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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière

Est-il permis d'enlever son chapeau pour prier Cha'harit à la synagogue afin de bien placer les tefiline de la tête ?
Lors de la Amida de Min'ha ou d'Arvit, peut-on prier uniquement avec une kippa sans chapeau ?
Pour le Birkat Hamazon, faut-il porter un chapeau ou une casquette sur la tête ?
Si une personne porte toujours seulement une kippa, quelles sont les conditions pour qu'elle puisse prier ainsi ?
Est-il permis de prier la tête découverte si l'on se trouve dans un endroit où il est impossible de se couvrir la tête et que le temps de la prière va passer ?
Réponse

Celui qui prie Cha'harit à la synagogue est autorisé à retirer son chapeau ou sa casquette et à rester avec une kippa, afin que les tefiline de la tête soient placés correctement. Il est même bon et juste d'agir ainsi, et telle est la coutume de nombreux fidèles et personnes pieuses. Cependant, lors de la Amida de Min'ha, ou lors de la lecture du Chema et de la prière d'Arvit, où l'on accepte sur soi le joug de la royauté céleste, il n'est pas correct d'enlever le chapeau ou la casquette et de prier uniquement avec la kippa sur la tête. De plus, cela apparaît comme de l'insolence envers le Ciel. Il convient donc de prier avec le chapeau ou la casquette, conformément à la préparation requise devant Hachem. À plus forte raison, pour le Birkat Hamazon, il est approprié et correct de porter un chapeau ou une casquette sur la tête, car il est dit qu'il faut se couvrir la tête ('itouf) pour le Birkat Hamazon. Celui qui va toujours avec une kippa seulement veillera à ce que la kippa couvre la majeure partie de sa tête ; alors il pourra réciter le Chema et prier avec la kippa. Si quelqu'un se trouve dans un endroit où il lui est impossible de se couvrir la tête et que le temps de la prière va passer, il lui est permis, même a priori, de prier la tête découverte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 91 - Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière, Halakha 7)
Les jeunes filles non mariées doivent-elles se couvrir la tête pour prier ou réciter des bénédictions ?
Est-il permis à une femme mariée de prier ou de réciter des bénédictions chez elle sans se couvrir la tête ?
Que doivent faire les responsables des écoles religieuses concernant la couverture de la tête des élèves pendant la prière ou l'étude du Tanakh ?
Réponse

Les jeunes filles non mariées qui sortent sans se couvrir la tête, même dans l'espace public, et qui ont l'habitude de prier et de réciter les bénédictions sans se couvrir la tête, ainsi que cela se pratique dans les écoles religieuses "Beit Yaakov", il n'y a pas lieu de les réprimander, car elles ont sur quoi s'appuyer. Cependant, a priori, il convient de leur enseigner de se couvrir la tête lorsqu'elles récitent des bénédictions, prient ou étudient le Tanakh en mentionnant le Nom d'Hachem. Il est donc du devoir des responsables et directeurs des écoles "Beit Yaakov" et autres écoles religieuses de veiller à ce que les élèves se couvrent la tête lors des bénédictions, des prières et de l'étude du Tanakh. Il faut particulièrement insister sur ce point pendant la prière, et il convient de le faire avec douceur afin d'être entendu. Ils recevront la bénédiction d'Hachem. Cependant, il ne faut pas réprimander celles qui sont indulgentes, car elles ont sur quoi s'appuyer. Les femmes mariées, qui sont tenues de se couvrir la tête lorsqu'elles sortent dans l'espace public, n'ont pas le droit de réciter des bénédictions ou de prier chez elles sans se couvrir la tête. De même, lorsqu'elles lisent le Tanakh ou des textes similaires, elles doivent se couvrir la tête. Sur elles viendra la bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 91 - Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière, Halakha 8)
Est-il permis de réciter une bénédiction ou de prononcer le Nom d'Hachem la tête découverte ?
Si la kippa tombe pendant la prière et que la personne ne s'en rend compte qu'après avoir terminé, doit-elle recommencer la prière ?
Est-il permis de marcher ou de rester la tête découverte, même en dehors de la prière ?
Réponse

