Questions pratiques
Moment de l’allumage des bougies
Réponse
C'est pourquoi, les femmes qui allument les bougies de Chabbat et souhaitent ensuite se rendre au Kotel ou aller s'immerger au mikvé pour une immersion de mitsva, doivent veiller à ce que l'allumage ait lieu une demi-heure avant le coucher du soleil, et seulement alors elles peuvent allumer puis partir immédiatement, à condition que le trajet soit court. Les femmes ashkénazes doivent stipuler avant cet allumage qu'elles n'acceptent pas le Chabbat lors de l'allumage. Les femmes séfarades n'ont pas besoin de faire cette stipulation, mais il est bon et juste qu'elles la fassent également. Si une femme a allumé après le plag haminha, mais avant la demi-heure précédant le coucher du soleil, elle ne peut pas voyager ni accomplir de mélakha après l'allumage, car dans ce cas, elle accepte obligatoirement le Chabbat lors de l'allumage. Ainsi, si elle doit se rendre au mikvé, son mari ou un autre membre de la maison allumera les bougies au moment de l'allumage. Même si les bougies ont été allumées alors qu'il faisait encore jour, il est recommandé de retarder le repas du soir de Chabbat jusqu'à la sortie des étoiles. Il existe une opinion permissive en cas de nécessité, surtout pour un déplacement en vue d'une immersion, permettant d'allumer les bougies à partir du plag haminha, en stipulant qu'on n'accepte pas le Chabbat, puis de partir au mikvé.
Réponse
Le moment idéal pour allumer les bougies de Chabbat, la veille de Chabbat, est environ vingt minutes avant le coucher du soleil. Cette coutume s'applique aussi à Jérusalem selon le minhag des Séfarades et des communautés orientales. En cas de nécessité, il est possible d'allumer les bougies environ dix minutes avant le coucher du soleil. Il n'est pas nécessaire de se montrer plus strict et d'adopter la coutume de Jérusalem, telle qu'imprimée dans certains calendriers selon l'avis du Rav Toktchinski, d'allumer quarante minutes avant le coucher du soleil, car cela n'a aucun fondement dans la halakha. Ainsi agissaient le Rav auteur du Kaf Ha'haïm et le Gaon Rabbi Ezra Attiya, qui allumaient les bougies environ vingt minutes avant le coucher du soleil. En particulier pour Chabbat Hanouka, il est préférable de retarder l'allumage des bougies de Chabbat jusqu'à environ dix minutes avant le coucher du soleil, car la durée de la tossefet Chabbat n'a pas de mesure fixe, et il suffit d'ajouter quelques instants avant le coucher du soleil. Un Séfarade qui a pris l'habitude d'allumer les bougies quarante minutes avant le coucher du soleil, pensant que c'est la coutume de Jérusalem, peut revenir sur cette pratique. Selon la halakha, il n'a pas besoin de faire une annulation formelle de son vœu pour abandonner cette coutume, car il s'agit d'une erreur, mais il est néanmoins recommandé de faire une annulation devant trois personnes et de regretter de ne pas avoir précisé "sans engagement".
Réponse
Les femmes sont également tenues à la mitsva d'ajouter du temps au Chabbat et aux jours de fête. Il convient donc qu'une femme accepte le Chabbat un certain temps avant le coucher du soleil, afin d'ajouter du profane au sacré. Les femmes ashkénazes acceptent le Chabbat lors de l'allumage des bougies.
Réponse
Si une bougie a été allumée à la maison alors qu'il faisait encore jour, avant le plag haminha, même si elle a été allumée en l'honneur du Chabbat et même si l'on a accepté le Chabbat lors de cet allumage, il faut l'éteindre et la rallumer sans bénédiction lorsque le moment de l'allumage arrive, afin que l'allumage soit clairement en l'honneur du Chabbat. Si la bougie a été allumée à partir du plag haminha sans accepter le Chabbat lors de l'allumage, bien que cela ne soit pas conforme à la règle, il n'est pas nécessaire de l'éteindre et de la rallumer. Si la bougie a été allumée à partir du plag haminha sans bénédiction et sans acceptation du Chabbat, il faudra l'éteindre et la rallumer au moment de l'allumage, sans bénédiction. Tout cela concerne la bougie réservée à l'allumage de Chabbat, mais pour les autres bougies de la maison et l'électricité, on peut les allumer quand on veut.
