Questions pratiques
Lois de la bénédiction sur les fruits de l'arbre
Réponse
Pour tous les autres arbres dont les fruits n'ont pas encore quitté le statut de boser, s'ils sont consommables en cas de nécessité, selon Maran du Choulhan Aroukh, on récite la bénédiction « Boré peri haets ». À la fin, on dira « Boré nefashot rabot ». Certains estiment qu'il faut dire « Shehakol », mais l'essentiel pour nous est de suivre l'avis du Choulhan Aroukh et de réciter « Haets ». Celui qui mange des figues, grenades ou dattes qui ne sont consommées qu'en cas de nécessité, récitera au début « Boré peri haets » et à la fin la bénédiction « Meen shalosh ».
Réponse
Des raisins qui n'ont pas encore quitté le statut de boser et qui ont été cuits au feu pour les rendre consommables : il est préférable de ne pas en manger une quantité significative. Si l'on en a mangé une telle quantité, on ne récitera ni la bénédiction « Meen shalosh » ni « Boré nefashot ».
Réponse
Pour les graines de pastèque, de nos jours où l'on cultive la pastèque principalement pour ses graines, il convient de réciter la bénédiction « Boré peri haadama » sur ces graines. Il en va de même pour les graines de tournesol.
Réponse
Pour les graines sucrées de fruits de la terre, que l'on consomme seules, bien que leur bénédiction soit « Boré peri haadama », il est d'usage de réciter « Shehakol ». Celui qui récite « Haadama » sur ces graines en a le droit, même si la coutume est de dire « Shehakol ».
Réponse
Pour l'écorce d'etrog confite dans du miel ou du sucre, si c'est l'écorce extérieure, qui n'est normalement pas consommée et qu'il n'est pas habituel de la confire, on récitera « Shehakol ». Il en est de même pour l'écorce fine de l'orange, qui n'est pas vraiment consommable : confite dans du miel, on dira « Shehakol nihya bidvaro ». Mais pour l'écorce blanche interne de l'etrog cuite avec du sucre, la coutume est de réciter « Boré peri haets ».
Réponse
Pour les jus extraits de toutes sortes de fruits, on récite la berakha cheakol, à l’exception du raisin et de l’olive. De même, pour le miel qui coule des dattes, on récite la berakha cheakol. Il n’y a pas de différence à faire selon que le jus contient un mélange d’eau ou qu’il s’agit d’un jus naturel. Il n’y a pas non plus de distinction selon que le fruit a été entièrement pressé, comme cela se produit avec le jus de carotte, ou avec le jus d’orange extrait à l’aide d’une machine électrique (mixer), même si la pulpe du fruit reste encore propre à la consommation après extraction. Il n’y a pas non plus de différence entre un jus qui s’écoule naturellement du fruit et un jus extrait par intervention humaine. Ainsi, le jus trouvé dans un melon, si on le boit seul, nécessite la berakha cheakol.
Réponse
Un fruit entier qui a été frit ou cuit, même s’il s’est écrasé pendant la cuisson, nécessite la berakha principale qui lui revient. Mais si le fruit s’est complètement dissous dans l’eau de cuisson au point de devenir liquide comme de l’eau de fruit, on récite alors la berakha cheakol. Il n’y a pas de différence à ce sujet entre les fruits de l’arbre, les fruits de la terre ou les légumes.
Réponse
Pour le jus de raisin et le vin ayant subi un processus de pasteurisation, on récite d’abord la berakha « boré péri haguefen », et à la fin la berakha « méen chaloch » sur la vigne et le fruit de la vigne. On peut également faire le kiddouch sur ce vin lors du Chabbat et des jours de fête, à condition qu’il soit composé majoritairement de vin.
Réponse
Pour des raisins secs trempés dans l’eau afin de fabriquer du vin, il convient a priori de les laisser tremper trois jours complets, après quoi on récite sur l’eau de trempage la berakha "boré péri haguefen", ainsi que la berakha "méen chaloch", et on peut faire le kiddouch sur ce vin. Celui qui récite la berakha "haguefen" après un trempage de moins de trois jours, à condition que les raisins secs aient donné à l’eau un goût véritable de vin, a sur quoi s’appuyer. Si l’on a laissé tremper les raisins secs peu de temps dans l’eau, puis qu’on les a pressés dans un récipient, certains estiment qu’on récite la berakha "boré péri haguefen" sur l’eau de pressage, et telle est la coutume. Lorsque le vin ordinaire n’est pas disponible, il est permis d’agir ainsi même a priori. Dans tous ces cas, il faut retirer les raisins secs de leur eau de trempage, car même pour les raisins secs, il est nécessaire de les extraire, que ce soit après trois jours ou même après vingt jours. Que les raisins secs soient entiers ou écrasés, il faut toujours les retirer de l’eau de trempage pour que l’eau ait le statut de vin. Même si on les a pressés et que l’eau a un goût de vin, tant que tout le vin n’a pas été extrait des raisins secs et de leur peau, l’eau n’a pas le statut de vin, ni pour la berakha ni pour la question du vin de libation. Si l’on a fait bouillir ou cuire les raisins secs dans l’eau, et que l’eau a un goût de vin, puis qu’on a retiré les raisins secs, cela est considéré comme du vin et on récite la berakha "haguefen". Pour le vin fabriqué à partir de petits raisins secs sans pépins, la coutume est de réciter la berakha "haguefen". Il en va de même pour le jus de raisin.
