Questions pratiques
Pour quelles maladies on repousse la mila
Réponse
Un nourrisson qui naît déjà circoncis doit tout de même faire couler une goutte de sang de l'alliance, et cela doit être fait avec douceur. Il est nécessaire de bien examiner, à la main et visuellement, afin de vérifier s'il n'y a pas un prépuce enfoui qui donnerait l'impression que l'enfant est déjà circoncis, alors qu'en réalité il ne l'est pas. En palpant avec la main, il est possible de séparer le prépuce s'il existe.
Réponse
Lorsqu’un nourrisson naît déjà circoncis, mais qu’on découvre un filament de orla, il est considéré comme un tsits qui empêche la validité de la mila. Il faut alors procéder à la mila et réciter toutes les berakhot comme pour une circoncision ordinaire.
Réponse
Lorsqu’un nourrisson naît déjà circoncis et que l’on fait couler de lui le sang de l’alliance, il ne faut réciter ni la berakha « lehakhniso bivrito shel Avraham Avinou », ni la berakha « al ha-mila », et il ne faut pas non plus réciter la berakha « asher kidesh yedid mibeten » et ainsi de suite. On se contente de prier pour lui en disant : « Eloqenou vé-Eloqé avoténou kayem et hayeled hazé » et on lui donne son nom.
Réponse
Lorsqu’un nourrisson naît déjà circoncis et que l’on fait couler de lui le sang de l’alliance, certains estiment que le père de l’enfant peut réciter la berakha Sheheheyanu. D’autres ne sont pas de cet avis. Il convient que le père mette une chemise ou un autre vêtement neuf, récite la berakha Sheheheyanu sur ce vêtement, et acquitte ainsi la mitsva.
Réponse
Il est préférable de réaliser la hatafat dam brit avec l’ongle, et lorsque cela n’est pas possible, on le fait avec une aiguille. Il suffit qu’une goutte de sang, même minime, soit extraite. Selon notre coutume, on prélève le sang à partir de la peau, et il n’est pas nécessaire d’aspirer le sang après la hatafat dam brit.
Réponse
Lorsqu’un nourrisson décède avant d’atteindre l’âge de huit jours, on pratique la mila avant l’enterrement à l’aide d’un silex ou d’un roseau. Il n’y a pas lieu de réciter de berakha pour cette mila, mais on lui attribue un nom afin qu’il obtienne la miséricorde d’Hachem et qu’il revive lors de la résurrection des morts. Il n’est pas nécessaire d’effectuer la peri’a. De même, si l’enfant est né déjà circoncis et qu’il décède avant que l’on ait pu faire couler le sang de l’alliance, il n’est pas nécessaire de faire couler ce sang.
Résumé des lois de la mila le Chabbat
Réponse
La mitsva de la mila repousse le Chabbat. Ainsi, lorsqu’un garçon naît un Chabbat, même peu de temps avant la tombée de la nuit, selon ce qui est indiqué dans les calendriers, on pratique la mila le Chabbat suivant.
Réponse
Si la mila doit avoir lieu un Chabbat ou un jour de Yom Tov dans un endroit éloigné où le mohel ne peut pas se rendre à pied pendant le Chabbat ou Yom Tov, certains estiment que le mohel doit quitter sa famille la veille de Chabbat ou de Yom Tov et arriver à l’avance sur place, même s’il doit passer Chabbat ou Yom Tov loin de chez lui, car la mitsva de la mila est considérée comme supérieure à la mitsva de ‘oneg Chabbat et de simhat Yom Tov. D’autres font une distinction entre la simhat Yom Tov, qui est d’ordre toranique, et l’oneg Chabbat, qui est d’ordre rabbinique. D’autres encore ne sont pas d’accord avec tout cela et pensent qu’il n’y a pas d’obligation pour le mohel de renoncer à son ‘oneg Chabbat ou à sa simhat Yom Tov pour la mila.
Réponse
La règle selon laquelle la mila repousse le Chabbat ne s’applique que lorsque la mila est faite en son temps, c’est-à-dire le huitième jour après la naissance. Si la mila n’a pas été faite le huitième jour, il ne faut pas la pratiquer pendant Chabbat, même si le report était dû à une maladie ou à une naissance survenue entre le coucher du soleil et la nuit.
Réponse
On peut se fier à l’infirmière de l’hôpital qui affirme que le bébé est né pendant Chabbat.
Réponse
Il est interdit de transporter le bébé en voiture pour la mila, ou de conduire le mohel en voiture pendant Chabbat, même si le mohel ne peut pratiquer la mila autrement.
Réponse
Il est strictement interdit de photographier ou de filmer la réalisation de la mila pendant Chabbat.
Réponse
Si un bébé est né pendant Chabbat et que les invités viennent en voiture au lieu de la mila, le mohel ne doit pas pour autant s'abstenir de pratiquer la mila pendant Chabbat, tant que le bébé n'est pas amené en voiture et n'arrive pas par ascenseur. Cependant, dans des communautés où la profanation du Chabbat est fréquente et que les rabbins souhaitent reporter la mila au dimanche à titre exceptionnel, ils peuvent le permettre selon leur appréciation. Tout dépend du jugement de l'autorité rabbinique.
Réponse
Dans les endroits où il n'y a pas d'irouv, la mila doit être faite à la maison. Si cela n'est pas possible, il faut transporter le bébé à la synagogue par l'intermédiaire d'un non-juif, qui le fera passer d'un domaine privé à un autre domaine privé en traversant le domaine public, en veillant à ce qu'il ne pose pas le bébé dans le domaine public et ne s'arrête pas en chemin. Si possible, il est préférable de demander à un non-juif de dire à un autre non-juif de le faire.
Réponse
De même, si l'on a oublié d'apporter les instruments de la mila avant Chabbat sur le lieu de la cérémonie et qu'il n'y a pas d'irouv, il est permis de demander à un non-juif de les apporter pendant Chabbat d'un domaine privé à un autre domaine privé en traversant le domaine public, à condition qu'il ne s'arrête pas du tout en chemin.
Réponse
Il est permis, selon notre coutume, au mohel de déplacer le couteau de la mila pendant Chabbat après la cérémonie, car il n'est pas considéré comme mouktse.
Réponse
Si un bébé est né par césarienne, sa mila ne repousse pas Chabbat. Cependant, si l'on a seulement élargi l'ouverture de la naissance par une incision pour permettre au bébé de sortir, sa mila repousse Chabbat.
Réponse
Un nourrisson né le Chabbat par extraction à l'aide de forceps ou par aspiration (vacuum) doit être circoncis le Chabbat, car cela est considéré comme une naissance normale et la mila repousse le Chabbat.
Réponse
Un nourrisson né le Chabbat par fécondation artificielle ou par insémination in vitro doit être circoncis le Chabbat.
Réponse
Il faut veiller à ce que deux mohalim ne réalisent pas la mila le Chabbat, l'un effectuant la mila et l'autre la priah ; c'est le même mohel qui doit faire les deux étapes. Les Ashkénazes ont l'habitude d'être plus indulgents à ce sujet.