Réponse
Il ne faut pas retarder l'allumage des bougies jusqu'à l'approche du coucher du soleil, de peur de dépasser le temps et de ne plus pouvoir allumer. Si une femme a été retardée pour allumer les bougies pour une raison quelconque, et qu'elle sait avec certitude que le soleil ne s'est pas encore couché, elle doit allumer les bougies avec bénédiction. Mais si elle a un doute sur le moment du coucher du soleil, ou si elle n'est pas sûre de la précision de sa montre, il est interdit de risquer une profanation du Chabbat, et il vaut mieux rester dans l'obscurité et ne pas accomplir la mitsva de l'allumage, plutôt que de risquer de profaner le Chabbat en allumant. Si le mari voit que sa femme tarde à allumer les bougies, pour quelque raison que ce soit, et qu'il craint une profanation du Chabbat, il vaut mieux qu'il allume lui-même, même si sa femme s'y oppose. Il est donc une mitsva d'encourager les membres de sa maison à terminer leurs préparatifs et à allumer les bougies à temps, comme l'ont dit nos Sages : trois choses qu'une personne doit dire dans sa maison à la veille de Chabbat à l'approche de la nuit, dont "allumez la bougie". Après avoir dit cela, il n'est pas nécessaire d'attendre de voir les membres de la maison allumer les bougies, mais il est permis d'aller à la synagogue pour prier minha.
Réponse
Si une femme a oublié d’allumer les bougies de Chabbat et s’en souvient pendant le temps de bein hachmachot, qui correspond à treize minutes et demie en heures saisonnières, elle peut demander à un non-juif d’allumer les bougies en l’honneur de Chabbat. Cependant, elle ne récitera pas de berakha sur cet allumage. Il est permis d’allumer toutes les bougies comme chaque veille de Chabbat. Même si elle a explicitement accepté Chabbat, elle peut demander à un non-juif d’allumer la bougie. Cela reste permis même si la majorité de la communauté a déjà accepté Chabbat, ou si elle-même a accepté Chabbat avec la communauté, ou même s’il n’y a qu’une seule synagogue dans la ville et que Chabbat a déjà été accepté, tant que l’on est encore dans le temps de bein hachmachot. A plus forte raison, si son mari a accepté Chabbat, elle peut demander à un non-juif d’allumer la bougie. Toutefois, si la lumière électrique est déjà allumée dans la maison, il est interdit de demander à un non-juif d’allumer les bougies. Après la sortie des étoiles, il n’est en aucun cas permis d’agir ainsi.
Acceptation de Chabbat lors de l’allumage
Réponse
Certains disent que dès qu'une femme a allumé les bougies de Chabbat, il s'applique à elle un supplément de Chabbat, du profane au sacré, comme si elle avait accepté sur elle le Chabbat, et il lui est interdit d'accomplir une melakha. Il lui est également interdit de manger ou de boire avant le kiddouch, même si le jour est encore grand. C'est pourquoi certaines femmes, après avoir récité la bénédiction et allumé la bougie, ne soufflent pas la flamme de l'allumette avec laquelle elles ont allumé, mais la jettent à terre pour qu'elle s'éteigne d'elle-même. D'autres sont encore plus strictes et ne prient pas minha après l'allumage des bougies de Chabbat, de peur que, ayant déjà sanctifié le jour, elles ne fassent une prière de semaine en un temps déjà consacré. Cependant, la majorité des décisionnaires, ainsi que Maran du Choulhan Aroukh, estiment que l'acceptation du Chabbat n'est pas du tout liée à l'allumage, et donc la femme est autorisée à accomplir toute melakha et à goûter même après l'allumage des bougies, tant que le soleil n'est pas couché. C'est cette opinion qui fait loi. Néanmoins, il est bon que la femme fasse une condition et exprime qu'elle ne souhaite pas accepter le Chabbat lors de l'allumage des bougies du vendredi soir, et il suffit de faire cette condition une fois par an. Si elle a oublié de faire cette condition, elle est autorisée à accomplir une melakha nécessaire après l'allumage, et à plus forte raison, elle peut prier minha. Malgré tout, il est préférable, a priori, que la femme prie minha avant d'allumer les bougies, mais si elle a oublié de prier d'abord, ou si le temps est court, il lui est permis de prier minha après l'allumage des bougies, même après le coucher du soleil, dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher. Il lui est également permis de recouvrir le plat chaud après l'allumage des bougies.
