court moment, le temps de prendre conscience devant qui l'on s'apprête à prier. D'autres écrivent qu'à notre époque, le fait de réciter avant la prière des passages de la Torah, des Michna et des chants et louanges, cela équivaut à l'attente d'une heure avant la prière ; et après la prière, le fait de dire Achré et Kedoucha de Sidra, etc., équivaut à l'heure après la prière.
Réponse
Il est préférable de ne se tenir debout pour prier qu'avec crainte et humilité. Si l'on ne parvient pas à ressentir cette crainte et cette humilité, il faut au moins éviter de prier dans la légèreté, la plaisanterie ou en tenant des propos futiles. Il ne faut pas non plus prier dans un état de colère, mais plutôt dans la joie, par exemple après avoir entendu des paroles de consolation de la Torah proches du récit de la délivrance d'Égypte, ou après Tehila leDavid où il est écrit : « Il accomplit la volonté de ceux qui le craignent... Hachem protège tous ceux qui l'aiment. »
Réponse
Il ne faut pas, a priori, se lever pour prier après avoir étudié un sujet de halakha qui n'est pas clair pour soi, afin de ne pas être perturbé pendant la prière. Toutefois, si la communauté a déjà commencé la prière, on priera avec elle, d'autant plus à notre époque où la concentration dans la prière est moindre.
Réponse
Celui qui s'occupe des besoins de la communauté est exempté de la lecture du Chema et de la prière. Ainsi, s'il est occupé par ces besoins et que le temps du Chema et de la prière arrive, il ne doit pas interrompre son activité, même s'il voit que le temps va passer. Il terminera d'abord ses affaires, puis, s'il reste du temps, il récitera le Chema et priera. Si le temps est passé, certains disent qu'il est dispensé de la prière de rattrapage (tefila tachloumin) lors de la prière suivante, tandis que d'autres ne sont pas d'accord. Par conséquent, il priera la prière de rattrapage avec la prière suivante, à condition de la considérer comme une offrande volontaire (nedava).
Réponse
Il existe une discussion parmi les décisionnaires concernant les délégués d'institutions religieuses qui collectent des fonds pour leurs établissements : sont-ils dispensés de la prière et de la lecture du Chema lorsqu'ils sont absorbés par la collecte de dons, ou non ? Certains les en dispensent, et ils ne devront prier et lire le Chema qu'après avoir terminé, s'il reste du temps pour lire. D'autres estiment que cela ne s'appliquait qu'aux générations précédentes, où l'on agissait entièrement pour le Ciel. Si la collecte n'est pas entièrement faite pour le Ciel, ils ne sont pas dispensés de la lecture du Chema et de la prière. D'autres les dispensent même si ce n'est pas entièrement pour le Ciel, par exemple s'ils reçoivent un pourcentage des fonds collectés pour les yeshivot et ont une double intention de façon égale. Quoi qu'il en soit, même selon ceux qui les dispensent de la lecture du Chema et de la prière, le délégué doit s'efforcer de ne pas se dispenser de l'obligation de la prière, car ainsi il réussira davantage dans sa mission sacrée.
Position des pieds pendant la priere
Réponse
Il faut rapprocher ses pieds l’un contre l’autre pendant la tefila, de façon à ce qu’ils paraissent comme un seul pied, et il ne suffit pas que seuls les talons se touchent. Toutefois, a posteriori, même si l’on n’a pas du tout rapproché ses pieds, on est quitte. Il est également bon de rapprocher ses pieds lors de la Kedoucha avec le chaliah tsibour. Cependant, une personne âgée ou malade, pour qui il est très difficile de rapprocher ses pieds, peut prier même a priori sans les rapprocher. Celui qui prie dans un train ou en déplacement doit, a priori, coller ses pieds l’un à l’autre pour prier, mais s’il ne peut pas, il ne doit pas annuler la tefila pour cela ; il vaut mieux prier debout avec les pieds écartés que de prier assis avec les pieds joints.
Réponse
Pendant la Amida, on pose ses mains l’une sur l’autre sur le cœur, la main droite sur la main gauche, et l’on se tient comme un serviteur devant son maître, avec crainte, respect et peur. Il ne faut pas poser ses mains sur les hanches, car cela est un signe d’orgueil. Cependant, de nos jours, beaucoup n’ont pas l’usage de poser les mains sur le cœur, et on peut justifier leur pratique, surtout lorsqu’ils tiennent un sidour. En tout cas, il faut veiller à ne pas croiser les mains derrière le dos, car même aujourd’hui, ce n’est pas une manière de se tenir devant des personnalités importantes.