Il est interdit de réciter une bénédiction ou de prononcer le Nom d'Hachem la tête découverte. A plus forte raison, il est interdit de prier la Amida la tête découverte. Toutefois, si la kippa est tombée de la tête pendant la prière et que la personne ne s'en est pas rendu compte avant d'avoir terminé, a posteriori, sa prière est valable et il n'est pas nécessaire de recommencer. Même en dehors de la prière, il ne faut pas marcher quatre coudées la tête découverte, et même sans marcher, il est interdit de rester le temps de parcourir quatre coudées la tête découverte. Certains estiment que c'est une interdiction stricte, d'autres que c'est une mesure de piété. Bien que l'opinion principale soit que c'est une mesure de piété, de nos jours il convient d'être plus strict, car la couverture de la tête témoigne de l'appartenance au camp des observants de la Torah et des mitsvot. Ainsi, toute personne craignant Hachem doit veiller à se couvrir la tête en public, afin de marquer la différence entre celui qui sert Hachem et celui qui ne Le sert pas. Cela dépasse la simple mesure de piété : la kippa sur la tête d'une personne craignant Hachem est un symbole d'appartenance au camp religieux et de crainte du Ciel. Celui qui marche la tête découverte donne au contraire l'apparence d'une personne qui rejette le joug de la royauté céleste.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 91 - Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière, Halakha 9)
Est-il permis de méditer des paroles de Torah lorsqu'on est obligé de rester la tête découverte, comme dans un tribunal non juif ?
Peut-on répondre Amen à une bénédiction entendue alors qu'on a la tête découverte par contrainte ?
Réponse

Celui qui est contraint de rester assis la tête découverte, par exemple dans un tribunal non juif, a le droit de méditer des paroles de Torah. S'il entend une bénédiction de la part d'un ami, il lui est permis de répondre Amen la tête découverte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 91 - Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière, Halakha 10)
Est-il permis de saluer quelqu'un qui a la tête découverte, même si cela l'amène à répondre "Chalom" dans cette situation ?
La mention du mot "Chalom" est-elle interdite la tête découverte comme le Nom d'Hachem ?
Réponse

Il est permis de saluer son prochain, même si celui-ci a la tête découverte. Bien que les Sages aient enseigné que le Nom d'Hachem est "Chalom", il n'est pas considéré comme une faute de saluer quelqu'un qui devra répondre "Chalom" la tête découverte, car seule la mention du Nom d'Hachem ou d'Elohim est interdite dans cette situation, mais il est permis de dire "Chalom" la tête découverte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 91 - Serrer sa ceinture et se couvrir la tête pendant la prière, Halakha 11)
Lois de la prière

Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere

Faut-il prier la Amida si l'on ressent le besoin de se soulager, même si l'on peut se retenir pendant soixante-douze minutes ?
Que faire si l'on a prié la Amida alors qu'on avait besoin d'un besoin important, mais qu'on pouvait se retenir pendant la durée d'une parsa ?
Est-il permis de prier la Amida si le temps de la prière ou du Chema risque de passer avant de pouvoir se soulager ?
Réponse

Celui qui prie doit veiller à ce que son corps soit propre. Ainsi, s'il ressent le besoin de se soulager, même s'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa (soit soixante-douze minutes), il ne devra pas, a priori, réciter la Amida avant de s'être soulagé. Si, malgré tout, il a prié alors qu'il avait besoin de se soulager pour un besoin important, et qu'il estime qu'il aurait pu se retenir pendant la durée d'une parsa, il est quitte a posteriori et n'a pas à recommencer la prière. Mais s'il estime qu'il n'aurait pas pu se retenir aussi longtemps, sa prière est considérée comme une prière abominable, et il doit la recommencer. Si le temps presse et qu'en attendant de se soulager il risque de manquer le temps de la prière ou du Chema, il lui est permis, même a priori, de prier tant qu'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa. Celui qui a besoin de se soulager pour un besoin mineur et a prié, sa prière est valable, même s'il n'aurait pas pu se retenir pendant la durée d'une parsa, et il n'a pas besoin de recommencer. S'il le souhaite, il est autorisé à recommencer la prière à titre de nedava (prière facultative). Cependant, a priori, même s'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa, dès qu'il ressent le besoin de se soulager, il ne doit pas prier.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 1)
Faut-il préférer prier en communauté ou attendre de se soulager si l'on ressent le besoin, même si l'on peut se retenir pendant la durée d'une parsa ?
Est-il permis de prier en communauté lorsqu'on a besoin de se soulager, si l'on peut se retenir pendant soixante-douze minutes ?
Réponse