Réponse
Une femme qui a allumé les bougies et accepté sur elle le Chabbat, puis se rappelle qu'elle a oublié de prélever la halla ou de prélever la dîme sur les fruits et légumes, est autorisée à le faire avant la sortie des étoiles, même si elle a l'habitude d'accepter le Chabbat lors de l'allumage. À plus forte raison, un homme qui a allumé les bougies de Chabbat est autorisé à prélever la terouma et la maasser sur les fruits et légumes après l'allumage, tant que Chabbat n'est pas encore entré.
Réponse
Un homme qui a allumé les bougies de Chabbat a le droit d'accomplir une mélakha après l'allumage. Il n'est même pas nécessaire qu'il formule une condition préalable pour ne pas accepter le Chabbat lors de l'allumage, car il n'est pas d'usage pour un homme d'accepter le Chabbat à ce moment-là. À plus forte raison, il lui est permis de prier minha après avoir allumé les bougies. Toutefois, celui qui souhaite formuler une condition une fois par an pour ne pas accepter le Chabbat lors de l'allumage des bougies, cela est digne de bénédiction.
Réponse
Une femme qui a allumé les bougies le vendredi, puis se rappelle qu'elle a mangé environ une demi-heure avant l'allumage et n'a pas encore récité le birkat hamazon, ne doit pas mentionner "retse vehachalitsenu" dans le birkat hamazon qu'elle récitera après l'allumage. Même les femmes ashkénazes qui ont l'habitude d'accepter le Chabbat lors de l'allumage ne doivent pas mentionner "retse vehachalitsenu" dans le birkat hamazon qu'elles récitent pour un repas pris avant l'acceptation du Chabbat.
Réponse
Une femme qui a allumé les bougies de Chabbat et qui a soif après l'allumage est autorisée à boire jusqu'au coucher du soleil.
Réponse
Si le roch hodech tombe un vendredi et que l'on a oublié de dire "yaale ve-yavo" à minha, puis que l'on s'en souvient le soir de Chabbat ou après avoir accepté le Chabbat en répondant "barhou" avec la communauté, il n'est pas possible de rattraper cette prière en tant que tashloumim (prière de remplacement), sauf à la condition de la faire en tant que prière volontaire (nedava). Or, selon le Rambam et Maran, il est interdit de faire une prière volontaire le Chabbat ou un jour de fête. Par conséquent, il ne faut pas faire de tashloumim, mais il convient de se concentrer sur la bénédiction "me'ein sheva" que l'on entend du chaliah tsibour, et cela suffit. Tout cela s'applique si l'on s'en souvient le soir de Chabbat ou après avoir accepté le Chabbat avec la communauté en répondant "barhou". Mais si l'on a accepté le Chabbat individuellement, il est permis de prier minha tant que le temps de la prière n'est pas passé.
Endroit où allumer les bougies
Réponse
Il est une mitsva d’allumer les bougies près de la table sur laquelle on prend le repas du vendredi soir, afin de sanctifier et de manger à leur lumière, ce qui fait partie du oneg Chabbat. L’essentiel de la mitsva d’allumer les bougies de Chabbat, la veille de Chabbat, concerne la pièce où l’on mange. Selon la stricte halakha, il n’y a pas d’obligation d’allumer dans les autres pièces de la maison. Toutefois, si le mari souhaite allumer une bougie dans la chambre à coucher, il en a le droit, qu’il soit béni, mais il n’est pas permis de réciter la berakha pour cela. Par ailleurs, si l’on préfère sanctifier et manger dans la cour ou sur le balcon à la lumière de la lune, parce qu’il y a des mouches dans la pièce, on sanctifiera et mangera dans la cour, même si l’on ne voit pas les bougies depuis cet endroit, car les bougies sont prescrites pour le plaisir et non pour la gêne. Il faut toutefois bénéficier de la lumière des bougies au moins quelque temps, même court, car si l’on n’en profite pas du tout, la berakha est vaine.