Réponse
Pour du jus de raisin qui a été solidifié à l’aide d’un produit afin d’en conserver la douceur, on récite la berakha « cheakol nihya bidvaro ». Cependant, il existe un doute concernant la berakha finale à réciter, c’est pourquoi il ne faut pas réciter de berakha finale du tout, car en cas de doute sur les berakhot, on adopte la position indulgente.
Réponse
Pour du jus de raisin qui a été solidifié à l’aide d’un produit afin d’en conserver la douceur, on récite la berakha « cheakol nihya bidvaro ». Cependant, il existe un doute concernant la berakha finale à réciter, c’est pourquoi il ne faut pas réciter de berakha finale du tout, car en cas de doute sur les berakhot, on adopte la position indulgente.
Réponse
La coutume répandue est de réciter la berakha Shehakol nihya bidvaro sur l'arak et le cognac, même s'ils sont fabriqués à partir de vin. Si l'arak ou le cognac a été fait à partir de vin et que l'on s'est trompé en récitant la berakha Boré peri haguefen, on est quitte. Mais si ces boissons ont été faites à partir de caroubes ou d'autres ingrédients, et que l'on s'est trompé en récitant Boré peri haguefen, on n'est pas quitte.
Réponse
Celui qui boit de l'huile d'olive pure ne récite aucune berakha, même de nos jours, car cela nuit à la santé dans certains cas, bien que certains disent qu'elle soit bénéfique dans d'autres situations. En revanche, celui qui mange un aliment dont il tire du plaisir, même si cela lui cause un dommage, doit réciter la berakha, car il en tire tout de même un profit. C'est uniquement pour l'huile d'olive, qui nuit à tout le monde, que les Sages ont dit de ne pas réciter de berakha lorsqu'on la boit seule.
Réponse
Pour le sucre fabriqué à partir de roseaux, certains estiment qu'il faut réciter la berakha Boré peri haets, d'autres pensent qu'il faut dire Shehakol nihya bidvaro, et la halakha est que dans tous les cas, si l'on a dit Shehakol nihya bidvaro, on est quitte. Si l'on a devant soi des fruits de l'arbre, des fruits de la terre et du sucre, on récitera Boré peri haets sur un fruit de l'arbre, puis Boré peri haadama sur un fruit de la terre, en ayant l'intention explicite de ne pas acquitter le sucre, puis on récitera Shehakol sur le sucre. Il en va de même si l'on a devant soi une pomme (dont la berakha est assurément haets) et une banane ou une papaye : on commencera par la pomme, en ayant l'intention de ne pas acquitter la banane ou la papaye, puis on récitera haadama sur la banane ou la papaye, comme expliqué plus haut.
Réponse
Des dattes complètement écrasées, même si elles ont été broyées au mixeur et que la forme du fruit n'est plus du tout reconnaissable, leur berakha reste Boré peri haets. Il en est de même pour tous les autres fruits ou légumes écrasés, comme la compote de pommes : on récite la même berakha qu'à l'origine. De même, pour la purée de pommes de terre, on récite Boré peri haadama. L'opinion principale suit celle de Maran du Choulhan Aroukh. Il n'y a pas lieu de craindre un doute sur la berakha, car selon tous les avis, il n'y a pas de berakha en vain. Les Ashkénazes ont l'habitude de réciter Boré peri haadama sur les fruits écrasés. Il est certain que si l'on s'est trompé et que l'on a récité Shehakol sur ces aliments, on est quitte selon tous les avis.
Réponse
Celui qui mange la quantité requise de dattes écrasées doit réciter après la consommation la berakha finale Al haets veal peri haets. Il en va de même pour tout cas similaire.
Réponse
Celui qui mange de l'abricot écrasé (appelé lader ou kermadin), puisque son nom a changé, ainsi que son goût, qu'il a été cuit et qu'il contient un mélange d'autres ingrédients, on a l'habitude de réciter la berakha Shehakol dessus. Ce n'est que pour les dattes complètement écrasées, sans cuisson, ni mélange, ni changement d'apparence, de nom ou de goût, que Maran a écrit de réciter Boré peri haets, car elles restent dans leur état initial. Mais pour le lader, on ne peut pas dire qu'il reste dans son état initial.
Réponse
Lorsqu'on râpe du radis à l'aide d'une râpe fine ou d'un mixeur, on récite la berakha Boré peri haadama. Il en va de même pour la carotte qui a été râpée avec une râpe fine : on récite Boré peri haadama.
Réponse
Celui qui mange le fruit appelé "sabras" (figue de Barbarie) doit réciter la berakha Boré peri haets. Si c'est la première fois qu'il en mange cette année, il doit également réciter la berakha Sheheheyanu.
Réponse
Celui qui mange des caroubes récite la berakha Boré peri haets. Même si la consommation de caroubes est nuisible à la santé, il faut tout de même réciter la berakha, comme cela a été expliqué précédemment.