Celui qui a besoin de se soulager et peut se retenir pendant une heure et un cinquième, mais qui, en allant se soulager, manquerait la prière en communauté (sans pour autant manquer le temps de la prière), certains estiment qu'il est permis de s'attarder, même si cela fait manquer la prière en communauté. D'autres pensent qu'il ne faut pas manquer la prière en communauté tant qu'on peut se retenir pendant la durée d'une parsa, car dans ce cas la prière n'est pas considérée comme abominable. La règle principale suit la première opinion : il ne faut pas prier lorsqu'on a besoin de se soulager, même si l'on peut se retenir pendant la durée d'une parsa, même si cela fait manquer la prière en communauté. Après s'être soulagé, on priera seul avec un corps propre.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 2)
La mesure de la parsa dans les lois sur le besoin de se soulager avant la prière concerne-t-elle la distance ou le temps ?
Si l'on peut se retenir pendant la durée d'une parsa en restant assis, la prière est-elle valable a posteriori ?
Réponse

La mesure de la durée d'une parsa mentionnée par les Sages dans ce contexte concerne le temps et non la distance réelle à parcourir. Ainsi, si quelqu'un sait que, même en restant assis, il peut se retenir pendant la durée d'une parsa et qu'il a prié, il est quitte a posteriori. De même, s'il voit que le temps de la prière va passer, il lui est permis, même a priori, de prier dans ce cas.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 3)
Un chaliah tsibour qui a besoin de se soulager peut-il poursuivre la répétition de la prière ?
Est-il permis de monter à la Torah si l'on a besoin de se soulager, à condition de pouvoir se retenir pendant la durée d'une parsa ?
Réponse

Un chaliah tsibour qui a besoin de se soulager entre la prière silencieuse et la répétition, il lui est permis de poursuivre la répétition de la prière par respect pour l'assemblée. Il en est de même si on l'appelle à monter à la Torah alors qu'il a besoin de se soulager : il lui est permis de monter, puis il ira se soulager après. Tout cela s'applique s'il peut se retenir pendant la durée d'une parsa. Mais s'il ne peut pas se retenir aussi longtemps, il y a un doute s'il lui est permis de prier a priori en tant que chaliah tsibour.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 4)
Faut-il se relaver les mains avant la prière si l'on s'est déjà lavé le matin mais qu'on a détourné son attention ?
Doit-on réciter une bénédiction sur le netilat yadayim lorsqu'on se relave les mains avant la prière après avoir détourné son attention depuis le lavage du matin ?
Réponse

Si quelqu'un s'est lavé les mains le matin et a ensuite détourné son attention, il doit se laver les mains à nouveau avant la prière s'il a de l'eau à disposition, même s'il ne constate aucune saleté. Il ne récitera pas de bénédiction sur cette nouvelle ablution. S'il n'a pas d'eau à disposition, il n'est pas nécessaire de se relaver les mains.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 5)
Est-il recommandé de donner la tsedaka avant la prière ?
À quel moment de la prière est-il d'usage de donner la tsedaka selon la coutume ?
Est-il approprié de collecter des dons pendant la lecture du Chema ou de la Torah ?
Réponse

Il est bon de donner la tsedaka avant la prière, comme il est écrit : « Moi, par la justice, je verrai Ta face ». Notre coutume est de donner la tsedaka au moment où l'on dit « Veyevarekh David », lors du passage « Veata moshel bakol ». Dans les endroits où l'on a l'habitude de collecter des dons au milieu du Chema ou pendant la lecture de la Torah, cela n'est pas correct, car cela perturbe la concentration de l'assemblée dans leur prière.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 6)
Faut-il retirer la salive ou les mucosités avant de commencer la tefila ?
Est-il nécessaire de nettoyer les sécrétions du nez avant la tefila pour mieux se concentrer ?
Réponse