Réponse
Selon la stricte halakha, il n’est pas nécessaire d’allumer dans toutes les pièces de la maison ; il suffit d’allumer dans la pièce où l’on mange, surtout de nos jours où il y a de l’électricité dans les autres pièces. Celui qui veut être rigoureux et allumer aussi dans les autres pièces agit de façon méritoire, mais il ne doit pas réciter de berakha pour ces allumages supplémentaires. Certains ont l’habitude de laisser une lumière allumée toute la nuit dans le couloir de l’appartement, afin de ne pas trébucher sur une chaise ou autre s’ils se lèvent la nuit ; c’est une bonne coutume. Cependant, il n’est pas correct d’allumer une bougie à l’huile de façon à ce qu’elle brûle jusqu’à la sortie de Chabbat, par crainte de bal tach’hit (gaspillage).
Réponse
Il faut allumer les bougies de Chabbat à l’endroit où l’on utilise la lumière, et il ne faut pas les allumer dans un endroit inutilisé le vendredi soir pour ensuite les déplacer dans la pièce où l’on en a besoin. Toutefois, il est permis d’allumer la bougie sur la table, puis de la placer dans un chandelier suspendu en hauteur ou sur une étagère élevée, car il est évident que cela est fait en l’honneur du Chabbat. De même, si la femme est malade et alitée, il est permis d’apporter les bougies près d’elle pour qu’elle les allume avec berakha, puis de les déplacer à leur place habituelle.
Réponse
Celui qui a oublié d’allumer les bougies de Chabbat dans la pièce où il prend son repas, et qui n’a pas non plus allumé la lumière électrique, mais qui a des bougies allumées dans une autre pièce, n’a pas le droit de les déplacer pendant bein hachmachot pour les amener dans la pièce où il mange, même si cela ne constitue qu’un interdit rabbinique (chvout), il n’est pas permis d’être indulgent dans ce cas.
Avec quoi allumer les bougies
Réponse
Il est préférable d'accomplir la mitsva de l'allumage des bougies de Chabbat avec de l'huile d'olive. Même de nos jours, il est recommandé de s'efforcer d'utiliser de l'huile d'olive. Si l'on ne dispose pas d'huile d'olive, on allumera avec d'autres huiles qui sont absorbées par la mèche. On n'allume les bougies de Chabbat qu'avec une huile qui est bien absorbée par la mèche. C'est pourquoi il ne faut pas allumer avec de la poix ou des substances similaires, même si on y a mélangé un peu d'huile. Si l'on ne possède pas d'huile, on pourra allumer avec des bougies de cire.
Réponse
Il est interdit d'allumer les bougies de Chabbat avec de la graisse animale ou du suif, qu'ils soient solides ou fondus. Toutefois, si on les a fondus et mélangés avec une huile appropriée pour l'allumage, il est permis de les utiliser, à condition qu'ils ne soient pas redevenus solides. Mais s'ils se sont à nouveau solidifiés, il est interdit de les utiliser pour l'allumage, même s'ils sont mélangés à de l'huile.
Réponse
Bien qu'il soit mentionné dans la Guemara qu'on ne doit pas allumer avec de l'huile fabriquée à partir de coton, la coutume à Jérusalem est d'allumer les bougies de Chabbat avec de l'huile issue des graines de coton. En effet, il est constaté que l'huile produite à partir des graines de coton de notre époque est bien absorbée par la mèche et éclaire correctement, il est donc permis de l'utiliser.
Réponse
Il est permis d'allumer les bougies de Chabbat avec du pétrole appelé gaz, que l'on place dans une lampe en verre (lampa), car sa lumière est plus claire que celle de l'huile d'olive. Cependant, il ne faut pas réciter la bénédiction sur une lampe phosphorescente, qui est un tube de verre fin contenant une substance phosphorescente, car en brisant le verre avant Chabbat, la substance éclaire pendant plusieurs heures.