Avant la tefila, il faut retirer toute salive ou mucosité, ainsi que tout élément susceptible de le distraire de sa kavana. Il faut également nettoyer les sécrétions du nez afin de pouvoir se concentrer dans sa tefila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 7)
Que doit faire une personne qui, pendant la Amida, se souvient avoir touché une partie couverte du corps ou un endroit sale ?
Est-il suffisant de frotter ses mains contre un mur si l'on a touché un endroit sale pendant la Amida ?
Les sécrétions du nez sont-elles considérées comme des excréments pendant la tefila ou l'étude ?
Réponse

Celui qui se tient dans la Amida et se rappelle qu'il a touché des parties couvertes du corps, ou qu'il s'est gratté la tête sous la couverture, ou qu'il a touché un endroit sale, il suffit de nettoyer ses mains avec tout ce qui nettoie, ou de les frotter contre un mur. Cependant, les sécrétions du nez et des narines ne sont pas considérées comme des excréments, mais il est préférable d'y faire attention, surtout au milieu de la tefila ou de l'étude.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 92 - Lois de la conduite aux toilettes et preparatifs avant la priere, Halakha 8)
Lois de la prière

Preparatifs pour la priere

Faut-il attendre une heure avant et après la prière selon le Choulhan Aroukh ?
Est-il suffisant de prendre seulement un court moment pour se préparer à la prière ?
La récitation de passages de Torah et de Michna avant la prière remplace-t-elle l'attente d'une heure recommandée avant la prière ?
Réponse

Selon le Choulhan Aroukh, il convient d'attendre une heure avant de se lever pour prier, afin de préparer son cœur devant Hachem, et une heure après la prière, pour ne pas donner l'impression que la prière est un fardeau dont on cherche à se débarrasser rapidement. Certains estiment qu'il suffit d'attendre un court moment, le temps de prendre conscience devant qui l'on s'apprête à prier. D'autres écrivent qu'à notre époque, le fait de réciter avant la prière des passages de la Torah, des Michna et des chants et louanges, cela équivaut à l'attente d'une heure avant la prière ; et après la prière, le fait de dire Achré et Kedoucha de Sidra, etc., équivaut à l'heure après la prière.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 93 - Preparatifs pour la priere, Halakha 1)
Dans quel état d'esprit est-il préférable de se tenir pour prier ?
Est-il permis de prier en étant en colère ou dans la légèreté ?
Quel type de joie est recommandé avant de prier l'Amida selon la Halakha, et dans quelles circonstances cette joie doit-elle être ressentie ?
Réponse

Il est préférable de ne se tenir debout pour prier qu'avec crainte et humilité. Si l'on ne parvient pas à ressentir cette crainte et cette humilité, il faut au moins éviter de prier dans la légèreté, la plaisanterie ou en tenant des propos futiles. Il ne faut pas non plus prier dans un état de colère, mais plutôt dans la joie, par exemple après avoir entendu des paroles de consolation de la Torah proches du récit de la délivrance d'Égypte, ou après Tehila leDavid où il est écrit : « Il accomplit la volonté de ceux qui le craignent... Hachem protège tous ceux qui l'aiment. »

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 93 - Preparatifs pour la priere, Halakha 2)
Est-il conseillé de prier juste après avoir étudié un sujet de halakha qui n'est pas clair ?
Que doit-on faire si la communauté commence la prière alors qu'on vient d'étudier un sujet complexe ?
Réponse

Il ne faut pas, a priori, se lever pour prier après avoir étudié un sujet de halakha qui n'est pas clair pour soi, afin de ne pas être perturbé pendant la prière. Toutefois, si la communauté a déjà commencé la prière, on priera avec elle, d'autant plus à notre époque où la concentration dans la prière est moindre.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 93 - Preparatifs pour la priere, Halakha 3)
Une personne occupée aux besoins de la communauté doit-elle interrompre son activité pour la lecture du Chema et la prière ?
Que faire si le temps de la prière est passé à cause de l'occupation pour la communauté ?
Comment doit-on procéder pour la prière de rattrapage (tefila tachloumin) lorsqu'on a manqué la prière parce qu'on était occupé par les besoins de la communauté ?
Réponse

Celui qui s'occupe des besoins de la communauté est exempté de la lecture du Chema et de la prière. Ainsi, s'il est occupé par ces besoins et que le temps du Chema et de la prière arrive, il ne doit pas interrompre son activité, même s'il voit que le temps va passer. Il terminera d'abord ses affaires, puis, s'il reste du temps, il récitera le Chema et priera. Si le temps est passé, certains disent qu'il est dispensé de la prière de rattrapage (tefila tachloumin) lors de la prière suivante, tandis que d'autres ne sont pas d'accord. Par conséquent, il priera la prière de rattrapage avec la prière suivante, à condition de la considérer comme une offrande volontaire (nedava).

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 93 - Preparatifs pour la priere, Halakha 4)
Les délégués qui collectent des fonds pour des institutions religieuses sont-ils dispensés de la prière et de la lecture du Chema pendant leur mission ?
La dispense de la prière pour les collecteurs de fonds s'applique-t-elle même s'ils reçoivent un pourcentage des dons ?
Quel comportement le délégué chargé de collecter des fonds pour une institution religieuse doit-il adopter concernant la prière, même selon les avis qui le dispensent de la prière et du Chema pendant la collecte ?
Réponse

Il existe une discussion parmi les décisionnaires concernant les délégués d'institutions religieuses qui collectent des fonds pour leurs établissements : sont-ils dispensés de la prière et de la lecture du Chema lorsqu'ils sont absorbés par la collecte de dons, ou non ? Certains les en dispensent, et ils ne devront prier et lire le Chema qu'après avoir terminé, s'il reste du temps pour lire. D'autres estiment que cela ne s'appliquait qu'aux générations précédentes, où l'on agissait entièrement pour le Ciel. Si la collecte n'est pas entièrement faite pour le Ciel, ils ne sont pas dispensés de la lecture du Chema et de la prière. D'autres les dispensent même si ce n'est pas entièrement pour le Ciel, par exemple s'ils reçoivent un pourcentage des fonds collectés pour les yeshivot et ont une double intention de façon égale. Quoi qu'il en soit, même selon ceux qui les dispensent de la lecture du Chema et de la prière, le délégué doit s'efforcer de ne pas se dispenser de l'obligation de la prière, car ainsi il réussira davantage dans sa mission sacrée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 93 - Preparatifs pour la priere, Halakha 5)
Lois de la prière

Position des pieds pendant la priere

Comment doit-on positionner ses pieds pendant la tefila selon la halakha ?
Est-on quitte si l’on n’a pas rapproché ses pieds pendant la tefila ?
Une personne âgée ou malade doit-elle absolument rapprocher ses pieds pendant la tefila ?
Réponse

Il faut rapprocher ses pieds l’un contre l’autre pendant la tefila, de façon à ce qu’ils paraissent comme un seul pied, et il ne suffit pas que seuls les talons se touchent. Toutefois, a posteriori, même si l’on n’a pas du tout rapproché ses pieds, on est quitte. Il est également bon de rapprocher ses pieds lors de la Kedoucha avec le chaliah tsibour. Cependant, une personne âgée ou malade, pour qui il est très difficile de rapprocher ses pieds, peut prier même a priori sans les rapprocher. Celui qui prie dans un train ou en déplacement doit, a priori, coller ses pieds l’un à l’autre pour prier, mais s’il ne peut pas, il ne doit pas annuler la tefila pour cela ; il vaut mieux prier debout avec les pieds écartés que de prier assis avec les pieds joints.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 95 - Position des pieds pendant la priere, Halakha 1)
Comment doit-on placer ses mains pendant la Amida ?
Est-il permis de croiser les mains derrière le dos pendant la Amida ?
Peut-on justifier ceux qui ne posent pas les mains sur le cœur pendant la Amida ?
Réponse

Pendant la Amida, on pose ses mains l’une sur l’autre sur le cœur, la main droite sur la main gauche, et l’on se tient comme un serviteur devant son maître, avec crainte, respect et peur. Il ne faut pas poser ses mains sur les hanches, car cela est un signe d’orgueil. Cependant, de nos jours, beaucoup n’ont pas l’usage de poser les mains sur le cœur, et on peut justifier leur pratique, surtout lorsqu’ils tiennent un sidour. En tout cas, il faut veiller à ne pas croiser les mains derrière le dos, car même aujourd’hui, ce n’est pas une manière de se tenir devant des personnalités importantes.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 95 - Position des pieds pendant la priere, Halakha 2)